
LA FEMME DE MÉNAGE (The Housemaid) réalisé par Paul Feig, disponible en DVD, Blu-ray et 4K Ultra HD le 24 avril 2026 chez Metropolitan Film & Video.
Acteurs : Sydney Sweeney, Amanda Seyfried, Brandon Sklenar, Michele Morrone, Elizabeth Perkins, Arabella Olivia Clark, Megan Ferguson, Ellen Tamaki…
Scénario : Rebecca Sonnenshine, d’après le roman de Freida McFadden
Photographie : John Schwartzman
Musique : Theodore Shapiro
Durée : 2h11
Date de sortie initiale : 2025
LE FILM
Millie est prête à tout pour trouver un travail, y compris à mentir sur son CV. Elle parvient à se faire embaucher comme femme de ménage chez les Winchester, une riche famille d’une banlieue pavillonnaire. Mais Nina, la mère de famille, semble elle aussi avoir ses secrets. Entre sautes d’humeur à tendances schizophrènes et soupçon de liaison de son mari avec sa femme de ménage, c’est bientôt un duel implacable qui se joue entre les deux femmes…

Alors elle est là, l’adaptation d’un des derniers phénomènes survenus dans les librairies du monde entier. Et comme bien souvent, on se rappelle des déversements de fiel survenus il y a vingt ans à la sortie de Da Vinci Code de Ron Howard, transposition du roman de Dan Brown, la sortie de La Femme de ménage version long-métrage s’est accompagnée de critiques on ne peut plus mitigées, pour ne pas dire très mauvaises. Et comme d’habitude, cela n’a pas empêché les spectateurs de se rendre dans les salles, pour se faire leurs propres avis. Résultat des courses, le film de Paul Feig a été un triomphe mondial, surtout en France, avec 4,5 millions d’entrées. S’il y aurait beaucoup de choses à redire sur la qualité du livre de Freida McFadden (oui, l’auteur de ces mots l’a lu, pour compléter cet avis), on ne peut nier que l’effet page-turner fonctionne à plein régime et c’est tant mieux si celles et ceux qui ne lisent pas beaucoup habituellement ont pu et su y trouver beaucoup de plaisir. Car on a déjà lu bien pire que La Femme de ménage (traduit en 45 langues), quand bien même l’ensemble fait penser à un best-seller conçu par intelligence artificielle comme un autre « évènement », la trilogie Fifty Shades of Grey. Le constat est indéniable, le premier volume se serait vendu en France à 2,5 millions d’exemplaires, tandis que la saga (quatre opus) culmine à ce jour plus de sept millions de livres dispersés aux quatre coins de l’Hexagone. Aux États-Unis, ce sont plus de dix millions de romans vendus. Autant dire que la transposition était attendue et avait une chance de fracasser le box-office. Et c’est ce qui s’est passé. Produit pour 35 millions de dollars, La Femme de ménage en a rapporté près de 130 millions sur le sol américain, 270 millions dans le reste du monde. La France est le troisième pays où le film a le plus amassé de billets verts, ce qui est raccord avec les ventes du livre. C’est donc à Paul Feig (Mes meilleures amies, Les Flingueuses, Spy) que LionsGate a confié les rênes de The Housemaid, qu’il coproduit également aux côtés de ses deux têtes d’affiches féminines, Sydney Sweeney et Amanda Seyfried. Forcément, quelques changements (plus que des trahisons) ont été réalisés pour cette version long-métrage, notamment en ce qui concerne la représentation de la fameuse chambre de Millie, tandis que Nina, personnage bien « enrobé » dans le livre, apparaît ici sous les courbes sculpturales de la belle et diaphane Amanda. On se laisse porter par ce thriller domestique, genre qui avait quelque peu disparu de la circulation, auquel Paul Feig apporte son élégance habituelle, mais surtout une ironie et une esthétique papier glacé tirée tout droit d’un roman photo, déjà à l’oeuvre sur l’excellent L’ombre d’Emily – A Simple Favor. Le metteur en scène semble prendre beaucoup de plaisir à jouer avec les codes du genre, tandis que les deux stars blondes s’en donnent à coeur joie dans ce face-à-face tordu teinté d’humour noir. En attendant désormais la suite, avec toujours Sydney Sweeney qui sera cette fois confrontée à Kirsten Dunst, prévue au cinéma en décembre 2027.








































