Test DVD / Gérard de par le monde : le Japon, réalisé par Sébastien Fallourd

GÉRARD DE PAR LE MONDE : LE JAPON réalisé par Sébastien Fallourd, disponible en DVD le 17 juin 2020 chez ESC Editions.

Acteurs : Gérard Depardieu, Eriko Takeda…

Scénario : Sébastien Fallourd, sur une idée originale de Gérard Depardieu et de Sébastien Fallourd

Photographie : Sébastien Fallourd, John Gabriel Biggs

Musique : Racha Arodaky

Durée : 5 épisodes de 26 minutes

Date de sortie initiale : 2018

LA SÉRIE

Entre art, gastronomie et spiritualité, Gérard Depardieu sillonne l’archipel nippon à la rencontre d’un peuple profondément attaché à ses traditions, en laissant la part belle à l’imprévu.

En 2015, Arte avait proposé une série documentaire intitulée À pleines dents ! où Gérard Depardieu, accompagné du chef cuisinier Laurent Audiot, nous emmenait réaliser un voyage gastronomique. Durant deux saisons, ils voyageaient dans plusieurs pays, tels que la France, l’Écosse, l’Italie, le Portugal, l’Espagne et l’Allemagne. Leur route, qui se terminait en Afrique dans la ville de Fès, nous fait découvrir les différentes cultures culinaires. Gérard Depardieu et Laurent Audiot dévoraient, cuisinaient, buvaient et allaient à la rencontre de personnages atypiques.

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Test DVD / Lectures diaboliques, réalisé par Tibor Takács

LECTURES DIABOLIQUES (I, Madman) réalisé par Tibor Takács, disponible en DVD et Blu-ray le 8 juillet 2020 chez ESC Editions.

Acteurs : Jenny Wright, Clayton Rohner, Randall William Cook, Stephanie Hodge, Michelle Jordan, Vance Valencia, Mary Baldwin, Raf Nazario, Bob Frank, Bruce Wagner…

Scénario : David Chaskin

Photographie : Bryan England

Musique : Michael Hoenig

Durée : 1h29

Date de sortie initiale : 1990

LE FILM

Passionnée de romans d’horreur, une employée de librairie permet sans le savoir à un docteur fou, héros de ses lectures, de commettre des atrocités dans la réalité.

Tiens, d’où sort ce long métrage, Lectures diaboliques aka I, Madman ou bien encore Hardcover en Angleterre et en Europe, réalisé par un certain Tibor Takács ? Il semblerait que ce petit film fantastique soit devenu culte avec les années et compte encore de très nombreux aficionados à travers le monde. Grand Prix au Festival international du film fantastique d’Avoriaz en 1990, l’année où Jerry Schatzberg était le président du jury composé entre autres d’Yves Boisset, Wes Craven et Karel Reisz, Lectures diaboliques avait réussi à damer le pion à Appel d’urgenceMiracle Mile de Steve De Jarnatt, Embrasse-moi, vampireVampire’s Kiss de Robert Bierman, Leviathan de George Pan Cosmatos (reparti avec le Prix des effets spéciaux) ou bien encore de SimetierrePet Sematary de Mary Lambert (Prix du public). Tout cela pour dire que malgré sa popularité moins conséquente que les précédents titres, I, Madman a su conserver une aura évidente auprès des fans de genre. Classique, mais inventif comme un bon épisode des Contes de la Crypte, Lectures diaboliques demeure une bonne série B, portée par la trop rare, excellente et sexy Jenny Wright, actrice culte des Frontières de l’aubeNear Dark (1987) de Kathryn Bigelow.

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Test Blu-ray / Opération peur, réalisé par Mario Bava

OPÉRATION PEUR (Operazione paura) réalisé par Mario Bava, disponible en Édition Collector Blu-ray + DVD + Livret le 3 juin 2020 chez ESC Editions.

Acteurs : Giacomo Rossi-Stuart, Erika Blanc, Fabienne Dali, Piero Lulli, Luciano Catenacci, Micaela Esdra, Giovanna Galletti, Giuseppe Addobbati, Franca Dominici, Mirella Pamphili…

Scénario : Romano Migliorini, Roberto Natale, Mario Bava

Photographie : Antonio Rinaldi

Musique : Carlo Rustichelli

Durée : 1h25

Date de sortie initiale : 1966

LE FILM

Le Dr Eswai débarque dans un petit village, sur lequel a l’air de planer une terrible malédiction. Appelé par l’inspecteur Kruger, il va enquêter sur une série de meurtres ou accidents étranges. Une petite fille serait la clé de cette énigme particulièrement angoissante.

Quand il réalise et coécrit Six femmes pour l’assassin avec Giuseppe Barilla et Marcello Fondato, Mario Bava (1914-1980) a déjà une demi-douzaine de longs métrages à son actif en tant que réalisateur, dont Le Masque du démon (1960), La Fille qui en savait trop (1963) qui posait déjà certaines bases, Les 3 visages de la peur (1963) et Le Corps et le fouet (1963). Après avoir fait ses classes en tant que directeur de la photographie, puis dans le domaine du documentaire, Mario Bava commence par « rendre service » aux cinéastes qui l’emploient, disons plutôt qu’il coréalise en réalité à leurs côtés, sans être crédité. Fils d’un sculpteur, Mario Bava a hérité du don de son père pour modeler la matière mise à sa disposition. Ancien des Beaux-Arts, fasciné par les plus grands peintres, Mario Bava use de son talent en tant que chef opérateur pour Roberto Rossellini, Dino Risi et même pour Raoul Walsh sur Esther et le Roi (1960). Six femmes pour l’assassin est un tournant dans la carrière de Mario Bava. Sorti en 1966, Opération peurOperazione paura apparaît après les westerns Arizona BillLa Strada per Fort Alamo (1964) et Les Dollars du NebraskaRingo del Nebraska (1966), le film de science-fiction horrifique La Planète des vampiresTerrore nello spazio (1965) et le film d’aventure Duel au couteau I coltelli del vendicatore (1966). Le cinéaste revient à l’horreur pure, teintée de fantastique certes, mais qui embarque le spectateur dans un ride où l’épouvante devient synonyme d’indicible, presque attractive dans le sens où Mario Bava peint littéralement ses plans comme un tableau de maître, dans lesquels on se perd volontiers avec une sensation d’hypnose. Opération peur n’est sans doute pas l’oeuvre la plus célèbre du réalisateur, mais sans aucun doute l’une de celles dont on redécouvre sans cesse la richesse.

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Test Blu-ray / Ben, réalisé par Phil Karlson

BEN réalisé par Phil Karlson, disponible en DVD et Blu-ray le 17 mars 2020 chez ESC Editions.

Acteurs : Lee Montgomery, Joseph Campanella, Arthur O’Connell, Rosemary Murphy, Meredith Baxter, Kaz Garas, Paul Carr, Richard Van Vleet, Kenneth Tobey…

Scénario : Gilbert Ralston

Photographie : Russell Metty

Musique : Walter Scharf

Durée : 1h34

Date de sortie initiale : 1972

LE FILM

Ben, le chef des rats tueurs qui écument la ville à la recherche de chair fraîche va se lier d’amitié avec un jeune enfant, Danny. A travers ce climat de confiance qui s’installe entre eux, Danny va-t-il arriver à empêcher Ben est sa horde de rongeurs de dévaster la ville et de terroriser la population ?

Devant le succès inattendu de Willard, une suite est immédiatement envisagée et mise en route. Exit Daniel Mann et le comédien Bruce Davison, le personnage principal de cette séquelle (dans tous les sens du terme) sera le rat du premier film, Ben. Même s’il est peu emballé, le scénariste Gilbert Ralston, déjà à l’oeuvre sur Willard, est donc appelé pour reprendre l’histoire là où elle s’était arrêtée, ce qui lui fait d’ailleurs gagner cinq bonnes minutes, puisque entièrement reprises du film précédent. Mais force est de constater que Ben s’enlise dès ses premières séquences, très mal mises en scène. La réalisation, confiée au vieux briscard Phil Karlson, est au point mort, tout comme le jeu des acteurs, tous apathiques et figés, sans parler des très mauvais effets visuels avec des incrustations plus que médiocres qui finissent par avoir raison de notre patience. Et cela sans parler de l’irritant jeune comédien qui fait copain-copain avec ce cher Ben et son armée de rongeurs, qui se met à pousser à la chansonnette à plusieurs reprises pour mieux nous faire saigner les tympans. Ben est une suite atroce, qui se situe entre le navet et le nanar. Un gros « narvet » en quelque sorte.

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Test Blu-ray / Willard, réalisé par Daniel Mann

WILLARD réalisé par Daniel Mann, disponible en DVD et Blu-ray le 17 mars 2020 chez ESC Editions.

Acteurs : Bruce Davison, Elsa Lanchester, Ernest Borgnine, Sondra Locke, Michael Dante, Jody Gilbert, William Hansen, John Myhers…

Scénario : Gilbert Ralston d’après le roman “Ratman’s Notebooks” de Stephen Gilbert.

Photographie : Robert B. Hauser

Musique : Alex North

Durée : 1h35

Date de sortie initiale : 1971

LE FILM

Willard est un jeune homme plutôt asocial, sans amis, vivant avec une mère envahissante dans une vieille demeure, humilié par son patron dans une entreprise au sein de laquelle aucun des employés ne le respecte. Alors qu’un jour il quitte furieux un repas d’anniversaire, il va tomber nez à nez avec un rat dans une partie calme de son jardin. Après s’être montré incapable de se débarrasser des rats qui vivent là, il va se lier d’amitié avec l’un d’entre eux qu’il va surnommer Socrate. Willard va par la suite utiliser une véritable armée de rats pour se venger de ses humiliations, mais une confrontation entre lui et un des rats, Ben, va également survenir…

Avant Soudain…les monstres (1976) de Bert I. Gordon, D’origine inconnue (1983) de George P. Cosmatos et Les Rats de Manhattan (1984) de Bruno Mattei, la grande référence du film d’horreur mettant en scène des rats demeure Willard, réalisé en 1971 par Daniel Mann. Le cinéaste américain, né Daniel Chugerman (1912-1991), révélé avec Reviens petite ShebaCome Back, Little Sheba (1952), Prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes 1953 pour Shirley Booth, qui remporte également l’Oscar de la meilleure actrice, soigne sa mise en scène comme à son habitude. Egalement connu pour La Rose tatouée (1955) d’après Tennessee Williams, La Vénus au vison (1960) avec Elizabeth Taylor et le légendaire Notre homme Flint (1966), le cinéaste fait une nouvelle démonstration de son immense bagage technique. Film d’épouvante certes, mais avant tout drame psychologique, Willard dresse le portrait d’un jeune homme perturbé, formidablement interprété par Bruce Davison, acteur prolifique aux près de 300 films, téléfilms et séries télévisées, dans sa quasi-première apparition à l’écran. Atypique, Willard, adapté du roman Ratman’s Notebooks de Stephen Gilbert, est rapidement devenu un film culte, qui a engendré une très mauvaise suite l’année suivante intitulée Ben, réalisé par Phil Karlson, ainsi qu’un remake éponyme en 2003, mis en scène par Glen Morgan, qui vaut essentiellement pour l’interprétation de l’étonnant Crispin Glover.

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Test Blu-ray / Les Damnés, réalisé par Joseph Losey

LES DAMNÉS (The Damned) réalisé par Joseph Losey, disponible en Édition Blu-ray + DVD + Livret le 4 février 2020 chez ESC Editions.

Acteurs : Macdonald Carey, Shirley Anne Field, Viveca Lindfors, Alexander Knox, Oliver Reed, Walter Gotell, James Villiers, Tom Kempinski, Kenneth Cope, Brian Oulton…

Scénario : Evan Jones d’après le roman d’après le roman “The Children of Light” de H.L. Lawrence.

Photographie : Arthur Grant

Musique : James Bernard

Durée : 1h31

Date de sortie initiale : 1962

LE FILM

Dans un petit port britannique de la côte sud, l’Américain Simon Wells est dévalisé par une bande de blousons noirs dirigés par King. La soeur de ce dernier, Joan, qui a servi d’appât, prend la défense de Wells et s’enfuit avec lui à bord de son petit yacht. Un peu plus tard, caché dans une maison sur la falaise, refuge de la sculpteur Freya, la maîtresse de Bernard, un agent du gouvernement, le couple est retrouvé par King et sa bande. En fuyant à nouveau, Joan et Simon tombent de la falaise et prennent pied dans une grotte où ils sont bientôt rejoints par King.

Produit entre les formidables Maniac (1963) de Michael Carreras et Paranoïaque (1964) de Freddie Francis, Les DamnésThe Damned, ou bien encore These Are the Damned pour son exploitation aux Etats-Unis, a pour particularité d’avoir été mis en scène par un réalisateur que nous n’imaginions pas s’associer avec la célèbre firme britannique. Il s’agit de Joseph Losey (1909-1984), cinéaste américain à la filmographie déjà impressionnante en 1963, qui compte parmi ses œuvres les plus célèbres Le Garçon aux cheveux verts (1948) avec Dean Stockwell encore tout gamin dans le rôle-titre, Le Rôdeur The Prowler (1951) ou bien encore le formidable M (1951) remake du chef d’oeuvre de Fritz Lang. Avant d’obtenir le Grand prix du jury pour Accident au Festival de Cannes en 1967 et la Palme d’or pour Le Messager en 1971, le futur réalisateur de The Servant (1963), Cérémonie secrète (1968) et de Monsieur Klein (1976) emballe cette production Hammer, inspirée par le succès mondial du Village des damnésVillage of the Damned (1960) de Wolf Rilla. Etrange drame fantastique profondément pessimiste sur l’avenir de l’humanité, Les Damnés est autant un divertissement très réussi qu’un merveilleux objet de cinéma, dans lequel se démarque – une fois de plus – le grand Oliver Reed. Complètement méconnu et par ailleurs très souvent oublié quand on évoque l’histoire de la Hammer Films, The Damned connaît à juste titre un véritable regain d’intérêt depuis quelques années.

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Test Blu-ray / Les Détrousseurs, réalisé par Alan Rafkin

LES DÉTROUSSEURS (The Ride to Hangman’s Tree) réalisé par Alan Rafkin, disponible le 26 novembre 2019 en DVD et Blu-ray chez ESC Editions / Movinside.

Acteurs : Jack Lord, Melodie Johnson, James Farentino, Don Galloway, Richard Anderson, Ed Peck, Robert Yuro, Robert Cornthwaite, Paul Reed…

Scénario : Luci Ward, Jack Natteford, William Bowers

Photographie : Gene Polito

Musique : Gene Palmer

Durée : 1h30

Année de sortie : 1967

LE FILM

Dans une petite ville de l’ouest, deux hors-la-loi, Guy Russell et Matt Stone, sont sur le point d’être pendus pour avoir commis plusieurs vols. Mais à la dernière minute, ils sont sauvés par Nevada Jones, un de leurs anciens compagnons. Les bandits dévalisent alors une diligence afin de se procurer les fonds nécessaires pour quitter l’état et se rendre en Californie où ils espèrent redémarrer à zéro.

Le réalisateur Alan Rafkin (1928-2001) a essentiellement fait sa longue carrière à la télévision en participant à une multitude de séries et de téléfilms. Mon Martien favori, The Dick Van Dyke Show, Jeannie de mes rêves, Ma sorcière bien aimée, Max la menace, La croisière s’amuse, jusqu’aux Dessous de Veronica, Alan Rafkin aura oeuvré pour le petit écran pendant près de quarante ans. Son incursion au cinéma est plus discrète et se résume à une demi-douzaine de longs métrages, essentiellement des comédies comme Sky Parti (1965) avec Frankie Avalon, The Ghost and Mr. Chicken (1966), Nobody’s Perfect (1968). Son troisième long métrage est pourtant un western, Les DétrousseursThe Ride to Hangman’s Tree (1967), qui est néanmoins teinté d’humour et qui reste un film très léger. Western tardif bourré de charme et de second de degré, Les Détrousseurs est un divertissement très élégant, dans lequel les comédiens s’amusent (et nous aussi) et où la comédienne le sex-appeal de Melodie Johnson enflamme l’écran, notamment lors de son numéro musical et une scène de baignade dénudée qui a dû faire trembler la censure à sa sortie.

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Test Blu-ray / Pacific Express, réalisé par Cecil B. DeMille

PACIFIC EXPRESS (Union Pacific) réalisé par Cecil B. DeMille, disponible le 26 novembre 2019 en DVD et Blu-ray chez ESC Editions / Movinside.

Acteurs : Barbara Stanwyck, Joel McCrea, Akim Tamiroff, Robert Preston, Lynne Overman, Brian Donlevy, Robert Barrat, Anthony Quinn…

Scénario : Jack Cunningham, Walter DeLeon, C. Gardner Sullivan, Jesse Lasky Jr. d’après une histoire originale d’Ernest Haycox

Photographie : Victor Milner

Musique : Sigmund Krumgold, John Leipold

Durée : 2h16

Année de sortie : 1939

LE FILM

En 1862, pendant la guerre de sécession, fut entreprise la construction de la première ligne de chemin de fer transcontinentale reliant l’Atlantique au Pacifique. Un agent du gouvernement, Jeff Butler, est chargé de la surveillance. Il tombe amoureux de la fille d’un ingénieur, Mollie Monahan. Mais sa mission comporte aussi des risques, deux joueurs professionnels ont été chargés par un politicien véreux de saboter les travaux…

Pacific ExpressUnion Pacific clôt une décennie exceptionnelle pour le réalisateur Cecil B. DeMille (1881-1959). Après Le Signe de la Croix (1932), péplum avec Claudette Colbert, Charles Laughton et Fredric March, Cléopâtre (1934), Les Croisades (1935) et Les FlibustiersThe Buccaneer, le cinéaste est devenu synonyme de spectacles grandioses, de fresques spectaculaires, de divertissements surdimensionnés. Pacific Express, réalisé en 1939, ne déroge pas à la règle et embrasse l’Histoire Américaine (avec un grand H et un grand A donc) en prenant comme sujet la réunion de l’Ouest et de l’Est par l’intermédiaire du chemin de fer. Avant-dernier western de Cecil B. DeMille, Union Pacific est et demeure un immense film, un chef d’oeuvre, par ailleurs le dernier en N&B du réalisateur, qui conserve encore un souffle épique indiscutable et une folle modernité plus de 80 ans après sa sortie. Sans doute pour cela que Pacific Express a remporté en 2002 la Palme d’or au Festival de Cannes rétroactivement et délivrée par un jury présidé par Jean d’Ormesson.

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Test Blu-ray / Les Maléfices de la Momie, réalisé par Michael Carreras

LES MALÉFICES DE LA MOMIE (The Curse of the Mummy’s Tomb) réalisé par Michael Carreras, disponible en Édition Blu-ray + DVD + Livret le 14 janvier 2020 chez ESC Editions

Acteurs : Terence Morgan, Ronald Howard, Fred Clark, Jeanne Roland, George Pastell, Jack Gwillim, John Paul, Dickie Owen, Jill Mai Meredith, Michael Ripper…

Scénario : Michael Carreras

Photographie : Otto Heller

Musique : Carlo Martelli

Durée : 1h16

Date de sortie initiale : 1964

LE FILM

Lors d’une expédition en Egypte, des savants découvrent un sarcophage renfermant la momie d’un pharaon présentant certaines particularités. Afin de les étudier, les savants décident de la ramener en Grande Bretagne. Mais ils ignorent qu’en déplaçant le pharaon, ils ont réveillé une très ancienne et sanglante malédiction.

Bernard Quatermass, Frankenstein, les vampires (avec évidemment Dracula), les satanistes, le Docteur Jekyll et bien d’autres, la Hammer a ressuscité moult monstres et créatures du cinéma d’épouvante durant son âge d’or, en renvoyant ainsi aux grandes heures des Universal Monsters. Peut-être moins célèbre, le cycle dit de la Momie se sera quand même étalé sur quatre longs métrages. En 1959, La Malédiction des pharaonsThe Mummy, réalisé par Terence Fisher (encore lui) est un énorme succès dans le monde entier. Toutefois, il faudra attendre cinq ans pour que la Hammer se décide à revenir à l’Egypte et à ses sarcophages renfermant de sombres prophéties. Cette suite, on la doit à Michael Carreras (1927-1994), fils d’Enrique Carreras, l’un des deux fondateurs de la mythique Hammer Films avec William Hinds, société de production née en 1934. Ce que l’on sait moins, c’est que la Hammer a fait faillite à la fin des années 1930, avant d’être reprise par Anthony Hinds et Michael Carreras, les fils des créateurs du studio. Devenu un immense producteur touche à tout avec près de 70 titres produits en près de trente ans de carrière, Michael Carreras aura également signé quelques scénarios, Meurtres sans empreintes (1954) de Terence Fisher, le mythique Un million d’années avant J.C. (1966) de Don Chaffey, avec la sculpturale Raquel Welsh, mais il passera également lui-même derrière la caméra dès la fin des années 1950, pour une douzaine de longs-métrages. Ce sera par exemple le cas du formidable The Maniac, son quatrième film, écrit par le légendaire Jimmy Sangster (1927-2011), l’un des grands noms de la Hammer, capable de passer d’un genre à l’autre en suivant la mode et surtout le goût des spectateurs. Passionné d’égyptologie, Michael Carreras souhaite donner une suite à La Malédiction des pharaons et de réaliser lui-même ce second opus.

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Test DVD / Depardieu par Mocky

DEPARDIEU PAR MOCKY, trois courts-métrages réalisés par Jean-Pierre Mocky, disponible en DVD le 10 décembre 2019 chez ESC Editions.

Acteurs : Gérard Depardieu, Pierre Richard, Philippe Duquesne, Prescillia Andreani, Emmanuel Nakach…

Scénario : Jean-Pierre Mocky

Musique : Vladimir Cosma

Durée : 20 minutes + 12 minutes + 24 minutes

Date de sortie initiale : 2015

LES COURTS-MÉTRAGES

Malgré leurs quarante ans d’amitié, Gérard Depardieu et Jean-Pierre Mocky n’avaient jamais collaboré avant 2015. les écrits d’Anton Tchekov les ont finalement réuni à travers trois courts-métrages, du moins pour les deux premiers. Un triptyque formidable monté sur le nom de l’acteur, mais dont le premier vaut aussi et surtout pour ses retrouvailles à l’écran avec l’immense Pierre Richard. Drôles, gentiment paillards, tournés dans de superbes décors naturels, ces petits films mettent en valeur le talent gargantuesque de Gérard Depardieu, qui semble prendre beaucoup de plaisir à porter ces mini-histoires. Enfin, c’est aussi l’occasion d’écouter les fabuleuses partitions du grand Vladimir Cosma

Agafia (2015-20’).

Diffusé dans le programme Histoires Courtes proposé par France Télévisions, Agafia réunit le duo Gérard Depardieu – Pierre Richard presque trente ans après les trois célèbres comédies de Francis Veber, La Chèvre (1981), Les Compères (1983) et Les Fugitifs (1986). Agafia est une jeune femme russe, qui, comme toutes les femmes de son village, tombe amoureuse d’un vagabond qui vit dans la forêt avec son ami. Tourné dans de superbes paysages naturels et marqué par la beauté d’Olga Korotyayeva, Agafia offre à ses deux têtes d’affiche l’occasion de réaliser de beaux numéros, même si l’on ne peut s’empêcher de trouver le film beaucoup trop court. Mais ne boudons pas notre plaisir, d’autant plus qu’Agafia est également empreint d’une douceur et d’une sensibilité que l’on avait souvent tendance à oublier chez Jean-Pierre Mocky.

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