Test Blu-ray / Shelter, réalisé par Ric Roman Waugh

SHELTER réalisé par Ric Roman Waugh, disponible en DVD & Blu-ray le 19 juin 2026 chez Metropolitan Films.

Acteurs : Jason Statham, Bodhi Rae Breathnach, Michael Shaeffer, Anna Crilly, Bill Nighy, Harriet Walter, Eugenia Caruso, Celine Buckens…

Scénario : Ward Parry

Photographie : Martin Ahlgren

Musique : David Buckley

Durée : 1h48

Date de sortie initiale : 2026

LE FILM

Mason vit isolé sur une île écossaise. Après avoir sauvé une jeune fille de l’océan lors d’une terrible tempête, il déclenche une série d’événements qui provoquent une violente attaque dans son refuge…

Il court et distribue encore des mandales le sieur Statham, quand bien même la soixantaine se rapproche de plus en plus pour le comédien britannique ! Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il enchaîne les tournages, mais aussi les succès commerciaux (A Working Man, The Beekeeper, En eaux (très) troubles,Un homme en colère) qui lui permettent de rester dans le « secteur ». Dans Shelter, le bougre prouve qu’il en a encore sérieusement sous le capot (et cela sans se forcer, un comble), mais que prendre de la bouteille lui a sied à merveille. Très charismatique avec sa tronche burinée surmontée d’une barbe poivre et sel, ce qui lui donne un petit air de Philippe Etchebest et fait penser à un épisode dégénéré de Cauchemar en cuisine, Jason Statham trouve l’un de ses meilleurs rôles dans Shelter. On doit cet opus au solide Ric Roman Waugh (en remplacement de l’islandais Baltasar Kormákur, prévu au préalable derrière la caméra), ancien cascadeur de renom (sur Invasion Los Angeles, L’Arme fatale 2, Tango & Cash, Total Recall, Last Action Hero), passé à la mise en scène dans les années 2000 et qui a connu quelques hits au box-office, souvent liés à son complice Gerard Butler (Greenland – Le Dernier refuge, La Chute du Président). La même année que la déconvenue de Greenland : Migration, le réalisateur livrait pour Prime Video le Shelter en question. Parallèlement à la saga Fast & Furious et Expendables (celle-là, il semblerait qu’elle soit enfin terminée), Jason Statham continue toujours de tracer sa route avec un voire deux films par an. Shelter est un très bon cru, un divertissement bad-ass qui a la classe, qui se la pète comme il faut (parce qu’il peut se le permettre aussi), brillamment mis en scène par un Ric Roman Waugh beaucoup plus inspiré que sur la suite (et fin) des aventures de Butler contre les météorites, prenant comme à la bonne époque des films d’action des années 90. On en redemande !

Après une vie teintée de violence, Mason vit désormais isolé sur une île des Hébrides extérieures en Écosse. Un jour, il sauve une jeune fille, échouée après une terrible tempête, qui devait le ravitailler en vivres. Cela va déclencher une série d’événements qui vont provoquer l’attaque du refuge que Mason s’est bâti. Ancien des Royal Marines, il va alors replonger dans son passé violent.

C’est étonnant mais, beaucoup d’éléments du scénario signé Ward Parry rappellent furieusement l’histoire de Shadow Force, triste spectacle emballé par Joe Carnahan, dans lequel Omar Sy interprétait lui aussi l’ancien leader placé à la tête d’un groupe multinational de forces spéciales, une équipe clandestine qui commettait des assassinats pour le compte de leur gouvernement. Comme dans ce thriller, Jason Statham s’était mis au vert, avait tout claqué après avoir désobéi à un ordre de mission, tandis que son ancien boss met tous les moyens mis à sa disposition pour le retrouver, afin de lui remettre le grappin dessus. Mais dans Shelter, cela fonctionne et ce grâce à sa tête d’affiche à l’air bougon et taciturne, qui dévoile que derrière son col roulé y’a un coeur gros comme ça qui a envie de te dire « je t’aime » (merci au Message à caractère informatif : Acteur américain d’entreprise).

Il ne demandait pas grand-chose notre Michael Mason, juste continuer à jouer seul aux échecs, boire (beaucoup), manger les petits plats préparés apportés sur son île par la jeune Jessie et son oncle, tout en continuant à câliner son chien qui n’a pas de nom (comme ça, pas de perte de temps à l’appeler). Mais c’était sans compter sur le temps pourri qui renverse le chalutier de son complice, blesse la gamine, qui doit donc être soignée. Du coup, Mason s’en va chercher quelques antibiotiques, tout en emportant dans son sillage quelques soldats armés jusqu’aux dents, qui l’ont repéré grâce aux technologies modernes, et qui vont prendre d’assaut son repère. Raison pour laquelle Mason et Jessie vont prendre la poudre d’escampette et démarrer une grande vadrouille, dans l’espoir de sauver leur peau rouge et tendre de rosbif, tout en affrontant une machine de guerre prénommée Aziz (impeccable Bally Gill) lancée à leurs trousses.

On ne s’ennuie pas une seule seconde devant ce Shelter, solidement charpenté, qui n’invente pas l’eau tiède ni la machine à cintrer les bananes, mais dirigé par des connaisseurs en spectacle burné. Flanqué de la prometteuse Bodhi Rae Breathnach (remarquée dans l’acclamé Hamnet de Chloé Zhao et prochainement à l’affiche du Werwulf de Robert Eggers), Shelter fait penser à un mix entre Léon et John Wick (encore un type qui devient vénère après qu’on lui ait butté son clébard), nappé de sauce à la menthe, dans lequel le flegme du grand Bill Nighy fait merveille face à l’ancien Transporteur. Une excellente série B.

LE BLU-RAY

Après son passage sur Prime Video, Shelter arrive dans les bacs, en DVD et en Blu-ray, chez Metropolitan. Visuel très attractif de la jaquette. Menu principal animé et musical.

Aucun supplément au programme, si ce n’est un lot de bandes-annonces.

L’Image et le son

L’image de ce Blu-ray au format 1080p ( AVC) frôle la perfection. D’emblée, les contrastes affichent une densité remarquable. La clarté est de mise, la définition subjugue, les couleurs sont riches, élégantes, froides dans la première partie, puis se réchauffent à mesure de l’avancée du tandem, les noirs sont denses, le piqué est très acéré aux quatre coins du cadre large, les détails abondent. L’apport HD demeure omniprésent et indispensable.

Que votre choix se soit porté sur la version française ou la version originale DTS-HD Master Audio 5.1., le confort acoustique est total et la piste anglaise l’emporte du point de vue homogénéité des voix et des effets annexes. Le pouvoir immersif des deux mixages est fort plaisant. Toutes les enceintes sont intelligemment mises à contribution, les effets sont souvent percutants. La balance frontale et latérale est constante et riche, le caisson de basses souligne efficacement les séquences du film les plus agitées, tandis que les dialogues et commentaires restent fluides et solides.

Crédits images : © Metropolitan FilmExport / Captures Blu-ray : Franck Brissard pour Homepopcorn.fr

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