
UNE LIBELLULE POUR CHAQUE MORT (Una libélula para cada muerto) réalisé par León Klimovsky, disponible en Combo Blu-ray + DVD le 21 mars 2026 chez Artus Films.
Acteurs : Paul Naschy, Erika Blanc, Ángel Aranda, María Kosty, Ricardo Merino, Susana Mayo, Eduardo Calvo, Ramón Centenero…
Scénario : Ricardo Muñoz Suay, d’après une histoire originale de Paul Naschy
Photographie : Miguel Fernández Mila
Durée : 1h25
Date de sortie initiale : 1975
LE FILM
Dans les bas-fonds de Milan, une série de meurtres est perpétrée au sein des prostituées, dealers, et homosexuels. Le tueur, qui semble investi d’une mission purificatrice, laisse, en signature, une libellule sur chacune de ses victimes. L’inspecteur Scaporella est diligenté pour mener l’enquête, aidé par sa fiancée Silvana.

À la sortie en HD de La Furie des vampires – La Noche de Walpurgis (1971), nous évoquions surtout la carrière de Jacinto Molina, plus connu sous le pseudonyme de Paul Naschy (1934-2009). Celle d’Une libellule pour chaque mort – Una libélula para cada muerto (1975) nous permet de parler du réalisateur de ces deux longs-métrages, l’argentin León Klimovsky (1906-1996), metteur en scène de quelques westerns (Le Colt du révérend avec Guy Madison, Quelques dollars pour Django avec Anthony Steffen), qui collaborera surtout à huit reprises avec Paul Naschy. Les deux hommes n’étaient pas avares de compliments quand ils s’exprimaient sur leur travail en commun, quand bien même le comédien regrettait que León Klimovsky n’accordait jamais assez de prises. Par son titre relativement explicite, Une libellule pour chaque mort est bel et bien un giallo, qui surfe allègrement sur les opus de Dario Argento et consorts. En situant l’action à Milan, bien que de nombreuses scènes aient été tournées à Madrid, Paul Naschy et León Klimovsky espèrent capturer cette atmosphère propre au film de genre italien et y parviennent de temps en temps. Mais ce thriller pâtit de l’interprétation paresseuse de sa tête d’affiche, qui prend l’air grognon durant 85 minutes, fume cigare sur cigare, écrase son gobelet en plastique après avoir ingurgité son café, souffle comme un bœuf pour montrer qu’il est stressé…Autrement dit, Paul Naschy peine à se montrer convaincant dans Une libellule pour chaque mort. Certes, celui-ci n’a jamais été le meilleur acteur du monde, mais le voir essayer de composer un nouveau type de personnage, loin de ceux qui l’ont rendu célèbre dans le cinéma d’épouvante, a quelque chose d’attendrissant, d’amusant et donc d’attachant. On ne boude pas son plaisir devant Una libélula para cada muerto, car l’ensemble tient malgré tout grâce au bon boulot du cinéaste. Récréatif, à défaut d’être marquant.


