Test Blu-ray / Quelqu’un derrière la porte, réalisé par Nicolas Gessner

QUELQU’UN DERRIÈRE LA PORTE réalisé par Nicolas Gessner, disponible en Combo Blu-ray + DVD le 8 juillet 2020 chez Studiocanal.

Acteurs : Charles Bronson, Anthony Perkins, Jill Ireland, Henri Garcin, Adriano Magistretti, Agathe Natanson, Viviane Everly, André Penvern…

Scénario : Jacques Robert, Marc Behm, Nicolas Gessner d’après le roman de Jacques Robert

Photographie : Pierre Lhomme

Musique : Georges Garvarentz

Durée : 1h30

Date de sortie initiale : 1971

LE FILM

Un chirurgien de grande renommée spécialisé dans le cerveau accueille chez lui un homme amnésique, recherché pour viol. Il veut en faire l’instrument qui le vengera de sa femme infidèle.

Quelqu’un derrière la porte n’est assurément pas le film le plus connu de la carrière européenne de Charles Bronson. Pourtant, ce drame psychologique qui flirte avec le thriller est probablement celui où le comédien a le plus d’éléments dramatiques à défendre, ainsi que les dialogues les plus abondants de toute sa filmographie réunie. Réalisé par le méconnu Nicolas Gessner, Quelqu’un derrière la porte est un quasi-huis clos très prenant, singulier et tordu, qui repose également sur l’interprétation morbide du grand Anthony Perkins. A connaître absolument.

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Test Blu-ray / Le Bagarreur, réalisé par Walter Hill

LE BAGARREUR (Hard Times) réalisé par Walter Hill, disponible en DVD et Blu-ray le 22 mai 2020 chez Sidonis Calysta.

Acteurs : Charles Bronson, James Coburn, Jill Ireland, Strother Martin, Margaret Blye, Michael McGuire, Felice Orlandi, Edward Walsh…

Scénario : Walter Hill, Bryan Gindoff, Bruce Henstell

Photographie : Philip H. Lathrop

Musique : Barry De Vorzon

Durée : 1h33

Date de sortie initiale : 1975

LE FILM

L’Amérique de la dépression. Chaney traîne dans les docks d’un port proche de La Nouvelle-Orléans. Au hasard de ses déambulations, il découvre que des combats de boxe clandestins sont organisés par un certain Speed. Ce dernier engage Chaney pour remplacer son poulain. Chaney devient bientôt un champion…

Alors qu’il cartonne en Europe et dans le reste du monde, Charles Bronson ne possède pas le même statut aux Etats-Unis où on le connaît surtout en tant que second rôle grâce aux Sept MercenairesThe Magnificent Seven (1960) et La Grande ÉvasionThe Great Escape (1963) de John Sturges, ou bien encore Les Douze SalopardsThe Dirty Dozen (1967) de Robert Aldrich. En 1974, Un justicier dans la villeDeath Wish de Michael Winner change la donne. Le comédien accède enfin au rang de star hollywoodienne et les films sont désormais montés sur son nom sur le sol de l’Oncle Sam. Tourné après le succulent Mister Majestyk de l’immense Richard Fleischer, Le BagarreurHard Times, ou bien encore The Street fighter, est l’un des premiers longs métrages mettant en Charles Bronson en vedette par les studios. Qui plus est, il s’agit aussi du premier film mis en scène par Walter Hill. En 1968, ce dernier commence sa carrière en tant que réalisateur de seconde équipe sur L’Affaire Thomas Crown de Norman Jewison puis sur le non-moins mythique Bullitt de Peter Yates. Quatre ans plus tard il signe le scénario de Guet-Apens de Sam Peckinpah, d’après le roman de Jim Thompson, qui témoigne de son attrait pour la représentation de la violence sans fioritures. Il passe naturellement derrière la caméra avec ce Bagarreur, film devenu culte et qui a largement contribué au mythe Bronson dans les années 1970.

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Test Blu-ray / Le Justicier de New York, réalisé par Michael Winner

LE JUSTICIER DE NEW YORK (Death Wish 3) réalisé par Michael Winner, disponible en DVD et Blu-ray le 22 mai 2020 chez Sidonis Calysta.

Acteurs : Charles Bronson, Deborah Raffin, Ed Lauter, Martin Balsam, Gavan O’Herlihy, Kirk Taylor, Alex Winter, Tony Spiridakis, Marina Sirtis…

Scénario : Don Jacoby

Photographie : John Stanier

Musique : Jimmy Page

Durée : 1h31

Date de sortie initiale : 1985

LE FILM

L’architecte Paul Kersey arrive à New York et découvre son vieil ami Charley, battu à mort par des voyous. Retrouvé sur les lieux du crime, il est arrêté par les forces de l’ordre. Mais le chef de la police, qui connaît le passé de justicier de Kersey, l’incite à reprendre ses activités. Kersey se lance alors sur les traces de Fraker, un chef de bande qui terrorise le quartier où habitait le défunt Charley.

Paul Kersey is back ! Après son retour triomphal et inattendu sous les couleurs de la Cannon en 1982, le justicier le plus célèbre de l’histoire du cinéma n’attendra pas huit années pour revenir s’occuper de la racaille. Yoram Globus et Menahem Golan décident de remettre le couvert et font un pont d’or à l’ami Charles Bronson, qui entre-temps aura tourné Le Justicier de minuitTen To Midnight, rien à voir avec la saga Death Wish, ainsi que L’Enfer de la violenceThe Evil That Men Do, deux films de J. Lee Thompson. A près de 65 ans, le comédien reprend la pétoire, pas n’importe laquelle, et fait son comeback dans la Grosse Pomme, lieu d’action du premier épisode. Si Un justicier dans la ville 2 était une suite tout à fait honorable et mérite même d’être réévaluée, on ne peut pas en dire autant de ce Death Wish 3 Le Justicier de New York, qui bien que mis en scène une fois de plus par Michael Winner, vire désormais au nanar. Ultra-divertissant, complètement irresponsable, cet opus n’a plus rien à dire sur le thème de l’autodéfense, mais fait la part belle au spectacle bourrin où le personnage de Paul Kersey devient un ersatz de Rambo, prêt à décimer à lui seul, ou presque, tout un gang qui a mis la main sur un quartier délabré et laissé à l’abandon. Alors oui, on pourra taxer le film de tous les noms, réactionnaire entre autres, mais force est de constater que Le Justicier de New York vaut son pesant de cacahuètes et va au bout de son concept en proposant notamment un dernier acte explosif où Bronson/Kersey flingue sur tout ce qui bouge et aligne comme au balltrap les petites frappes rasées et tatouées. Bref, la Cannon offre aux spectateurs ce qu’ils sont venus chercher, à savoir une succession de règlements de comptes, où chaque nouvelle victime de Paul Kersey se voit trucider par un calibre toujours plus gros.

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Test DVD / Le Cavalier traqué, réalisé par André De Toth

LE CAVALIER TRAQUÉ (Riding Shotgun) réalisé par André De Toth, disponible en DVD depuis le 7 février 2019 chez LCJ Editions

Acteurs : Randolph Scott, Wayne Morris, Joan Weldon, Joe Sawyer, James Millican, Charles Bronson, James Bell, Fritz Feld, Richard Garrick…

Scénario : Thomas W. Blackburn d’après une histoire de Kenneth Perkins

Photographie : Bert Glennon

Musique : David Buttolph

Durée : 1h12

Date de sortie initiale : 1954

LE FILM

Larry Delong est chargé de protéger les diligences des hors-la-loi qui cherchent à intercepter les convois. Lors d’une mission, il est confronté au bandit de grand chemin Dan Marady et laissé pour mort. Il comprend néanmoins que le vol de la diligence servira de diversion pour attirer le shérif de la ville voisine et ses adjoints afin de braquer facilement le casino. Delong arrive en ville pour prévenir les habitants mais au lieu d’être écouté, il est considéré comme un complice de Marady.

D’origine austro-hongroise, André De Toth (1912-2002) est un réalisateur, scénariste et producteur qui demeure encore très chéri par les cinéphiles. Indépendant des grands studios hollywoodiens, pour lesquels il travaillera toutefois volontiers à plusieurs reprises, le cinéaste dirigera les plus grands comme Gary Cooper (La Mission du commandant Lex), Robert Ryan (La Chevauchée des bannis), Kirk Douglas (La Rivière de nos amours), Veronica Lake (Femme de feu), Barbara Stanwyck (L’Orchidée Blanche) et Richard Widmark (La Furie des Tropiques). Mais la plus grande collaboration de sa carrière reste celle entamée en 1951 avec Randolph Scott (1898-1987) pour Le Cavalier de la mortMan in the Saddle. Les deux hommes se retrouveront à cinq autres reprises (et autres westerns), Les Conquérants de Carson CityCarson City (1952), Les Massacreurs du KansasThe Stranger Wore a Gun (1953), La Trahison du capitaine PorterThunder Over the Plains (1953), Le Cavalier traquéRiding Shotgun (1954) et Terreur à l’OuestThe Bounty Hunter (1954).

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Test Blu-ray / De la part des copains, réalisé par Terence Young

DE LA PART DES COPAINS (Cold Sweat) réalisé par Terence Young, disponible en combo Blu-ray+DVD le 28 août 2019 chez Studiocanal

Acteurs : Charles Bronson, Liv Ullmann, James Mason, Jill Ireland, Michel Constantin, Jean Topart, Yannick Delulle, Luigi Pistilli…

Scénario : Shimon Wincelberg, Albert Simonin, d’après le roman Ride the Nightmare de Richard Matheson

Photographie : Jean Rabier

Musique : Michel Magne

Durée : 1h33

Date de sortie initiale : 1970

LE FILM

Les anciens complices de Joe réapparaissent dans sa vie, menaçant de bouleverser l’existence à présent rangée de l’ancien truand. Pris au piège du chantage, il est contraint de les aider…

A la fin des années 1960, la carrière de Charles Dennis Buchinsky alias Charles Bronson (1921-2003) prend un nouveau tournant. Habitué des seconds rôles chez André De Toth, Robert Aldrich et Delmer Daves, le comédien américain d’origine lituanienne n’a jamais arrêté de tourner depuis ses débuts en 1951. Il gravit un à un les échelons, sans forcer le destin, les réalisateurs étant très attirés par le charisme animal et singulier de l’acteur. L’année 1968 est déterminante avec la sortie d’Il était une fois dans l’OuestC’era una volta il West, ou Once Upon a Time in the West pour son exportation internationale, réalisé par Sergio Leone. Charles Bronson explose littéralement aux yeux des spectateurs du monde entier. Bénéficiant d’un confort qui lui échappait encore aux Etats-Unis, le comédien au visage taillé à la serpe s’installe en Europe où les propositions se multiplient. S’il retrouve Richard Donner huit ans après X-15, pour L’Ange et le démon, c’est avec René Clément et Le Passager de la pluie (4,8 millions d’entrées en 1970) qu’il trouve une formule adéquate qu’il déclinera à plusieurs reprises. Il fait alors un détour par l’Italie où il tourne La Cité de la violenceCittà violenta pour Sergio Solima, avant de poser ses bagages dans le sud de la France pour De la part des copainsCold Sweat, réalisé par Terence Young (1915-1994). Rétrospectivement, ce petit polar a bien du mal à se distinguer dans la filmographie conséquente de Charles Bronson. S’il assure dans le genre « mec peu prolixe aux gros bras », l’ami Charlie a constamment l’air d’apprendre ses répliques (pourtant limitées) au moment de tourner et assure le minimum syndical.

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