Test DVD / A Star You Cannot Kill, réalisé David Darg & Price James

A STAR YOU CANNOT KILL (You Cannot Kill David Arquette) réalisé par David Darg & Price James, disponible en DVD le 6 octobre 2021 chez Rimini Editions.

Acteurs : David Arquette, Christina McLarty Arquette, Patricia Arquette, Rosanna Arquette, Richmond Arquette, Courteney Cox, Coco Arquette, Charlie Arquette…

Scénario : David Darg & Price James

Photographie : David Darg & Price James

Musique : Matt Glass & Dimiter Yordanov

Durée : 1h27

Année de sortie : 2020

LE FILM

En 2000, l’acteur David Arquette avait remporté, à l’occasion d’un tournage, et à la surprise générale, le titre de championnat du monde poids lourd de lutte. 20 ans plus tard, amoureux de ce sport, David Arquette a repris l’entraînement et écume les compétitions de lutte pour se faire un nom dans cet univers, qui après l’épisode controversé de 2000, l’a plutôt considéré comme un usurpateur, qui n’y avait pas sa place.

Quand on vous dit David Arquette, vous pensez à quel film ? Scream bien sûr ! D’accord. Ensuite ? Bah Scream 2 ! Moui, ok. Puis ? Euh…Scream 3 ? Ah oui, c’est vrai…Bon et puis ? Scream…4 ? Bon…on va peut-être s’arrêter là, même si certains cinéphiles pourront aussi citer l’excellent Arac Attack, les monstres à 8 pattes Eight Legged Freaks d’Ellory Elkayem et l’exceptionnel Bone Tomahawk de S. Craig Zahler que trop peu de personnes ont vu. Mais dans l’ensemble, le comédien est et restera probablement Dewey Riley, l’adjoint du shérif de Woodsboro, grand enfant, doux, timide et attachant, que le parodique Scary Movie a rendu zinzin, crade et libidineux. Vous voulez des nouvelles de David Arquette ? Alors précipitez-vous sur A Star You Cannot Kill ! En toute honnêteté, on pensait avoir affaire à un documenteur du style I’m Still Here (2010) de Casey Affleck, dans lequel on découvrait la prétendue nouvelle vie de rappeur de Joaquin Phoenix et sa descente aux enfers. Le film revenait sur l’enfance de Joaquin Phoenix, mais se focalisait principalement sur sa reconversion, partagée entre alcool et stupéfiants, son changement de carrière et sa déchéance. Le tout sous l’œil de la caméra de son beau-frère Casey Affleck. Pas de ça dans le film qui nous intéresse aujourd’hui, car tout ce qui est montré et tout ce qui est dit est vrai. Le 25 avril 2000, dans le cadre de la promotion du film Ready To Rumble de Brian Robbins, David Arquette remporte le Championnat du monde Poids-Lourd de la fédération de Catch World Championship Wrestling (WCW) en battant Jeff Jarrett, sans aucun entraînement. Cela a été considéré comme l’un des pires épisodes de cette fédération. Pour la suite de sa carrière sportive, il vous faudra découvrir cet incroyable documentaire, car il s’agit bien d’un véritable portrait intimiste, complètement dingue, surréaliste et surtout bouleversant.

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Test DVD / Dario Argento : Soupirs dans un corridor lointain, réalisé par Jean-Baptiste Thoret

DARIO ARGENTO – SOUPIRS DANS UN CORRIDOR LOINTAIN réalisé par Jean-Baptiste Thoret, disponible en DVD le 15 septembre 2020 chez Tamasa Diffusion.

Avec : Dario Argento

Image : Laurent Brunet

Musique : Jean-Baptiste Thoret

Durée : 1h36

Date de sortie initiale : 2019

LE FILM

Vingt ans séparent les deux parties de ce film portrait consacré à Dario Argento. Tourné à Turin puis à Rome entre 2000 et 2019, Soupirs dans un corridor lointain cale son pas sur l’un des cinéastes les plus marquants de ces quarante dernières années. Ses obsessions, son travail, ses souvenirs, ses hantises, son rapport à la ville éternelle, les blessures de l’Histoire italienne, et puis le temps qui passe…

Né en 1940, Dario Argento est un réalisateur italien devenu aujourd’hui incontournable pour les cinéphiles. Il s’est spécialisé au début de sa carrière dans le giallo, un genre qui mélange le cinéma policier, l’horreur et l’érotisme. Durant la période la plus riche de sa carrière, les années 1970-80, il entame sa fameuse « Trilogie des Enfers » avec Suspiria (1977), Inferno (1980) et qu’il achève en 2007 avec La Troisième mère La Terza madre. Il est aussi connu pour ses films d’horreur tels que Ténèbres – Tenebre (1982), Les Frissons de l’angoisseProfondo rosso (1975) ou encore Phenomena (1985).

Jean-Baptiste Thoret est un historien et critique de cinéma. Il s’est spécialisé dans le mouvement du Nouvel Hollywood et dans le cinéma italien des années 70. Il est l’auteur de plus d’une dizaine d’ouvrages sur le cinéma. Son documentaire commence par un extrait de film réalisé par Dario Argento, où Jean-Baptiste Thoret nous fait prendre conscience de son esthétisme et de son style singulier. Il n’y a aucun doute, le critique est un expert du cinéma du maître italien qu’il analyse depuis plusieurs décennies. Ses propos sont remplis d’admiration, c’est un défenseur de la première heure de ses films.

Dans la première moitié du documentaire, il s’agit d’un remontage d’images datant de 2000, où Jean-Baptiste Thoret avait pu assister au tournage du film Le Sang des innocents – Non ho sonno. Durant l’interview, Dario Argento parle de sa relation avec le cinéma et de ses débuts en tant que critique. Par la suite, il dévient scénariste notamment pour le film Il était une fois dans l’Ouest (1969) de Sergio Leone, une expérience qui le poussera à se lancer dans la mise en scène. D’ailleurs, Dario Argento se confie sur sa vision du métier de réalisateur et de l’importance de la narration. Les interviews sont entrecoupées par des images du tournage où l’on peut voir le cinéaste qui tente difficilement de faire comprendre à son équipe ce qu’il souhaite. Il semble complètement habité par son film, sur le plateau, rien d’autre que la réalisation ne compte.

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Test DVD / Mississippi Blues, réalisé par Bertrand Tavernier et Robert Parrish

MISSISSIPPI BLUES réalisé par Bertrand Tavernier et Robert Parrish, disponible en DVD depuis le 13 janvier 2012 chez Tamasa Diffusion.

Acteurs : Bertrand Tavernier, Robert Parrish, William Ferris…

Scénario : Bertrand Tavernier, Robert Parrish

Photographie : Pierre-William Glenn

Durée : 1h33

Date de sortie initiale : 1983

LE FILM

D’un long périple sur les routes du « Vieux Sud » américain, les cinéastes Bertrand Tavernier et Robert Parrish ont ramené une moisson d’images pittoresques, hommage sensible à un pays qui, au-delà de ses propres mythes, est resté fidèle à lui-même. Des lieux qui inspirèrent William Faulkner à ceux qui virent gronder la révolte noire dans les années 60, les deux voyageurs n’ont pas hésité à se mêler aux populations locales, dans les églises, les « bars à blues » ou ailleurs…

Le passé n’est pas mort. Il n’est même pas encore passé.

William Faulkner.

Plus que les Etats-Unis, Bertrand Tavernier a toujours été fasciné par l’histoire du Sud du pays. En 1983, il décide de s’y rendre pour réaliser un de ses rêves, faire un voyage de six semaines à travers l’état du Mississippi, bordé à l’ouest par la Louisiane et l’Arkansas, au nord par le Tennessee, à l’est par l’Alabama et au sud par le golfe du Mexique. Avec une équipe réduite, mais aussi avec l’aide du réalisateur-scénariste Robert Parrish, Bertrand Tavernier traverse les routes et part à la rencontre d’hommes et de femmes, d’étudiants et d’hommes d’église, d’afro-américains et de blancs, de chômeurs et d’hommes de pouvoir. En résulte le fabuleux portrait d’un pays figé dans ses traditions, gangrené par le racisme, la suprématie des WASP, rongée par le manque de travail et la pauvreté. Mississippi Blues est un fabuleux film-documentaire, à travers lequel la musique, omniprésente, prend également une place importante et devient une complainte pour résister et survivre.

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Test Blu-ray / Phil Tippett, des rêves et des monstres, réalisé par Alexandre Poncet et Gilles Penso

PHIL TIPPETT, DES RÊVES ET DES MONSTRES réalisé par Alexandre Poncet et Gilles Penso, disponible en DVD et Blu-ray le 27 mai 2020 chez Carlotta Films.

Acteurs : Phil Tippett, Joe Dante, Jon Davison, Dennis Muren, Paul Verhoeven.…

Scénario : Gilles Penso, Alexandre Poncet

Musique : Alexandre Poncet

Durée : 1h20

Date de sortie initiale : 2019

LE FILM

Véritable héritier de Ray Harryhausen, Phil Tippett a imaginé et réalisé les créatures les plus mémorables du cinéma hollywoodien des quarante dernières années : de Jabba le Hutt et les AT-AT de Star Wars, le tyrannosaure de Jurassic Park, ED-209 de RoboCop et les insectes géants de Starship Troopers. Ses collaborations avec George Lucas, Steven Spielberg et Paul Verhoeven ont marqué à jamais le genre fantastique et l’inconscient collectif. Ce film vous invite à redécouvrir une oeuvre exceptionnelle.

Il y a quelques mois, nous vous avions longuement parlé et même disséqué le documentaire Le Complexe de Frankenstein. Pendant trois ans, de 2013 à 2015, Gilles Penso, monteur, scénariste, journaliste (L’Ecran Fantastique et Sonovision) et Alexandre Poncet, journaliste (Mad Movies, Freneticarts qu’il a co-fondé en 2008), monteur, compositeur, avaient produit et réalisé ce film sensationnel sur les créatures au cinéma, mais aussi et surtout sur ceux qui se cachaient derrière ces monstres avec lesquels chacun a grandi et développé son propre univers. Huit ans après Ray Harryhausen, le titan des effets spéciaux, écrit et réalisé par Gilles Penso, produit par Alexandre Poncet et cinq ans après Le Complexe de Frankenstein, les deux complices ont décidé de se concentrer cette fois sur une figure emblématique des effets spéciaux et du cinéma fantastique, Phil Tippett (né en 1951). Vous êtes prêts pour un nouveau voyage formidable et passionnant au pays de l’imaginaire, du génie et de la création ? Alors ne manquez pas Phil Tippett, des rêves et des monstres !

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Test DVD / L’Intouchable, Harvey Weinstein, réalisé par Ursula Macfarlane

L’INTOUCHABLE, HARVEY WEINSTEIN (Untouchable) réalisé par Ursula Macfarlane, disponible en DVD le 3 janvier 2020 chez Le Pacte

Acteurs : Erika Rosenbaum, Nannette Klatt, Caitlin Dulany, Zelda Perkins, Hope d’Amore, Harvey Weinstein, Paz de la Huerta, Rosanna Arquette, Ronan Farrow…

Photographie : Neil Harvey, Amza Moglan, Patrick Smith

Musique : Anne Nikitin

Durée : 1h35

Date de sortie initiale : 2019

LE DOCUMENTAIRE

L’histoire de l’ascension et de la chute du magnat d’Hollywood Harvey Weinstein. Comment il a acquis et préservé sa toute-puissance au fil des décennies, même quand le scandale menaçait. D’anciens collaborateurs et plusieurs de ses accusatrices décrivent son mode opératoire, ainsi que les conséquences de ses abus sexuels présumés, dans l’espoir que justice soit faite et que les choses bougent enfin…

« Le plus terrible, c’est que le système a permis que ça arrive… ».

Un film centré sur le producteur Harvey Weinstein était une évidence. Si certains y verront un documentaire opportuniste et malgré sa facture on ne peut plus classique, force est de constater que l’oeuvre d’Ursula Macfarlane remet de nombreuses pendules à l’heure et s’avère un constat implacable sur l’un des pires monstres de la fin du XXe siècle. L’Intouchable Harvey Weinstein demeure un film glaçant et souvent passionnant, construit sur le principe d’une tragédie grecque (ascension, revirement, chute), et dont les divers témoignages serrent les tripes du début à la fin.

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Test DVD / King : De Montgomery à Memphis, réalisé par Ely Landau

KING : DE MONTGOMERY À MEMPHIS (King: A Filmed Record… Montgomery to Memphis) réalisé par Ely Landeau, disponible en DVD depuis le 18 octobre 1916 chez ZED

Acteurs : Martin Luther King, Harry Belafonte, James Earl Jones, Paul Newman, Joanne Woodward, Ruby Dee, Marlon Brando, Charlton Heston, Burt Lancaster, Ben Gazzara, Anthony Quinn…

Scénario : Mitchell Grayson, Ely A. Landau

Durée : 2h55

Date de sortie initiale : 1970

LE DOCUMENTAIRE

Depuis le boycott des bus de Montgomery en 1955, l’une des premières actions inspirées par Martin Luther King, jusqu’à son assassinat, le 4 avril 1968 à Memphis, le chantre de la cause noire n’a jamais cessé d’oeuvrer en faveur d’une reconnaissance de l’égalité des droits entre les Noirs et les Blancs aux Etats-Unis. Ce documentaire retrace de 1955 à 1968, les étapes cruciales de la vie du leader non violent, prix Nobel de la paix en 1964, qui prononça devant plus de 250 000 personnes un discours resté célèbre, commençant par ces mots : « I have a dream ».

« Nous avons un pouvoir ! ».

Il s’agit d’un documentaire de référence, passionnant, impressionnant et immersif, qui à partir d’images d’actualité de l’époque, dessine la vie et le combat pour la justice sociale du Dr. Martin Luther King Jr., du début du mouvement des droits civiques à Montgomery, Alabama jusqu’à son meurtre à Memphis treize ans plus tard. Réalisé par Ely Landau et Richard Kaplan, King : de Montgomery à MemphisKing: A Filmed Record… Montgomery to Memphis a également bénéficié du soutien de deux monstres du cinéma hollywoodien, Sidney Lumet et Joseph L. Mankiewicz. Si leurs rôles respectifs demeurent indistincts, les deux cinéastes ont participé en filmant certains comédiens et d’autres personnalités, qui apportaient leur soutien à des degrés divers à la lutte pour les droits civiques, qui apparaissent seuls face caméra dans une petite mise en scène, où ils évoquent Martin Luther King Jr. à travers quelques citations, écrits et monologues poétiques. Paul Newman, Joanne Woodward, James Earl Jones, Burt Lancaster, Ben Gazzara, Charlton Heston, Harry Belafonte, Ruby Dee, Anthony Quinn et bien d’autres servent ainsi de transition entre les évènements sélectionnés, en récitant divers extraits d’oeuvres littéraires, de la Bible ou de discours politiques. Comme l’indique un carton en introduction, ce film ne vise pas à traiter tous les incidents de cette période, mais tous ont été choisis pour leur importance historique et pour les conséquences qu’ils ont eues sur « notre » vie. Malgré la mauvaise qualité technique de certaines images d’archives, celles-ci ont été conservées et montées dans ce film extraordinaire, poignant, viscéral, toujours représentatifs du mouvement non-violent prôné par Martin Luther King Jr. tout le long de ces treize années étalées sur près de trois heures, qui passent à vitesse grand V.

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Test DVD / Moonwalk One, réalisé par Theo Kamecke

MOONWALK ONE réalisé par Theo Kamecke, disponible en DVD depuis le 2 décembre 2014 chez ED Distribution

Acteurs : Buzz Aldrin, Neil Armstrong, Michael Collins, Robert H. Goddard, Richard Nixon, Sharon Sites Adams…

Scénario : Theo Kamecke, E.G. Valens, Peretz W. Johnnes

Musique : Charles Morrow

Durée : 1h48

Date de sortie initiale : 1971

LE FILM

Réalisé en 1969, Moonwalk One capte la première expédition de l’Homme sur la Lune lors de la mission Apollo 11. Véritable documentaire de création, le film permet de découvrir des décennies plus tard des images tournées grâce au matériel de la NASA et à ce jour jamais montrées. Mêlant séquences d’archives et moments captés dans le vif de l’action, Theo Kamecke donne à voir cet événement tel qu’il a été vécu à l’époque : une aventure humaine incroyable, une épopée scientifique hallucinante. Mais aussi une plongée dans l’inconnu, avec ce qu’elle offre de possibilités de changements, et de responsabilités.

Moonwalk One est une véritable expérience cinématographique. Ce film-documentaire événement et vertigineux convie les spectateurs à embarquer avec trois hommes, Neil Armstrong, Michael Collins et Buzz Aldrin, pour une virée à 340.000 kilomètres de la Terre pendant 3 jours. Ce film exceptionnel quasi-inédit avait été diffusé dans le monde entier un an après les premiers pas de Neil Armstrong sur la Lune, avant d’être présenté au Festival de Cannes en 1971. Depuis, cette oeuvre avait disparu des radars, une fois l’engouement médiatique retombé pour le sujet et la course à l’espace devenue presque quotidienne.

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Test DVD / Toutankhamon, le trésor redécouvert, réalisé par Frédéric Wilner

TOUTANKHAMON, LE TRÉSOR REDÉCOUVERT réalisé par Frédéric Wilner, disponible le 19 mars 2019 en DVD chez Arte Editions

Scénario : Frédéric Wilner

Photographie : Valerio Carignano

Musique : Olivier Depardon

Durée : 1h32

Année de sortie : 2018

LE DOCUMENTAIRE

Lorsque, en 1930, Howard Carter achève l’exploration de la tombe de Toutankhamon, que deviennent les objets qui s’y trouvaient depuis 3200 ans ? Les plus précieux d’entre eux sont exposés au Musée du Caire. Mais une grande majorité a, dès l’origine, été conservée à l’abri des regards. Quatre-vingt-dix ans plus tard, et pour la première fois, l’ensemble de ces objets va être rassemblé dans l’enceinte du nouveau Grand Musée de Guizèh. Certains d’entre eux vont prendre le chemin des Etats-Unis, puis de Paris, où ils seront exposés à la Cité des Sciences et de l’Industrie à l’automne 2018, puis à Londres, Berlin, Tokyo et Sidney. Ce film est le récit de la redécouverte de ce trésor, dont nous ne connaissons qu’une partie des artefacts. C’est aussi une enquête, dont ces objets seront autant de pièces à conviction. Que nous apprennent ces objets sur le roi et sur son époque ? Et dans quelles circonstances ont-ils été découverts et retirés de la tombe du pharaon ? Tels seront les éléments du récit de ce film documentaire.

Quels secrets peuvent encore nous révéler les trésors de la tombe de Toutankhamon ? Les objets de son tombeau lui étaient-ils réellement destinés ? Que peut-on connaître de son état de santé ? Que s’est-il réellement passé lors de la découverte de son tombeau par Howard Carter en 1922 ?

Autant de questions auxquelles le film réalisé par Frédéric Wilner apporte des réponses, en présentant les dernières découvertes liées aux études réalisées sur différents objets du trésor, à l’occasion notamment de la future ouverture du musée du Caire, entièrement dédié à l’un des plus célèbres pharaons de l’Egypte antique qu’était Toutankhamon. Actuellement en chantier, le musée, situé près des pyramides de Gizeh, regroupera tous les objets du tombeau et accueillera les visiteurs à partir de 2022. Jusqu’à cette date, une exposition itinérante permet de voir quelques objets dont certains sortent pour la première fois (et la dernière) d’Egypte. Elle est actuellement en cours à la Villette à Paris.

Dès l’introduction du documentaire, le spectateur est plongé dans la magnificence du trésor de la tombe de Toutankhamon, par les images du sarcophage du jeune pharaon, principalement en gros plan. « Le trésor de Toutankhamon est véritablement faramineux. C’est plus de cinq mille objets dont deux mille objets d’orfèvrerie et de bijouterie », nous explique l’égyptologue Dimitri Laboury, de l’université de Liège, que le spectateur suivra en Egypte au cours du documentaire. Dix kilos d’or rien que pour le masque, et cent dix pour le cercueil interne, nous rappelle-t-il. Le décor est planté…

Le documentaire, dont la lecture est fluide et dynamique, aborde principalement trois questions majeures et détaille comment les archéologues sont parvenus, par l’étude des objets, à apporter des éléments de réponse probants, permettant ainsi un nouveau regard sur le court règne du jeune pharaon.

Le premier point abordé concerne un certain « personnage oublié » évoqué par l’égyptologue Marc Gabolde, de l’université de Montpellier. Il semble en effet que la majorité des objets, et certainement même le masque funéraire, n’étaient pas destinés à l’origine à Toutankhamon. Mais alors à qui ? Marc Gabolde nous montre que sur plusieurs objets, sous le nom de Toutankhamon se trouve un autre cartouche minutieusement effacé, ainsi que d’autres modifications. Ceux qui ont eu la chance de visiter l’exposition actuellement en cours à Paris se sont sans doute posé une question en regardant la statue censée représenter Toutankhamon sur une panthère noire. N’est-ce pas là un physique plutôt féminin… ? Pourquoi le pharaon serait représenté avec une poitrine ? Et s’il ne s’agissait pas de lui ? La réponse à cette question se trouve dans ce film, preuves à l’appui.

Le documentaire revient également sur les circonstances de la première ouverture de la chambre funéraire par Howard Carter, avec la présence de Lord Carnarvon et sa fille Lady Evelyn. Selon les indices collectés (car il s’agit d‘une véritable enquête), les deux hommes auraient prélevé des objets de la chambre funéraire, avant la première entrée officielle. L’égyptologue Marc Gabolde s’efforce aujourd’hui de les retrouver et de les inventorier.

Enfin, est abordée la question de la santé du jeune pharaon. Là encore, les objets et certaines représentations laissent de nombreux indices sur la fragilité physique de Toutankhamon. Les nouvelles technologies du laboratoire ont permis de confirmer certaines hypothèses ainsi soulevées, notamment l’étude fascinante des sous-vêtements du pharaon. Ou comment faire parler une pièce de tissu vieille de plus de trois mille ans… Absolument passionnant !

Tout au long de ces enquêtes, nous suivons les égyptologues au plus près des objets (notamment une des chapelles funéraires, dont la taille est véritablement impressionnante), et également dans les tombeaux de la Vallée des Rois, tout en oscillant entre trois époques.

Toutankhamon a fasciné le monde entier dès la découverte de son tombeau, dont les objets sont exceptionnellement bien conservés. Le documentaire propose un regard nouveau sur les événements historiques de l’époque du pharaon et sur sa découverte par Howard Carter. Il permet aussi de montrer le minutieux et colossal travail que représente l’étude du trésor, et également sa conservation et sa restauration.

Mais le documentaire va aussi plus loin et il est en cela extrêmement intéressant : il soulève d’autres questions, suggérant le long travail d’enquête qui attend encore les égyptologues, et espérons-le, d’autres documentaires à venir. Par exemple, pourquoi le tombeau du pharaon est-il considérablement plus petit que ceux d’autres pharaons ? Ou encore, pourquoi a-t-il été créé et décoré dans la précipitation, comme l’indiquent certains éléments décrits dans le documentaire ?

Si le sujet vous intéresse, nous vous conseillons de regarder ce documentaire pour le côté scientifique et historique, d’aller visiter l’exposition au parc de la Villette pour l’émotion unique de se trouver à proximité de tels objets, et d’ouvrir un des nombreux romans sur l’Egypte antique pour prolonger la part de rêve.

LE DVD

Toutankhamon, le trésor redécouvert est disponible chez Arte Editions. Le DVD est placé dans un boîtier classique Amaray, lui-même glissé dans un sur-étui cartonné. Pas de menu principal, mais uniquement le choix des langues. Signalons que le montage britannique ne dure que 52 minutes, soit 40 minutes de moins que les moutures allemande et française !

Aucun supplément.

L’Image et le son

Tourné en numérique, Toutankhamon, le trésor redécouvert bénéficie d’une édition SD, qui convient à merveille aux images du documentariste Frédéric Wilner et qui parvient à restituer les volontés artistiques de son auteur avec une précision d’orfèvre. Le cadre est très beau, la colorimétrie scintillante et le relief omniprésent. L’encodage consolide l’ensemble avec fermeté, le piqué est merveilleusement acéré, les noirs compacts, les ambiances chaudes et les contrastes denses.

Trois versions au choix, allemande, française et anglaise. Les pistes Stéréo font le boulot, sans se forcer, mais avec une efficacité jamais démentie. Les propos sont dynamiques et la très belle musique d’Olivier Depardon est bien mise en avant. L’éditeur joint également les sous-titres destinés aux spectateurs sourds et malentendants.


Crédits images : © ARTE France – Iliade Productions Les Films de l’Odyssée 2018 / Captures DVD : Nadine Renaudin pour Homepopcorn.fr

Test DVD / Kedi, des chats et des hommes, réalisé par Ceyda Torun

KEDI, DES CHATS ET DES HOMMES (Kedi) réalisé par Ceyda Torun, disponible en DVD le 2 mai 2018 chez Epicentre Films

Scénario :  Ceyda Torun

Photographie : Alp Korfali, Charlie Wuppermann

Musique : Kira Fontana

Durée : 1h16

Année de sortie : 2017

LE FILM

Depuis des siècles, des centaines de milliers de chats vagabondent dans les rues d’Istanbul. Sans maîtres, ils vivent entre deux mondes, mi-sauvages, mi-domestiqués – et apportent joie et raison d’être aux habitants. « Kedi » raconte l’histoire de sept d’entre eux.

Amis des félins, vous allez être aux anges avec Kedi, des chats et des hommes, premier documentaire réalisé par Ceyda Torun. Ayant grandi à Istanbul jusqu’à l’âge de 11 ans, avant de vivre en Jordanie puis aux Etats-Unis pour ses études d’anthropologie à l’université de Boston, la cinéaste a toujours été entourée de chats des rues, ou kedi en turque. Une compagnie qui lui a manqué après son départ de Turquie puisqu’elle n’aura jamais recroisé l’un de ses amis à quatre pattes au fil de ses pérégrinations. Avec l’aide de son chef opérateur Charlie Wuppermann, elle décide de se rendre dans sa ville natale pour suivre plusieurs félins et ainsi étudier le rapport de ces derniers avec les habitants d’Istanbul. Une merveilleuse idée, un ravissement pour les yeux et le coeur.

Après un casting « sauvage », Ceyda Torun a jeté son dévolu sur les « acteurs principaux suivants » :

Sarı (« jaune » en turc), surnommée l’arnaqueuse, est une chatte tabby rousse et blanche qui vit à la base de la Tour de Galata. Bengü (« infini »), surnommée la Tombeuse, est une chatte brown tabby qui vit dans le quartier de Karaköy. Aslan Parçası (« part du lion »), surnommé le chasseur, est un chat noir et blanc qui vit dans le quartier de Kandilli. Psikopat (« psychopathe »), surnommée la psychopathe, est une chatte noire et blanche qui vit dans le quartier de Samatya. Deniz (« mer »), surnommé le mondain, est un chat brown tabby et blanc qui vit dans le marché de Feriköy. Gamsız (« sans-souci »), surnommé le joueur, est un chat noir et blanc qui vit dans le quartier de Cihangir. Duman (« fumée »), surnommé le gentleman, est un chat gris et blanc qui vit dans le quartier de Nişantaşı.

La caméra se place à hauteur de nos protagonistes et s’évertue à les suivre dans leurs déplacements, dans leurs habitudes, dans leur quotidien, au fil de leurs rencontres. Chaque chat est différent, possède un caractère bien trempé et leur proximité avec les habitants fait qu’ils sont considérés comme des êtres à part entière. Pas de caméra embarquée, mais un système qui a permis à la réalisatrice et à son assistant de suivre leurs héros, sans jamais entraver ou forcer leurs destinations, ainsi que leurs actions. Véritable défi technique, Kedi, des chats et des hommes est le fruit d’un long travail d’observation, de patience et de passion pour les félidés, quasi-sacrés dans cette ville où la population est majoritairement musulmane, d’autant plus que l’animal est cité à plusieurs reprises autour du prophète Mahomet, qui avant de se lever aurait découpé un morceau de sa tunique sur laquelle s’était couché un chat, afin de ne pas le déranger durant son sommeil.

Les témoignages des habitants qui ont établi un lien avec ces chats errants se croisent. Sensibles et animés par un amour pour ces compagnons insolites, les stambouliotes ont tout naturellement décidé de s’occuper d’eux, tout en respectant leur indépendance et en les laissant aller là où ils le veulent, en sachant qu’ils finiront bien par revenir quand ils en auront envie. Alors, ne manquez surtout pas Kedi, des chats et des hommes, petit film mais véritable phénomène international, immense bonheur et surtout très grande réussite, à ne manquer sous aucun prétexte.

LE DVD

Le DVD de Kedi, des chats et des hommes est disponible chez Epicentre Films. Le disque repose dans un superbe Slim-Digipack, merveilleusement illustré par des photos du film. Le Digipack comprend également sept cartes postales de collection, présentant les héros du film. Le menu principal est animé et musical.

Nous commençons la partie Bonus par un entretien avec la charmante réalisatrice Ceyda Torun (16’), qui intervient sur la genèse de Kedi, des chats et des hommes, sur son parcours, sur les partis pris et ses intentions, sur les recherches et le « casting » finalement retenu sur une trentaine de portraits envisagés, ainsi que sur les conditions des prises de vues.

Ceyda Torun apparaît également dans le supplément suivant, cette fois en compagnie de son chef opérateur et caméraman Charlie Wuppermann (7’). Tous les deux déguisés en chat (si si), les deux collaborateurs et amis reviennent en détails sur ce qui les a poussés à suivre des dizaines de félins dans les rues d’Istanbul. Charlie Wuppermann explique également comment la caméra a réussi à s’immiscer dans la vie de leurs sept héros, sans les perturber.

Un peu plus anecdotique, le bonus suivant est un extrait de l’émission Vivement dimanche prochain (4’), durant laquelle Michel Drucker reçoit entre autres Anny Duperey, grande amoureuse des chats et qui défend ici le film de Ceyda Torun qu’elle a trouvé exceptionnel.

Après le visionnage de Kedi, des chats et des hommes, prolongez le plaisir de la ronron thérapie en découvrant les sept scènes coupées (20’) qui vous emmèneront au bord du Bosphore ou à la rencontre d’autres protagonistes inattendus.

L’interactivité se clôt sur une galerie de photos du film, une autre du making of, une biofilmo de Ceyda Torun, la bande-annonce internationale et deux autres trailers, un court, un long, réalisés pour le marché français.

L’Image et le son

Tourné en numérique, Kedi, des chats et des hommes bénéficie d’une très belle édition SD, qui rend justice aux très belles et lumineuses images de Ceyda Torun et Charlie Wuppermann, restituées avec une précision d’orfèvre. Le cadre est superbe, la colorimétrie élégante et le relief omniprésent. L’encodage consolide l’ensemble avec fermeté, le piqué est merveilleusement acéré et les contrastes denses.

Les mixages Dolby Digital 5.1 turque et français instaurent un excellent confort acoustique. La musique est constamment spatialisée, les petits effets latéraux naturels et convaincants (ambiances de rue), les voix bien délivrées par la centrale et les frontales en grande forme. La version originale est également proposée avec les sous-titres anglais.

Crédits images : ©  Scilloscope Laboratories / Epicentre Films / Captures DVD : Franck Brissard pour Homepopcorn.fr

 

Test Blu-ray / À voix haute – La force de la parole, réalisé par Stéphane De Freitas et Ladj Ly

À VOIX HAUTE – LA FORCE DE LA PAROLE réalisé par Stéphane De Freitas et Ladj Ly, disponible en DVD et Blu-ray chez TF1 Studio le 7 novembre 2017

Avec :  Yacine Ait Khelifa, Leïla Alaouf, Ouanissa Bachraoui, Franck Bikpo, Houda Chnabri, Thomas Dedessus Le Moutier, Jeremy Diaz, Hanane El Mokhtar, Camélia Kheiredine, Thomas Luquet, Souleïla Mahiddin, Kristina Marcovic, Eddy Moniot, Kiss Sainte-Rose, Elhadj Touré, Johan Youtchou…

Photographie : Timothée Hilst, Ladj Ly

Musique : Superpoze

Durée : 1h35

Date de sortie initiale : 2017

LE FILM

Chaque année à l’Université de Saint-Denis se déroule le concours « Eloquentia », qui vise à élire « le meilleur orateur du 93 ». Des étudiants de cette université issus de tout cursus, décident d’y participer et s’y préparent grâce à des professionnels qui leur enseignent le difficile exercice de la prise de parole en public. Au fil des semaines, ils vont apprendre les ressorts subtils de la rhétorique, et vont s’affirmer, se révéler aux autres, et surtout à eux-mêmes. Munis de ces armes, Leïla, Elhadj, Eddy et les autres, s’affrontent et tentent de remporter ce concours pour devenir « le meilleur orateur du 93 ».

« C’est cool de parler en fait ! », « Ça peut changer ma vie ! », les étudiants passent à tour de rôle devant les autres, ainsi que devant Bertrand Périer, avocat et surtout formateur ici, bien décidé à leur faire prendre confiance en eux dans un délai de six semaines. Prendre la parole et donner de la voix pour changer de vie, c’est le sens du concours Eloquentia, créé en 2013, auxquels participent chaque année jeunes femmes et des jeunes hommes de l’Université de Saint-Denis, tous d’univers, de parcours et de nationalités divers et variés. L’objectif est de devenir le meilleur orateur du département. Aidés par des avocats, des metteurs en scène ou encore des slameurs et des poètes, les participants se préparent tout en apprenant autant sur eux-mêmes que sur les ressorts de la langue française. Portrait d’une jeunesse bien dans ses baskets, qui refuse de se laisser enfermer et combat la fatalité par les mots tout en prenant de l’assurance face à leur(s) interlocuteur(s).

Réalisé par Stéphane de Freitas, né en 1986, À voix haute – La force de la parole a tout d’abord connu une première diffusion en novembre 2016 dans l’émission Infrarouge sur France 2, dans une version courte de 76 minutes. Devant le succès d’audience de ce documentaire (560.000 téléspectateurs), une version longue d’1h35 a donc connu une exploitation dans les salles en avril 2017. Porté par l’engouement des spectateurs et de la critique, À voix haute – La force de la parole aura attiré pas loin de 200.000 spectateurs. Artiste, réalisateur et entrepreneur social, Stéphane de Freitas est également le concepteur du programme de prise de parole Eloquentia et explique pourquoi il a voulu entreprendre ce film militant « Ces jeunes, qu’on stigmatise trop souvent, ont des ressources insoupçonnées. Tous ont des choses passionnantes à dire et à faire. Il était important de garder une trace de leur travail et j’y voyais aussi l’occasion de faire mes débuts à la réalisation d’un long métrage ».

Etant lui-même à l’origine du concours Eloquentia, Stéphane de Freitas, aidé à la réalisation par Ladj Ly, convie le spectateur à faire la rencontre de cette trentaine de jeunes bourrés de talents, charismatiques, immédiatement attachants. Des natures différentes, mais qui se complètent parfaitement et qui font le charme instantané de ce documentaire bourré d’énergie et d’optimisme, qui présente quelques protagonistes en particulier, chez eux, avec leur famille, à mesure que la finale approche. Alors certes, par son dispositif À voix haute – La force de la parole peut faire parfois penser à un radio-crochet, du stand-up ou plus exactement à une émission de téléréalité du style Star Academy où un seul parmi les candidats sera désigné comme étant le grand orateur de l’année. Mais point de voyeurisme ici, encore moins de clichés. La sincérité de Yacine, Leïla, Ouanissa, Franck, Houda, Thomas, Jeremy, Hanane, Camélia, Thomas, Souleïla, Kristina, Eddy (qui allait remporter cette session), Kiss, Elhadj et Johan, leurs sourires, leurs larmes, leurs regards, reflètent déjà un passé, une histoire, un héritage, une force qui leur ont déjà donné des racines bien ancrées dans le monde réel. Et comme tout le monde ils ont la tête pleine de rêves et d’espoirs, et désirent faire entendre ce qu’ils pensent, ce que leurs parents ont vécu ou ce qu’ils ont eux-mêmes connu et fait d’eux les jeunes adultes qu’ils sont aujourd’hui.

Eloquentia est une opportunité pour eux et même s’ils n’atteindront pas la demi-finale, ou même les quarts, au moins leur parole aura été entendue et le dialogue de s’installer en bout de course. A ce titre, il n’y a aucun perdant ici et c’est tant mieux.

LE BLU-RAY

Le Blu-ray d’À voix haute – La force de la parole, disponible chez TF1 Studio, est disposé dans un boîtier classique de couleur bleue. Le visuel reprend celui de l’affiche du film. Le menu principal est animé sur quelques séquences.

Afin de prolonger le film, l’éditeur propose trois petits modules. Le premier suit Leïla qui se rend à l’université de Californie à Berkeley (3’30), près de San Francisco. L’occasion pour la jeune femme de s’exprimer en anglais lors de la sixième conférence annuelle sur l’islamophobie.

Le second bonus propose une improvisation de Kiss devant les autres étudiants (1’).

Enfin, le dernier supplément propose les interventions de quelques étudiants au Palais de Justice (9’30), dans leur intégralité.

L’Image et le son

Tourné en numérique, À voix haute – La force de la parole bénéficie d’une édition HD, qui parvient à restituer les volontés artistiques, un tournage vif afin de capter la spontanéité des intervenants, avec une belle précision. Le cadre est beau, la colorimétrie scintillante et le relief omniprésent. L’encodage AVC consolide l’ensemble avec fermeté, le piqué est acéré.

La piste 5.1. est anecdotique et le soutien des latérales n’est palpable que sur les rares séquences tournées en extérieur. Les scènes demeurent essentiellement axées sur les frontales, les latérales se contentant d’un écho très lointain. Pour cause de tournage brut, l’enregistrement sonore varie selon les conditions des prises de vue. Pour une meilleure homogénéité, la stéréo se révèle parfaite, percutante à souhait, cette piste donne finalement plus de corps à l’ensemble. Les sous-titres français destinés au public sourd et malentendant sont au programme.

Crédits images : © Mars Films / TF1 Studio / Captures Blu-ray : Franck Brissard pour Homepopcorn.fr