Test Blu-ray / Insaisissables 3, réalisé par Ruben Fleischer

INSAISISSABLES 3 (Now You See Me: Now You Don’t) réalisé par Ruben Fleischer, disponible en DVD, Blu-ray & 4K UHD le 17 mars 2026 chez M6 Vidéo.

Acteurs : Jesse Eisenberg, Woody Harrelson, Dave Franco, Isla Fisher, Justice Smith, Dominic Sessa, Ariana Greenblatt, Rosamund Pike…

Scénario : Seth Grahame-Smith, Michael Lesslie & Rhett Reese

Photographie : George Richmond

Musique : Brian Tyler

Durée : 1h52

Date de sortie initiale : 2025

LE FILM

Les « Cavaliers » sont de retour, lancés sur la piste du Diamant Cœur, un joyau dont la vente permettrait de blanchir l’argent du crime international. L’actuelle propriétaire, Veronica Vanderberg, ne veut pas s’en séparer, mais les magiciens n’ont pas dit leurs derniers mots. Tours de passe-passe, poursuites et faux-semblants rythment une chasse au trésor qui embarque les spectateurs de la France à l’Arabie saoudite.

À la sortie d’Insaisissables 2 il y a déjà dix ans, on écrivait « Les producteurs auraient dû savoir qu’il ne faut jamais demander à un magicien de refaire deux fois le même tour sous peine de découvrir le truc ». Cette suite avait par ailleurs connu un échec commercial aux États-Unis en récoltant un peu plus de 60 millions de dollars, soit deux fois moins que le premier, tandis que le film devait bien fonctionner dans le reste du monde avec notamment 2 millions d’entrées chez nous. Avant même la sortie du second, un troisième volet était déjà annoncé. Mais devant les chiffres décevant au box-office US, sa mise en route restait suspendue. On pensait le projet purement et simplement enterré définitivement. C’était sans connaître la machine hollywoodienne…Ainsi, Insaisissables 3 ou Now You See Me : Now You Don’t est arrivé dans les salles en 2025, signant le retour de tous les Cavaliers issus des deux premiers opus, y compris Isla Fisher, qui avait momentanément laissé sa place à Lizzy Caplan pour cause de maternité. Cette fois, le réchauffé s’installe dès la toute première scène et plus rien, ou presque, ne fonctionne à l’écran. Exit Louis Leterrier (hélas…) et Jon M. Chu (occupé avec ses deux opus de Wicked), place à Ruben Fleischer, ce qui sur le papier n’était pas une si mauvaise idée. Réalisateur prometteur avec son premier long-métrage, Bienvenue à Zombieland en 2009, qui s’est rapidement vautré dans la fange (Gangster Squad, Venom, Uncharted), malgré un espoir finalement déçu avec Retour à Zombieland (2019), Ruben Fleischer connaît bien une certaine partie du casting et laissait envisager un divertissement cool et pourquoi pas légèrement rétro. Il en résulte au contraire un film pesant et has-been, où même les véritables numéros de magie sont du niveau de Garcimore, quand il faisait exprès de les rater. La question qui se pose constamment est où est passé le budget de près de cent millions de dollars ? Dans le cachet des acteurs ?? Insaisissables n’appelait pas forcément de suite. Il y en a eu une, et déjà le scénario et la mise en scène allaient à contresens de ce que Louis Leterrier avait installé. On espérait que les inepties du précédent (à l’instar de l’utilisation des images de synthèse pour représenter les illusions) allaient être réparées et que l’équipe avait appris de ses erreurs pointées du doigt par la critique, mais aussi par celles et ceux qui avaient adoré le premier. Il n’en est rien. Pire que tout, le casting, en commençant par l’équipe originale, semble ne plus y croire du tout. Le comble, c’est que cette fois encore la fin ouverte qui convoque un des acteurs du premier (difficile de ne pas deviner qui) laisse entendre qu’un quatrième opus serait en préparation…Mais c’était encore anticiper la réception des spectateurs, puisque quand bien même Insaisissables 2 n’avait pas connu le même engouement que le premier, le film avait tout de même remporté la bagatelle de 330 millions de dollars, notamment grâce au marché Chinois. Ce troisième épisode a su amasser 222 millions de billets verts, tandis que les entrées en France ont cette fois encore été divisées par deux. On verra bien, ou plutôt si l’on tient compte du titre du dernier épisode en version originale, on ne verra plus rien.

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Test Blu-ray / The Shadow’s Edge, réalisé par Larry Yang

THE SHADOW’S EDGE (Bu Feng Zhui Ying) réalisé par Larry Yang, disponible en DVD & Blu-ray le 7 avril 2026 chez AB Vidéo.

Acteurs : Jackie Chan, Zhang Zifeng, Tony Leung Ka Fai, CiSha, Wen Junhui, Zhou Zhengjie, Wang Ziyi, Lang Yueting…

Scénario : Larry Yang

Photographie : Qian Tiantian

Musique : Nicolas Errèra

Durée : 2h22

Date de sortie initiale : 2025

LE FILM

Un mystérieux mafieux et ses 7 fils adoptifs manipulent et ridiculisent la police en piratant le système de surveillance ultramoderne de la ville, dans le but de récupérer une fortune en crypto-monnaie. La police devenue impuissante doit faire appel à un ancien expert qui va s’associer avec une jeune policière à laquelle il est lié par un secret qu’elle ignore. Une partie d’échec commence alors, où les cerveaux et la loyauté seront mis à l’épreuve.

Avec The Shadow’s Edge, Jackie Chan ne s’attendait sûrement pas à connaître le plus grand succès de sa carrière depuis dix ans (Kung Fu Yoga de Stanley Tong). Deux ans après Ride On, dans lequel le comédien incarnait un ancien cascadeur vieillissant, rôle forcément très méta, il retrouve le réalisateur Larry Yang (né en 1981) pour un thriller high-tech, dans l’ère du temps, où la vieille garde aux méthodes dépassées se confronte à l’intelligence artificielle. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la légende en a encore sacrément sous le capot. S’il a désormais dépassé la barre des 70 ans, Jackie Chan n’est visiblement pas prêt à prendre sa retraite, même si le début du film tend à nous faire croire le contraire. D’ailleurs, ça part mal. Les premières vingt minutes, par son montage épileptique, ferait passer Michael Bay pour Belà Tarr. On ne pige quasiment rien à ce qui se déroule à l’écran avec un plan par seconde, des effets stroboscopiques, du jargon incompréhensible, une multitude de personnages, de l’IA, des poursuites, des numéros de quick-change à la Arturo Brachetti, des sauts en parachute tournés sur fond vert, un braquage…un gloubi-boulga indigeste et l’on se dit qu’on va finir à l’hosto dans pas longtemps si les 140 minutes du film se déroulent ainsi. Heureusement, il n’en est rien. Car une fois cette longue intro passée, The Shadow’s Edge met la pédale douce et prend enfin le temps d’installer les protagonistes. Jackie Chan n’apparaît qu’au bout d’une demi-heure et dans la peau d’un type qui promène une multitude de chiens. Mais il s’agit bien sûr d’une partie cachée de l’iceberg, car le sieur Chan va évidemment donner du pied, du poing et surtout merveilleusement interprété ce rôle de « dinosaure » quelque peu dépassé par le monde contemporain. Son personnage va être recruté un peu à la Steven Seagal dans Terrain miné. Comme lui, Wong est un « professeur », auquel l’armée fait appel pour entraîner les troupes quand elle monte une opération qui ne doit pas échouer, le genre de type qui boirait un bidon d’essence pour pouvoir pisser sur un feu de camp, qui largué au Pôle Nord, sur la banquise avec un slip de bain pour tout vêtement, sans une brosse à dent débarquerait le lendemain après-midi au bord de ta piscine avec un sourire jusqu’aux oreilles et les poches bourrées de yuans. Ce type là est un professionnel. Il fallait bien ça pour mettre Jackie Chan en valeur et celui-ci ne déçoit pas. The Shadow’s Edge vaut aussi largement le déplacement pour sa confrontation – la troisième de leur carrière après Island of Fire (1990) et The Myth (2005) – avec une autre star emblématique, Tony Leung Ka-fai, un poil plus jeune que son partenaire, mais de pas grand-chose, qui crève l’écran dans le rôle de Fu Lung-sang dit « The Shadow », celui sur lequel les autorités tentent de mettre le grappin. On ne s’ennuie pas une seconde devant ce grand spectacle et ce malgré un rythme en dents de scie et qui aurait bien mérité d’être élagué d’une bonne demi-heure. Rien que pour le combat final entre les deux mythes, The Shadow’s Edge vaut le coup d’oeil.

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Test DVD / Armor, réalisé par Justin Routt

ARMOR réalisé par Justin Routt, disponible en DVD le 17 février 2026 chez AB Vidéo.

Acteurs : Jason Patric, Sylvester Stallone, Josh Wiggins, Dash Mihok, Blake Shields, Joshua David Whites, Jeff Chase, Martin Bats Bradford…

Scénario : Cory Todd Hughes & Adrian Speckert

Photographie : Cale Finot

Musique : Yagmur Kaplan

Durée : 1h31

Date de sortie initiale : 2024

LE FILM

Un père et son fils travaillent comme agents de sécurité pour une entreprise de fourgons blindés. Ils croisent alors une équipe de voleurs sur un pont. Ils se retrouvent piégés et vont devoir élaborer un plan pour s’échapper et assurer leur survie.

Il y a un an, apparaissait la bande-annonce d’Armor, en version française. Enfin « version » c’est vite dit. Car cela devait s’accompagner d’un scandale lié à la création de la voix de feu Alain Dorval (décédé en février 2024) en intelligence artificielle, procédé réalisé sans le consentement de sa fille Aurore Bergé, qui avait cependant autorisé quelques tests, non destinés à être exploités de la sorte. Un résultat catastrophique, robotique et évidemment flippant. Mais il s’agissait d’un essai seulement et Armor a bel et bien été doublé par de vrais comédiens, Michel Vigné remplaçant le légendaire Alain Dorval à la barre, ce qu’il avait déjà fait pour Haute sécurité Lock Up. Nous en revenons à Armor, une série B d’action (à la limite du Z) qui aurait coûté 11 millions de dollars…On ne sait où est passé le budget, à moins que Sly ait tout raflé en ne laissant que des clopinettes pour le reste, y compris pour la deuxième tête d’affiche Jason Patric. L’action se déroule essentiellement sur un pont, avec d’un côté Sylvester Stallone figé à cause du botox et du travail conséquent d’un taxidermiste, qui fait équipe avec une bande de bras cassés, et de l’autre Jason Patric et Josh Wiggins (vu dans Franky de Keith Berhman). On n’attendait rien de cet Armor et même si le film est rejeté de partout (pour être poli), on a bien envie de défendre ce petit film qui ne vaut pas grand-chose, mais qui fonctionne si l’on est un tant soit peu indulgent. Les scènes agitées sont étonnamment limitées, mais on ne s’ennuie pas (vraiment) pour autant. C’est juste qu’il s’agit d’une petite récréation pour Sly entre deux saisons de Tulsa King, après le bide monumental d’Expend4bles et la voix de King Shark dans The Suicide Squad. Il ne manque pas de projets notre Sly à l’aube de ses 80 printemps et on le suivrait même dans le fond de sa filmographie. C’est sans doute le cas ici avec Armor, mais le film de Justin Routt, tourné en à peine dix jours, vaut bien mieux que les trois-quarts des Williseries que ce cher Bruce avait tourné dans les années 2020 avant de raccrocher pour cause de maladie. Stallone rend sûrement service en reprenant la pétoire et en acceptant de camper le (pas trop) méchant de l’histoire face à un Jason Patric toujours aussi fade et que l’âge n’a pas aidé à prendre en charisme. Ni en talent d’ailleurs. Mais en l’état on rit pas mal malgré tout, au point d’en avoir mal aux côtes d’Armor.

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Test 4K UHD / 2019 après la chute de New York, réalisé par Sergio Martino

2019 APRÈS LA CHUTE DE NEW YORK (2019 – Dopo la caduta di New York) réalisé par Sergio Martino, disponible en Combo 4K Ultra HD + Blu-ray chez Pulse Vidéo.

Acteurs : Michael Sopkiw, Valentine Monnier, Anna Kanakis, Romano Puppo, Paolo Maria Scalondro, Luigi D’Ecclesia, Edmund Purdom, Serge Feuillard…

Scénario : Ernesto Gastaldi, Sergio Martino & Gabriel Rossini

Photographie : Giancarlo Ferrando

Musique : Guido & Maurizio De Angelis

Durée : 1h35

Année de sortie : 1983

LE FILM

La troisième guerre mondiale a eu lieu. Le souffle de l’atome a ravagé la planète Terre et l’humanité devenue stérile, n’a plus d’avenir. Un aventurier nommé Parsifal va pénétrer dans un New York dévasté pour un y trouver la dernière femme en état de procréer. Mais dans les ruines de la mégapole, les dangers sont nombreux et la mission ne sera pas de tout repos.

Nous sommes en 2019 à New York. Mais avant cela, d’autres dystopies avaient prévu un autre futur. 2019, c’est aussi l’année durant laquelle se déroule Akira de Katsuhiro Ōtomo (1988), The Island (2005) de Michael Bay et Blade Runner (1984) de Ridley Scott. 2019 après la chute de New York doit beaucoup (euphémisme) à la trilogie Mad Max de George Miller, en particulier le deuxième opus et bien sûr à New-York 1997Escape from New York de John Carpenter, avec une petite touche de Star Wars. C’est de l’autre côté des Alpes que ce caro Sergio Martino – sous le pseudo de Martin Dolman – décide de se lancer dans la science-fiction, en surfant sur la vague post-nuke, mais en faisant en sorte que rien ne laisse transparaître que le film a été en grande partie réalisé en Italie. 2019 – Dopo la caduta di New York est un nanar pur et dur, pour lequel les spectateurs ont toujours eu une grande affection, parce que le réalisateur croit en ce qu’il fait et que cela participe mine de rien à sa réussite. Car le spectacle est assuré et si l’on rit plus de raison, quand bien même le metteur en scène était loin de se douter de ce genre de réaction en le faisant, cela ne se fait jamais avec mépris.2019 après la chute de New York est emballé par Sergio Martino, qui depuis le début des années 1980 s’adonne principalement à la comédie, voire à la comédie-érotique aux titres qui vendent du rêve (Les Zizis baladeurs, Sucre, Miel et Piment, Spaghetti a mezzanotte, Croissants à la crème…). 2019 – Dopo la caduta di New York pioche donc par ci par là, comme le cinéma d’exploitation “spaghetti” l’a toujours fait sans vergogne et ceci très souvent pour notre plus grand plaisir. Sergio Martino est malin, il ne laisse aucun répit aux spectateurs pour se rendre compte de la supercherie du scénario. Cependant, son film date de 1983 et annonce étrangement, toutes proportions gardées bien sûr, Les Fils de l’homme de P.D. James, écrit en 1992, dans lequel, dans une société futuriste où les êtres humains ne parviennent plus à se reproduire, une femme parvenait à tomber enceinte, un fait qui ne s’est pas produit depuis une vingtaine d’années, devenant ainsi par la même occasion la personne la plus enviée et la plus recherchée de la Terre. Dans cette histoire aussi, un homme se voyait chargé de sa protection. Avouez qu’il y a de quoi se poser des questions tout de même ! Raison de plus pour se refaire une bonne soirée bière-pizza devant ce divertissement haut de gamme !

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Test Blu-ray / Zatoïchi – Les Années Daiei – Volume 1, réalisés par Kazuo Mori, Kenji Misumi & Tokuzo Tanaka

Les Origines de Zatoïchi – Le Bandit aveugle, La Légende de Zatoïchi – Le Masseur aveugle, La Légende de Zatoïchi – Le Secret, La Légende de Zatoïchi – Un nouveau voyage, La Légende de Zatoïchi – Le Fugitif (Shiranui kengyo + Zatoichi monogatari + Zoku Zatoichi monogatari + Shin Zatoichi monogatari + Zatoichi kyojo-tabi – 不知火検校 + 座頭市物語 + 続・座頭市物語 + 新・座頭市物語 + 座頭市兇状旅) réalisés par Kazuo Mori, Kenji Misumi & Tokuzo Tanak, disponibles en Blu-ray – Édition collector limitée le 18février 2026 chez Roboto Films.

Acteurs : Shintaro Katsu, Tamao Nakamura, Mieko Kondo, Masayo Banri, Ryuzo Shimada, Hajime Mitamura, Yaeko Mizutani, Tomisaburo Wakayama, Mikiko Tsubouchi, Seizaburo Kawazu, Fujio Suga, Miwa Takada…

Scénario : Minoru Inuzuka & Seiji Hoshikawa

Photographie : Soichi Aisaka, Chikashi Makiura & Shozo Honda

Musique : Ichiro Saito & Akira Ifukube

Durée : 1h31, 1h16, 1h12, 1h31, 1h26

Date de sortie initiale : 1960, 1962, 1963

LES FILMS

À peine foule-t-il pour la première fois le sol poussiéreux d’une petite ville lacustre, que le masseur aveugle répondant au nom de Zatoichi, errant dans le Japon gangrené de l’ère Edo, doit d’emblée faire face aux tricheries, aux féminicides et aux guerres de gangs. Mais ses ennuis ne font que commencer : poursuivi par des ennemis toujours plus nombreux à chaque étape de son voyage, il deviendra malgré lui le bras armé d’une justice qui se fait fort de protéger les faibles contre les daimyos indignes, les yakuzas sans honneur et les samurais sans gloire.

Sans doute, par convention, devrait-on d’abord présenter le personnage à ceux qui ne le connaissent pas encore. Puis les premiers cinéastes qui ont traduit ses hauts faits en images. Rendre compte de leurs principes esthétiques. Et puis, à un moment donné, se fendre d’une formule type : « L’évocation de Zatoichi ne saurait être complète sans revenir sur son interprète à l’écran, Katsu Shintarō », et cetera. Sauf c’est bel et bien par Katsu qu’il faut commencer ! Dans une épopée cinématographique qui nous a offert, en une grosse dizaine d’années, le même nombre de films que James Bond depuis soixante-cinq ans, celui qui en incarna le héros tragique et débonnaire du début à la fin ne saurait être relégué aux à-côtés. D’autant que Katsu, loin de se cantonner à son interprétation, finira par en assurer lui-même la production à partir du vingtième opus (suite au déclin de la Daiei) et même la réalisation par deux fois, obtenant peu à peu une mainmise sur le personnage qu’il convoitait peut-être depuis toujours. Issu d’une famille de théâtre kabuki, également musicien, Katsu fut autant une calamité à gérer sur le plan humain (ses problèmes d’alcoolisme et de drogue qui retardèrent certaines productions ; son insistance à combattre avec de vrais sabres lors de scènes aux chorégraphies périlleuses…) qu’une véritable bénédiction pour la série B japonaise de son temps : sa présence physique, sa voix, son charisme, sans compter cette démarche expérimentale qui le fit aussi bien produire la saga Baby Cart que celle, plus déviante encore, de Hanzo The Razor… Autant de choses à porter au crédit de sa contribution au chambara des années 1960-70. Et si Zatoichi est devenu une telle institution auprès des fans de genre, c’est d’abord du fait de la gestuelle, de la diction, de l’abattage passionné de Katsu Shintarō : le cinéma populaire nous fait redevenir des enfants et, de fait, l’incarnation du héros prime sur toute autre chose. Tournée de 1962 à 1973, flanquée d’une « odyssée finale » en 1989, la légende de Zatoichi ne pourra que continuer de séduire irrésistiblement le jeune public, génération après génération.

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Test Blu-ray / Urgence, réalisé par Gilles Béhat

URGENCE réalisé par Gilles Béhat, disponible en Blu-ray le 17 mars 2026 chez Arcadès éditions.

Acteurs : Richard Berry, Bernard-Pierre Donnadieu, Jean-François Balmer, Fanny Bastien, Nathalie Courval, Catherine Allégret, Jean-Jacques Moreau, Artus de Penguern…

Scénario : Jean Herman & Gilles Béhat, d’après le roman « Qui vous parle de mourir ? » de Gérard Carré & Didier Cohen

Photographie : Pierre Lhomme

Musique : Jean-Hector Drand

Durée : 1h37

Date de sortie initiale : 1985

LE FILM

Le journaliste Max Forestier filme discrètement un groupe néo-nazi dans lequel il est infiltré depuis plusieurs mois. Il se fait surprendre et des membres du groupe lui tirent dessus. Avant de mourir, il a le temps de confier un étrange message à sa sœur, Lysa, qui se retrouve alors elle-même en danger. Elle décide d’alerter la presse et se réfugie à l’agence Oméga où elle est secourue par Jean-Pierre Mougin, journaliste à la rubrique sport, qui ne la prend pas au sérieux dans un premier temps.

À la base comédien, Gilles Béhat (né en 1949), vu dans Elle court, elle court la banlieue de Gérard Pirès et Chobizenesse de Jean Yanne, et même en Charles IV le Bel dans la série Les Rois maudits, se lance dans la mise en scène à la fin des années 1970. Si ses deux premiers longs-métrages, Haro ! (1978) et Putain d’histoire d’amour (1981), passent complètement inaperçus, il connaît la consécration avec Rue Barbare, qui attire deux millions de spectateurs dans les salles en 1984. Galvanisé par ce grand succès, Gilles Béhat enchaîne alors très rapidement sur son prochain film, Urgence, qui sort le 30 janvier 1985, soit un an après Rue Barbare. Si l’accueil sera plus froid avec seulement 840.000 entrées, ce thriller vaut le coup d’oeil pour son traitement anglo-saxon, mais aussi pour son sujet, toujours d’actualité sur la montée des extrêmes (on précise bien au pluriel), ainsi que pour sa distribution, solidement dirigée, portée par un Richard Berry en grande forme, sans doute dans l’un de ses meilleurs rôles.

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Test 4K UHD / Gamera – Les Années Showa – Partie 1

GAMERA / GAMERA CONTRE BARUGON / GAMERA CONTRE GYAOS (Daikaiju Gamera – Daikaiju ketto: Gamera tai Barugon – Daikaiju kuchusen: Gamera tai Gyaosu) réalisés par Noriaki Yuasa & Shigeo Tanaka, disponibles en Blu-ray & 4K Ultra HD – Coffret collector limité le 25 février 2026 chez Roboto Films.

Acteurs : Eiji Funakoshi, Harumi Kiritachi, Junichiro Yamashita, Yoshiro Uchida, Michiko Sugata, Yoshiro Kitahara, Jun Hamamura, Kenji Oyama, Kojiro Hongo, Kyoko Enami, Yuzo Hayakawa, Takuya Fujioka, Koji Fujiyama, Sho Natsuki, Ichiro Sugai, Kichijiro Ueda, Reiko Kasahara, Naoyuki Abe, Taro Marui, Yukitaro Hotaru, Yoshiro Kitahara, Sho Natsuki…

Scénario : Niisan Takahashi

Photographie : Nobuo Munekawa, Michio Takahashi & Akira Uehara

Musique : Tadashi Yamauchi & Chuji Kinoshita

Durée : 1h21, 1h40 & 1h27

Date de sortie initiale : 1965, 1966 & 1967

LES FILMS

Gamera – Daikaijū Gamera (1965) : Des avions militaires russes chargés de bombes nucléaires s’écrasent au Pôle Nord. L’explosion atomique réveille Gamera, un monstre préhistorique ressemblant à une tortue qui se nourrit de chaleur et commence à attaquer les villes pour se recharger. L’armée tente désespérément de trouver une solution pour en venir à bout.

Gamera contre Barugon Daikaijū kettō: Gamera tai Barugon (1966) : Une petite île dans le sud du Pacifique. Quatre aventuriers trouvent une opale. L’un seul survit aux dangers de la jungle et ramène la pierre précieuse au Japon. Bientôt, les scientifiques découvriront qu’il s’agit en fait d’un oeuf de lézard. Soumis aux radiations, le petit animal se transforme en monstre géant. Surnommé « Barugon », il émet une raie de lumière destructrice et attaque le pays. Gamera, un autre géant qui s’est échappé de sa prison spatiale, revient sur Terre afin d’aider les humains dans leur combat…

Gamera contre Gyaos Daikaijū kūchūsen: Gamera tai Gyaosu (1967) : Une éruption volcanique réveille un monstre ailé assoiffé de sang nommé Gyaos. Alors que tous les plans de l’armée – qui utilisaient la lumière du soleil comme arme pour détruire la bête – tombent à l’eau, Gamera tente une fois de plus de défendre le Japon.

Gamera, ou la réponse de la Daiei à la Toho. Depuis 1954, Godzilla ou Gojira pour les intimes, déferle sur les écrans. Monstre expiatoire, icône populaire, symbole du trauma collectif japonais dix ans après les bombes qui ont ravagé Nagasaki et Hiroshima, Godzilla marque l’émergence d’un genre à lui tout seul, le Kaigu eiga, «  le cinéma de monstre  », qui allait engendrer près de trente suites dans lesquelles Godzilla sera confronté à Mothra, Hedora, Gigan, Megalon, Mecanik Monster, Biollante, King Ghidorag, Mechagodzilla, Space Mechagodzilla, Destroyah, Megaguirius. Pacific Rim de Guillermo Del Toro et Cloverfield de Matt Reeves lui doivent tout. Dix ans plus tard, la Daiei décide de s’y coller également. Doté d’un budget moyen, Gamera, largement inspiré par le film Le Monstre des temps perdusThe Beast from 20,000 Fathoms d’Eugène Lourié (1953), connaîtra un succès sans précédent. Dernier Kaiju eiga à avoir été tourné en N&B, ceci afin d’économiser au maximum, cette première aventure mettant en scène la tortue de 60 mètres de haut, sera surtout un triomphe auprès du jeune public, l’un des personnages principaux étant justement un enfant (souvent plus malin que les scientifiques et les militaires), pensant que le monstre est son animal devenu gigantesque, après avoir été exposé à des radiations. Un mythe est né aussi et Gamera engendrera une douzaine de suites jusqu’en 2006, ainsi qu’une série animée en 2023 et un jeu vidéo sur Super Nintendo dans les années 1990. Chacun des trois premiers opus, Gamera, Gamera contre Barugon (ou Les Monstres attaquent) et Gamera contre Gyas, rend compte de l’évolution des studios, des goûts des spectateurs, mais aussi des questions sociales qui animent le Japon d’alors. Si le troisième est souvent loué pour la réussite de l’adversaire de Gamera, Gyas donc, le second volet qui voit affronter la tortue géante à Barugon est sans doute le plus réussi du lot. Néanmoins, cette superproduction ne connaîtra pas le même succès que le premier film, ayant même du mal à rentabiliser sa mise de départ. Les productions suivantes seront indéniablement plus modestes, mais n’en restent pas moins divertissantes. En l’état, découvrir les trois premiers épisodes de la franchise Gamera est un vrai plaisir, surtout dans leur version entièrement restaurée 4K, qui donnent un nouvel éclat à ces divertissements rétros et au charme désuet.

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Test 4K UHD / Danger : Diabolik!, réalisé par Mario Bava

DANGER: DIABOLIK! (Diabolik) réalisé par Mario Bava, disponible en Digibook 4K Ultra HD + Blu-ray + Livret le 16 janvier 2026 chez Sidonis Calysta.

Acteurs : John Phillip Law, Marisa Mell, Michel Piccoli, Adolfo Celi, Claudio Gora, Mario Donen, Renzo Palmer, Caterina Boratto…

Scénario : Dino Maiuri, Brian Degas, Tudor Gates & Mario Bava, d’après le personnage et les personnages créés par Angela Giussani et Luciana Giussani

Photographie : Antonio Rinaldi

Musique : Ennio Morricone

Durée : 1h45

Date de sortie initiale : 1968

LE FILM

Convaincu d’avoir piégé le super criminel Diabolik, l’inspecteur Ginko tombe de haut en se rendant à l’évidence que son pire ennemi l’a, une fois de plus, roulé dans la farine. Diabolik récupère non seulement le butin, mais le ridiculise, lui et son ministre de l’Intérieur. Forts de leur succès, Diabolik et sa complice, Eva Kant, fomentent un nouveau coup d’éclat : le vol des émeraudes d’une milliardaire. Devinant les intentions du couple, Ginko prépare sa revanche, contraignant Valmont, le chef du syndicat du crime, à lui livrer celui qu’il traque depuis si longtemps…

Danger : Diabolik !, ou tout simplement Diabolik en version originale, est l’adaptation du légendaire fumetti italien du même nom, créé au début des années 1960 par les sœurs milanaises Angela et Luciana Giussani. À la barre, rien de moins que Mario Bava, qui après s’être un peu reposé des suites des quatre tournages successifs de Les Dollars du Nebraska Ringo del Nebraska, Duel au couteau I Coltelli del vendicatore, Opération PeurOperazione paura et le frappadingue L’Espion qui venait du surgelé Le Spie vengono dal semifreddo, obtient le plus gros budget de son éminente carrière pour Danger : Diabolik !, produit par le nabab Dino De Laurentiis. Féru de bandes-dessinées, Mario Bava s’en donne à coeur joie et livre un véritable fumetti-live, quand bien même il est obligé de revoir ses ambitions à la baisse, en raison du producteur, qui le freine dans sa représentation de la violence, par crainte de voir la censure s’en mêler et de voir son public restreint. Ce qui laissera un souvenir amer au cinéaste, qui parvient pourtant à terminer le tournage en avance et donc à faire faire des économies à ce cher Dino. Mario Bava passera le reste de sa carrière à se dire peu satisfait du résultat final. Nous spectateurs le prenons pour ce qu’il est, à savoir un immense divertissement pop et acidulé, une comédie d’espionnage cartoonesque qui ne se prend jamais au sérieux, un magnifique objet de cinéma aux couleurs étincelantes (un festival pour les rétines), parcouru d’un érotisme soft, blindé d’action (cela ne s’arrête pas une seconde), de poursuites, de punchlines et d’effets spéciaux. Les recettes dans les salles ayant été jugées décevantes (200 millions de lires investies, 65 millions de bénéfice), Danger : Diabolik !, par ailleurs accompagné de critiques négatives dans le New York Times et dans Variety, n’engendrera pas de suite (il semblerait que Mario en bava justement avec Di Laurentiis et aurait décliné la séquelle), pourtant annoncée dans le final et demeure un film unique en son genre, qui donnera lui-même naissance à moult ersatz et hommages, à l’instar de la trilogie Austin Powers L’Espion qui m’a tirée surtout – de Jay Roach et le méconnu, mais néanmoins formidable CQ de Roman Coppola. Une étape dans le parcours d’un cinéphile.

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Test Blu-ray / Attention, on va s’fâcher!, réalisé par Marcello Fondato

ATTENTION, ON VA S’FÂCHER! (…altrimenti ci arrabbiamo!) réalisé par Marcello Fondatto, disponible en DVD & Blu-ray, le 22 octobre 2025 chez BQHL Éditions.

Acteurs : Bud Spencer, Terence Hill, Patty Shepard, Deogratias Huerta, John Sharp, Manuel de Blas, Luis Barbero, Donald Pleasence…

Scénario : Marcello Fondato & Francesco Scardamaglia

Photographie : Arturo Zavattini

Musique : Guido & Maurizio De Angelis

Durée : 1h42

Date de sortie initiale: 1974

LE FILM

Ayant gagné une course de stock-car, Toto et Ben remportent un superbe Buggy. Mais, peu après, des malfrats détruisent la voiture. Toto et Ben rendent visite au chef de la bande pour réclamer réparation, celui-ci envoie ses hommes de main dont Ben ne fait qu’une bouchée. Le chef décide finalement de faire appel à un tueur à gages pour éliminer les deux compères.

Étrangement moins diffusé à la télévision française que d’autres de leurs célèbres opus (Pair et impair, Deux super-flics !, Salut l’ami, adieu le trésor !), Attention, on va s’fâcher !…altrimenti ci arrabbiamo! reste le second plus grand succès du tandem Terence Hill & Bud Spencer sur le sol italien. Avec 11,250,000 d’entrées cumulées en 1974, ce film réalisé cette fois par Marcello Fondato (1924-2008) n’est dépassé que par On continue à l’appeler Trinita avec ses 14,5 millions de spectateurs. C’est d’ailleurs dans Attention, on va s’fâcher ! que l’on retrouve peut-être le plus de photogrammes emblématiques du duo, visuels souvent tirés de la superbe affiche créée par Renato Casaro. Ancien scénariste de Luigi Comencini (La Grande pagaille), Mario Bava (Les Trois visages de la peur, Six femmes pour l’assassin), Dino Risi (pour son segment des Complexés), Marcello Fondato est un véritable artisan du cinéma, connaît la dynamique et l’efficacité d’un récit, et sait aussi mettre ses comédiens en valeur. Passé derrière la caméra à la fin des années 1960 avec Les Protagonistes I Protagonisti, drame avec la sublime Sylva Koscina, il dirigera également d’autres pointures comme Claudia Cardinale et Catherine Spaak dans Certain, probable et même possibleCerto, certissimo, anzi… probabile, Monica Vitti dans Nini TirebouchonNinì Tirabusciò, la donna che inventò la mossa et “s’empare” du duetto Hill&Spencer en 1974. Les deux viennent de connaître un autre succès foudroyant avec Maintenant, on l’appelle PlataPiù forte, ragazzi! de Giuseppe Colizzi (plus de dix millions d’entrées), tandis que Terence Hill sort du triomphe international de Mon nom est PersonneIl mio nome è Nessuno de Tonino Valerii. De son côté, Bud Spencer devait s’allier le temps d’un film avec le légendaire Giuliano Gemma, pour Les anges mangent aussi des fayotsAnche gli angeli mangiano fagioli d’Enzo Barboni (7,5 millions de spectateurs), qui le confortait au box-office. Autant dire qu’ils sont au top de leur popularité, de leur talent, de leur forme, de leur charisme (ils n’ont jamais été aussi bien filmés qu’ici) et de leur alchimie quand Hill&Spencer entreprennent leur huitième collaboration. Comédie d’action menée à cent à l’heure, impeccablement et même élégamment mise en scène, Attention, on va s’fâcher! demeure un grand spectacle pour petits et grands et démontre une fois de plus le caractère intemporel des films d’un des plus grands duos de tous les temps.

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Test Blu-ray / Shadow Force, réalisé par Joe Carnahan

SHADOW FORCE réalisé par Joe Carnahan, disponible en DVD & Blu-ray le 18 septembre 2025 chez Metropolitan Film & Video.

Acteurs : Kerry Washington, Omar Sy, Jahleel Kamara, Mark Strong, Da’Vine Joy Randolph, Method Man, Marshall Cook, Ed Quinn…

Scénario : Leon Chills & Joe Carnahan

Photographie : Juan Miguel Azpiroz

Musique : Craig DeLeon

Durée : 1h44

Date de sortie initiale : 2025

LE FILM

Un couple séparé dont la tête est mise à prix, doit s’enfuir avec leur fils pour éviter une milice qui a été envoyée pour les tuer.

Depuis le triomphe mondial d’Intouchables, Omar Sy s’est vu proposer quelques films outre-Atlantique. Cela a commencé il y a dix ans avec X-Men: Days of Future Past de Bryan Singer, dans lequel il ne faisait qu’une petite participation anecdotique. Ont suivi Dangerous People de Henrik Ruben Genz, Jurassic World et Jurassic World : Le Monde d’aprèsJurassic World: Dominion de Colin Trevorrow , À vif !Burnt de John Wells, Inferno de Ron Howard , L’Appel de la forêtThe Call of the Wild de Chris Sanders et The Killer de John Woo. Si l’on ajoute à cela le carton remporté par la série Lupin aux États-Unis, tout va pour le mieux pour le comédien. Mais du point de vue qualité il y a mieux comme dirait l’autre et ce n’est pas Shadow Force qui va arranger les choses. C’est dommage d’ailleurs, car le film est signé Joe Carnahan, dont on avait loué la virtuosité à plusieurs reprises, notamment sur Narc (2002), avant d’enchaîner les trois forts sympathiques Mise à prixSmokin’ Aces, L’Agence tous risquesThe A-team et Le Territoire des LoupsThe Grey. Depuis, le bonhomme s’est quelque peu perdu, même si nous avions défendu Boss Level. Pour l’heure, Shadow Force est assurément le pire film de sa carrière. C’est bien simple, rien, absolument rien ne fonctionne sur le fond, sur la forme, le vide abyssal. Le pire, c’est qu’Omar Sy n’est pas le plus à blâmer dans toute cette histoire. On est ici en quasi-nanar de luxe (40 millions de budget tout de même), qui lorgne plus sur Delta Force 2 d’Aaron Norris, saupoudré de Mr. et Mrs. Smith de Doug Liman. Le souci, c’est que pour un mauvais film sympathique, on ne se marre pas autant qu’on l’aurait souhaité et on en vient même à trouver le temps devant la médiocrité de cette entreprise nappée d’émotion digne de celle des Mystères de l’amour. At the secours.

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