Test Blu-ray / Insaisissables 3, réalisé par Ruben Fleischer

INSAISISSABLES 3 (Now You See Me: Now You Don’t) réalisé par Ruben Fleischer, disponible en DVD, Blu-ray & 4K UHD le 17 mars 2026 chez M6 Vidéo.

Acteurs : Jesse Eisenberg, Woody Harrelson, Dave Franco, Isla Fisher, Justice Smith, Dominic Sessa, Ariana Greenblatt, Rosamund Pike…

Scénario : Seth Grahame-Smith, Michael Lesslie & Rhett Reese

Photographie : George Richmond

Musique : Brian Tyler

Durée : 1h52

Date de sortie initiale : 2025

LE FILM

Les « Cavaliers » sont de retour, lancés sur la piste du Diamant Cœur, un joyau dont la vente permettrait de blanchir l’argent du crime international. L’actuelle propriétaire, Veronica Vanderberg, ne veut pas s’en séparer, mais les magiciens n’ont pas dit leurs derniers mots. Tours de passe-passe, poursuites et faux-semblants rythment une chasse au trésor qui embarque les spectateurs de la France à l’Arabie saoudite.

À la sortie d’Insaisissables 2 il y a déjà dix ans, on écrivait « Les producteurs auraient dû savoir qu’il ne faut jamais demander à un magicien de refaire deux fois le même tour sous peine de découvrir le truc ». Cette suite avait par ailleurs connu un échec commercial aux États-Unis en récoltant un peu plus de 60 millions de dollars, soit deux fois moins que le premier, tandis que le film devait bien fonctionner dans le reste du monde avec notamment 2 millions d’entrées chez nous. Avant même la sortie du second, un troisième volet était déjà annoncé. Mais devant les chiffres décevant au box-office US, sa mise en route restait suspendue. On pensait le projet purement et simplement enterré définitivement. C’était sans connaître la machine hollywoodienne…Ainsi, Insaisissables 3 ou Now You See Me : Now You Don’t est arrivé dans les salles en 2025, signant le retour de tous les Cavaliers issus des deux premiers opus, y compris Isla Fisher, qui avait momentanément laissé sa place à Lizzy Caplan pour cause de maternité. Cette fois, le réchauffé s’installe dès la toute première scène et plus rien, ou presque, ne fonctionne à l’écran. Exit Louis Leterrier (hélas…) et Jon M. Chu (occupé avec ses deux opus de Wicked), place à Ruben Fleischer, ce qui sur le papier n’était pas une si mauvaise idée. Réalisateur prometteur avec son premier long-métrage, Bienvenue à Zombieland en 2009, qui s’est rapidement vautré dans la fange (Gangster Squad, Venom, Uncharted), malgré un espoir finalement déçu avec Retour à Zombieland (2019), Ruben Fleischer connaît bien une certaine partie du casting et laissait envisager un divertissement cool et pourquoi pas légèrement rétro. Il en résulte au contraire un film pesant et has-been, où même les véritables numéros de magie sont du niveau de Garcimore, quand il faisait exprès de les rater. La question qui se pose constamment est où est passé le budget de près de cent millions de dollars ? Dans le cachet des acteurs ?? Insaisissables n’appelait pas forcément de suite. Il y en a eu une, et déjà le scénario et la mise en scène allaient à contresens de ce que Louis Leterrier avait installé. On espérait que les inepties du précédent (à l’instar de l’utilisation des images de synthèse pour représenter les illusions) allaient être réparées et que l’équipe avait appris de ses erreurs pointées du doigt par la critique, mais aussi par celles et ceux qui avaient adoré le premier. Il n’en est rien. Pire que tout, le casting, en commençant par l’équipe originale, semble ne plus y croire du tout. Le comble, c’est que cette fois encore la fin ouverte qui convoque un des acteurs du premier (difficile de ne pas deviner qui) laisse entendre qu’un quatrième opus serait en préparation…Mais c’était encore anticiper la réception des spectateurs, puisque quand bien même Insaisissables 2 n’avait pas connu le même engouement que le premier, le film avait tout de même remporté la bagatelle de 330 millions de dollars, notamment grâce au marché Chinois. Ce troisième épisode a su amasser 222 millions de billets verts, tandis que les entrées en France ont cette fois encore été divisées par deux. On verra bien, ou plutôt si l’on tient compte du titre du dernier épisode en version originale, on ne verra plus rien.

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Test Blu-ray / Doom, réalisé par Andrzej Bartkowiak

DOOM réalisé par Andrzej Bartkowiak, disponible en Blu-ray depuis le 16 février 2022 chez LCJ Editions & Productions.

Acteurs : Dwayne Johnson, Karl Urban, Rosamund Pike, Deobia Oparei, Ben Daniels, Razaaq Adoti, Richard Brake…

Scénario : Dave Callaham & Wesley Strick, d’après le jeu vidéo Doom

Photographie : Tony Pierce-Roberts

Musique : Clint Mansell

Durée : 1h53

Date de sortie initiale : 2005

LE FILM

Une chose terrible est arrivée à la station de recherche scientifique Olduvai, basée sur la planète Mars. Toutes les expériences se sont arrêtées, la communication ne passe plus. Les derniers messages reçus sont pour le moins angoissants. Le niveau 5 de quarantaine est déclaré et les seules personnes auxquelles l’accès est autorisé sont les membres du commando des Rapid Response Tactical Squad (RRTS). Mais sont-ils face à n’importe quel ennemi ? Les scientifiques de cette station de la planète rouge ont malencontreusement ouvert une porte dans laquelle se sont engouffrées toutes les créatures de l’enfer. Une armée de créatures de cauchemars d’origine inconnue est tapie derrière chaque recoin des innombrables pièces et couloirs de la base, tuant les quelques rares humains encore présents…

Autant le dire tout de suite, l’auteur de ces mots ne connaît absolument rien de la série de jeux vidéo Doom, dont il s’agit ici d’une « tentative » d’adaptation, la première d’ailleurs, puisqu’on trouve également un Doom : Annihilation sorti en 2019. À la barre de ce Doom de 2005, on découvre le polonais Andrzej Bartkowiak (né en 1950), essentiellement connu pour son travail comme directeur de la photographie, chez Sidney Lumet (Le Prince de New York, Piège mortel, Le Verdict, À la recherche de Garbo et bien d’autres, excusez du peu…), James L. Brooks (Tendres Passions), John Huston (L’Honneur des Prizzi), Ivan Reitman (Jumeaux), Joel Schumacher (Chute libre), Jan de Bont (Speed)…puis, on ne sait pas pourquoi ni comment, le bougre passe derrière la caméra en 2000. « Et là, c’est le drame » comme on dit. En effet, celui-ci enchaînera quelques films agités improbables, Roméo doit mourir Romeo Must Die, avec Jet Li (qui surfait sur le triomphe de L’Arme fatale 4) et Aaliyah, Hors limites Exit Wounds (2001) avec Steven Seagal (son dernier succès au cinéma), petit polar urbain aux scènes d’action gentiment abracadabrantes, En sursis – Cradle 2 the Grave (2003), où il retrouvait Jet Li et DMX…ce qui nous amène à Doom, pour lequel il se voit confier le budget coquet de 65 millions de dollars. Cette production tchéco-anglo-germano-américaine (avec à sa tête Lorenzo di Bonaventura, Transformers, G.I. Joe : Le Réveil du Cobra, The Ryan Initiative, Deepwater) est aujourd’hui considérée, probablement à juste titre, comme étant l’une des transpositions les plus pitoyables d’un jeu vidéo. Même pas amusant, ou si peu, Doom n’est pas un nanar, mais un navet pur et dur, dans lequel l’ancien étudiant de la prestigieuse de l’École de cinéma de Łódź (oui oui, comme Krzysztof Kieślowski, Roman Polanski, Jerzy Skolimowski et Andrzej Wajda) donne le pire de lui-même avec une mise en scène inexistante, une photo hideuse et une distribution où les acteurs rivalisent de froncements de sourcils. Jamais rigolo, juste léthargique.

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