Test Blu-ray / La Sorcière sanglante, réalisé par Antonio Margheriti

LA SORCIÈRE SANGLANTE (I Lunghi capelli della morte) réalisé par Antonio Margheriti, disponible en Combo Blu-ray + DVD le 3 juin 2025 chez Artus Films.

Acteurs : Barbara Steele, George Ardisson, Halina Zalewska, Umberto Raho, Laura Nucci, Giuliano Raffaelli, Nello Pazzafini, Jeffrey Darcey…

Scénario : Antonio Margheriti & Tonino Valerii, d’après une histoire originale d’Ernesto Gastaldi

Photographie : Riccardo Pallottini

Musique : Carlo Rustichelli

Durée : 1h36

Date de sortie initiale : 1964

LE FILM

À la fin du XVème siècle, Adèle Karnstein est condamnée au bûcher, accusée d’avoir tué le comte Franz à l’aide de ses pouvoirs maléfiques. Sa fille aînée, Helen, tente de la sauver en accordant ses faveurs au comte Humboldt. Mais hélas, il est déjà trop tard. Avant de mourir devant les yeux de sa plus jeune fille, Elizabeth, Adèle lance une terrible malédiction. Peu après, Helen est tuée par le comte Humboldt, qui craint les représailles de l’église pour le crime d’adultère. La malédiction s’opère, et une épidémie de peste s’abat sur la région. C’est dans cette ambiance lugubre que surgit Mary, d’outre-tombe, pour séduire Kurt, le fils du comte…

Réalisé par l’éclectique et inclassable Anthony M. Dawson aka Antonio Margheriti (1930-2002), metteur en scène des illustres Opération Goldman en 1966, Django, la mort est là (1968), Contronatura (1969), La Brute, le Colt et le Karaté (1974), Pulsions cannibales (1980), Nom de code : Oies sauvages (1984), pour ne citer que ceux-là et ainsi vous montrer la capacité du cinéaste à passer d’un genre à l’autre, La Sorcière sanglanteI lunghi capelli della morte est l’un de ses plus grands films. Immédiatement ou presque après Danse macabre, le temps d’emballer trois autres films la même année, Antonio Margheriti retrouve la britannique Barbara Steele pour un nouvel opus d’horreur gothique. S’il n’atteint pas la complète réussite de son précédent ouvrage, ainsi que de La Vierge de NurembergLa Vergine di Norimberga (1963), le metteur en scène signe tout de même un autre classique du genre, qui se démarque de ses camarades par son cadre spatio-temporel original et qui plonge le spectateur dans un récit fantastique qui donne toujours autant la chair de poule.

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Test 4K UHD / La Nuit de l’épouvantail – Les Fleurs de sang, réalisé par Frank De Felitta

LA NUIT DE L’ÉPOUVANTAIL – LES FLEURS DE SANG (Dark Night of the Scarecrow) réalisé par Frank De Felitta, disponible en DVD, Blu-ray & 4K UHD depuis le 29 mai 2025 chez BQHL Éditions.

Acteurs : Charles Durning, Robert F. Lyons, Claude Earl Jones, Lane Smith, Tonya Crowe, Larry Drake, Jocelyn Brando, Tom Taylor…

Scénario : J.D. Feigelson

Photographie : Vincent A. Martinelli

Musique : Glenn Paxton

Durée : 1h37

Date de diffusion initiale: 1981

LE TÉLÉFILM

Bien qu’affligé d’un retard mental, Bubba Ritter est le plus gentil, le plus adorable des hommes. Lorsque son amie, la toute jeune Marylee, se fait attaquer par un chien de garde, il passe pour être le coupable de l’agression aux yeux d’Otis Hazelrigg, un postier jaloux et revanchard. Accompagné de trois complices, Otis tue Bubba et abandonne son cadavre dans le déguisement d’un épouvantail. Acquittés faute de preuves, les quatre tueurs sont relâchés et se croient sauvés. Erreur, car, avant de partir pour l’au-delà, l’âme de leur victime entend bien leur infliger le châtiment qu’ils méritent…

C’est l’histoire d’un téléfilm devenu culte auprès de millions de téléspectateurs à travers le monde. Il s’agit de La Nuit de l’épouvantail, aka Dark Night of the Scarecrow, aussi connu en France sous le titre Les Fleurs de sang, écrit par J.D. Feigelson. Ce dernier, qui imaginait tout d’abord son projet pour le cinéma, parvient à trouver un accord avec la chaîne CBS, sans retoucher (ou presque) à son scénario, qui restera son ouvrage le plus célèbre de sa carrière. À la mise en scène, on retrouve étonnamment Frank De Felitta, habituellement romancier et scénariste (La Bataille pour Anzio d’Edward Dmytryk), lui-même plusieurs fois adapté sur le grand écran (L’Emprise de Sidney J. Furie, Audrey Rose de Robert Wise), qui s’empare habilement de cette histoire et instaure une tension du début à la fin, aidé aussi en cela par la musique entêtante de Glenn Paxton. Remarquablement interprété, La Nuit de l’épouvantail vieillit très bien, se regarde comme on lit un bon roman de Stephen King (auquel on pense très souvent), qui détonne alors au milieu du slasher omniprésent (1981 voit s’enchaîner Halloween 2, la première suite de Vendredi 13, Meurtres à la St-Valentin, Carnage, Happy Birthday to Me…), en privilégiant la terreur psychologique, plutôt que les effusions d’hémoglobine, ici totalement absentes. Le résultat est là, La Nuit de l’épouvantail est incontestablement un chef d’oeuvre du petit écran.

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Test Blu-ray / Rêves sanglants, réalisé par Roger Christian

RÊVES SANGLANTS (The Sender) réalisé par Roger Christian, disponible en Édition Blu-ray + DVD + Livret le 12 juillet 2025 chez Rimini Éditions.

Acteurs : Kathryn Harrold, Zeljko Ivanek, Shirley Knight, Paul Freeman, Sean Hewitt, Harry Ditson, Olivier Pierre, Marsha Hunt, Angus MacInnes…

Scénario : Thomas Baum

Photographie : Roger Pratt

Musique : Trevor Jones

Durée : 1h28

Date de sortie initiale : 1972

LE FILM

Après avoir tenté de se noyer, un jeune homme amnésique est interné en hôpital psychiatrique. Rapidement, le médecin qui s’occupe de lui et certains patients sont victimes d’hallucinations. Le patient semble posséder un curieux pouvoir : il aurait la possibilité de transmettre ses rêves et cauchemars à d’autres personnes…

L’auteur de ces mots n’avait jamais entendu parler de ce film avant son édition en DVD-Blu-ray chez Rimini en juillet 2025. Il s’agit de Rêves sanglants aka The Sender en version originale, premier long-métrage réalisé par Roger Christian. Jusqu’à présent décorateur de plateau (Mon ‘Beau’ légionnaire de Marty Feldman, Star Wars: Épisode IV – Un nouvel espoir de George Lucas, qui lui vaudra un Oscar), directeur artistique (Alien, le 8ème passager de Ridley Scott, Monty Python : La Vie de Brian de Terry Jones), celui-ci passe derrière la caméra avec un court-métrage, Black Angel, qu’il écrit, produit et met en scène en 1980. Cinéphile (il est passionné par Andreï Tarkovski et Ingmar Bergman) et cinéphage (les films d’épouvante s’enchaînent devant ses yeux), Roger Christian a l’opportunité de signer une première œuvre destinée au grand écran avec Rêves sanglants, d’après un scénario de Thomas Baum, visiblement inspiré par sa propre mère, mais aussi par Carrie de Brian De Palma et Patrick de Richard Franklin. S’il n’est pas passé à la postérité, The Sender est finalement resté dans le coeur de beaucoup d’amateurs de cinéma d’horreur et le découvrir aujourd’hui permet de se rendre compte à quel point Roger Christian, auréolé d’un Oscar en 1981 pour son court-métrage The Dollar Bottom en 1981, en avait sous le capot.

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Test Blu-ray / Un ange pour Satan, réalisé par Camillo Mastrocinque

UN ANGE POUR SATAN (Un angelo per Satana) réalisé par Camillo Mastrocinque, disponible en Combo Blu-ray + DVD le 3 juin 2025 chez Artus Films.

Acteurs : Barbara Steele, Anthony Steffen, Ursula Davis, Marina Berti, Vassili Karis, Betty Delon, Mario Brega, Claudio Gora, Aldo Berti…

Scénario : Luigi Emmanuele, Giuseppe Mangione & Camillo Mastrocinque, d’après une histoire originale d’Antonio Fogazzaro

Photographie : Giuseppe Aquari

Musique : Francesco De Masi

Durée : 1h32

Date de sortie initiale : 1966

LE FILM

Une statue sur laquelle flotte une légende est retrouvée dans un lac, après deux cents ans. La statue porte les traits de la nièce du comte du village riverain et un esprit maléfique semble flotter sur les lieux et posséder la jeune femme.

Quand on évoque le cinéma d’épouvante gothique transalpin, le nom d’une actrice revient fréquemment, celui de Barbara Steele, britannique née en 1937, dont la carrière sera définitivement lancée avec Le Masque du démonLa Maschera del demonio de Mario Bava, adaptation du conte fantastique Vij de l’auteur russe Nicolas Gogol, dans lequel elle campe le double rôle de Katia Vajda de la princesse Asa Vajda. Les réalisateurs vont s’arracher cette comédienne à la beauté sombre. De Roger Corman (La Chambre des tortures) à Riccardo Freda (L’Effroyable Secret du docteur Hichcock), en passant par Federico Fellini (Huit et demi), Antonio Margheriti (Danse macabre, La Sorcière sanglante), Lucio Fulci (Les Maniaques) et Mario Monicelli (L’Armée Brancaleone). 1966, Un ange pour SatanUn angelo per Satana est l’une de ses derniers rôles dans le genre. Ce film d’épouvante est réalisé par Camillo Mastrocinque (1901-1969), cinéaste ayant fait sa renommée dans la comédie, registre qui lui a permis de diriger quelques pointures comme Totò, Vittorio De Sica, Nino Manfredi, Ugo Tognazzi, Walter Chiari et Fernandel. Celui-ci s’acquitte brillamment de la tâche qui lui est confiée et livre un opus très largement conseillé aux amateurs d’horreur – même si mineur – et de fantastique, auquel il lui manque sans doute un petit truc pour prétendre à la réussite parfaite.

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Test Blu-ray / La Tour du Diable, réalisé par Jim O’Connolly

LA TOUR DU DIABLE (Tower of Evil) réalisé par Jim O’Connolly, disponible en Édition Blu-ray + DVD + Livret le 6 juin 2025 chez Rimini Éditions.

Acteurs : Bryant Haliday, Jill Haworth, Mark Edwards, Jack Watson, Anna Palk, Derek Fowlds, Dennis Price, Anthony Valentine, Gary Hamilton…

Scénario : Jim O’Connolly, d’après une histoire originale de George Baxt

Photographie : Desmond Dickinson

Musique : Kenneth V. Jones

Durée : 1h27

Date de sortie initiale : 1972

LE FILM

Deux pêcheurs accostent sur la petite île de Snape Island, où se dresse un phare isolé. Sur place, ils découvrent les cadavres de trois adolescents, ainsi qu’une survivante. Visiblement terrorisée, la malheureuse est conduite dans un hôpital psychiatrique. L’une des victimes, retrouvée empalée par une lance en or phénicienne, provoque la curiosité d’un groupe d’archéologues, qui décident de monter une expédition sur l’île…

La Tour du Diable ou Tower of Evil. Tout est dit dès le titre et le public sait à quoi s’attendre avec cet opus d’épouvante sorti en 1972 et réalisé par un certain Jim O’Connolly (1926-1986), dont il s’agit du seul film édité en DVD-Blu-ray dans nos contrées. À son palmarès, figurent de multiples productions, sa fonction principale, mais aussi les scénarios de quelques épisodes de la série Le Saint avec Roger Moore, sans oublier la mise en scène du Cercle de sangBerserk! (1967), thriller d’horreur avec Joan Crawford dans un de ses derniers rôles au cinéma, ainsi que de La Vallée de GwangiThe Valley of Gwangi (1969), production Ray Harryhausen (également à la tête des effets visuels) qui mêle le western et le film de monstres . Il se retrouve à la barre de La Tour du Diable, qui sort alors que l’épouvante made in England est en cours de mutation. En 1972, sortent Dracula 73 d’Alan Gibson avec Christopher Lee, Le Cirque des vampires Vampire Circus de Robert Young, Capitaine Kronos, tueur de vampires de Brian Clemens, Sueur froide dans la nuit Fear In The Night de Jimmy Sangster, Straight on Till Morning de Peter Collinson, tous estampillés du sceau de la Hammer Films, tandis que la Amicus présente Histoires d’outre-tombeTales from the Crypt de Freddie Francis et Asylum de Roy Ward Baker. Autant dire que La Tour du Diable apparaît déjà désuet à sa sortie et fleure bon le divertissement de genre qui pullulait dans les salles la décennie précédente. Avec ses décors apparents et son « monstre » nawak, Tower of Evil contentera les amateurs, risque de faire sourire les autres spectateurs, mais dans les deux cas le spectacle reste assuré et le charme demeure.

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Test Blu-ray / La Nuit des maléfices, réalisé par Piers Haggard

LA NUIT DES MALÉFICES (Blood on Satan’s Claw) réalisé par Piers Haggard, disponible en Édition Blu-ray + DVD + Livret le 11 avril 2025 chez Rimini Éditions.

Acteurs : Patrick Wymark, Linda Hayden, Barry Andrews, Michele Dotrice, Wendy Padbury, Anthony Ainley, Charlotte Mitchell, Tamara Ustinov, Simon Williams, James Hayter, Howard Goorney, Avice Landone, Robin Davies…

Scénario : Robert Wynne-Simmons & Piers Haggard

Photographie : Dick Bush

Musique : Marc Wilkinson

Durée : 1h32

Date de sortie initiale : 1971

LE FILM

Angleterre, XVIIIème siècle. Dans un petit village, un jeune homme affirme avoir vu le Diable. Le juge du comté n’y prête pas attention. Mais soudain, des événements anormaux se déroulent : les villageois sombrent dans la folie, et des jeunes femmes se voient affligées de marques sur le corps. C’est alors qu’un groupe mené par la jolie Angel Blake pratique d’étranges cérémonies funèbres.

Piers Haggard (1939-2003) est essentiellement connu des amateurs de cinéma d’épouvante pour son film Venin Venom (1981), dans lequel Klaus Kinski, Sarah Miles et Oliver Reed affrontaient un mamba noir, le serpent le plus dangereux au monde. Ce thriller hybride, bien que commencé par Tobe Hooper, tournage ensuite récupéré par Piers Haggard, rendait compte de l’efficacité de cet artisan, qui avait fait sa carrière à la télévision dans les années 1970. On se souvient moins de son boulot pour le cinéma et pourtant quelques titres sortent du lot à l’instar de The Quatermass Conclusion en 1979 et Le Complot diabolique du docteur Fu Manchu en 1980 avec Peter Sellers et Helen Mirren. Mais s’il y a bien une œuvre qui mérite assurément d’être redécouverte, c’est bien La Nuit des maléficesThe Blood on Satan’s Claw, opus d’horreur britannique sortie de l’usine Tigon Pictures, qui tentait alors de rivaliser avec la Hammer Films et la Amicus. Galvanisée par le succès rencontré par Le Grand InquisiteurWitchfinder General, ou bien encore The Conqueror Worm pour son exploitation américaine, réalisé par Michael Reeves, la société spécialisée dans les films d’exploitation à petit budget surfe sur le même sous-genre que l’on qualifiera bientôt de folk horror. La Nuit des maléfices est sans doute l’un des meilleurs représentants de cette vague, largement popularisée avec The Wicker Man de Robin Hardy, qui sortira deux ans plus tard, et demeure un très grand divertissement, formidablement mis en scène, immersif, original, angoissant comme il se doit car empreint de réalisme. Une vraie et grande découverte.

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Test Blu-ray / Azrael, l’ange de la mort, réalisé par E.L. Katz

AZRAEL, L’ANGE DE LA MORT (Azrael) réalisé par E.L. Katz, disponible en DVD & Blu-ray le 11 avril 2025 chez Metropolitan Film & Video.

Acteurs : Vic Carmen Sonne, Samara Weaving, Nathan Stewart-Jarrett, Johhan Rosenberg, Eero Milonoff, Sebastian Bull, Rea Lest, Phong Giang…

Scénario : Simon Barrett

Photographie : Mart Taniel

Musique : Tóti Guðnason

Durée : 2h25

Date de sortie initiale : 2024

LE FILM

Dans un monde où personne ne parle. Une communauté dévote traque une jeune femme, Azrael, qui s’est échappée de son emprisonnement. Recapturée, elle doit être sacrifiée pour lutter contre un esprit malveillant.

On avait entendu et lu de très mauvaises critiques d’Azrael, l’ange de la mort ou tout simplement Azrael en version originale, réalisé par E.L. Katz, à qui l’on devait le fort sympathique Cheap Thrills. À l’arrivée, ce film d’horreur et survival s’avère une sympathique surprise, remarquablement photographié par Mart Taniel, chef opérateur remarqué pour son boulot sur Le Capitaine Volkonogov s’est échappé de Natasha Merkulova et Aleksey Chupov. Certes, celles et ceux qui attendent un récit explicite ou même avec un véritable dénouement risquent de tiquer, mais les autres, qui comme nous se prendront au jeu, ne seront pas déçus, tant Azrael contient son lot d’émotions fortes et de séquences gores. Le film repose essentiellement sur les belles épaules de Samara Weaving, vue dans la série Ash vs Evil Dead, The Babysitter sur Netflix et au cinéma dans Babylon de Damien Chazelle, Wedding Nightmare de Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett, Billboards – Les panneaux de la vengeance de Martin McDonagh et dernièrement dans le sixième opus de la saga Scream. L’actrice, de toutes les scènes, voire de tous les plans, signe une formidable prestation, entièrement muette qui plus est (un seul acteur a une réplique, en esperanto non sous-titré), et rejoint le rang des action women du cinéma. Azrael, ne cherchez pas, Gargamel ne fera pas un cameo, est un spectacle soigné, prenant, très beau à regarder, une véritable expérience.

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Test Blu-ray / Body Trash, réalisé par Philip Brophy

BODY TRASH (Body Melt) réalisé par Philip Brophy, disponible en Édition Blu-ray + DVD + Livret le 16 mai 2025 chez Rimini Éditions.

Acteurs : Gerard Kennedy, Andrew Daddo, Ian Smith, Vince Gil, Regina Gaigalas, Neil Foley, Anthea Davis, Matthew Newton…

Scénario : Philip Brophy & Rob Bishop

Photographie : Ray Argall

Musique : Philip Brophy

Durée : 1h20

Date de sortie initiale : 1993

LE FILM

Une nouvelle vitamine est testée en secret sur les habitants d’une petite ville australienne, alors que jusqu’ici, tous les essais se sont révélés mortels. Un homme ayant participé aux précédents tests tente de donner l’alerte, mais, contaminé, il décède dans des circonstances atroces. Deux policiers mènent l’enquête, tandis que mutations, effets secondaires violents et hallucinations se multiplient dans la population.

Nous sommes ici clairement entre Street Trash (1987) de Jim Muro et Re-Animator (1985) de Stuart Gordon, un body-horror passé à la sauce Vegemite, vous savez cette pâte à tartiner noire étrange venue du pays des kangourous ! Body Trash, ou Body melt en version originale, est le premier et à ce jour le seul long-métrage de Philip Brophy, touche-à-tout en musique et en cinéma, qui après un court (No Dance, 1985) et un moyen-métrage (Salt, Saliva, Sperm and Sweat, 1988), décide de se lancer dans le grand format, histoire de régler quelques comptes avec sa contrée. C’est peu dire que tout le monde en prend plein la tronche dans cet opus d’horreur décomplexé et bourré d’inventions, qui peine cependant à maintenir l’intérêt du spectateur en raison d’un rythme et d’un scénario bien trop décousus. Heureusement, quelques séquences gores bien senties viennent redynamiser un peu l’ensemble, mais en dépit d’une durée ramassée de 79 minutes, l’ennui peut s’installer à plusieurs reprises. Si Body Trash est culte pour de nombreux spectateurs amateurs du genre, il est moins sûr qu’il fasse de nouveaux adeptes aujourd’hui…

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Test Blu-ray / Meurtres à la St-Valentin, réalisé par George Mihalka

MEURTRES À LA ST-VALENTIN (My Bloody Valentine) réalisé par George Mihalka, disponible en DVD & Combo Blu-ray + Blu-ray + DVD le 25 février 2025 chez Sidonis Calysta.

Acteurs : Paul Kelman, Lori Hallier, Neil Affleck, Keith Knight, Alf Humphreys, Cynthia Dale, Helene Udy, Rob Stein…

Scénario : John Beaird, d’après une histoire originale de Stephen A. Miller

Photographie : Rodney Gibbons

Musique : Paul Zaza

Durée : 1h30

Date de sortie initiale : 1981

LE FILM

Dans la ville minière de Valentine’s Bluff, une légende populaire vieille de plusieurs décennies concernant un meurtrier tuant ceux qui célèbrent la Saint-Valentin, s’avère fidèle à sa réputation lorsqu’un groupe de jeunes la défie. Les habitants suspectent alors Harry Warden, ancien mineur interné. Celui-ci avait assassiné ceux qu’il considérait responsable de son état. Des années plus tard, les meurtres ont repris !

C’est une référence, une vraie, un slasher qui a su devenir un grand classique, ce qui n’était pas chose aisée compte tenu de la quantité phénoménale de films du même genre qui sortaient alors au même moment. Meurtres à la St-Valentin échappe au tout-venant en raison de sa distribution soignée, mais aussi et avant tout grâce à sa mise en scène inventive et son cadre dépaysant. Bien meilleur que son remake du même nom, réalisé par Patrick Lussier (responsable du Hell Driver avec Nicolas Cage) et sorti en 3D en 2009, My Bloody Valentine suit un cahier des charges bien établi en cette belle année 1981 et intervient après Black Christmas, Halloween : La Nuit des masques, Terreur sur la ligne, Vendredi 13, Le Bal de l’horreur, Le Monstre du train. Il parvient à se démarquer avec beaucoup d’ingéniosité, ne serait-ce qu’au niveau du passage de vie à trépas des nombreuses victimes, égrenées tout au long de ces formidables 90 minutes. Non seulement ça, Meurtres à la St Valentin est un film qui a de la gueule et le dernier tiers se déroulant quasiment exclusivement dans les couloirs labyrinthiques d’une mine, prend aux tripes (explosées par une pioche), pour ne plus les lâcher jusqu’au dénouement, qui appelait une suite…qui n’est jamais venue.

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Test 4K UHD / The Substance, réalisé par Coralie Fargeat

THE SUBSTANCE réalisé par Coralie Fargeat, disponible en DVD, Blu-ray & 4K UHD le 13 mars 2025 chez Metropolitan Film & Video.

Acteurs : Demi Moore, Margaret Qualley, Dennis Quaid, Hugo Diego Garcia, Alexandra Papoulias Barton, Oscar Lesage, Joseph Balderrama, Robin Greer…

Scénario : Coralie Fargeat

Photographie : Benjamin Kracun

Musique : Raffertie

Durée : 2h21

Date de sortie initiale : 2024

LE FILM

Évincée de l’émission d’aérobic qu’elle présente, Elisabeth Sparkle, une actrice vieillissante, accepte de payer pour un traitement novateur. Recevant un premier colis, elle y trouve une substance lui permettant de créer un double d’elle-même, plus jeune et plus parfait. Une fois l’activation et la genèse du double réalisées, celui-ci doit alors être stabilisé chaque jour avec un autre liquide prélevé dans la moelle épinière de l’être d’origine, ceci avant de permuter au bout d’une semaine en échangeant leur sang. Elle donne ainsi naissance à Sue, qui devient vite célèbre, mais qui est censée ne faire qu’une avec elle. Du coup le retour à son corps d’origine risque d’être bien frustrant…

Il est là le film de 2024 ! The Substance, le second long-métrage de Coralie Fargeat (née en 1976), sept ans après Revenge, qui avait immédiatement révélé la réalisatrice à l’aube de ses 40 ans. Il aura fallu attendre sept années, même si elle aura signé entre temps le clip À chaque vaccination, c’est la vie qui reprend (vous vous rappelez ? C’était après le confinement…), pour que Coralie Fargeat revienne sur le devant de la scène. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’attente est plus que très largement récompensée. The Substance est un monument, un chef d’oeuvre instantané, qui nous retourne à la fois la tête et l’estomac, au point où l’auteur de ces mots a carrément été malade toute la nuit suivant la projection du film. Pur film de mise en scène où rien n’est laissé au hasard, merveilleusement photographié par Benjamin Kracun (Promising Young Woman d’Emerald Fennell), suintant de références cinématographiques et donc cinéphiles (l’ombre de Stanley Kubrick, de David Cronenberg, de John Carpenter et de David Lynch planent sur tout le film, ainsi que Le Portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde, L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde de Robert Louis Stevenson et même Blanche-Neige), The Substance embarque le spectateur dans un rollercoaster émotionnel et sensoriel, comme il en déboule désormais rarement dans les salles. Le grand succès international rencontré par The Substance (près de 600.000 entrées en France, 77 millions de dollars de recette mondiale, dont plus de 17 millions récoltés sur le sol américain) est donc plus que mérité, tout comme les multiples récompenses (Prix du scénario au Festival de Cannes, Oscar des Meilleurs maquillages et coiffures, Golden Globes de la Meilleure actrice pour Demi Moore) et autres nominations (dans quatre catégories pour les Oscars et les Golden Globes). Un sans-faute pour cette nouvelle étape du film de genre, qui non seulement s’avère une des plus grandes expériences de cinéma de ces 25 dernières années, mais qui en plus ne cesse de titiller l’intellect du spectateur en lui parlant de sujets entièrement contemporains. Réservé à un public averti, déconseillé aux âmes sensibles ou si vous venez de manger, mais ne ratez sous aucun prétexte.

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