Test 4K UHD / Greenland 2 – Migration, réalisé par Ric Roman Waugh

GREENLAND 2 – MIGRATION (Greenland 2: Migration) réalisé par Ric Roman Waugh, disponible en DVD, Blu-ray & 4K UHD le 15 mai 2026 chez Metropolitan Films.

Acteurs : Gerard Butler, Morena Baccarin, Roman Griffin Davis, Sophie Thompson, Amber Rose Revah, Rachael Evelyn, Tommie Earl Jenkins, William Abadie…

Scénario : Mitchell LaFortune & Chris Sparling

Photographie : Martin Ahlgren

Musique : David Buckley

Durée : 1h38

Date de sortie initiale : 2025

LE FILM

5 ans après qu’un astéroïde ait frappé la Terre, les survivants essayent de continuer à vivre. La famille Garrity est dans un bunker souterrain de l’armée, au Groenland, avec une centaine d’autres personnes. Mais suite à un tremblement de terre qui détruit le bunker, ils sont contraints de fuir et décident de rejoindre le cratère Clark, au sud de la France qui offrirait un environnement naturel propice à un nouveau départ pour l’humanité…

Franchement, on ne s’attendait pas à se retrouver devant une suite de Greenland – Le Dernier refuge, qui était pour nous le blockbuster de cette fâcheuse année 2020, dans lequel Gerard Butler (qui remplaçait alors Chris Evans) livrait une solide performance et trouvait incontestablement ici l’un de ses plus beaux rôles. Privé d’une sortie dans les salles aux États-Unis en raison de la pandémie, Greenland – Le Dernier refuge avait remporté pas loin de 35 millions de dollars grâce à la VOD sur le marché américain, tandis que le reste du monde pouvait l’accueillir dans les cinémas, où il allait réaliser un score très honorable et ce en dépit des restrictions, pass-sanitaires et autres autorisations à remplir. La France était d’ailleurs le pays où le film avait été le mieux accueilli avec pas loin de 600.000 entrées. Cinq ans plus tard, le metteur en scène Ric Roman Waugh, Gerard Butler et Morena Baccarin remettent le couvert avec Greenland 2 – Migration, qui apparemment avait été annoncé dès 2021. Avec un budget bien plus conséquent que pour le premier volet (on parle ici de 90 millions de dollars, hors frais promotionnels), le film s’est planté partout où il est passé, ne récoltant en tout et pour tout que 45 millions de dollars dans le monde…Pour faire simple et direct, Greenland 2 – Migration n’arrive pas à la cheville du premier épisode et s’avère complètement anecdotique. Néanmoins, le film existe, les acteurs sont une fois de plus très bien, la réalisation est propre, les effets visuels réussis…mais les enjeux sont cette fois totalement réduits à un simple road-movie durant lequel il ne se passe pas grand-chose. Ça passe, mais limite. Bien, mais pas top, comme la moyenne de Patrick Humphrey Tiburce Bialès à l’école de police.

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Test 4K UHD / Traqué, réalisé par William Friedkin

TRAQUÉ (The Hunted) réalisé par William Friedkin, disponible en DVD & Combo 4K Ultra HD + Blu-ray le 21 avril 2026 chez L’Atelier d’Images.

Acteurs : Tommy Lee Jones, Benicio Del Toro, Connie Nielsen, Leslie Stefanson, John Finn, José Zúñiga, Ron Canada, Mark Pellegrino…

Scénario : David Griffiths, Peter Griffiths & Art Monterastelli

Photographie : Caleb Deschanel

Musique : Brian Tyler

Durée : 1h36

Date de sortie initiale : 2003

LE FILM

L.T. Bonham, un ex-entraîneur des forces spéciales, vit retiré dans les forêts de l’Oregon. Lorsqu’un agent du FBI vient lui demander de l’aide sur une affaire de meurtres perpétrés sur des chasseurs dans la forêt de l’Oregon, il accepte de se rendre sur les lieux du crime. L.T. a l’intuition que ces assassinats ne peuvent avoir été commis que par un seul homme : Aaron Hallam, un de ses anciens élèves, le meilleur. S’engage bientôt un redoutable jeu du chat et de la souris.

Au début des années 2000, tout va bien pour le réalisateur William Friedkin (1935-2023). Après la grande déconvenue de Jade (1995) au box-office (10 millions de dollars de recettes, pour un budget 5 fois supérieur), le cinéaste se refait une santé avec L’Enfer du devoir Rules of engagement. Ce grand succès est rapidement suivi par celui de la ressortie de L’Exorciste dans sa version intégrale. William Friedkin revient rapidement derrière la caméra pour Traqué The Hunted, conçu pour le compte de la Paramount Pictures, studio alors tenu par Sherry Lansing, première femme à diriger un studio Hollywoodien et qui n’est autre que l’épouse du metteur en scène. Belle production de 55 millions de dollars, Traqué n’emballe pas le public et le film connaît un échec relatif avec seulement 34 millions de billets verts amassés sur le sol de l’Oncle Sam et à peine onze millions dans le reste du monde. The Hunted sera le dernier film de studio de William Friedkin. Longtemps considéré comme un sous-Rambo, Traqué est pourtant un formidable opus de l’auteur de French Connection, du Convoi de la peur Sorcerer, de La ChasseCruising et de Police fédérale, Los AngelesTo Live and Die in L.A.. S’il n’aura jamais l’aura de ces monuments, The Hunted est un sacré tour de force et démontrait une fois de plus que William Friedkin en avait encore sacrément sous le capot à l’aube de ses soixante printemps.

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Test 4K UHD / La Femme de ménage, réalisé par Paul Feig

LA FEMME DE MÉNAGE (The Housemaid) réalisé par Paul Feig, disponible en DVD, Blu-ray et 4K Ultra HD le 24 avril 2026 chez Metropolitan Film & Video.

Acteurs : Sydney Sweeney, Amanda Seyfried, Brandon Sklenar, Michele Morrone, Elizabeth Perkins, Arabella Olivia Clark, Megan Ferguson, Ellen Tamaki…

Scénario : Rebecca Sonnenshine, d’après le roman de Freida McFadden

Photographie : John Schwartzman

Musique : Theodore Shapiro

Durée : 2h11

Date de sortie initiale : 2025

LE FILM

Millie est prête à tout pour trouver un travail, y compris à mentir sur son CV. Elle parvient à se faire embaucher comme femme de ménage chez les Winchester, une riche famille d’une banlieue pavillonnaire. Mais Nina, la mère de famille, semble elle aussi avoir ses secrets. Entre sautes d’humeur à tendances schizophrènes et soupçon de liaison de son mari avec sa femme de ménage, c’est bientôt un duel implacable qui se joue entre les deux femmes…

Alors elle est là, l’adaptation d’un des derniers phénomènes survenus dans les librairies du monde entier. Et comme bien souvent, on se rappelle des déversements de fiel survenus il y a vingt ans à la sortie de Da Vinci Code de Ron Howard, transposition du roman de Dan Brown, la sortie de La Femme de ménage version long-métrage s’est accompagnée de critiques on ne peut plus mitigées, pour ne pas dire très mauvaises. Et comme d’habitude, cela n’a pas empêché les spectateurs de se rendre dans les salles, pour se faire leurs propres avis. Résultat des courses, le film de Paul Feig a été un triomphe mondial, surtout en France, avec 4,5 millions d’entrées. S’il y aurait beaucoup de choses à redire sur la qualité du livre de Freida McFadden (oui, l’auteur de ces mots l’a lu, pour compléter cet avis), on ne peut nier que l’effet page-turner fonctionne à plein régime et c’est tant mieux si celles et ceux qui ne lisent pas beaucoup habituellement ont pu et su y trouver beaucoup de plaisir. Car on a déjà lu bien pire que La Femme de ménage (traduit en 45 langues), quand bien même l’ensemble fait penser à un best-seller conçu par intelligence artificielle comme un autre « évènement », la trilogie Fifty Shades of Grey. Le constat est indéniable, le premier volume se serait vendu en France à 2,5 millions d’exemplaires, tandis que la saga (quatre opus) culmine à ce jour plus de sept millions de livres dispersés aux quatre coins de l’Hexagone. Aux États-Unis, ce sont plus de dix millions de romans vendus. Autant dire que la transposition était attendue et avait une chance de fracasser le box-office. Et c’est ce qui s’est passé. Produit pour 35 millions de dollars, La Femme de ménage en a rapporté près de 130 millions sur le sol américain, 270 millions dans le reste du monde. La France est le troisième pays où le film a le plus amassé de billets verts, ce qui est raccord avec les ventes du livre. C’est donc à Paul Feig (Mes meilleures amies, Les Flingueuses, Spy) que LionsGate a confié les rênes de The Housemaid, qu’il coproduit également aux côtés de ses deux têtes d’affiches féminines, Sydney Sweeney et Amanda Seyfried. Forcément, quelques changements (plus que des trahisons) ont été réalisés pour cette version long-métrage, notamment en ce qui concerne la représentation de la fameuse chambre de Millie, tandis que Nina, personnage bien « enrobé » dans le livre, apparaît ici sous les courbes sculpturales de la belle et diaphane Amanda. On se laisse porter par ce thriller domestique, genre qui avait quelque peu disparu de la circulation, auquel Paul Feig apporte son élégance habituelle, mais surtout une ironie et une esthétique papier glacé tirée tout droit d’un roman photo, déjà à l’oeuvre sur l’excellent L’ombre d’EmilyA Simple Favor. Le metteur en scène semble prendre beaucoup de plaisir à jouer avec les codes du genre, tandis que les deux stars blondes s’en donnent à coeur joie dans ce face-à-face tordu teinté d’humour noir. En attendant désormais la suite, avec toujours Sydney Sweeney qui sera cette fois confrontée à Kirsten Dunst, prévue au cinéma en décembre 2027.

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Test 4K UHD / 2019 après la chute de New York, réalisé par Sergio Martino

2019 APRÈS LA CHUTE DE NEW YORK (2019 – Dopo la caduta di New York) réalisé par Sergio Martino, disponible en Combo 4K Ultra HD + Blu-ray chez Pulse Vidéo.

Acteurs : Michael Sopkiw, Valentine Monnier, Anna Kanakis, Romano Puppo, Paolo Maria Scalondro, Luigi D’Ecclesia, Edmund Purdom, Serge Feuillard…

Scénario : Ernesto Gastaldi, Sergio Martino & Gabriel Rossini

Photographie : Giancarlo Ferrando

Musique : Guido & Maurizio De Angelis

Durée : 1h35

Année de sortie : 1983

LE FILM

La troisième guerre mondiale a eu lieu. Le souffle de l’atome a ravagé la planète Terre et l’humanité devenue stérile, n’a plus d’avenir. Un aventurier nommé Parsifal va pénétrer dans un New York dévasté pour un y trouver la dernière femme en état de procréer. Mais dans les ruines de la mégapole, les dangers sont nombreux et la mission ne sera pas de tout repos.

Nous sommes en 2019 à New York. Mais avant cela, d’autres dystopies avaient prévu un autre futur. 2019, c’est aussi l’année durant laquelle se déroule Akira de Katsuhiro Ōtomo (1988), The Island (2005) de Michael Bay et Blade Runner (1984) de Ridley Scott. 2019 après la chute de New York doit beaucoup (euphémisme) à la trilogie Mad Max de George Miller, en particulier le deuxième opus et bien sûr à New-York 1997Escape from New York de John Carpenter, avec une petite touche de Star Wars. C’est de l’autre côté des Alpes que ce caro Sergio Martino – sous le pseudo de Martin Dolman – décide de se lancer dans la science-fiction, en surfant sur la vague post-nuke, mais en faisant en sorte que rien ne laisse transparaître que le film a été en grande partie réalisé en Italie. 2019 – Dopo la caduta di New York est un nanar pur et dur, pour lequel les spectateurs ont toujours eu une grande affection, parce que le réalisateur croit en ce qu’il fait et que cela participe mine de rien à sa réussite. Car le spectacle est assuré et si l’on rit plus de raison, quand bien même le metteur en scène était loin de se douter de ce genre de réaction en le faisant, cela ne se fait jamais avec mépris.2019 après la chute de New York est emballé par Sergio Martino, qui depuis le début des années 1980 s’adonne principalement à la comédie, voire à la comédie-érotique aux titres qui vendent du rêve (Les Zizis baladeurs, Sucre, Miel et Piment, Spaghetti a mezzanotte, Croissants à la crème…). 2019 – Dopo la caduta di New York pioche donc par ci par là, comme le cinéma d’exploitation “spaghetti” l’a toujours fait sans vergogne et ceci très souvent pour notre plus grand plaisir. Sergio Martino est malin, il ne laisse aucun répit aux spectateurs pour se rendre compte de la supercherie du scénario. Cependant, son film date de 1983 et annonce étrangement, toutes proportions gardées bien sûr, Les Fils de l’homme de P.D. James, écrit en 1992, dans lequel, dans une société futuriste où les êtres humains ne parviennent plus à se reproduire, une femme parvenait à tomber enceinte, un fait qui ne s’est pas produit depuis une vingtaine d’années, devenant ainsi par la même occasion la personne la plus enviée et la plus recherchée de la Terre. Dans cette histoire aussi, un homme se voyait chargé de sa protection. Avouez qu’il y a de quoi se poser des questions tout de même ! Raison de plus pour se refaire une bonne soirée bière-pizza devant ce divertissement haut de gamme !

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Test 4K UHD / Mister Frost, réalisé par Philippe Setbon

MISTER FROST réalisé par Philippe Setbon, disponible en 4K Ultra HD + Blu-ray – Édition limitée chez Le Chat qui fume.

Acteurs : Jeff Goldblum, Alan Bates, Kathy Baker, Jean-Pierre Cassel, Daniel Gélin, François Négret, Maxime Leroux, Vincent Schiavelli, Roland Giraud, Catherine Allégret, Mike Marshall, Henri Serre…

Scénario : Philippe Setbon & Brad Lynch

Photographie : Dominique Brenguier

Musique : Steve Levine

Durée : 1h44

Date de sortie initiale : 1990

LE FILM

Mais qui est Mr Frost ? Arrêté par Felix Detweiler dans son manoir de Brighton, dans le jardin duquel il a enterré 24 victimes dont il a filmé les séances de torture, Mr Frost n’a aucune existence légale et reste une énigme pour les autorités. Trois mois après son arrestation, il se mure dans le silence. Après deux ans à passer d’un établissement à l’autre dans toute l’Europe, il quitte son mutisme, à son arrivée à l’hôpital St Clare, pour annoncer qu’il ne parlera qu’au Dr Sarah Day. Au cours de leurs séances, irrité du fait que la science ait remplacé la foi, il lui révèle être Satan en personne et l’intime à croire en lui.

Jeff Goldblum qui donne la réplique à Roland Giraud dans une coproduction franco-britannique…Non ce n’est pas un Kamoulox, mais bel et bien Mister Frost, le second long-métrage réalisé par Philippe Setbon (né en 1947), trois ans après Cross. Le scénariste des Fauves de Jean-Louis Daniel, de Parole de flic de José Pinheiro de Détective de Jean-Luc Godard, de Lune de Miel de Matrick Jamain et de Mort un dimanche de pluie de Joël Santoni a démontré qu’il en avait suffisamment sous le capot pour s’adonner à la mise en scène. Cross n’avait peut-être pas rencontré le succès espéré (à peine 200.000 entrées), mais Philippe Setbon avait prouvé qu’il connaissait et comprenait la série B, ainsi que le genre. Avec Mister Frost, il passe la vitesse supérieure et parvient même à engager Jeff Goldblum, qui depuis le triomphe de La Mouche The Fly de David Cronenberg n’avait pas vraiment su rebondir. Ainsi, bien avant Jurassic Park et Independence Day, le comédien américain déployait son mètre 94 et imposait son incroyable tronche dans l’Hexagone, où il campe le diable, ou tout du moins un type qui déclare l’être. Si l’ensemble n’est pas totalement convaincant, on ne peut que saluer cet essai de concilier à la fois le thriller et le fantastique, d’autant plus que la réalisation est élégante du début à la fin et la photographie de Dominique Brenguier (Ave Maria de Jacques Richard, Bleu comme l’enfer d’Yves Boisset) un ravissement de tous les instants. Très rarement diffusé à la télévision, comme sur M6 en deuxième voire en troisième partie de soirée, Mister Frost mérite assurément d’être redécouvert, d’autant plus que beaucoup de cinéphiles considèrent qu’il s’agit d’un des plus grands rôles de Jeff Goldblum, si ce n’est son meilleur.

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Test 4K UHD / Marche ou crève, réalisé par Francis Lawrence

MARCHE OU CRÈVE (The Long Walk) réalisé par Francis Lawrence, disponible en DVD, Blu-ray & Édition collector limitée – 4K Ultra HD + Blu-ray – Boîtier SteelBook le 14 février 2026 chez Metropolitan Film & Video.

Acteurs : Cooper Hoffman, David Jonsson, Garrett Wareing, Tut Nyuot, Charlie Plummer, Ben Wang, Jordan Gonzalez, Joshua Odjick…

Scénario : J.T. Mollner, d’après le roman de Stephen King

Photographie : Jo Willems

Musique : Jeremiah Fraites

Durée : 1h48

Date de sortie initiale : 2025

LE FILM

Le jeune Garraty va concourir pour  » La Longue Marche « , une compétition qui compte cent participants. Cet événement sera retransmis à la télévision, suivi par des milliers de personnes. Mais ce n’est pas une marche comme les autres, plutôt un jeu sans foi ni loi…

Il aura fallu attendre près d’un demi-siècle pour que Marche ou crève The Long Walk, roman d’anticipation dystopique de Richard Bachman, aka Stephen King bien évidemment, soit adapté au cinéma. Longtemps envisagé par Frank Darabont (et même George A. Romero avant lui dans les années 1980), qui avait déjà signé Les Évadés, La Ligne verte, The Mist et qui avait acheté les droits du livre dans le but de le transposer lui-même (on parle d’une bonne douzaine d’années), Marche ou crève change de crèmerie en 2018, débarque chez New Line où le projet prend enfin forme. James Vanderbilt se penche sur le scénario et commence à donner quelques sérieux signes de fatigue (The Amazing Spider-Man, Total Recall : Mémoires programmées, The Amazing Spider-Man : Le Destin d’un héros), puis son travail est finalement oublié. C’est son confrère JT Mollner (inconnu au bataillon) qui se charge du script. Le nom d’André Øvredal (Le Dernier voyage du Demeter, Scary Stories, The Jane Doe Identity) circule pour réaliser le film, avant que LionsGate ne confie définitivement Marche ou crève à Francis Lawrence, qui vient de connaître à nouveau le succès avec Hunger Games : La Ballade du serpent et de l’oiseau chanteurThe Ballad of Songbirds and Snakes, que personne n’attendait réellement et qui a enthousiasmé à la fois la critique et le public. Changement radical pour le metteur en scène révélé en 2005 avec Constantine, puis qui a signé d’immenses hits (Je suis une légende, De l’eau pour les éléphants, Red Sparrow et quatre opus de la saga Hunger Games donc, bientôt cinq d’ailleurs), sans connaître un seul échec depuis vingt ans. Habitué aux budgets conséquents de cent millions de dollars (au minimum), il se retrouve doté ici de « seulement » 20 millions de billets verts pour restituer la moelle épinière d’un des romans les plus célèbres et emblématiques de la carrière de Stephen King. Un pari qu’il relève une fois de plus haut la main et qui tombe à point nommé, politiquement parlant on va dire, qui démontre que certains écrits du Maître de l’horreur, surtout à la fin des années 1970, s’accompagnaient d’un caractère prophétique, d’un appel à la vigilance quant à l’avenir des États-Unis, de la montée des extrêmes, de la politique-spectacle. Marche ou crève est un huis clos à ciel ouvert, qui respecte le matériel original, mais l’adapte aussi intelligemment pour au final livrer un divertissement malin, qui en a dans la caboche, qui fait appel à la matière grise du spectateur, qui contente à la fois celles et ceux qui sont venus pour avoir des sueurs froides et les autres qui veulent également ce petit truc en plus qui distinguerait ce film du tout-venant. Une grande réussite et assurément un classique en devenir.

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Test 4K UHD / The Monster Squad, réalisé par Fred Dekker

THE MONSTER SQUAD réalisé par Fred Dekker, disponible en Boîtier métal Steelcase – 4K Ultra HD + Blu-ray + Livret le 17 décembre 2025 chez Extralucid Films.

Acteurs : Andre Gower, Robby Kiger, Stephen Macht, Duncan Regehr, Tom Noonan, Brent Chalem, Ryan Lambert, Ashley Bank, Michael Faustino, Mary Ellen Trainor, Carl Thibault, Tom Woodruff Jr., Michael Reid MacKay, Jack Gwillim…

Scénario : Fred Dekker & Shane Black

Photographie : Bradford May

Musique : Bruce Broughton

Durée : 1h22

Année de sortie : 1987

LE FILM

Échouant dans sa tentative de supprimer les forces du mal, Van Helsing perd son combat contre le diabolique Dracula. Une centaine d’années plus tard, Dracula se réveille à nouveau et s’entoure d’une poignée de monstres pour lui prêter main forte, bien décidé à déchaîner le mal sur terre. Tout pourrait être au plus mal si une bande de gamins espiègles, ne tentait pas de stopper les agissements des horribles créatures. La chasse aux monstres est ouverte…

Mais…mais…d’où sort ce film ? Comment un tel divertissement a-t-il pu passer sous les radars en 1987 ?? Pourquoi n’avions-nous jamais entendu parler de The Monster Squad quand nous étions gamins dans les années 1980-90 ??? Deuxième long-métrage du réalisateur Fred Dekker (né en 1959), The Monster Squad est un merveilleux divertissement à réhabiliter, mais surtout à faire connaître, à prêter, à offrir, à diffuser dans le plus large réseau possible. Alors qu’il tournait son premier film, Extra Sangsues Night of the Creeps, le metteur en scène préparait déjà son second opus coécrit avec son pote de fac Shane Black, qui la même année signait aussi les scénarios de L’Arme fatale Lethal Weapon de Richard Donner et de Predator de John McTiernan. Ainsi, après sa formidable comédie fantastique et teenage movie d’horreur qui réunissait tout son amour pour le cinéma de genre, autrement dit en jouant avec des aliens, des zombies humains et animaux, un serial killer, ainsi que des adolescents victimes de leurs hormones et de leur sébum, Fred Dekker rend hommage aux Universal Monsters ou à l’Universal Horror, films d’épouvante sortis entre le début des années 1920 et celui des sixties. En fait, The Monster Squad, produit par Peter Hyams et Rob Cohen, est un Avengers ou une Ligue des gentlemen extraordinaires avant l’heure, puisqu’on y retrouve réunis Dracula, la créature de Frankenstein, la Momie, le Loup-Garou et l’Étrange Créature du lac noir. Certes, manquent à l’appel L’Homme invisible et le Fantôme de l’Opéra, mais nous ne ferons pas la fine bouche, car le résultat est fantastique, un magistral spectacle pour toute la famille. En prenant plusieurs gamins comme personnages principaux, Fred Dekker surfe évidemment sur la vague Amblin représentée à l’époque par E.T., l’extra-terrestre, Gremlins, Les Goonies et Le Secret de la pyramide, avec une touche d’Explorers de Joe Dante (qui lorgnait déjà sur Amblin), mais sans plagier, sans singer, avec un style qui lui est propre et surtout en offrant à sa remarquable distribution de quasi-inconnus (et qui le resteront) de jubilatoires moments de comédie face à des personnages mythiques qui eux sont exploités au premier degré, avec par exemple Dracula traitant une petite fille de cinq ans de « Bitch ! ». D’où un décalage opéré avec virtuosité du début à la fin. Un immense plaisir.

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Test 4K UHD / Gamera – Les Années Showa – Partie 1

GAMERA / GAMERA CONTRE BARUGON / GAMERA CONTRE GYAOS (Daikaiju Gamera – Daikaiju ketto: Gamera tai Barugon – Daikaiju kuchusen: Gamera tai Gyaosu) réalisés par Noriaki Yuasa & Shigeo Tanaka, disponibles en Blu-ray & 4K Ultra HD – Coffret collector limité le 25 février 2026 chez Roboto Films.

Acteurs : Eiji Funakoshi, Harumi Kiritachi, Junichiro Yamashita, Yoshiro Uchida, Michiko Sugata, Yoshiro Kitahara, Jun Hamamura, Kenji Oyama, Kojiro Hongo, Kyoko Enami, Yuzo Hayakawa, Takuya Fujioka, Koji Fujiyama, Sho Natsuki, Ichiro Sugai, Kichijiro Ueda, Reiko Kasahara, Naoyuki Abe, Taro Marui, Yukitaro Hotaru, Yoshiro Kitahara, Sho Natsuki…

Scénario : Niisan Takahashi

Photographie : Nobuo Munekawa, Michio Takahashi & Akira Uehara

Musique : Tadashi Yamauchi & Chuji Kinoshita

Durée : 1h21, 1h40 & 1h27

Date de sortie initiale : 1965, 1966 & 1967

LES FILMS

Gamera – Daikaijū Gamera (1965) : Des avions militaires russes chargés de bombes nucléaires s’écrasent au Pôle Nord. L’explosion atomique réveille Gamera, un monstre préhistorique ressemblant à une tortue qui se nourrit de chaleur et commence à attaquer les villes pour se recharger. L’armée tente désespérément de trouver une solution pour en venir à bout.

Gamera contre Barugon Daikaijū kettō: Gamera tai Barugon (1966) : Une petite île dans le sud du Pacifique. Quatre aventuriers trouvent une opale. L’un seul survit aux dangers de la jungle et ramène la pierre précieuse au Japon. Bientôt, les scientifiques découvriront qu’il s’agit en fait d’un oeuf de lézard. Soumis aux radiations, le petit animal se transforme en monstre géant. Surnommé « Barugon », il émet une raie de lumière destructrice et attaque le pays. Gamera, un autre géant qui s’est échappé de sa prison spatiale, revient sur Terre afin d’aider les humains dans leur combat…

Gamera contre Gyaos Daikaijū kūchūsen: Gamera tai Gyaosu (1967) : Une éruption volcanique réveille un monstre ailé assoiffé de sang nommé Gyaos. Alors que tous les plans de l’armée – qui utilisaient la lumière du soleil comme arme pour détruire la bête – tombent à l’eau, Gamera tente une fois de plus de défendre le Japon.

Gamera, ou la réponse de la Daiei à la Toho. Depuis 1954, Godzilla ou Gojira pour les intimes, déferle sur les écrans. Monstre expiatoire, icône populaire, symbole du trauma collectif japonais dix ans après les bombes qui ont ravagé Nagasaki et Hiroshima, Godzilla marque l’émergence d’un genre à lui tout seul, le Kaigu eiga, «  le cinéma de monstre  », qui allait engendrer près de trente suites dans lesquelles Godzilla sera confronté à Mothra, Hedora, Gigan, Megalon, Mecanik Monster, Biollante, King Ghidorag, Mechagodzilla, Space Mechagodzilla, Destroyah, Megaguirius. Pacific Rim de Guillermo Del Toro et Cloverfield de Matt Reeves lui doivent tout. Dix ans plus tard, la Daiei décide de s’y coller également. Doté d’un budget moyen, Gamera, largement inspiré par le film Le Monstre des temps perdusThe Beast from 20,000 Fathoms d’Eugène Lourié (1953), connaîtra un succès sans précédent. Dernier Kaiju eiga à avoir été tourné en N&B, ceci afin d’économiser au maximum, cette première aventure mettant en scène la tortue de 60 mètres de haut, sera surtout un triomphe auprès du jeune public, l’un des personnages principaux étant justement un enfant (souvent plus malin que les scientifiques et les militaires), pensant que le monstre est son animal devenu gigantesque, après avoir été exposé à des radiations. Un mythe est né aussi et Gamera engendrera une douzaine de suites jusqu’en 2006, ainsi qu’une série animée en 2023 et un jeu vidéo sur Super Nintendo dans les années 1990. Chacun des trois premiers opus, Gamera, Gamera contre Barugon (ou Les Monstres attaquent) et Gamera contre Gyas, rend compte de l’évolution des studios, des goûts des spectateurs, mais aussi des questions sociales qui animent le Japon d’alors. Si le troisième est souvent loué pour la réussite de l’adversaire de Gamera, Gyas donc, le second volet qui voit affronter la tortue géante à Barugon est sans doute le plus réussi du lot. Néanmoins, cette superproduction ne connaîtra pas le même succès que le premier film, ayant même du mal à rentabiliser sa mise de départ. Les productions suivantes seront indéniablement plus modestes, mais n’en restent pas moins divertissantes. En l’état, découvrir les trois premiers épisodes de la franchise Gamera est un vrai plaisir, surtout dans leur version entièrement restaurée 4K, qui donnent un nouvel éclat à ces divertissements rétros et au charme désuet.

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Test 4K UHD / Le Dernier Monde cannibale, réalisé par Ruggero Deodato

LE DERNIER MONDE CANNIBALE (Ultimo mondo cannibale) réalisé par Ruggero Deodato, disponible en Digibook 4K Ultra HD + Blu-ray + Livret le 16 janvier 2026 chez Sidonis Calysta.

Acteurs : Massimo Foschi, Me Me Lai, Ivan Rassimov, Sheik Razak Shikur, Judy Rosly…

Scénario : Renzo Genta, Tito Carpi & Gianfranco Clerici

Photographie : Marcello Masciocchi

Musique : Ubaldo Continiello

Durée : 1h33

Date de sortie initiale : 1977

LE FILM

Sur l’île de Mindanao, en 1975, trois hommes et une femme échouent en avion. Attaqués par les indigènes, deux d’entre eux sont tués. Rowland et Harper s’enfuient. Le premier disparaît dans les rapides, le second est fait prisonnier par une tribu d’anthropophages.

Il y a eu plusieurs étapes dans le cinéma d’épouvante faisant la part belle à l’anthropophagie. On peut remonter à 1963, année de la sortie d’Orgie sanglanteBlood Feast de Herschell Gordon Lewis (premier film gore de l’histoire), puis l’on passe directement à 1972 avec Au pays de l’exorcismeIl paese del sesso selvaggio, réalisé par Umberto Lenzi. Alors que ce dernier aurait dû enchaîner avec Le Dernier Monde cannibaleUltimo mondo cannibale, le producteur Giorgio Carlo Rossi (Qui l’a vue mourir ?), qui souhaitait collaborer de nouveau avec le cinéaste, décide finalement de passer les manettes à un metteur en scène moins gourmand en matière de lires, à savoir Ruggero Deodato. Celui-ci venait de signer le poliziottesco Deux Flics à abattre Uomini si nasce poliziotti si muore, et accepte de s’envoler pour la Malaisie, puis pour les Philippines, pour un tournage qui ne sera assurément pas de tout repos. Le Dernier Monde cannibale s’impose comme l’un des films d’épouvante cannibales italiens les plus réussis, une référence qui ne s’est jamais démentie, qui a su marquer les spectateurs du monde entier, mais aussi les réalisateurs, qui l’ont très souvent mentionné. Pour ce qui sera le premier opus de sa Trilogie Cannibale, qui sera suivi de Cannibal Holocaust (1980) et d’Amazonia, La Jungle Blanche – Inferno in diretta (1985), Ruggero Deodato joue avec le rythme et l’attente de son public, avant de lui offrir ce qu’il est venu chercher (à savoir un bon barbecue improvisé) dans le quasi-dernier acte de son film. Mais avant cela, Ultimo mondo cannibale agit comme une séance d’hypnose (toutes les scènes dans la caverne sont à tomber de beauté) et repose sur le jeu littéralement habité de Massimo Foschi (Holocaust 2000), présent dans toutes les scènes et qui passe presque les trois quarts du récit nu comme un ver. Si ça c’est pas se donner tout entier à son art tout de même…

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Test 4K UHD / Bambi – La Vengeance, réalisé par Dan Allen

BAMBI: LA VENGEANCE (Bambi: The Reckoning) réalisé par Dan Allen, disponible en DVD & 4K Ultra HD + Blu-ray le 6 janvier 2026 chez Arcadès éditions.

Acteurs : Roxanne McKee, Samira Mighty, Nicola Wright, Tom Mulheron, Catherine Adams, Russell Geoffrey Banks, Joseph Greenwood, Alex Cooke…

Scénario : Rhys Warrington, d’après le roman de Felix Salten

Photographie : Vince Knight

Musique : Greg Birkumshaw

Durée : 1h20

Date de sortie initiale : 2025

LE FILM

Après avoir vu sa mère tuée par un chasseur alors qu’il n’était qu’un faon, Bambi, un jeune cerf, perd sa compagne Faline, renversée par un camion qui transportait des déchets radioactifs. Lorsqu’il boit l’eau de la rivière, contaminé par les déchets toxiques, Bambi se transforme en une créature puissante, déterminée à se venger. Peu de temps après, Xana et son fils Benji prennent un taxi pour rejoindre le reste de leur famille pour Thanksgiving. Le véhicule est sauvagement attaqué par Bambi. Trois chasseurs se lancent alors dans la traque du grand cerf…

« Quand rien n’est pire de mourir de la peur de mourir de la mort… Quand la mort de mourir de la peur de mourir fait plus peur de périr de la mort de pourrir… de la mort… ». Réplique tirée des Dents de la mouche IV, mythique sketch des Inconnus, qui pourrait sortir tout droit de Bambi : The Recknoning ou tout simplement chez nous Bambi : La Vengeance. Il est là le nouvel opus provenant de l’univers Twisted Childhood (le TCU pour faire vite, ce qui ressemble à un virus), parfois baptisé aussi Bambi : Le Jugement, adaptation horrifique (« lol » comme disent les jeunes vieux) du roman de Felix Salten, Bambi, une vie dans les bois. Rien à voir évidemment avec le classique de Disney sorti en 1942, qui néanmoins avait réussi à traumatiser plusieurs générations de spectateurs en raison de la scène où Bambi perd sa maman… Bambi : La Vengeance intègre logiquement la franchise TCU et rejoint ainsi Winnie-the-Pooh : Blood and Honey, qui malgré des critiques très négatives avait remporté un beau succès (près de 8 millions de dollars de recette pour un budget de seulement 100.000 dollars), récolté cinq Golden Raspberry Awards (oui, bon) et donné naissance à une suite Winnie-the-Pooh: Blood and Honey 2 (qui a connu le même engouement commercial). Mais la Jagged Edge Productions et ITN Studios n’allaient pas en rester là, puisque Peter Pan’s Neverland Nightmare devait lui aussi ruer dans les brancards en 2025, tandis que Bambi préparait doucement, mais sûrement sa vengeance contre les humains qui ont tué sa môman. Et comme les épisodes précédents, Bambi : La Vengeance propose une variation monstrueuse du personnage original, qui devient un mutant sombre et meurtrier, en raison de produits toxiques déversés dans la nature. N’y allons pas par quatre chemins, nous sommes ici à mi-chemin entre le navet de compétition et le nanar anachronique, qui oscille entre la série B et la série Z, qui endort plus qu’elle ne divertit, une série BZ pour résumer. At the secours.

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