Test Blu-ray / MadS, réalisé par David Moreau

MADS réalisé par David Moreau, disponible en DVD & Blu-ray le 21 octobre 2026 chez Blaq Out.

Acteurs : Lucille Guillaume, Laurie Pavy, Milton Riche, Yovel Lewkowski, Sasha Rudakova, Vincent Pasdermadjian, Jeremiah Bourgeois, Najim Zeghoudi…

Scénario : David Moreau

Photographie : Philip Lozano

Musique : Nathaniel Méchaly

Durée : 1h28

Année de sortie : 2024

LE FILM

Le soir de ses 19 ans, Romain se rend dans l’appartement de son dealer pour tester une nouvelle drogue. Sur le chemin du retour, il aperçoit une femme blessée. Après l’avoir fait monter dans sa voiture, il prend la route de l’hôpital. Son étrange passagère diffuse alors un enregistrement audio dans lequel un médecin explique qu’elle est porteuse d’une maladie infectieuse, avant de se poignarder à mort. Persuadé qu’il fait un mauvais trip, Romain poursuit sa route jusque chez lui. Après s’être douché, il découvre que le corps de la jeune femme a disparu de son véhicule. Il se laisse ensuite convaincre de rejoindre une fête donnée dans une maison voisine…

Tiens, mais, d’où sort ce film d’horreur à la française ? MadS n’a eu aucune exploitation dans nos salles, malgré la réputation de son metteur en scène, David Moreau (né en 1976). Nous parlons bien sûr de son savoir-faire professionnel, remarqué depuis déjà une bonne vingtaine d’années avec Ils et The Eye (interprété par Jessica Alba, Parker Posey et Chloë Grace Moretz), coréalisés avec Xavier Palud, et non pas de ce qui a pu se passer sur le tournage de King, qui lui a valu d’être écarté de la production…Après le gros succès rencontré par Vingt ans d’écart en 2013 et son adaptation de la bande dessinée Seuls, il fait discrètement son retour avec MadS. Tout commence par un cauchemar de David Moreau, dans lequel il s’imaginait vivre un bad trip. Il avait alors le point de départ d’un scénario, prend son idée née de son mauvais rêve, à laquelle il greffe une maladie provoquée par une drogue de synthèse. À cela, le réalisateur se lance un défi, raconter son histoire en un seul plan-séquence, en s’inspirant du chef d’oeuvre Victoria (2015) de Sebastian Schipper, partis-pris qui pourraient apporter un aspect « documentaire » à l’entreprise, un réalisme qui renforcerait l’immersion du spectateur dans ce délire chimique. Résultat des courses, MadS est l’un des meilleurs films de son auteur, une relecture rafraîchissante des films d’horreur dits de contagion, qui happe le public dès sa scène d’introduction, pour ne plus le lâcher jusqu’à la dernière seconde. Une vraie claque inattendue que MadS, qui a fait son chemin dans les festivals et a su se faire une place sur le marché international, le tout accompagné de critiques enthousiastes.

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Test Blu-ray / Les Intrus: Chapitre 3, réalisé par Renny Harlin

LES INTRUS: Chapitre 3 (The Strangers: Chapter 3) réalisé par Renny Harlin, disponible en DVD & uniquement en coffret Trilogie Blu-ray le 12 novembre 2026 chez Metropolitan Film & Video.

Acteurs : Madelaine Petsch, Ema Horvath, Krystal Ellsworth, Gabriel Basso, Richard Brake, Leo Petrus, Jake Cogman, Hannah Galway…

Scénario : Alan R. Cohen & Alan Freedland

Photographie : José David Montero

Musique : Justin Caine Burnett

Durée : 1h30

Date de sortie initiale : 2026

LE FILM

Maya a tué Pin-Up, une des tueuses masquées dont on connait désormais l’identité. Mais la jeune femme est capturée par Scarecrow et Dollface. On découvre très vite qui se cache derrière le masque du leader. Celui-ci est de plus en plus fasciné par celle qui a réussi à survivre à tant d’épreuves. Il voudrait faire d’elle la remplaçante de Pin-Up. Maya est emmenée dans une virée sanglante. Mais le goût du sang ne va-t-il pas décupler sa force pour se retourner contre ses geôliers ?

C’est reparti et cette fois, il s’agit bel et bien du chapitre final, le troisième, celui de The Strangers ou Les Intrus, la trilogie réalisée par ce cher vieux Renny Harlin. Le premier volet de cette franchise reboot avait su engranger plus de 40 millions de dollars de recettes, tout en attirant 180.000 spectateurs dans les salles françaises. Ce n’était déjà plus le cas pour le second chapitre, avec 16,5 millions de recettes dans le monde, alors que la barre des 100.000 entrées n’était pas franchie sur notre territoire. La critique assassine n’avait pas aidé…On se languissait de découvrir le dernier épisode, qui comme pour le précédent, avait connu quelques reshoots pendant trois semaines, la production ayant écouté une partie du public concernant l’enchaînement des situations et même pour contenter les spectateurs qui faisaient savoir ce qu’ils désiraient retrouver dans ce final. Résultat des courses, Les Intrus: Chapitre 3 ne connaîtra même pas d’exploitation dans les salles hexagonales et ne parviendra qu’à amasser 11 millions de billets verts. Pourtant, on l’aime cette trilogie étonnamment conspuée par une bonne part des « professionnels » et des amateurs de genre. Est-ce en raison du statut culte (et donc forcément « intouchable ») du film original réalisé par Bryan Martino sorti en 2008, qui avait d’ailleurs connu une suite, encore plus réussie sortie dix ans plus tard, The Strangers: Prey at Night ? Renny Harlin, qui n’a jamais chômé (près d’une quinzaine de films en quinze ans tout de même) a brillamment relevé le défi d’emballer ce remake-reboot sous la forme d’une trilogie tournée en Slovaquie, avec les moyens du bord et surtout une merveilleuse actrice, devenue productrice par la suite, Madelaine Petsch. C’est sur elle que reposent ces trois chapitres et l’actrice n’a sûrement pas volé d’être promue au rang de final girl. Mais c’est là toute la surprise des Intrus version 2020, le rôle de Maya est beaucoup plus complexe que dans les trois quarts des cas et l’évolution de ce personnage est un des gros points forts de la trilogie. Mis bout à bout, ces trois films de 90 minutes dressent en réalité le portrait d’une jeune femme qui perd tout, qui va passer de victime à « esprit de vengeance », avant de prendre les armes pour affronter ceux qui ont bouleversé, pour ne pas dire ruiné son existence à jamais. Les Intrus: Chapitre 3 est encore une fois un formidable tour de force, qui réduit les dialogues de façon encore plus drastique, en se focalisant sur l’extraordinaire visage de son actrice principale, Maya ayant passé une autre étape supplémentaire, puisqu’elle accède ici à la déshumanisation. Au-delà du fait d’être définitivement anesthésiée suite à tout ce qui a pu lui arriver en peu de temps, Maya observe beaucoup ce qui se déroule devant ses yeux embués, paralysée, éteinte…Puis, elle se relève. Mais avant cela, où en étions-nous ?

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Test Blu-ray / Zone rouge, réalisé par Robert Enrico

ZONE ROUGE réalisé par Robert Enrico, disponible en Blu-ray le 15 septembre 2026 chez Arcadès éditions.

Acteurs : Sabine Azéma, Richard Anconina, Hélène Surgère, Jacques Nolot, Jean Bouise, Pierre Frejek, Jean Reno…

Scénario : Robert Enrico & Alain Scoff, d’après le roman de G.J. Arnaud « Brulez les tous »

Photographie : Didier Tarot

Musique : Gabriel Yared

Durée : 1h49

Date de sortie initiale : 1986

LE FILM

Claire, jeune institutrice, est la seule survivante d’un terrible incendie qui a détruit un village entier dans lequel a péri son ex-mari. Seul témoin, elle est déterminée à prouver que ce drame est d’origine criminelle. D’abord isolée, en butte à une hostilité croissante, Claire trouve bientôt de l’aide en la personne de Jeff, un employé d’une société de surveillance qui s’attache à la jeune femme. Dans un climat violent et au péril de leur vie, ils vont alors découvrir une vérité qui les dépasse et que les autorités s’emploient à étouffer.

De Robert Enrico (1931-2001), on connaît évidemment Les Grandes gueules (1965), Les Aventuriers (1967) et Le Vieux fusil (1975), qui ont culminé à plus de 3 millions d’entrées chacun, ou bien aussi Ho ! (1968), sa seule collaboration avec Jean-Paul Belmondo, ou bien encore Boulevard du Rhum (1971), sa troisième et dernière association avec Lino Ventura. Quand on creuse la filmographie du cinéaste, on déterre quelques petits trésors cachés ou pépites dissimulées derrière les monuments célébrés. Tante Zita en 1967 est une merveille de délicatesse, qui offre à la belle Joanna Shimkus un de ses plus beaux rôles. Les Caïds (1972) est une étrange relecture des Aventuriers, qui ne manque sûrement pas de charme, même chose pour Le Secret (1974), qui reconstitue un triangle d’individus lancés dans une cavale sans issue. Après Le Vieux fusil, la carrière du réalisateur est plus nébuleuse. Coup de foudre, coécrit avec Pascal Jardin et qui devait réunir Philippe Noiret, Michel Serrault et Catherine Deneuve voit son tournage s’interrompre dès la première semaine, suite à la faillite de la production. Il renoue avec le succès en 1980 avec Pile ou face, qui attire plus d’un million de spectateurs, puis en 1983 avec Au nom de tous les miens (1,4 million d’entrées), qui sera ensuite décliné sous la forme d’une mini-série de huit épisodes, qui sera un triomphe à la télévision. Autant dire que Robert Enrico n’a jamais arrêté de tourner. Nous arrivons au mitan des années 1980 avec le méconnu Zone rouge, qui marque un net recul au box-office pour le metteur en scène, puisque le film peine à aller plus loin que 715.000 entrées. Pourtant, en (re)découvrant ce drame qui lorgne sur la science-fiction, on reste épaté par le sérieux et la rigueur avec lesquels Robert Enrico empoigne ce récit qui quelque part annonce des films comme Contagion de Steven Soderbergh et Alerte de Wolfgang Petersen. Il y a ce message écologique qui circule dans les veines de Zone rouge, sans que celui-ci soit martelé maladroitement, mais qui coule tout naturellement au fil de cette histoire qui reste avant tout très divertissante, certes marquée par son époque (avec la technologie aujourd’hui bien dépassée), mais qui demeure franchement prenante du début à la fin. Une redécouverte s’impose là aussi, comme c’est le cas presque à chaque fois pour les opus oubliés du réalisateur.

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Test Blu-ray / Yankee, réalisé par Tinto Brass

YANKEE réalisé par Tinto Brass, disponible en Combo Blu-ray+DVD+
Livret le 23 octobre 2026 chez Sidonis Calysta.

Acteurs : Philippe Leroy, Adolfo Celi, Jacques Herlin, Tomás Torres, Francisco Sanz, Franco De Rosa, Pasquale Basile, Giorgio Bret Schneider…

Scénario : Tinto Brass & Alberto Silvestri

Photographie : Alfio Contini

Musique : Nino Rosso

Durée : 1h37

Date de sortie initiale : 1966

LE FILM

Un chasseur de primes qui se fait appeler El Yankee arrive dans une localité mexicaine contrôlée par Grande Concho, un desperado de la pire espèce installé dans un monastère. À Concho, Yankee propose un marché : le débarrasser de ses propres hommes et partager la récompense offerte pour leurs têtes. Stupéfait par tant d’audace, Concho tente en vain de l’éliminer. Non seulement, Yankee se venge en enlevant sa femme, mais commence sa campagne d’élimination des bandits. Avec les hommes qui lui restent, Concho prépare l’attaque d’un chargement d’or, mais Yankee va encore se trouver sur son chemin…

Yankee est le seul et unique western réalisé par le légendaire Tinto Brass (né en 1933). Touche-à-tout, le coquin, l’amico Tinto passe derrière la caméra en 1963 et tente immédiatement de se diversifier en abordant le drame psychologique (Qui travaille est perdu), le documentaire (Ça ira), puis arrive le western qui nous intéresse aujourd’hui. Co-écrit avec Alberto Silvestri (Exécutions), Yankee, sorti en 1966, est un opus singulier dans le genre, rejoignant – anticipant – ainsi El Topo (1970) d’Alejandro Jodorowski, Django, tire le premier (1967) de Giulio Questi, Keoma (1976) d’Enzo G. Castellari et ¡Mátalo! (1970) de Cesare Canevari. Autant dire qu’il vaut le coup d’oeil et que la véritable star du film est ici Tinto Brass lui-même, puisque chaque plan contient au moins une idée de mise en scène, comme si le cinéaste s’était laissé essentiellement guider par son désir d’expérimenter. Bien plus passionnant au niveau de la forme que sur le fond, finalement classique, Yankee a été très rapidement oublié dans la filmographie conséquente de son auteur, dont les spectateurs retiennent essentiellement, et à juste titre, ses œuvres érotiques comme La Clef, Miranda, Paprika, Monella… Après avoir bien écumé ses comédies polissonnes, le public curieux devrait (re)voir et/ou (re)découvrir Yankee, qui prouve, si cela était nécessaire, quel merveilleux formaliste était avant tout Tinto Brass, parfaitement à son affaire dans un univers qui paraît éloigné de lui, mais dans lequel il se fond et se sent particulièrement à l’aise. Spectacle garanti.

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Test Blu-ray / Django, prépare ton cercueil !, réalisé par Ferdinando Baldi

DJANGO, PRÉPARE TON CERCUEIL ! (Preparati la bara!) réalisé par Ferdinando Baldi, disponible en DVD et Combo Blu-ray+DVD le 23 octobre 2026 chez Sidonis Calysta.

Acteurs : Terence Hill, Horst Frank, George Eastman, José Torres, Pinuccio Ardia, Guido Lollobrigida, Barbara Simon, Gianni Brezza…

Scénario : Ferdinando Baldi & Franco Rossetti

Photographie : Enzo Barboni

Musique : Gian Franco Reverberi

Durée : 1h32

Date de sortie initiale : 1968

LE FILM

Convoyeur de fonds au service des banques, Django est l’ami du sénateur David Barry. Ambitieux, ce dernier rançonne les convois à l’aide d’une bande de tueurs. Pour chaque attaque, un innocent est condamné à la pendaison. Après le meurtre de son épouse, Django, laissé pour mort, est engagé comme bourreau. Voulant se venger de Barry, il profite de sa nouvelle situation pour libérer les prisonniers en truquant leurs pendaisons et ainsi se rallier à eux…

Depuis le triomphe du film de Sergio Corbucci qui porte son nom, Django a été très occupé, copié, son identité a été usurpée par quelques distributeurs opportunistes, mais Franco Nero qui a créé le rôle a rarement été égalé dans la peau du pistolero. On dénombre pas loin d’une cinquantaine de westerns ayant, officiellement ou non (dans la majeure partie des cas), repris le personnage ou ne serait-ce que le nom. Il y a eu (en français) Django le Proscrit, Sous la loi de Django (en fait il s’agissait de Ringo), Django tire le premier, Quelques dollars pour Django, Django ne pardonne pas, Django le Taciturne, Poker d’as pour Django, Le Retour de Django, Django le Justicier…La même année que Django porte sa croix d’Enzo G. Castellari, Tire, Django, tire de Bruno Corbucci et Avec Django, la mort est là d’Antonio Margheriti, apparaissait sur les écrans Django, prépare ton cercueil !, ou Preparati la bara ! réalisé par l’excellent Ferdinando Baldi (1927-2007). Après quelques péplums, le metteur en scène en vient au western et signe un coup de maître en 1966 avec Texas Adios, avec Franco Nero. Pour Django, prépare ton cercueil !, il confie le rôle à Terence Hill, qu’il avait déjà dirigé dans Io non protesto, io amo (pour lequel il est encore crédité Mario Girotti) et dans T’as le bonjour de Trinita – Little Rita nel west, sorti en France après le triomphe de On l’appelle Trinita (d’où le « faux » titre), qui annonce quelque part le western comique à venir. Terence Hill endosse merveilleusement le long manteau noir de Django et de l’avis des spécialistes, Django, prépare ton cercueil ! demeure une des meilleures suites données à l’original. Ou un préquel plutôt, si l’on tient compte des évènements du premier film. Bref, on s’emmêle. Particulièrement brutal, dont un long passage à tabac du personnage principal (Terence Hill a toujours été un des meilleurs pour donner, mais aussi pour encaisser des coups), cet opus surfe allègrement sur les traces de la Trilogie du Dollar et ce dès le générique animé et la partition endiablée de Gian Franco Reverberi (Le Tueur frappe trois fois, Vénus en fourrure) aux envolées forcément morriconiennes. Mais Ferdinando Baldi trouve rapidement ses marques et délaisse les références à Sergio Leone, pour aller encore plus loin dans la représentation de la violence, frontale, en donnant même une sensible touche fantastique avec un héros qui paraît parfois revenir d’entre les morts. Tout cela pour dire que Django, prépare ton cercueil !, qui lui aussi mutera plus tard en…Trinita, prépare ton cercueil !, est un formidable représentant du western transalpin.

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Test Blu-ray / La Symphonie pastorale, réalisé par Jean Delannoy

LA SYMPHONIE PASTORALE, réalisé par Jean Delannoy, disponible en 4K Ultra HD + Blu-ray le 2 septembre 2026 chez Studiocanal.

Acteurs : Michèle Morgan, Pierre Blanchar, Line Noro, Jacques Louvigny, Jean Desailly, Andrée Clément…

Scénario : Jean Aurenche, Pierre Bost & Jean Delannoy, d’après le roman d’André Gide

Photographie : Armand Thirard

Musique : Georges Auric

Durée : 1h48

Date de sortie initiale : 1946

LE FILM

À Rossinière, village isolé de Suisse, le pasteur Jean Martens a recueilli une fillette aveugle et à demi-sauvage, Gertrude. Il prend en charge son instruction et l’élève chez lui avec ses enfants. L’affection qu’il peut ressentir pour elle se rapproche de plus en plus de l’amour.

La Symphonie pastorale est et demeure le plus grand succès de Jean Delannoy avec près de 6,5 millions d’entrées. Un chiffre impressionnant qui prend en compte les 4,2 millions de spectateurs cumulés à sa sortie en 1946, auquel on additionnera les deux millions qui viendront (re)découvrir le film au cours de la décennie suivante. Des triomphes, le réalisateur Jean Delannoy en aura cumulé durant sa longue et illustre carrière, Notre-Dame de Paris (5,7 millions d’entrées), Aux yeux du souvenir (4,6 millions), Chiens perdus sans collier (3,9 millions), Le Baron de l’écluse (3,2 millions), La Minute de vérité (3,1 millions), Maigret tend un piège (plus de 3 millions)…Pour ne citer que ceux-ci, car d’autres opus tout aussi populaires garnissent sa filmographie, L’Éternel retour (1943), Maigret et l’Affaire Saint-Fiacre (1959), Le Soleil des voyous (1967), souvent liés à ses collaborations avec Jean Gabin. Mais pour l’heure, La Symphonie pastorale est passé à la postérité à plus d’un titre. D’une part en raison de son immense succès populaire, d’autre part parce que le film remporte la première Palme d’or de l’histoire du Festival de Cannes en 1946 (on disait alors Grand Prix), tandis que Michèle Morgan obtient le premier Prix d’interprétation féminine pour le rôle de Gertrude. Diffusé maintes fois à la télévision, La Symphonie pastorale est peu à peu, non pas tombé dans l’oubli, mais mis de côté par les cinéphiles contemporains, comme s’il n’était pas nécessaire d’en parler ou de l’évoquer. S’il n’est assurément pas le meilleur long-métrage du cinéaste, on est en droit de lui préférer ses associations avec le « Vieux », La Symphonie pastorale rend compte de la discrète virtuosité de Jean Delannoy, qui n’avait pas son pareil pour transposer certaines œuvres littéraires de renom, afin de les rendre accessibles au grand public. Ainsi, après Paul Féval (Le Bossu), mais avant Henri Queffélec (Dieu a besoin des hommes), William Irish (Obsession), Gilbert Cesbron (Chiens perdus sans collier), Victor Hugo (Notre-Dame de Paris), c’est évidemment le livre d’André Gide, publié en 1919, que le metteur en scène adapte, huit ans après une première transposition japonaise par Satsuo Yamamoto (La Lanterne pivoine). Ce douzième long-métrage de Jean Delannoy témoigne de son savoir-faire technique, qui contraste avec toutes les critiques que les trublions de la Nouvelle vague adresseront à son égard, notamment François Truffaut quand il écrit en 1955 son célèbre article intitulé Une certaine tendance du cinéma français. La beauté des images happe instantanément dans La Symphonie pastorale, dont le décor immaculé fait penser à un petit village enfermé dans une boule à neige, qui reflète d’entrée l’enfermement des personnages, pris dans un vase clos. Certes, on pourra pointer du doigt le jeu parfois excessif de Michèle Morgan et dont le phrasé s’avère de temps en temps monocorde, mais en revanche, il est important de redécouvrir la prestation, souvent passée au second plan derrière celle de sa partenaire, de Pierre Blanchar. Deux ans après avoir incarné le chevalier Henri de Lagardère dans Le Bossu, le comédien retrouve pour la troisième et dernière fois Jean Delannoy pour La Symphonie pastorale, une des apothéoses de leurs carrières respectives. Non, le film n’est pas poussiéreux ou plombé par un académisme ronflant. Son propos demeure troublant et complexe, l’ambiguïté est constante et surtout, La Symphonie pastorale reste indéniablement un des films français les plus esthétiquement aboutis, grâce à la sublime photographie N&B signée Armand Thirard, légendaire chef opérateur à qui l’on doit les images inoubliables de Remorques de Jean Grémillon, L’Aventurier de Marcel L’Herbier, et bien sûr de nombreux chefs d’oeuvres de Henri-Georges Clouzot (Les Diaboliques, Le Salaire de la peur, Manon, La Vérité…).

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Test Blu-ray / L’Arbalète, réalisé par Sergio Gobbi

L’ARBALÈTE réalisé par Sergio Gobbi, disponible en Blu-ray le 14 septembre 2026 chez Arcadès éditions.

Acteurs : Daniel Auteuil, Marisa Berenson, Marcel Bozzuffi, Michel Beaune, Guy Di Rigo, Didier Sauvegrain, Daniel Ubaud, Alex Descas, Mohamed Ben Smaïl…

Scénario : Sergio Gobbi

Photographie : Richard Andry

Musique : Jacques Revaux

Durée : 1h27

Date de sortie initiale : 1984

LE FILM

Les drogués sont aux abois. Paris manque de came. Une fois de plus le Milieu « affame » les drogués pour faire monter les prix. Le trafic de la drogue est dominé par trois ou quatre bandes de loubards qui font régner leur loi. Le commissaire Rigault a deux cartes en main pour les vaincre : d’un coté, l’inspecteur Falco, fasciste, raciste, partisan de la manière forte, de l’autre, l’inspecteur Vincent, un flic de la jeune génération, en blouson de cuir et en jean. Rigault a aussi un atout : une jeune prostituée droguée, surnommée l' »Arbalète », ce que signifie la seringue dans l’argot des drogués. Entre Falco et Vincent, c’est une course de vitesse qui va ranimer la « guerre des bandes »…

Dans les années 1980 on osait tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît comme disait l’autre. Dans L’Arbalète, on y croise deux bandes rivales, des Viêts (comme les appelait Dupontel dans son sketch sur Rambo 2) et des Arabes, qui quand ils en viennent aux mains, se battent façon Bruce Lee, le tout filmé au ralenti comme dans un clip vidéo, sur une musique déchaînée au synthétiseur (on se croirait parfois dans un boulard) écrite spécialement par Jacques Revaux, célèbre compositeur ayant oeuvré pour les plus grands de la chanson française. Mais ce que l’on retient avant tout de cette Arbalète raide comme un coup de trique c’est la prestation de Daniel Auteuil, qui avait déjà dix ans de cinéma derrière lui (L’Agression de Gérard Pirès, Les Héros n’ont pas froid aux oreilles de Charles Nemes), promu vedette depuis le grand succès des Sous-Doués de Claude Zidi en 1980, statut confirmé par les autres hits rencontrés par Les Sous-Doués en vacances, Les Hommes préfèrent les grosses de Jean-Marie Poiré et Pour cent briques, t’as plus rien d’Édouard Molinaro. Voulant prouver qu’il pouvait faire autre chose que de la gaudriole (rien de péjoratif à écrire cela), le comédien se tourne vers des sujets plus sombres. Quelques polars vont alors s’enchaîner. L’Indic de Serge Leroy, Les Fauves de Jean-Louis Daniel et le film qui nous intéresse aujourd’hui, L’Arbalète. On doit ce dernier à Sergio Gobbi (né en 1938), grand producteur (d’André Cayatte, Marco Ferreri, Roman Polanski, Georges Lautner, Christian de Challonge), scénariste, distributeur et donc aussi metteur en scène. Étrange et singulière carrière pour ce franco-italien, qui aura été assistant de Roberto Rossellini, qui sera passé très tôt derrière la caméra, où sa passion du cinéma pouvait enfin s’exprimer. Si l’on retiendra notamment l’excellent Le Temps des loups, polar de 1969 qui a su conserver une vraie fraîcheur et une étonnante modernité, il privilégie le thriller urbain sombre et violent au tournant des années 1980. Ainsi, quatre ans après Brigade criminelle (avec la sublime Laura Gemser), Sergio Gobbi, qui a toujours suivi les envies du public, écrit L’Arbalète, qui compile tous les ingrédients, les poncifs, les bons comme les mauvais côtés d’un genre qui parvient sans mal à remplir les salles, ou tout du moins à attirer les spectateurs au cinéma le samedi soir après un bon gueuleton arrosé de gros rouge qui tâche. Ce sera le cas pour L’Arbalète, qui parvient à passer la barre des 700.000 entrées en novembre 1984. En revanche, en ce qui concerne l’opus suivant de Sergio Gobbi, le phénoménal nanar La Nuit du risque (« Dis monsieeeeur, pourquoi… », les fans comprendront), ce sera une autre histoire.

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Test DVD / Vade Retro, réalisé par Antonin Peretjatko

VADE RETRO réalisé par Antonin Peretjatko, disponible en DVD le 9 septembre 2026 chez Blaq Out.

Acteurs : Estéban, Pascal Tagnati, Yolène Gontrand, Pascal Légitimus, Céline Fuhrer, Eva Rami, Sébastien Chassagne, Alma Jodorowsky, Arielle Dombasle, Philippe Duquesne…

Scénario : Antonin Peretjatko

Photographie : Nicolas Eveilleau

Musique : Josselin Bordat

Durée : 1h31

Année de sortie : 2025

LE FILM

Norbert, un jeune vampire âgé de 350 ans, n’a toujours pas réussi à mordre une jeune fille de sang pur afin d’assurer la pérennité de sa lignée familiale. Un soir, alors qu’il pense enfin planter ses crocs dans un cou de bonne famille, il se fait piéger par la terrible chasseuse de vampire Ludvika Von Ludvik qui, d’un coup de tenaille, coupe une des canines du pauvre Norbert. Afin de trouver sa promise, et s’il veut survivre et ne pas être renié par ses parents, ceux-ci lui ordonnent d’aller au Japon, accompagné de son valet gardien de musée. Mais son bateau fait naufrage sur l’île de Boulet Rouge.

Concernant la filmographie d’Antonin Peretjatko, nous en étions restés à La Pièce rapportée en 2020, fantaisie estivale (qui n’était pas tombée au bon moment, rappelez-vous, un certain virus…) qui s’était soldé sur un échec cinglant avec seulement 60.000 entrées. Après un détour par le documentaire (Voyage au bord de la guerre, journal de bord et road-movie que le cinéaste effectuait à travers l’Ukraine en compagnie d’un réfugié ukrainien), le réalisateur repasse par la case cinéma avec Vade Retro qui n’aura attiré que…2800 spectateurs. Oui, vous avez bien lu. Un score que l’on pourrait penser impossible ou impensable…et pourtant…On y retrouve tout ce qui fait la singularité d’Antonin Peretjatko, un monde complètement barré, pour ne pas dire au bord du chaos en permanence, peuplé de personnages frappadingues qui déambulent dans un univers surréaliste, défient toutes les lois et les règles. Vade Retro, son quatrième long-métrage, se place dans la continuité du court réalisé en 2022, Les Algues maléfiques, dans lequel les algues vertes bretonnes mutaient les habitants en zombies. Ici, pas de morts-vivants, mais des vampires cinglés qui semblent provenir d’un nanar français des années 1970-80. Il y a d’ailleurs un lien entre les mauvais films sympathiques et Vade Retro, puisque le premier rôle du second est tenu par Estéban, qui n’est autre que le fils de l’illustre Philippe Clair, légendaire metteur en scène de Par où t’es rentré ? On t’a pas vu sortir, Rodriguez au pays des merguez, Plus beau que moi tu meurs, Tais-toi quand tu parles et La Grande java. On ne sait pas si cela était conscient au moment de ce projet, mais toujours est-il que Vade Retro renvoie bien à ce genre de cinéma décomplexé et de divertissement du samedi soir alcoolisé.

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Test Blu-ray/ Carolco, un rêve hollywoodien, réalisé par Julien Dupuy & Jeremy Fauchoux

CAROLCO, UN RÊVE HOLLYWOODIEN réalisé par Julien Dupuy & Jeremy Fauchoux, disponible en DVD & Blu-ray le 1er septembre 2026 chez L’Atelier d’Images.

Acteurs : Pierre Lescure, Costa-Gavras, Roland Emmerich, Paul Verhoeven, Dean Devlin, Joe Eszterhas, Adrian Lyne, Steven E. de Souza, Peter MacDonald…

Durée : 0h59

Date de sortie initiale : 2026

LE DOCUMENTAIRE

Incarnation de la démesure hollywoodienne et de l’American Dream, le studio de cinéma Carolco est avant tout une aventure humaine incroyable, celle de Mario Kassar et d’Andrew Vajna. Mario, originaire du Liban, savait séduire les stars tandis qu’Andy, originaire de Hongrie, était un businessman redoutable. Ensemble, ils ont permis aux réalisateurs emblématiques de l’époque de s’épanouir, d’Alan Parker à Oliver Stone en passant par James Cameron. Carolco c’est aussi le studio des plus grandes stars des années 80-90 comme Sylvester Stallone, Arnold Schwarzenegger ou Sharon Stone. Raconté pour la première fois par les talents et les membres du studio, ce documentaire vous embarque dans cette folle aventure du firmament à la chute brutale.

À l’instar de The Go-Go Boys et Electric Boogaloo, les deux documentaires sortis en 2014 consacrés à la société de production américaine Cannon Films, fondée par les cousins israéliens Menahem Golan et Yoram Globus, Carolco, un rêve hollywoodien propose un passionnant retour sur l’histoire de la Carolco Pictures Inc., autre célèbre, pour ne pas dire légendaire société de production cinématographique américaine indépendante, créée en 1976 et disparue vingt ans plus tard, fondée par le libanais Mario Kassar (né en 1951) et le hongrois Andrew G. Vajna (1944-2019). Réalisé par Julien Dupuy (Le Mystère Jacques Audiard, L’Apocalypse selon Mad Max) et Jérémy Fauchoux (Scènes de crimes), Carolco, un rêve hollywoodien est comme qui dirait un formidable bonus pour les cinéphiles/ages, qui ont été bercés avec les œuvres sorties de cette « écurie » comme les trois premiers volets de la saga Rambo, Angel Heart, Double détente – Red Heat, Haute sécurité – Lock Up, L’Échelle de Jacob – Jacob’s Ladder, Total Recall, Basic Instinct, Terminator 2 : Le Jugement dernier – Terminator 2: Judgment Day, Universal Soldier, Stargate, la porte des étoiles, Cliffhanger : Traque au sommet et bien d’autres…Une liste qui fait rêver, qui met toujours des étincelles dans les yeux des spectateurs quand on évoque ces titres cultes, qui ont même souvent été pour certains à la base de leur passion pour le septième art. Merveilleusement documenté, ce film d’une heure compile efficacement les interventions de grands noms du cinéma. Ainsi, Joe Eszterhas (scénariste de Basic Instinct, Showgirls et Music Box), Peter MacDonald (réalisateur de Rambo III), Costa-Gavras (réalisateur de Music Box), Roland Emmerich (réalisateur d’Universal Soldier et de Stargate, la porte des étoiles), Dean Devlin (scénariste et producteur de Roland Emmerich), Steven E. de Souza (scénariste d’un blockbuster qui ne s’est jamais fait chez Carolco, sur lequel on reviendra), Adrian Lyne (L’Échelle de Jacob), Paul Verhoeven (réalisateur de Total Recall, Basic Instinct et de Showgirls), se succèdent et leurs propos s’entrecroisent pour dresser le portrait des deux grands producteurs, pour aborder leurs collaborations respectives, les conditions de tournage, les projets avortés, annulés en cours de route, fantasmés…D’autres témoignages se joignent à ceux de ces personnalités, Pierre Lescure (ancien président de Canal+), Lynwood Spinks (président la production chez Carolco, co-producteur de Cliffhanger et de L’île aux pirates), Ross LaManna (scénariste interne chez Carolco) et Chris Yogerst (auteur et journaliste au Hollywood Reporter), pour retracer l’histoire, le succès, le triomphe international, puis la chute et faillite de Carolco. Un documentaire précieux, riche, rythmé et captivant.

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Test Blu-ray / Red Sonja, réalisé par M.J. Bassett

RED SONJA réalisé par M.J. Bassett, disponible en DVD & Blu-ray le 11 septembre 2026 chez Metropolitan Film & Video.

Acteurs : Matilda Lutz, Robert Sheehan, Wallis Day, Luca Pasqualino, Michael Bisping, Martyn Ford, Eliza Matengu, Danica Davis…

Scénario : Tasha Huo, d’après l’oeuvre de Robert E. Howard & Roy Thomas

Photographie : Lorenzo Senatore

Musique : Sonya Belousova & Giona Ostinelli

Durée : 1h51

Date de sortie initiale : 2025

LE FILM

Réduite en esclavage par un tyran maléfique qui souhaite détruire son peuple, Sonja la barbare doit réunir un groupe de guerriers improbables afin d’affronter Draygan et son épouse impitoyable, Annisia.

Attention, la voilà, elle arrive, elle est là, les amis tous avec moi…Red Sonja, Red Sonja, Red Sonja (air connu). Elle revient au cinéma et elle n’est pas contente. Vous non plus d’ailleurs une fois que vous aurez découvert le résultat…Le personnage créé par Roy Thomas et Barry Windsor-Smith, inspiré par les nouvelles de Robert E. Howard, relayé par Marvel et Dynamite Entertainment sous la forme de comics avait déjà connu les « honneurs » d’une adaptation au cinéma en 1985 dans Kalidor de l’immense Richard Fleischer, alors en fin de carrière, interprétée par Brigitte Nielsen. Si les années ont principalement retenu la participation d’Arnold Schwarzenegger, et ce qui aurait dû être sa troisième prestation dans la peau (de bête) de Conan, l’actrice n’avait pas à rougir de la sienne et a tout de même réussi à marquer l’esprit des spectateurs. Tourné en 2022, Red Sonja est cette fois emballé par M.J. Bassett (après que le projet soit passé entre les mains de Robert Rodriguez, Simon West, Bryan Singer), réalisatrice (anciennement Michael J. Basset) qui a oeuvré sur quelques séries (NCIS : Tony & Ziva, Strike Back, Ash vs Evil Dead, Reacher), mais aussi pour le cinéma avec Solomon Kane (2009) et surtout Silent Hill: Revelation 3D (2012) et Inside Man : Most Wanted, suite du phénoménal Inside Man : L’Homme de l’intérieur (2006) de Spike Lee. Après Rogue, très bon survival et même excellente série B dans laquelle Megan Fox, à l’instar de Nicolas Cage dans Primal et Sophie van Winden dans Prédateur de Dick Maas, affrontait un félin entièrement réalisé en (mauvaises) images de synthèse, « iel » revient (on ne sait jamais comment dire ou écrire) avec cette production Millennium Media au budget estimé à 17 millions de dollars. Alors autant le dire d’emblée, le manque de moyens se sent instantanément et le film n’aura de cesse d’essayer de faire passer des vessies pour des lanternes. Rien ne fonctionne dans cette tentative de reboot, qui aura mis au moins une bonne décennie pour éclore aux yeux (qui saignent) des spectateurs, tourné en 2022 (avec une équipe qui arborait encore les masques FFP2 des suites de la Covid-19), puis resté dans l’ombre jusqu’en 2025-2026. On ne dira pas que le résultat est catastrophique, on a vu bien pire, le choix de Matilda Lutz (révélée dans le lénifiant Revenge de Coralie Fargeat) était plutôt une bonne idée (avant elle, Rose McGowan et Amber Heard avaient été envisagées), mais tout ce qui tourne autour (le reste quoi) fait constamment osciller le film entre le navet et le nanar. À vous de juger certes, mais vous ne pourrez pas dire que vous n’aviez pas été prévenus !

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