Test 4K UHD / Obsession fatale, réalisé par Jonathan Kaplan

OBSESSION FATALE (Unlawful Entry) réalisé par Jonathan Kaplan, disponible en Combo Blu-ray + 4K le 1er septembre 2026 chez L’Atelier d’Images.

Acteurs : Ray Liotta, Kurt Russel, Madeline Stowe, Roger E. Mosley, Ken Lerner, Carmen Argenziano, Andy Romano, Deborah Offner…

Scénario : Lewis Colick

Photographie : Jamie Anderson

Musique : James Horner

Durée : 1h51

Date de sortie initiale : 1992

LE FILM

À Los Angeles, la vie de Michael et Karen bascule lorsqu’un cambrioleur s’introduit chez eux. Traumatisés, ils trouvent un soutien providentiel et amical auprès de l’agent Pete Davis. Mais derrière cet uniforme rassurant se cache une personnalité trouble…

On ne se lassera jamais de (re)découvrir les thrillers américains des années 1990. À l’heure de Fenêtre sur Pacifique – Pacific Heights de John Schlesinger, La Main sur le berceau – The Hand That Rocks the Cradle de Curtis Hanson, J.F. partagerait appartement – Single White Female de Barbet Schroeder, Les Nerfs à vif – Cape Fear de Martin Scorsese, Les Nuits avec mon ennemi – Sleeping with the Enemy, Malice de Harold Becker, pour ne citer que ceux-là, Obsession fatale – Unlawful Entry tire son épingle du jeu. On doit ce petit bijou du thriller domestique et psychologique à Jonathan Kaplan (1947-2025), réalisateur prolifique aussi bien au cinéma qu’à la télévision, passé à la postérité avec Les Accusés – The Accused (1998), qui a valu à Jodie Foster son premier Oscar de la meilleure actrice. S’il se consacrera essentiellement à la petite lucarne par la suite (on lui doit moult épisodes produits et réalisés d’Urgences, de New York, unité spéciale, de FBI : Portés disparus), le cinéaste livre assurément l’un de ses meilleurs longs-métrages avec Obsession fatale. Le film repose sur un scénario malin écrit par Lewis Colick (La Nuit du jugement de Stephen Hopkins, Les Fantômes du passé de Rob Reiner, Ciel d’octobre de Joe Johnston), qui renvoie parfois au mythique The Prowler – Le Rôdeur (1951), chef d’oeuvre de Joseph Losey, écrit par le non moins légendaire Dalton Trumbo. Dans Obsession fatale, nous retrouvons plus ou moins un point de départ similaire, mais aussi les thèmes subversifs, dont l’autorité policière corrompue et la masculinité contrariée. Si Le Rôdeur traitait de l’impuissance, Obsession fatale montre un mari amoureux de sa femme, sensible, qui ne correspond pas au modèle macho habituel. C’est là que débarque un mâle alpha, merveilleusement incarné par le regretté Ray Liotta, alors entre Les Affranchis – Goodfellas de Martin Scorsese et Absolom 2022 – No Escape de Martin Campbell. Unlawful Entry joue habilement avec l’ambiguïté du personnage féminin, là aussi formidablement interprété par la sublime Madeleine Stowe, qui semble à la fois fascinée et repoussée par l’agent Pete Davis, visiblement un roc à qui rien ne fait peur et qui s’avère disponible nuit et jour pour défendre la veuve et l’orphelin. La veuve surtout. Plus de trente ans après sa sortie, Obsession fatale demeure un parfait représentant du genre, une valeur sûre, un divertissement prenant qui n’a rien perdu de son charme.

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Test 4K UHD / Le Train sifflera trois fois, réalisé par Fred Zinnemann

LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS (High Noon) réalisé par Fred Zinnemann, disponible en Combo 4K UHD + Blu-ray le 17 juillet 2026 chez Sidonis Calysta.

Acteurs : Gary Cooper, Grace Kelly, Thomas Mitchell, Lloyd Bridges, Katy Jurado, Lon Chaney Jr., Otto Kruger, Harry Morgan, Ian MacDonald, Lee Van Cleef…

Scénario : Carl Foreman, d’après une nouvelle de John W. Cunningham

Photographie : Floyd Crosby

Musique : Dimitri Tiomkin

Durée : 1h25

Date de sortie initiale : 1952

LE FILM

À peine marié, le shérif Will Kane apprend que Frank Miller, un homme qu’il a fait arrêter et condamner cinq ans plus tôt, arrivera en ville par le train de midi. Déjà, trois de ses complices l’y attendent. Le sens du devoir l’emportant sur la démission qu’il avait l’intention de donner, Kane espère cependant que quelques-uns de ses concitoyens prennent les armes avec lui. Aucun ne le suit. Bien que le combat s’annonce perdu d’avance, le shérif se dresse contre les bandits.

Peut-on faire plus culte que Le Train sifflera trois fois – High Noon, l’un des rares westerns à être connu aussi bien sous son titre français qu’anglais, qui dès qu’on l’évoque fait surgir en mémoire moult images emblématiques, ainsi qu’une chanson, là encore dans la langue de Molière comme dans celle de Shakespeare ? C’est toujours impressionnant de s’attaquer à un mythe, cela peut coincer, car on a peur de trop en faire, d’oublier des éléments, de ne pas être à la hauteur…et puis finalement ce qu’il y a de mieux à faire dans ces cas-là, c’est de prendre le film comme si on le découvrait pour la première fois, en faisant abstraction de tout ce qui a pu être dit dessus, histoire de ne pas être parasité ou influencé. Le Train sifflera trois fois, qui a eu ses défenseurs, comme ses détracteurs et ce depuis sa sortie, est un tour de force dans le sens où l’(in)action se déroule en quasi-temps réel, l’intrigue se situant entre 10h30 et midi, durée durant laquelle le personnage principal erre à la recherche de soutien physique et moral, en attendant l’arrivée de quelques sbires qui pourraient bien le faire passer de vie à trépas. Masterclass, leçon de cinéma, sobre et pourtant virtuose, Le Train sifflera trois fois épate sur tous les plans et offre à John Wayne l’un des plus grands rôles de son illustre carrière, et l’on se souviendra toujours de cette scène où celui s’éloigne vers le soleil couchant avec Grace Kelly. Ah oui, c’est Gary Cooper connard.

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Test 4K UHD / Le Réveil de la Momie, réalisé par Lee Cronin

LE RÉVEIL DE LA MOMIE (Lee Cronin’s The Mummy) réalisé par Lee Cronin, disponible en édition 4K Ultra HD + Blu-ray – Boîtier SteelBook limité le 19 août 2026 chez Warner Bros.

Acteurs : Jack Reynor, Laia Costa, May Calamawy, Veronica Falcón, Natalie Grace, Shylo Molina, Billie Roy, Hayat Kamille…

Scénario : Lee Cronin

Photographie : David Garbett

Musique : Stephen McKeon

Durée : 2h15

Date de sortie initiale : 2026

LE FILM

Une jeune fille disparue dans le désert égyptien réapparaît mystérieusement huit ans plus tard. Mais les retrouvailles tournent vite au cauchemar. Alors que son comportement devient de plus en plus inquiétant, sa famille se lance dans une course contre la montre pour comprendre l’origine du mal. Ce qu’ils vont découvrir dépasse tout ce qu’ils imaginaient.

Alors que Brendan Fraser et Rachel Weisz sont en train de tourner La Momie 4, un autre film mettant en scène une créature aux bandelettes a fait son apparition au cinéma en 2026, Le Réveil de la Momie aka Lee Cronin’s The Mummy, du nom du réalisateur, titre original rebaptisé ainsi en raison de la mise en chantier des retrouvailles entre Rick O’Connell et Evelyn. L’irlandais, remarqué avec The Only Child – L’Enfant unique et son Evil Dead Rise (cinquième épisode de la franchise), s’est déjà fait un nom dans le domaine de l’horreur et envisage ainsi son opus de la Momie, avec beaucoup de sang et autres fluides sympathiques. On est donc loin de La Momie (1932) de Karl Freund avec Boris Karloff, de La Tombe de la Momie (1942) avec Lon Chaney Jr. et des autres films appartenant aux Universal Monsters. Le Réveil de la Momie se rapprocherait plutôt de la période Hammer Films ou de La Malédiction de la Momie – Tale of the Mummy (1998) de Russell Mulcahy, sorti un an avant le carton planétaire de La Momie – The Mummy de Stephen Sommers. Non, nous parlerons pas de Belphégor, le fantôme du Louvre (2001) de Jean-Paul Salomé, ce film n’existe pas. Une chose est sûre, c’est que Le Réveil de la Momie ne fait pas dans la gaudriole…et pourtant on ne peut pas s’empêcher de rire devant l’absurdité de certaines scènes, surtout durant la première partie, durant laquelle les agissements des personnages demeurent incompréhensibles. Après la tentative de reboot en 2017 par Alex Kurtzman avec Tom Cruise, qui s’était soldé par un échec de l’autre côté de l’Atlantique et qui avait donc tué dans l’oeuf le Dark Universe, la Momie débarque chez Blumhouse Productions, où le film a été produit pour un peu plus de vingt millions de dollars. Le succès a été au rendez-vous avec plus de 80 millions de billets verts récoltés dans le monde. Il faut tout de même s’armer de patience, la durée de 2h20 n’aidant vraiment pas et accepter énormément d’inepties pour finalement se laisser aller par ce rollercoaster amusant (involontairement la plupart du temps) qui ne lésine pas sur le gore.

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Test 4K UHD / Vicky Cristina Barcelona, réalisé par Woody Allen

VICKY CRISTINA BARCELONA réalisé par Woody Allen, disponible en Combo Blu-ray & 4K UHD le 7 août 2026 chez Metropolitan Films.

Acteurs : Rebecca Hall, Scarlett Johansson, Javier Bardem, Penélope Cruz, Chris Messina, Patricia Clarkson, Kevin Dunn, Julio Perillán…

Scénario : Woody Allen

Photographie : Javier Aguirresarobe

Durée : 1h37

Date de sortie initiale : 2008

LE FILM

À Barcelone, Vicky et Cristina, deux Américaines, sont hébergées au sein de la famille de Vicky pour l’été, l’une pour achever son master en identité catalane avant son mariage, l’autre pour se remettre de sa dernière rupture et continuer à chercher des expériences sensuelles et amoureuses. C’est alors que Juan Antonio, artiste peintre charmeur, leur propose de venir passer un week-end à Oviedo, pour passer du bon temps ensemble, et éventuellement faire l’amour. Malgré une première réticence de Vicky, les deux amies s’envolent avec lui. Des problèmes apparaissent, les deux femmes ayant une vision diamétralement opposée de ce que peut être l’amour et son approche. La situation se complique plus tard quand réapparaît María Elena, l’ex-femme de Juan Antonio, avec laquelle il entretient une relation encore violente après un divorce où elle a manqué de le tuer…

Au début des années 2000, à 65 ans, on ne donnait pas cher de la peau de Woody Allen, après les échecs d’Accord et désaccords (1999), du Sortilège du Scorpion de Jade (2001), d’Hollywood Ending (2002), d’Anything Else : La Vie et tout le reste (2003)…Puis, après le petit sursaut au box-office de Melinda et Melinda début 2005, débarque Match Point en octobre de la même année en France et là, critique dithyrambique, coup de coeur des spectateurs, le 35è long-métrage du réalisateur flirte avec la barre des cent millions de dollars de recette, tandis que plus d’1,5 million de spectateurs se ruent dans les salles hexagonales. Woody Allen n’avait pas été à pareille fête depuis Manhattan, un quart de siècle auparavant. Le cinéaste trouve un second souffle inespéré en Europe et ses opus suivants connaîtront encore l’engouement du public, jusqu’à son apogée en 2011 avec Minuit à Paris, véritable « blockbuster » qui engrange plus de 150 millions de dollars. Mais pour l’heure, Woody Allen retrouve Scarlett Johansson pour Scoop en 2006, la délaisse un temps pour Le Rêve de Cassandre (2007), puis clôt sa « trilogie » avec la comédienne et nouvelle muse, avec Vicky Cristina Barcelona, qui demeure et restera probablement son second plus grand hit en France avec 1,9 million d’entrées, derrière les 2,4 millions de spectateurs pour Manhattan. S’il est aujourd’hui « autorisé » de lui préférer Match Point (on se souviendra toujours de Scarlett, chemise mouillée, dans les champs fouettés par la pluie) et peut-être même Scoop, plus léger, une friandise (on se souviendra toujours de Scarlett, en maillot de bain rouge), Vicky Cristina Barcelona se situe à mi-chemin des deux précédents. Woody Allen trouve une nouvelle jeunesse, mais sa maturité transparaît à travers ses dialogues, dans sa direction d’acteurs aussi. On imagine mal parfois des personnages de cet âge parler avec autant d’esprit, de verve et d’ironie, mais cela fonctionne, car comme tous les autres films de leur auteur, nous sommes dans l’esprit de ce dernier, dans ses fantasmes, dans ses projections. Vicky Cristina Barcelona c’est une nouvelle démonstration des différentes équations de l’amour, sur le désir, transposées par un cinéaste qui a encore des choses à dire sur les sentiments humains, sur des alter egos « rajeunis », lui permettant ainsi de s’adresser à une nouvelle génération de spectateurs, tout en convoquant la sensibilité et la complicité de son public acquis depuis de longues années. On ne parlera pas de chef d’oeuvre pour Vicky Cristina Barcelona, qualificatif que l’on avait entendu partout dès sa présentation en compétition sur la Croisette, mais il s’agit d’un des films les plus représentatifs de Woody Allen que l’on voit et revoit sans se lasser.

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Test 4K UHD / L’Effaceur, réalisé par Chuck Russell

L’EFFACEUR (Eraser) réalisé par Chuck Russell, disponible en édition 4K Ultra HD + Blu-ray – Boîtier SteelBook limité le 29 juillet 2026 chez Warner Bros.

Acteurs : Arnold Schwarzenegger, James Caan, Vanessa L. Williams, James Coburn, Robert Pastorelli, James Cromwell, Danny Nucci, Andy Romano…

Scénario : Tony Puryear & Walon Green

Photographie : Adam Greenberg

Musique : Alan Silvestri

Durée : 1h55

Date de sortie initiale : 1996

LE FILM

Lee Cullen, cadre de la Cyrez, importante société d’armement américaine, découvre par hasard que ses patrons sont impliqués dans un trafic d’armes et s’apprêtent à livrer des armes très sophistiquées à des trafiquants russes. Elle prévient aussitôt le FBI et réussit à recopier sur deux disquettes les preuves de ce trafic. Surprise, elle prend la fuite sous la protection du FBI. John Kruger, surnommé l’Effaceur, qui assure la sécurité d’informateurs impliqués dans les grandes affaires criminelles, va la prendre sous sa protection.

En 1994, Arnold Schwarzenegger sort du carton mondial de True Lies (près de 400 millions de dollars de recette). La cinquantaine se rapprochant à grands pas, le Chêne autrichien tente un petit détour par la comédie. Ce sera Junior d’Ivan Reitman, qui ne rencontre pas le même accueil que Jumeaux, malgré le duo reformé avec Danny DeVito et qui s’avère même un sacré flop aux États-Unis avec seulement 36 millions de dollars au box-office. Les fans hurlent au scandale, Arnold les rassure en disant qu’il fera bientôt son retour dans un film d’action. Le réalisateur Chuck Russell (1952-2026) vient lui de connaître un triomphe inattendu avec The Mask, faisant de Jim Carrey une star planétaire. Scénariste de Dreamscape (1984) de Joseph Ruben, metteur en scène en 1987 de Freddy 3 : Les Griffes du cauchemar – A Nightmare On Elm Street 3: Dream Warriors (le meilleur de la saga au passage) et de l’excellent remake Le Blob (1988), la Warner lui confie la direction du thriller d’action intitulé L’Effaceur –Eraser, véritable véhicule de star pour Schwarzy. Doté d’un budget de 100 millions de dollars et d’un script écrit par Walon Green, le scénariste de La Horde sauvage – The Wild Bunch (1969) de Sam Peckinpah, du Convoi de la peur – Sorcerer (1977) de William Friedkin, du méconnu Police frontière – The Border (1982) de Tony Richardson et même de RoboCop 2 (1990) d’Irvin Kershner, L’Effaceur, auquel John Milius aurait filé un coup de main au script, est désormais considéré comme un film culte. Trente ans après sa sortie, certains le considèrent même comme étant l’un des meilleurs films de la carrière d’Arnold Schwarzenegger. Une chose est sûre, le spectacle est encore plus que garanti et l’on prend un immense plaisir à le revoir. Vous venez d’être effacé.

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Test 4K UHD / La Proie de l’autostop, réalisé par Pasquale Festa Campanile

LA PROIE DE L’AUTOSTOP (Autostop rosso sangue) réalisé par Pasquale Festa Campanile, disponible en Combo Blu-ray+4K UHD chez Le Chat qui fume.

Acteurs : Franco Nero, Corinne Cléry, David Hess, Joshua Sinclair, Carlo Puri, Ignazio Spalla, Mónica Zanchi, Leonardo Scavino…

Scénario : Ottavio Jemma, Aldo Crudo & Pasquale Festa Campanile, d’après le roman « The Violence and the Fury » de Peter Kane

Photographie : Franco Di Giacomo & Giuseppe Ruzzolini

Musique : Ennio Morricone

Durée : 1h44

Date de sortie initiale : 1977

LE FILM

Eve et Walter partent sur les routes de Californie en espérant redorer leur couple au bord de l’effondrement. Après avoir passé une nuit dans un camp de hippies, ils prennent en stop Adam. Ce dernier les retient vite en otage et une relation tendue s’engage entre eux. Usant de sa force et de sa cruauté, il va s’amuser avec eux jusqu’à la limite du sadisme. Sans compter que ses deux complices sont sur le point de les rejoindre.

En 1972, le réalisateur Wes Craven signe son premier long-métrage, La Dernière maison sur la gauche – The Last House on the Left. Film d’horreur d’une extrême violence, cette histoire d’assassins qui séquestrent et torturent à mort deux jeunes filles fait polémique à travers le monde, ce qui ne l’empêche pas d’être un très grand succès. Avide de reprendre une recette qui fonctionne, le cinéma italien s’engouffre dans la brèche et participe alors à ce sous-genre controversé du cinéma d’exploitation baptisé Rape & Revenge, autrement dit le viol et la vengeance. La Proie de l’autostop – Autostop rosso sangue en Italie et Hitch-Hike pour le marché anglo-saxon, est un des rares films de genre réalisés par Pasquale Festa Campanile (1927-1986), cinéaste habituellement connu pour ses comédies grivoises centrées sur le couple comme L’Amour à cheval – La Matriarca (1968) et Ma femme est un violon – Il Merlo maschio (1971) avec les sublimes Catherine Spaak et Laura Antonelli. Mais avant de devenir lui-même réalisateur, Pasquale Festa Campanile avait signé les scénarios de Rocco et ses frères (1961) et Le Guépard (1963) de Luchino Visconti, L’Assassin d’Elio Petri (1961) et La Viaccia de Mauro Bolognini (1961), des films évidemment plus graves. Il n’est donc pas si étonnant de le retrouver derrière la caméra du « Rape & Revenge » La Proie de l’autostop (1977), avec l’immense Franco Nero (formidablement exécrable), la superbe Corinne Cléry (révélation d’Histoire d’O de Just Jaeckin) et future James Bond Girl dans Moonraker et l’inquiétant David Hess (le mythique Krug Stillo de La Dernière maison sur la gauche).

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Test 4K UHD / Crocodile Dundee 2, réalisé par John Cornell

CROCODILE DUNDEE 2 réalisé par John Cornell, disponible en Combo Blu-ray+4K UHD chez Le Chat qui fume.

Acteurs : Paul Hogan, Linda Kozlowski, John Meillon, Hechter Ubarry, Juan Hernandez, Charles Dutton, Kenneth Welsh, Luis Guzmán…

Scénario : Paul Hogan & Brett Hogan

Photographie : Russell Boyd

Musique : Peter Best

Durée : 1h52

Date de sortie initiale : 1988

LE FILM

Après avoir quitté la brousse pour sa belle, Mike « Crocodile Dundee » s’adapte difficilement à la jungle new-yorkaise. Sa compagne, Sue Charlton, une journaliste, enquête sur un vaste réseau de trafiquants colombiens. Malheureusement en possession de photos compromettantes, cette dernière est kidnappée. Mais, tel un chasseur, Crocodile Dundee se met à la poursuite de ses ravisseurs.

On prend les mêmes…mais on ne recommence pas vraiment, du moins pas de la même façon. En effet, Crocodile Dundee 2 (ou II, c’est selon vos envies), sort deux ans après le triomphe international du premier (328 millions de recettes, pour une mise de départ de 8 millions et quasiment six millions d’entrées en France) et présente aux spectateurs quelque chose de différent. Certes, nous retrouvons bel et bien Mike Dundee et Sue Charlton, mais cette fois, le couple est plongé dans une histoire plus « sérieuse », puisqu’ils font face à un cartel colombien très violent, dont le chef des trafiquants, le mafieux Rico (c’était soit ça ou « Sanchez » probablement), incarné par Hechter Ubarry (un clone de Frédéric François), est décidé à leur faire la peau s’il ne récupère pas un document sensible. De l’aveu de Paul Hogan lui-même, Crocodile Dundee 2 ne s’imposait pas sur le papier, mais devant l’engouement du public, qui le pressait pour renouer avec l’aventurier australien sur le grand écran, le film a été pensé et mis en route pour offrir au public une continuité, sans tomber dans le piège facile de la « suite-plagiat du premier ». Ainsi donc, il y a des assassinats dans ce second épisode, imputables aux méchants, tandis que Mike parvient constamment à les neutraliser grâce à sa ruse. Ce deuxième volet propose l’inverse du précédent, puisque toute la première partie se déroule à New York, territoire où Dundee commence à s’ennuyer ferme, avant de délocaliser le couple sur le sol natal du personnage principal, où chez lui, il pourra ainsi avoir l’avantage sur leurs ennemis. C’est pour cela que, une fois n’est pas coutume, beaucoup aiment autant cet opus, si ce n’est davantage que le premier. Si l’on peut ne pas être d’accord, une chose est sûre, Crocodile Dundee 2 est sans doute une des meilleures suites jamais réalisées et demeure un formidable divertissement.

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Test 4K UHD / Crocodile Dundee, réalisé par Peter Faiman

CROCODILE DUNDEE réalisé par Peter Faiman, disponible en Combo Blu-ray+4K UHD chez Le Chat qui fume.

Acteurs : Paul Hogan, Linda Kozlowski, John Meillon, David Gulpilil, Ritchie Singer, Maggie Blinco, Steve Rackman, Gerry Skilton…

Scénario : Paul Hogan, Ken Shadie & John Cornell

Photographie : Russell Boyd

Musique : Peter Best

Durée : 1h35

Date de sortie initiale : 1986

LE FILM

Sue Charlton, une journaliste américaine du quotidien new-yorkais Newsday, se rend pour un reportage en Australie dans le bush du Territoire du Nord. Elle y rencontre Michael J. « Crocodile » Dundee, un chasseur de crocodiles. Sue ramène ensuite ce personnage atypique dans une jungle occidentale, New York, où il rencontrera quelques difficultés pour s’adapter à la vie urbaine moderne.

On peut aisément parler de film culte quand on évoque Crocodile Dundee, tourné avec un budget dérisoire de huit millions de dollars, qui deviendra le deuxième plus grand succès de l’année 1986, entre Top Gun de Tony Scott et Aliens, le retour de James Cameron. Mais au jeu des entrées en France (où il sortira en février 1987), c’est le film de Peter Faiman qui se taille largement la part du lion avec près de six millions d’entrées, où il arrive sur la première marche du podium. Diffusé pour ainsi dire chaque année à la télévision dans les années 1990, où il battait systématiquement des records d’audience, Crocodile Dundee demeure l’un des divertissements les plus prisés, les plus sympas, les plus attachants des eighties. On doit évidemment cette immense réussite à Paul Hogan, australien pur et dur, parti de pas grand-chose et qui a su (et pu) devenir l’une des plus grandes stars en son pays, pour ne pas dire la plus connue dans le monde entier, une icône indéboulonnable. Quand on aborde Crocodile Dundee, on pense immédiatement au tandem (qui allait devenir un couple dans la vraie vie et ce jusqu’en 2014) formé par Paul Hogan (Golden Globe du meilleur acteur) et la sublime Linda Kozlowski, aux potes tarés du personnage principal, mais aussi à la beauté de la photographie de Russell Boyd (Pique-nique à Hanging Rock, Gallipoli, Tendre bonheur), qui rend hommage aux somptueux décors naturels australiens, tout en mettant en valeur les rues et les avenues à angle droit de Manhattan, où se perd notre héros au chapeau noir. Succession ininterrompue de gags (coécrits par Paul Hogan et ses complices du Paul Hogan Show, Ken Shadie et John Cornell), de répliques drôles et vachardes (mais jamais vulgaires), de scènes anthologiques (le final dans le métro, sur la magnifique musique de Peter Best fait encore dresser les poils), sans oublier chez nous un extraordinaire doublage porté par le monumental Yves Rénier (« Ça flotte, pote ! »), Crocodile Dundee, sorte de relecture des Aventures de Tarzan à New York – Tarzan’s New York Adventure de Richard Thorpe, n’a absolument rien perdu de son charme dévastateur et reste un grand spectacle familial et ce depuis quarante ans.

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Test 4K UHD / The Drama, réalisé par Kristoffer Borgli

THE DRAMA réalisé par Kristoffer Borgli, disponible en DVD, Blu-ray & 4K UHD le 7 août 2026 chez Metropolitan Films.

Acteurs : Zendaya, Robert Pattinson, YaYa Gosselin, Alana Haim, Mamoudou Athie, Sydney Lemmon, Hannah Gross, Hailey Gates…

Scénario : Kristoffer Borgli

Photographie : Arseni Khachaturan

Musique : Daniel Pemberton

Durée : 1h46

Date de sortie initiale : 2026

LE FILM

Emma Harwood et Charlie Thompson s’apprêtent à s’unir pour la vie. Lors d’une ultime dégustation du menu de leur mariage, accompagnés d’un couple d’amis, les tourtereaux décident de s’avouer la pire crasse qu’ils aient commis de leur vie. L’aveu d’Emma va tellement choquer son futur mari que leur mariage pourrait être compromis…

Il nous avait subjugué avec Dream Scenario en 2023 en offrant par la même occasion à Nicolas Cage l’un de ses meilleurs rôles depuis au moins vingt ans, le cinéaste norvégien Kristoffer Borgli récidive avec son troisième long-métrage et son second réalisé pour le compte du studio A24. The Drama confirme plusieurs points. Premièrement, la place désormais importante, pour ne pas dire incontournable de la société A24 au sein de l’industrie cinématographique américaine (Backrooms, Marty Supreme, Pour l’éternité, Heretic, Iron Claw). Ensuite, que Kristoffer Borgli est assurément l’un des metteurs en scène les plus passionnants du moment. Enfin, que Zendaya n’a pas démérité sa place parmi les jeunes actrices adulées aujourd’hui et que Robert Pattinson est devenu incontestablement l’un des plus grands comédiens. Autant dire que la réussite de The Drama est totale et a tout pour devenir un futur classique. On est subjugué à la fois par la beauté, le talent et l’alchimie du couple star (également à l’affiche de L’Odyssée de Christopher Nolan et de Dune : Part Three de Denis Villeneuve), Zendaya n’ayant sans doute jamais été aussi bien filmée, tandis que son partenaire crève une fois de plus l’écran et signe l’une de ses plus impressionnantes prestations. À l’origine, le réalisateur n’avait visiblement pas envisagé The Drama comme une comédie romantique ou même un film de mariage. Kristoffer Borgli voulait aborder avant tout cet équilibre fragile entre le bonheur et la détresse qu’un homme et une femme traversent au fil de leur relation, ainsi que les inévitables compromis, qui charpentent un couple. On se souviendra longtemps de ce dîner entre amis où chaque convive s’exprime sur ce qu’ils ont pu faire de plus odieux au cours de leur existence, certains aveux étant évidemment plus graves que d’autres, dont un qui va jusqu’à remettre un mariage. The Drama n’est pas un film sympathique (ou quand le sourire désarmant devient carnassier), mais terriblement humain, où les protagonistes laissent paraître leurs failles et doivent apprendre à communiquer pour aller de l’avant. Un vrai bijou de scénario, d’une élégance folle, merveilleusement interprété, The Drama est un immense coup de coeur.

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Test 4K UHD / Greenland 2 – Migration, réalisé par Ric Roman Waugh

GREENLAND 2 – MIGRATION (Greenland 2: Migration) réalisé par Ric Roman Waugh, disponible en DVD, Blu-ray & 4K UHD le 15 mai 2026 chez Metropolitan Films.

Acteurs : Gerard Butler, Morena Baccarin, Roman Griffin Davis, Sophie Thompson, Amber Rose Revah, Rachael Evelyn, Tommie Earl Jenkins, William Abadie…

Scénario : Mitchell LaFortune & Chris Sparling

Photographie : Martin Ahlgren

Musique : David Buckley

Durée : 1h38

Date de sortie initiale : 2025

LE FILM

5 ans après qu’un astéroïde ait frappé la Terre, les survivants essayent de continuer à vivre. La famille Garrity est dans un bunker souterrain de l’armée, au Groenland, avec une centaine d’autres personnes. Mais suite à un tremblement de terre qui détruit le bunker, ils sont contraints de fuir et décident de rejoindre le cratère Clark, au sud de la France qui offrirait un environnement naturel propice à un nouveau départ pour l’humanité…

Franchement, on ne s’attendait pas à se retrouver devant une suite de Greenland – Le Dernier refuge, qui était pour nous le blockbuster de cette fâcheuse année 2020, dans lequel Gerard Butler (qui remplaçait alors Chris Evans) livrait une solide performance et trouvait incontestablement ici l’un de ses plus beaux rôles. Privé d’une sortie dans les salles aux États-Unis en raison de la pandémie, Greenland – Le Dernier refuge avait remporté pas loin de 35 millions de dollars grâce à la VOD sur le marché américain, tandis que le reste du monde pouvait l’accueillir dans les cinémas, où il allait réaliser un score très honorable et ce en dépit des restrictions, pass-sanitaires et autres autorisations à remplir. La France était d’ailleurs le pays où le film avait été le mieux accueilli avec pas loin de 600.000 entrées. Cinq ans plus tard, le metteur en scène Ric Roman Waugh, Gerard Butler et Morena Baccarin remettent le couvert avec Greenland 2 – Migration, qui apparemment avait été annoncé dès 2021. Avec un budget bien plus conséquent que pour le premier volet (on parle ici de 90 millions de dollars, hors frais promotionnels), le film s’est planté partout où il est passé, ne récoltant en tout et pour tout que 45 millions de dollars dans le monde…Pour faire simple et direct, Greenland 2 – Migration n’arrive pas à la cheville du premier épisode et s’avère complètement anecdotique. Néanmoins, le film existe, les acteurs sont une fois de plus très bien, la réalisation est propre, les effets visuels réussis…mais les enjeux sont cette fois totalement réduits à un simple road-movie durant lequel il ne se passe pas grand-chose. Ça passe, mais limite. Bien, mais pas top, comme la moyenne de Patrick Humphrey Tiburce Bialès à l’école de police.

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