Test 4K UHD / Vicky Cristina Barcelona, réalisé par Woody Allen

VICKY CRISTINA BARCELONA réalisé par Woody Allen, disponible en Combo Blu-ray & 4K UHD le 7 août 2026 chez Metropolitan Films.

Acteurs : Rebecca Hall, Scarlett Johansson, Javier Bardem, Penélope Cruz, Chris Messina, Patricia Clarkson, Kevin Dunn, Julio Perillán…

Scénario : Woody Allen

Photographie : Javier Aguirresarobe

Durée : 1h37

Date de sortie initiale : 2008

LE FILM

À Barcelone, Vicky et Cristina, deux Américaines, sont hébergées au sein de la famille de Vicky pour l’été, l’une pour achever son master en identité catalane avant son mariage, l’autre pour se remettre de sa dernière rupture et continuer à chercher des expériences sensuelles et amoureuses. C’est alors que Juan Antonio, artiste peintre charmeur, leur propose de venir passer un week-end à Oviedo, pour passer du bon temps ensemble, et éventuellement faire l’amour. Malgré une première réticence de Vicky, les deux amies s’envolent avec lui. Des problèmes apparaissent, les deux femmes ayant une vision diamétralement opposée de ce que peut être l’amour et son approche. La situation se complique plus tard quand réapparaît María Elena, l’ex-femme de Juan Antonio, avec laquelle il entretient une relation encore violente après un divorce où elle a manqué de le tuer…

Au début des années 2000, à 65 ans, on ne donnait pas cher de la peau de Woody Allen, après les échecs d’Accord et désaccords (1999), du Sortilège du Scorpion de Jade (2001), d’Hollywood Ending (2002), d’Anything Else : La Vie et tout le reste (2003)…Puis, après le petit sursaut au box-office de Melinda et Melinda début 2005, débarque Match Point en octobre de la même année en France et là, critique dithyrambique, coup de coeur des spectateurs, le 35è long-métrage du réalisateur flirte avec la barre des cent millions de dollars de recette, tandis que plus d’1,5 million de spectateurs se ruent dans les salles hexagonales. Woody Allen n’avait pas été à pareille fête depuis Manhattan, un quart de siècle auparavant. Le cinéaste trouve un second souffle inespéré en Europe et ses opus suivants connaîtront encore l’engouement du public, jusqu’à son apogée en 2011 avec Minuit à Paris, véritable « blockbuster » qui engrange plus de 150 millions de dollars. Mais pour l’heure, Woody Allen retrouve Scarlett Johansson pour Scoop en 2006, la délaisse un temps pour Le Rêve de Cassandre (2007), puis clôt sa « trilogie » avec la comédienne et nouvelle muse, avec Vicky Cristina Barcelona, qui demeure et restera probablement son second plus grand hit en France avec 1,9 million d’entrées, derrière les 2,4 millions de spectateurs pour Manhattan. S’il est aujourd’hui « autorisé » de lui préférer Match Point (on se souviendra toujours de Scarlett, chemise mouillée, dans les champs fouettés par la pluie) et peut-être même Scoop, plus léger, une friandise (on se souviendra toujours de Scarlett, en maillot de bain rouge), Vicky Cristina Barcelona se situe à mi-chemin des deux précédents. Woody Allen trouve une nouvelle jeunesse, mais sa maturité transparaît à travers ses dialogues, dans sa direction d’acteurs aussi. On imagine mal parfois des personnages de cet âge parler avec autant d’esprit, de verve et d’ironie, mais cela fonctionne, car comme tous les autres films de leur auteur, nous sommes dans l’esprit de ce dernier, dans ses fantasmes, dans ses projections. Vicky Cristina Barcelona c’est une nouvelle démonstration des différentes équations de l’amour, sur le désir, transposées par un cinéaste qui a encore des choses à dire sur les sentiments humains, sur des alter egos « rajeunis », lui permettant ainsi de s’adresser à une nouvelle génération de spectateurs, tout en convoquant la sensibilité et la complicité de son public acquis depuis de longues années. On ne parlera pas de chef d’oeuvre pour Vicky Cristina Barcelona, qualificatif que l’on avait entendu partout dès sa présentation en compétition sur la Croisette, mais il s’agit d’un des films les plus représentatifs de Woody Allen que l’on voit et revoit sans se lasser.

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Test DVD / Cocorico 2, réalisé par Julien Hervé

COCORICO 2 réalisé par Julien Hervé, disponible en DVD & Blu-ray le 6 août 2026 chez M6 Vidéo.

Acteurs : Christian Clavier, Didier Bourdon, Sylvie Testud, Marianne Denicourt, Julien Pestel, Patrick Préjean, Albert Goldberg, Hamed Souna, Chloé Coulloud, Renaud Calvet…

Scénario : Julien Hervé

Photographie : Emmanuel Soyer

Musique : Matei Bratescot

Durée : 1h28

Date de sortie initiale : 2026

LE FILM

Le calvaire n’est pas fini pour Frédéric Bouvier-Sauvage et Gérard Martin, qui vont à nouveau découvrir des secrets à propos de leurs origines, bouleversant ce qu’ils croyaient savoir sur leur famille. Leurs réactions un brin excessives et mélodramatiques ne sont pas de tout repos pour leurs épouses respectives, ainsi que pour leurs enfants dont la préparation du mariage entre dans la dernière ligne droite…

Contre toute attente, Cocorico avait su réunir près de deux millions de spectateurs à sa sortie en février 2024, confortant encore et toujours la place privilégiée de Christian Clavier au box-office, qui connaissait alors son plus gros succès depuis la trilogie Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ?. Même chose pour Didier Bourdon, qui était quelque peu à la peine depuis Les 3 frères, le retour, qui d’ailleurs n’avait pas convaincu, et qui connaissait enfin un vrai hit, deux mois après l’autre gros carton, celui de Chasse gardée. C’est peu dire que nous n’attendions pas du tout une suite…quand bien même la fin de Cocorico laissait envisager un nouveau rebondissement, juste avant le générique de fin. Le réalisateur et scénariste Julien Hervé, auteur (ou responsable, c’est selon) des quatre derniers opus des Tuche et l’un des coupables (cette fois, pas d’excuse) d’Astérix et Obélix : L’Empire du Milieu de Guillaume Canet reprend donc là où on avait laissé ses personnages, Frédéric Bouvier-Sauvage (Christian Clavier) et sa femme Catherine (Marianne Denicourt), Gérard Martin (Didier Bourdon) et sa femme Nicole (Sylvie Testud), sans oublier Alice (Chloé Coulloud), la fille des premiers, et François (Julien Pestel), le fils des seconds. Les présentations ayant été faites dans Cocorico, cette suite marche étonnamment mieux, comme si toute l’équipe était plus détendue, notamment le tandem principal, qui semblait se renifler en permanence. Qui plus est, Cocorico 2 s’avère moins étouffant que le précédent, dont la première partie se déroulait quasi-intégralement dans la demeure des Bouvier-Sauvage. Les personnages sont plus dynamiques, les décors plus variés et l’alchimie entre Didier Bourdon et Christian Clavier plus évidente. Attention, cette séquelle reste tout de même bien pépère et certains risquent de criser encore une fois sur l’attention portée à ce qu’on pourrait appeler l’identité française, surtout lors d’une scène qui célèbre la gastronomie bien de chez nous et les divers alcools ambrés de notre vieux pays, mais ça passe grâce à l’abattage des deux comédiens principaux.

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Test DVD / Plus forts que le diable, réalisé par Graham Guit

PLUS FORTS QUE LE DIABLE réalisé par Graham Guit, disponible en DVD le 20 août 2026 chez Blaq Out.

Acteurs : Melvil Poupaud, Asia Argento, Marine Vacth, Nahuel Pérez Biscayart, Raïka Hazanavicius, Julie Chen, Harpo Guit, Alexandra Celestin…

Scénario : Graham Guit

Photographie : Sylvestre Vannoorenberghe

Musique : Samuel Potin

Durée : 1h21

Année de sortie : 2026

LE FILM

Valentin, un homme paumé et fauché, retrouve son fils Joseph après vingt ans d’absence et le précipite, lui et sa femme Alice, dans un chaos total. Avec JP, Mila et Gigi, le diable n’a qu’à bien se tenir…

Celui-là on ne l’avait pas vu venir ! Cela faisait 18 ans que nous n’avions plus de nouvelles du réalisateur Graham Guit. Non pas qu’il nous avait manqué, sa filmographie ressemble bougrement à un casier judiciaire, mais on se demande toujours où et comment certains artistes peuvent disparaître toutes ces années. À son actif, quatre longs-métrages, qui ont tous connu un échec cinglant, Le Ciel est à nous (son plus grand « succès », 120.000 entrées en 1997), Les Kidnappeurs (1998, 56.000 entrées), Le Pacte du silence (2003, 58.000 entrées) et Hello Goodbye (2008, 64.000 entrées). Le voilà de retour avec Plus forts que le diable…enfin, retour c’est vite dit, puisque ce cinquième film n’aura engrangé en tout et pour tout qu’environ 700 entrées. Oui, vous avez bien lu. Pourtant, franchement, Plus forts que le diable est sans doute le meilleur opus du cinéaste. Pour cette comédie bien sanglante et décomplexée, Graham Guit retrouve Melvil Poupaud, avec lequel il avait déjà collaboré sur ses deux premiers films. C’est peu dire que l’acteur s’éclate dans ce rôle de paumé magnifique, loin de ses personnages dramatiques qu’il a souvent enchaîné, comme dans les années 2020, chez François Ozon, Carine Tardieu, Arnaud Desplechin, Mia Hansen-Løve, Lucie Borleteau, Valérie Donzelli…Avec sa moustache crasseuse et sa tronche à la Gérard Blanc (mais ça c’est une autre histoire) mâtiné de Philippe Bruneau (la bacchante de la bande à Stéphane Collaro), loque humaine en jogging des années 1990, cerveau grillé par quelques substances illicites, il trône de façon impériale sur une distribution où tout le monde s’en donne aussi à coeur joie. Récréatif, régressif, très violent, méchamment drôle !

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Test Blu-ray / L’Amant de 5 jours, réalisé par Philippe de Broca

L’AMANT DE 5 JOURS réalisé par Philippe de Broca, disponible en DVD & Blu-ray le 15 septembre 2026 chez Rimini Editions.

Acteurs : Jean Seberg, Micheline Presle, Jean-Pierre Cassel, François Périer, Carlo Croccolo, Albert Michel, Claude Mansard, Albert Mouton…

Scénario : Philippe de Broca & Daniel Boulanger, d’après le roman de Françoise Parturier

Photographie : Jean Penzer

Musique : Georges Delerue

Durée : 1h26

Année de sortie : 1961

LE FILM

Madeleine, directrice d’une maison de haute couture, et Claire, mariée, deux enfants, sont très bonnes amies. Antoine, amant de Madeleine et homme entretenu, vient à rencontrer Claire. Claire et Antoine entament une relation clandestine bientôt découverte par Madeleine. Cette dernière décide d’organiser une petite vengeance en conviant Claire et son mari ainsi qu’Antoine à une petite soirée. Claire et Antoine vont tous les deux se voir d’un œil différent.

On ne change pas une équipe qui gagne, ou tout du moins qui fonctionne. Après Les Jeux de l’amour (681.000 entrées) et Le Farceur (442.000 spectateurs), sortis à sept mois d’intervalle, en juin 1960 pour le premier et en janvier 1961 pour le second, Philippe de Broca et Jean-Pierre Cassel s’unissent encore pour L’Amant de 5 jours, qui quant à lui déboule sur les écrans le 24 février 1961. Autant dire que les deux hommes n’ont pas chômé et que ce rythme effréné de tournage s’avère déjà représentatif du réalisateur. C’est un nouveau demi-succès puisque 650.000 français viendront découvrir cette nouvelle comédie dans les salles. Ce n’est pas un secret, il y a un autoportrait de Philippe de Broca dressé dans cette fausse « trilogie », chaque opus dévoilant quelques aspects de leur auteur, qui attendait sûrement un meilleur accueil de la part du public. Quand bien même le cinéaste et son coscénariste Daniel Boulanger adaptent le roman éponyme de Françoise Parturier (publié en 1959), il y a bel et bien de nombreux éléments personnels dans L’Amant de 5 jours. Si Jean-Pierre Cassel, sublime comme à son habitude, demeure le premier alter ego de Philippe de Broca à l’écran (la ressemblance physique est par ailleurs troublante, comme Truffaut avec Léaud), on peut imaginer que le second s’est également « projeté » dans le personnage merveilleusement incarné par François Périer, qui campe comme qui dirait une version mature de lui-même. Rebondissant toujours afin d’éviter de rester sur place, ce qu’il détestait et ce que l’on remarque souvent sur de nombreuses photos de tournage, Philippe de Broca a systématiquement vécu ses films comme des moyens d’évasion ou des machines à fantasmes. L’Amant de 5 jours fait la part belle aux femmes, qui même si elles tournent autour du même homme, restent les plus fortes, les plus courageuses, tandis que la gent masculine se perd dans la peur de l’engagement, de la solitude aussi. Sur des dialogues magnifiques signés Daniel Boulanger (quel plaisir, quelle poésie d’écouter ça…), un rythme incroyable et bercé par la composition de Georges Delerue qui vous transperce le coeur, L’Amant de 5 jours est un bijou méconnu, pourtant conspué par le réalisateur (sans doute parce qu’il se dévoilait trop à son goût), à voir et à revoir sans modération.

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Test Blu-ray / Cadavres à la pelle, réalisé par John Landis

CADAVRES À LA PELLE (Burke and Hare) réalisé par John Landis, disponible en DVD & Blu-ray le 16 juin 2026 chez L’Atelier d’Images.

Acteurs : Simon Pegg, Andy Serkis, Isla Fisher, Tom Wilkinson, Michael Smiley, Stuart McQuarrie, Jessica Hynes, Christopher Lee, Gabrielle Downey…

Scénario : Piers Ashworth & Nick Moorcroft

Photographie : John Mathieson

Musique : Joby Talbot

Durée : 1h27

Date de sortie initiale : 2010

LE FILM

Au XIXe siècle, William Burke et William Hare sont deux amis qui tentent de survivre de leurs arnaques à Édimbourg. Par hasard, ils s’aperçoivent qu’un cadavre frais peut rapporter beaucoup d’argent : Édimbourg est à cette époque le haut lieu de la médecine européenne. Les chirurgiens cherchent désespérément des cadavres humains pour pratiquer leurs dissections pour faire avancer leur science. Appâtés par cette forte demande, Burke et Hare vont alors provoquer des « accidents » pour obtenir de plus en plus de cadavres frais.

Si l’on regarde attentivement la filmographie de John Landis, Le Flic de Beverly Hills 3 Beverly Hills Cop 3 est son dernier succès au box-office, même si celui-ci est tout de même considéré comme un échec avec « seulement » 120 millions de dollars de recettes, là où les deux précédents avaient franchi la barre des 300 millions. « Après, c’est le drame » comme on dit. Les Stupides The Stupids sort en 1996 et passe totalement inaperçu, Blues Brothers 2000 rentabilise à peine son budget de 32 millions de dollars et Susan a un plan vide carrément les salles en 1999. John Landis se tourne alors vers la télévision, emballe quelques épisodes pour les séries Les Maîtres de l’horreur Masters of Horror et Psych : Enquêteur malgré lui, tout en faisant quelques apparitions devant la caméra de ses confrères et amis (Sam Raimi, Costa-Gavras, Santiago Segura). Il faudra attendre 2010 pour que le réalisateur revienne au cinéma. Ce sera avec Cadavres à la pelle Burke and Hare, inspiré par l’histoire vraie de William Burke et William Hare, deux irlandais qui s’étaient mis en tête de gagner leur vie en vendant des cadavres (plus d’une quinzaine) à un docteur de renom Robert Knox, médecin légiste, qui étudiait l’anatomie humaine et réalisait des dissections devant ses élèves de l’Edinburgh Medical College. Un marché lucratif qui a duré une année, avant que la justice s’en mêle et découvre que les personnes disparues avaient été assassinées par les deux individus. Précédé d’une réputation désastreuse, Cadavres à la pelle est pourtant une récréation hautement jouissive, interprétée par des acteurs géniaux et animée par un humour macabre qui fait du bien. Le tout transpire également d’un amour incommensurable pour le cinéma, du muet aux classiques de l’horreur et du gothique. Assurément à (re)découvrir.

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Test 4K UHD / Crocodile Dundee 2, réalisé par John Cornell

CROCODILE DUNDEE 2 réalisé par John Cornell, disponible en Combo Blu-ray+4K UHD chez Le Chat qui fume.

Acteurs : Paul Hogan, Linda Kozlowski, John Meillon, Hechter Ubarry, Juan Hernandez, Charles Dutton, Kenneth Welsh, Luis Guzmán…

Scénario : Paul Hogan & Brett Hogan

Photographie : Russell Boyd

Musique : Peter Best

Durée : 1h52

Date de sortie initiale : 1988

LE FILM

Après avoir quitté la brousse pour sa belle, Mike « Crocodile Dundee » s’adapte difficilement à la jungle new-yorkaise. Sa compagne, Sue Charlton, une journaliste, enquête sur un vaste réseau de trafiquants colombiens. Malheureusement en possession de photos compromettantes, cette dernière est kidnappée. Mais, tel un chasseur, Crocodile Dundee se met à la poursuite de ses ravisseurs.

On prend les mêmes…mais on ne recommence pas vraiment, du moins pas de la même façon. En effet, Crocodile Dundee 2 (ou II, c’est selon vos envies), sort deux ans après le triomphe international du premier (328 millions de recettes, pour une mise de départ de 8 millions et quasiment six millions d’entrées en France) et présente aux spectateurs quelque chose de différent. Certes, nous retrouvons bel et bien Mike Dundee et Sue Charlton, mais cette fois, le couple est plongé dans une histoire plus « sérieuse », puisqu’ils font face à un cartel colombien très violent, dont le chef des trafiquants, le mafieux Rico (c’était soit ça ou « Sanchez » probablement), incarné par Hechter Ubarry (un clone de Frédéric François), est décidé à leur faire la peau s’il ne récupère pas un document sensible. De l’aveu de Paul Hogan lui-même, Crocodile Dundee 2 ne s’imposait pas sur le papier, mais devant l’engouement du public, qui le pressait pour renouer avec l’aventurier australien sur le grand écran, le film a été pensé et mis en route pour offrir au public une continuité, sans tomber dans le piège facile de la « suite-plagiat du premier ». Ainsi donc, il y a des assassinats dans ce second épisode, imputables aux méchants, tandis que Mike parvient constamment à les neutraliser grâce à sa ruse. Ce deuxième volet propose l’inverse du précédent, puisque toute la première partie se déroule à New York, territoire où Dundee commence à s’ennuyer ferme, avant de délocaliser le couple sur le sol natal du personnage principal, où chez lui, il pourra ainsi avoir l’avantage sur leurs ennemis. C’est pour cela que, une fois n’est pas coutume, beaucoup aiment autant cet opus, si ce n’est davantage que le premier. Si l’on peut ne pas être d’accord, une chose est sûre, Crocodile Dundee 2 est sans doute une des meilleures suites jamais réalisées et demeure un formidable divertissement.

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Test Blu-ray / On a volé la cuisse de Jupiter, réalisé par Philippe de Broca

ON A VOLÉ LA CUISSE DE JUPITER réalisé par Philippe de Broca, disponible en DVD & Blu-ray le 15 septembre 2026 chez Rimini Editions.

Acteurs : Annie Girardot, Philippe Noiret, Francis Perrin, Catherine Alric, Marc Dudicourt, Paulette Dubost, Roger Carel, Anna Gaylor…

Scénario : Philippe de Broca & Michel Audiard

Photographie : Jean-Paul Schwartz

Musique : Giorgos Hatzinasios

Durée : 1h41

Année de sortie : 1980

LE FILM

Antoine Lemercier et Lise Tanquerelle passent leur voyage de noces en Grèce. Ils y font la rencontre de Charles-Hubert Pochet, un jeune archéologue qui fait bientôt une grande découverte, mais la pièce est dérobée. Lorsque le voleur est retrouvé mort, c’est Charles-Hubert Pochet qui est accusé de meurtre avec la complicité d’Antoine Lemercier.

Devant le succès de Tendre poulet en 1978 (1,8 million d’entrées) et surtout face au semi-échec du Cavaleur (un million de spectateurs) en 1979, Philippe de Broca décide de donner une suite aux tribulations de Tanquerelle et Lemercier. Annie Girardot et Philippe Noiret sont donc de retour pour On a volé la cuisse de Jupiter, qui débute par le mariage de la commissaire de police et du professeur de grec. Cette excellente séquelle propose un angle différent. Là où Tendre poulet combinait parfaitement la comédie et la trame policière, de Broca envoie son couple principal en voyage de noces en Grèce. Si nous retrouvons bien quelques éléments policiers, le ton est ici placé sous le signe de la comédie pure et surtout de l’aventure, genre de prédilection de Philippe de Broca. Aux côtés de Girardot/Noiret, toujours aussi formidables, Catherine Alric (encore plus exquise que dans le premier), interprète un personnage différent que dans Tendre poulet grâce à une petite pirouette (« Il y avait une fille comme elle, elle lui ressemblait, même genre, même style, copie conforme ! » dit Tanquerelle), ainsi que Francis Perrin, tout aussi irrésistible qu’irritant dans la peau de Charles-Hubert Pochet qui passe tout le film à se plaindre, la jambe dans le plâtre.

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Test Blu-ray / Tendre poulet, réalisé par Philippe de Broca

TENDRE POULET réalisé par Philippe de Broca, disponible en DVD & Blu-ray le 15 septembre 2026 chez Rimini Editions.

Acteurs : Annie Girardot, Philippe Noiret, Catherine Alric, Hubert Deschamps, Paulette Dubost, Roger Dumas, Raymond Gérôme, Guy Marchand…

Scénario : Philippe de Broca & Michel Audiard, d’après le roman Le Commissaire Tanquerelle et le Frelon de Jean-Paul Rouland et Claude Olivier

Photographie : Jean-Paul Schwartz

Musique : Georges Delerue

Durée : 1h46

Année de sortie : 1978

LE FILM

Tanquerelle, commissaire de police, a la surprise de constater que le cyclomotoriste qu’elle vient de heurter avec sa voiture n’est autre qu’Antoine Lemercier, un ancien camarade de classe qu’elle n’a pas vu depuis 20 ans. Ces retrouvailles donnent lieu à un coup de foudre, mais Lise cache sa profession à Antoine, devenu professeur de grec et farouchement anti-police. Parallèlement à cette romance naissante, Lise doit enquêter sur une série de meurtres bizarres : trois députés assassinés successivement, un poinçon planté dans le dos.

Philippe de Broca (1933-2004) vient d’enchaîner deux gros succès avec Le Magnifique (1973, 2,8 millions d’entrées) et L’Incorrigible (1975, 2,6 millions d’entrées), mais Julie pot de colle est une déception au box-office en 1977 et n’attire que 645.000 spectateurs dans les salles. L’année suivante, le cinéaste retrouve Michel Audiard, scénariste et dialoguiste de L’Incorrigible, pour Tendre poulet, une comédie policière pour laquelle il confie les rôles principaux à Philippe Noiret, rencontré en 1970 sur le tournage des Caprices de Marie, et Annie Girardot (qui pour l’anecdote incarne ici la première commissaire de police du cinéma français), avec qui la première collaboration remonte à 1964 pour Un monsieur de compagnie. Petit bijou de scénario, interprétation divine, rythme effréné, comédie-policière (les meurtres peuvent faire leur effet sur le jeune public) à l’humour noir, tendre et dévastateur, Tendre poulet est un joyau du cinéma français des années 70, du pur Philippe de Broca.

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Test Blu-ray / Le Cavaleur, réalisé par Philippe de Broca

LE CAVALEUR réalisé par Philippe de Broca, disponible en DVD & Blu-ray le 20 août 2026 chez Rimini Editions.

Acteurs : Jean Rochefort, Annie Girardot, Nicole Garcia, Danielle Darrieux, Catherine Alric, Lucienne Legrand, Carole Lixon, Jean Desailly, Lila Kedrova…

Scénario : Philippe de Broca & Michel Audiard

Photographie : Jean-Paul Schwartz

Musique : Georges Delerue

Durée : 1h42

Année de sortie : 1979

LE FILM

Pianiste réputé, Edouard Choiseul ne cesse de courir entre contingences professionnelles et sentimentales. Quand son épouse menace de le quitter, il décide de consacrer un peu de temps à sa famille.

Entre Tendre poulet (1978, 1,8 million d’entrées) et On a volé la cuisse de Jupiter (1980, 1,6 million d’entrées), Philippe de Broca prend le temps d’emballer Le Cavaleur, délicieuse, virtuose escapade parisienne et provinciale, trop souvent oubliée dans la filmographie du cinéaste de L’Homme de Rio. Pourtant, Le Cavaleur est un véritable trésor, un vrai chef d’oeuvre à réhabiliter de toute urgence, comme Le Roi de coeur (1966), qui lui aussi ne faisait pas partie des opus les plus diffusés du réalisateur et qui a su conquérir un nouveau public, bien après sa sortie. Jean Rochefort, pour sa quatrième et dernière collaboration avec Philippe de Broca (après Cartouche, Les Tribulations d’un chinois en Chine et Le Diable par la queue), virevoltant, accède ici au rôle principal et s’avère sensationnel, magistral, irrésistible dans le rôle-titre. Il livre probablement une de ses plus grandes prestations. Son personnage est fort bien entouré par les femmes de sa vie, interprétées par une distribution de premier ordre, de Nicole Garcia (divine et qui allait ravir réellement le coeur de Jean Rochefort, on le comprend) à Annie Girardot (entre deux volets de la saga Lise Tanquerelle), en passant par Danielle Darrieux (alors âgée de 70 ans), Catherine Alric (espiègle) et Catherine Leprince (vue dans Bilitis de David Hamilton), respectivement épouse, ex-femme, ancienne maîtresse, maîtresse du moment, sans oublier sa grande fille Pompon et ses deux enfants en bas âge.

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Test DVD / Chers parents, réalisé par Emmanuel Patron

CHERS PARENTS réalisé par Emmanuel Patron, disponible en DVD le 7 juillet 2026 chez M6 Vidéo.

Acteurs : André Dussollier, Miou-Miou, Arnaud Ducret, Pauline Clément, Thomas Solivérès…

Scénario : Emmanuel Patron & Armelle Patron, d’après leur pièce de théâtre

Photographie : Antoine Monod

Musique : Romain Trouillet

Durée : 1h22

Date de sortie initiale : 2026

LE FILM

Pierre, Louise et Jules arrivent ensemble en panique dans un joli petit mas, résidence de leurs parents. Il faut dire que ceux-ci leur ont demandé de venir d’urgence. Mais au-lieu de leur annoncer une mauvaise nouvelle, ceux-ci leurs indiquent qu’ils vont partir s’installer au Cambodge, où ils comptent ouvrir un orphelinat. Ceci avant de leur révéler, en partie sous la contrainte, qu’ils ont en fait gagné à la loterie…

Ce n’est pas un cas isolé, Chers parents est l’adaptation d’une pièce de théâtre, ici du même nom, créée en novembre 2021 au Théâtre de Paris, qui a été vue par près d’un demi-million de spectateurs sur près de 1000 représentations. Et ça se voit, car n’y allons pas par quatre chemins, le film réalisé par Emmanuel Patron, également scénariste et acteur (aperçu dans moult séries et téléfilms), n’est qu’une banale succession ininterrompue de champs-contrechamps, le tout platement photographié par le talentueux Antoine Monod (Patients, Ma vie en l’air, Le premier jour du reste de ta vie). Nous sommes pourtant au cinéma, mais Emmanuel Patron se contente de reprendre sa pièce originale, sans jamais tenter d’y insuffler un rythme, en raison d’un montage terriblement paresseux, à tel point que l’on parvient à s’ennuyer dès la première séquence, celle où les trois frères et sœurs débarquent chez leurs parents. On faisait confiance au casting, en particulier à André Dussollier et Pauline Clément, qui tirent souvent leur épingle du jeu dans les films de médiocre qualité (il y en a dans leurs carrières respectives), mais ce n’est jamais le cas dans Chers parents. À la rigueur, c’est Arnaud Ducret qui surnage dans ce marasme, en gros bourrin de droite, qui écrase volontiers, au sens propre comme au figuré, ses cadets, mais cela ne suffit pas. La faute à l’écriture des personnages, tous foncièrement antipathiques et donc jamais attachants, ce qui n’aide jamais à s’intéresser à ce qui peut leur arriver. Étrangement, le public a répondu présent, puisque Chers parents a frôlé la barre du million d’entrées. Nous sommes habituellement « bon public », mais là il y a indéniablement quelque chose qui nous échappe.

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