Test DVD / N’oublie pas ton père au vestiaire, réalisé par Richard Balducci

N’OUBLIE PAS TON PÈRE AU VESTIAIRE réalisé par Richard Balducci, disponible en DVD le 4 août 2021 chez ESC Editions.

Acteurs : Jean Lefebvre, Manuel Gélin, Eric Adjani, Nelly Vignon, Jean-Paul Rouland, Patricia Elig, Denise Grey, Françoise Blanchard, Brigitte Lahaie, Sabine Paturel…

Scénario : Richard Balducci & Jean-Claude Massoulier

Photographie : Marcel Combes

Musique : Gilles Tinayre

Durée : 1h36

Année de sortie : 1982

LE FILM

Philippe, un jeune homme de 18 ans délaissé par son père, ne pense qu’aux filles et néglige ses études. Lorsqu’il échoue à son baccalauréat, son père le renvoie de la maison. Philippe part alors vivre chez un ami et décide de devenir DJ. Son père, de son côté, commence à regretter son comportement.

Quand on parle de Richard Balducci (1922-2015), on pense tout de suite à la saga du Gendarme, dont il est l’un des créateurs. Le reste est symbolique du cinéma franchouillard puisque l’incriminé en question aura également écrit Le Jour de gloire (1976) et Général…nous voilà ! (1978) de Jacques Besnard, Les Bidasses en vadrouille (1979) de Christian Caza, Charlots Connection (1984) de Jean Couturier et On est pas sorti de l’auberge (1982) de Max Pecas. Finalement, comme on n’est jamais mieux servi par soi-même, ses opus les « moins pires » sont ceux qu’il a lui-même mis en scène. Après avoir écrit pour les autres, Les Saintes-Nitouches (1963) de Pierre Montazel, Cherchez l’idole (1964) de Michel Boisrond et Le Gendarme de Saint-Tropez (1964) de Jean Girault, il réalise trois courts-métrages en 1968 (Le Petit cheval de bois, Les Tontons du festival et Clown), il passe au format long l’année suivante avec L’Amour. S’il fait d’abord preuve d’un tant soit peu de rigueur dans ses premiers films, comme dans L’Odeur des fauves (1972) avec Maurice Ronet et Vittorio De Sica, Dans la poussière du soleil (1972), un western (si si) avec Maria Schell et…Daniel Beretta, la comédie devient son dada (Par ici la monnaie en 1974), le réalisateur passant aussi par la case porno avec Les Demoiselles à péage (ou Les Ravageuses de sexe) en 1975 et La Grande Défonce (1976), qu’il emballe sous le pseudo de Bruno Baldwyn. Dans les années 1980, Richard Balducci collabore à trois reprises avec Jean Lefebvre avec Prends ta Rolls et va pointer (1981), N’oublie pas ton père au vestiaire (1982) et Salut la puce (1983). Le deuxième film de cette « trilogie » reste un témoignage, un vestige d’une époque révolue, qui surfait de manière opportuniste sur le triomphe de La Boum sorti deux ans auparavant. Un film complètement oublié, que l’on visionne comme si on consultait un vieil album de photos jaunies et abîmées par le temps. C’est pas forcément bon (euphémisme), mais il n’y a pas de mal à se moquer et cela en devient drôle.

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Test DVD / C’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule !, réalisé par Jacques Besnard

C’EST PAS PARCE QU’ON A RIEN À DIRE QU’IL FAUT FERMER SA GUEULE ! réalisé par Jacques Besnard, disponible en DVD et Blu-ray le 14 avril 2021 chez LCJ Editions & Productions.

Acteurs : Bernard Blier, Michel Serrault, Jean Lefebvre, Tsilla Chelton, Marion Game, Gérard Jugnot, Popeck, Max Amyl, Christian Clavier…

Scénario : Jacques Besnard & Jean Halain, d’après une idée de Christian Clavier, Gérard Jugnot & Thierry Lhermitte

Photographie : Jean-Pierre Baux

Musique : Gérard Calvi

Durée : 1h30

Date de sortie initiale : 1975

LE FILM

Deux truands minables, Max et Riton travaillent dans le vol de voitures, dirigés par un «cerveau», Phano. Leur maladresse est telle que Phano songe à les renvoyer. Pourtant, il a besoin d’eux pour le «coup du siècle» : le cambriolage de la caisse de retraite de la SNCF, dont le coffre est, au sous-sol de la gare de l’Est, dans une salle mitoyenne des toilettes. Il suffit de percer la cloison d’une cabine. Phano, Max et Riton vont se succéder dans cette cabine en utilisant des déguisements divers pour ne pas se faire remarquer de «Madame Pipi», la préposée aux toilettes.

A part pour les spécialistes de la comédie française, le nom de Jacques Besnard (1929-2013) demeure obscur et pour ne pas dire inconnu. Pourtant, ce réalisateur et ancien assistant d’André Hunebelle sur les deux premiers Fantômas et les OSS 117 possède un hit dans la dizaine de films qu’il signera entre 1966 et 1982, Le Grand restaurant, son premier long-métrage, avec Louis de Funès dans la peau de Monsieur Septime, immense succès populaire avec près de quatre millions d’entrées. Le reste de sa filmographie se compose tout de même de quelques pépites à l’instar du Fou du labo 4 (1967) et La Situation est grave…mais pas désespérée (1975). Mais il y en a une autre qui a toujours fait la quasi-unanimité auprès des spectateurs, il s’agit de C’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule !, le troisième plus grand succès du metteur en scène derrière Le Grand restaurant donc et Le Jour de gloire (2 millions d’entrées). Derrière cette comédie au titre « Audiardesque » et vraisemblablement inspirée du PigeonI Soliti Ignoti (1958) de Mario Monicelli, se cachent en réalité Christian Clavier, Gérard Jugnot et Thierry Lhermitte, des jeunes comédiens et auteurs de 22 ans, qui venaient de former leur troupe du Splendid, et qui font d’ailleurs ici l’une de leurs premières apparitions au cinéma. C’est à eux que l’on doit l’idée géniale de ce casse malin et original, qui offre au trio vedette, Bernard Blier – Jean Lefebvre – Michel Serrault, l’occasion d’arborer de multiples déguisements, qui ont fait la renommée du film. Porté par ces merveilleux comédiens, auxquels s’ajoute bien sûr Tsilla Chelton dans le rôle culte de « Madame Pipi », C’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule ! demeure une vraie madeleine, une fantaisie dont on ne se lassera jamais.

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Test Blu-ray / La Belle Américaine, réalisé par Robert Dhéry

LA BELLE AMÉRICAINE réalisé par Robert Dhéry, disponible en Édition Collector Blu-ray + DVD + Livret le 12 janvier 2021 chez LCJ Editions & Productions.

Acteurs : Louis de Funès, Robert Dhéry, Colette Brosset, Jean Richard, Jean Lefebvre, Michel Serrault, Jean-Marc Thibault, Roger Pierre, Jean Carmet…

Scénario : Pierre Tchernia, Robert Dhéry & Alfred Adam

Photographie : Ghislain Cloquet

Musique : Gérard Calvi

Durée : 1h40

Date de sortie initiale : 1961

LE FILM

En achetant pour une somme dérisoire une superbe voiture, un petit ouvrier a fait l’affaire de sa vie. Cette « belle américaine » va néanmoins lui causer de nombreux déboires.

La Belle Américaine est le quatrième long métrage de Robert Fourrey, alias Robert Dhéry (1921-2004) en tant que scénariste et réalisateur. Sorti en 1961, soit dix ans après Bertrand coeur de lion (que Dhéry avait mis en scène) et sept ans après Ah! les belles bacchantes… (réalisé par Jean Loubignac), cette fantaisie se hisse à la neuvième place du box-office cette année-là, dominée entre autres par les dix millions d’entrées des Canons de Navarone, les sept millions des Sept Mercenaires, les cinq millions d’Un Taxi pour Tobrouk ou les 4,3 millions de Don Camillon Monseigneur. 4,1 millions de spectateurs sont venus rire et applaudir ce qui demeure un des meilleurs films de la troupe des Branquignols (fondée en 1948), et encore plus à l’étranger puisque La Belle Américaine aura connu un triomphe international. Robert Dhéry a toujours mis ses amis en avant, sans jamais tirer la couverture. Acteur, metteur en scène, dramaturge et réalisateur, cet homme de théâtre accompagné de Colette Brosset, son épouse, aura fait le bonheur des français aux côtés de Louis de Funès, Jean Lefebvre, Jean Carmet, Jacqueline Maillan, Michel Serrault, Micheline Dax, Pierre Olaf, Jacques Legras, Robert Rollis et bien d’autres encore. On en retrouve d’ailleurs une bonne partie dans La Belle Américaine, dont Louis de Funès, déchaîné dans un double-rôle magnifique et qui annonce en grande pompe Le Gendarme de Saint-Tropez (1964), notamment quand ce dernier, contremaître d’une usine, se retrouve face à un chef comptable dépassé par les évènements incarné par Jean Lefebvre. Ou comment ne pas voir le maréchal des logis-chef Cruchot face à Fougasse. Soixante ans plus tard, La Belle Américaine a vieilli, mais doucement, sagement. Si sa structure que l’on pourrait comparer à celle des œuvres de Jacques Tati sera reprise par Robert Dhéry dans Allez France! en 1964 et dans Vos gueules les mouettes! en 1974, autrement dit une succession de vignettes qui tiennent sur un fil rouge, ou une réaction en chaîne, un effet papillon qui sera la marque de fabrique de son cinéaste, La Belle Américaine est un grand classique de la comédie hexagonale, que l’on a toujours beaucoup de plaisir à revoir.

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Test Blu-ray / Quelques messieurs trop tranquilles, réalisé par Georges Lautner

QUELQUES MESSIEURS TROP TRANQUILLES réalisé par Georges Lautner, disponible en DVD (2009) et en Blu-ray depuis le 3 septembre 2014 chez Gaumont

Acteurs : Dani, Michel Galabru, Henri Guybet, Jean Lefebvre, André Pousse, Bruno Pradal, Paul Préboist, Renée Saint-Cyr, Charles Southwood…

Scénario : Georges Lautner, Jean-Marie Poiré d’après le roman de A.D.G.

Photographie : Maurice Fellous

Musique : Pierre Bachelet, Eddie Vartan

Durée : 1h32

Date de sortie initiale : 1973

LE FILM

Loubressac, petit village du Lot. Son château, sa comtesse, ses tracteurs, ses paisibles autochtones… Et voilà qu’arrive une colonie de hippies que la châtelaine a autorisé à bivouaquer sur son domaine. Un drôle de genre qui fait grincer bien des dents. Jusqu’au jour où l’on assassine le régisseur de la châtelaine. Les beatniks sont alors des coupables tout désignés.

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