
UNE NUIT DE RÉFLEXION (Insignificance) réalisé par Nicolas Roeg, disponible en Combo Blu-ray + DVD – Édition Limitée le 14 février 2026 chez Metropolitan Film & Video.
Acteurs : Michael Emil, Theresa Russell, Tony Curtis, Gary Busey, Will Sampson…
Scénario : Terry Johnson, d’après sa pièce de théâtre
Photographie : Peter Hannan
Musique : Stanley Myers & Hans Zimmer
Durée : 1h48
Date de sortie initiale : 1985
LE FILM
Une nuit new-yorkaise de 1953. Dans une chambre d’hôtel, la plus grande actrice américaine rencontre le scientifique le plus connu au monde. Elle lui expose sa théorie de la relativité. On y croise aussi un sénateur suintant et paranoïaque ainsi qu’un mari joueur de baseball jaloux. Le souvenir de la bombe atomique à Hiroshima. Des enfances meurtries. Le futur. Les temps qui se confondent.

Nicolas Roeg (1928-2018) a fait ses classes en tant que directeur de la photographie sur Le Masque de la Mort Rouge de Roger Corman en 1964, puis sur des films aussi prestigieux que Le Docteur Jivago de David Lean ou encore Fahrenheit 451 de François Truffaut. Il passe à la mise en scène au début des années 70 avec Performance coréalisé avec Donald Cammell. Le réalisateur britannique a toujours su se démarquer avec un cinéma onirique, loin de tout naturalisme, en mettant en exergue l’étrangeté du réel. C’est le cas de Ne vous retournez pas, son chef-d’oeuvre sorti en 1973, pierre angulaire et synthèse de sa carrière, adapté d’une nouvelle de Daphné du Maurier (Les Oiseaux, Rebecca) intitulée Pas après minuit. L’Homme qui venait d’ailleurs – The Man who fell to Earth (1976), Enquête sur une passion – Bad Timing (1980) et Eureka (1983) sont de véritables expériences cinématographiques et sensorielles. Avec Insignificance ou Une nuit de réflexion en France, son septième long-métrage, le cinéaste s’empare de ce qui était à l’origine une pièce de théâtre écrite par Terry Johnson, jouée au Royal Court Theatre de Londres en 1982, avec Judy Davis dans le rôle de « l’Actrice ». La pièce avait été inspirée au dramaturge, après avoir appris qu’une photo dédicacée d’Albert Einstein avait été retrouvée parmi les affaires de Marilyn Monroe après sa mort. L’idée de leur rencontre a piqué sa curiosité, ce qui a conduit à une réflexion sur la nature de la célébrité. C’est ce qui a intéressé Nicolas Roeg, qui a demandé à Terry Johnson d’adapter lui-même sa propre pièce. Le réalisateur se penche sur l’image renvoyée par les stars ou assimilées, sur ce que ces personnes connues représentaient, sur le fait que ce fantasme contrastait avec ce qu’elles étaient réellement. Si l’action se déroule au début des années 1950 (discrète, mais élégante reconstitution au début du film), rien n’a changé 75 ans plus tard. Nicolas Roeg et Terry Johnson souhaitent explorer les différences entre ce que ces personnes étaient vraiment et les qualités que les autres leur attribuaient, en retirant ainsi leur aspect divin à ces « monstres ». Certes, Une nuit de réflexion n’a pas pour objectif d’être réaliste, d’ailleurs, il semblerait que la rencontre entre Albert et Norma Jean n’ait jamais eu lieu, mais jouer avec ces deux icônes permet « d’imaginer » ce qui aurait pu se passer dans cette chambre où ils se seraient retrouvés face à face. Ou fesse à fesse. Mais au fait, de quoi ça parle Une nuit de réflexion ?











































