Test Blu-ray / Yankee, réalisé par Tinto Brass

YANKEE réalisé par Tinto Brass, disponible en Combo Blu-ray+DVD+
Livret le 23 octobre 2026 chez Sidonis Calysta.

Acteurs : Philippe Leroy, Adolfo Celi, Jacques Herlin, Tomás Torres, Francisco Sanz, Franco De Rosa, Pasquale Basile, Giorgio Bret Schneider…

Scénario : Tinto Brass & Alberto Silvestri

Photographie : Alfio Contini

Musique : Nino Rosso

Durée : 1h37

Date de sortie initiale : 1966

LE FILM

Un chasseur de primes qui se fait appeler El Yankee arrive dans une localité mexicaine contrôlée par Grande Concho, un desperado de la pire espèce installé dans un monastère. À Concho, Yankee propose un marché : le débarrasser de ses propres hommes et partager la récompense offerte pour leurs têtes. Stupéfait par tant d’audace, Concho tente en vain de l’éliminer. Non seulement, Yankee se venge en enlevant sa femme, mais commence sa campagne d’élimination des bandits. Avec les hommes qui lui restent, Concho prépare l’attaque d’un chargement d’or, mais Yankee va encore se trouver sur son chemin…

Yankee est le seul et unique western réalisé par le légendaire Tinto Brass (né en 1933). Touche-à-tout, le coquin, l’amico Tinto passe derrière la caméra en 1963 et tente immédiatement de se diversifier en abordant le drame psychologique (Qui travaille est perdu), le documentaire (Ça ira), puis arrive le western qui nous intéresse aujourd’hui. Co-écrit avec Alberto Silvestri (Exécutions), Yankee, sorti en 1966, est un opus singulier dans le genre, rejoignant – anticipant – ainsi El Topo (1970) d’Alejandro Jodorowski, Django, tire le premier (1967) de Giulio Questi, Keoma (1976) d’Enzo G. Castellari et ¡Mátalo! (1970) de Cesare Canevari. Autant dire qu’il vaut le coup d’oeil et que la véritable star du film est ici Tinto Brass lui-même, puisque chaque plan contient au moins une idée de mise en scène, comme si le cinéaste s’était laissé essentiellement guider par son désir d’expérimenter. Bien plus passionnant au niveau de la forme que sur le fond, finalement classique, Yankee a été très rapidement oublié dans la filmographie conséquente de son auteur, dont les spectateurs retiennent essentiellement, et à juste titre, ses œuvres érotiques comme La Clef, Miranda, Paprika, Monella… Après avoir bien écumé ses comédies polissonnes, le public curieux devrait (re)voir et/ou (re)découvrir Yankee, qui prouve, si cela était nécessaire, quel merveilleux formaliste était avant tout Tinto Brass, parfaitement à son affaire dans un univers qui paraît éloigné de lui, mais dans lequel il se fond et se sent particulièrement à l’aise. Spectacle garanti.

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Test Blu-ray / Django, prépare ton cercueil !, réalisé par Ferdinando Baldi

DJANGO, PRÉPARE TON CERCUEIL ! (Preparati la bara!) réalisé par Ferdinando Baldi, disponible en DVD et Combo Blu-ray+DVD le 23 octobre 2026 chez Sidonis Calysta.

Acteurs : Terence Hill, Horst Frank, George Eastman, José Torres, Pinuccio Ardia, Guido Lollobrigida, Barbara Simon, Gianni Brezza…

Scénario : Ferdinando Baldi & Franco Rossetti

Photographie : Enzo Barboni

Musique : Gian Franco Reverberi

Durée : 1h32

Date de sortie initiale : 1968

LE FILM

Convoyeur de fonds au service des banques, Django est l’ami du sénateur David Barry. Ambitieux, ce dernier rançonne les convois à l’aide d’une bande de tueurs. Pour chaque attaque, un innocent est condamné à la pendaison. Après le meurtre de son épouse, Django, laissé pour mort, est engagé comme bourreau. Voulant se venger de Barry, il profite de sa nouvelle situation pour libérer les prisonniers en truquant leurs pendaisons et ainsi se rallier à eux…

Depuis le triomphe du film de Sergio Corbucci qui porte son nom, Django a été très occupé, copié, son identité a été usurpée par quelques distributeurs opportunistes, mais Franco Nero qui a créé le rôle a rarement été égalé dans la peau du pistolero. On dénombre pas loin d’une cinquantaine de westerns ayant, officiellement ou non (dans la majeure partie des cas), repris le personnage ou ne serait-ce que le nom. Il y a eu (en français) Django le Proscrit, Sous la loi de Django (en fait il s’agissait de Ringo), Django tire le premier, Quelques dollars pour Django, Django ne pardonne pas, Django le Taciturne, Poker d’as pour Django, Le Retour de Django, Django le Justicier…La même année que Django porte sa croix d’Enzo G. Castellari, Tire, Django, tire de Bruno Corbucci et Avec Django, la mort est là d’Antonio Margheriti, apparaissait sur les écrans Django, prépare ton cercueil !, ou Preparati la bara ! réalisé par l’excellent Ferdinando Baldi (1927-2007). Après quelques péplums, le metteur en scène en vient au western et signe un coup de maître en 1966 avec Texas Adios, avec Franco Nero. Pour Django, prépare ton cercueil !, il confie le rôle à Terence Hill, qu’il avait déjà dirigé dans Io non protesto, io amo (pour lequel il est encore crédité Mario Girotti) et dans T’as le bonjour de Trinita – Little Rita nel west, sorti en France après le triomphe de On l’appelle Trinita (d’où le « faux » titre), qui annonce quelque part le western comique à venir. Terence Hill endosse merveilleusement le long manteau noir de Django et de l’avis des spécialistes, Django, prépare ton cercueil ! demeure une des meilleures suites données à l’original. Ou un préquel plutôt, si l’on tient compte des évènements du premier film. Bref, on s’emmêle. Particulièrement brutal, dont un long passage à tabac du personnage principal (Terence Hill a toujours été un des meilleurs pour donner, mais aussi pour encaisser des coups), cet opus surfe allègrement sur les traces de la Trilogie du Dollar et ce dès le générique animé et la partition endiablée de Gian Franco Reverberi (Le Tueur frappe trois fois, Vénus en fourrure) aux envolées forcément morriconiennes. Mais Ferdinando Baldi trouve rapidement ses marques et délaisse les références à Sergio Leone, pour aller encore plus loin dans la représentation de la violence, frontale, en donnant même une sensible touche fantastique avec un héros qui paraît parfois revenir d’entre les morts. Tout cela pour dire que Django, prépare ton cercueil !, qui lui aussi mutera plus tard en…Trinita, prépare ton cercueil !, est un formidable représentant du western transalpin.

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Test Blu-ray / L’Arbalète, réalisé par Sergio Gobbi

L’ARBALÈTE réalisé par Sergio Gobbi, disponible en Blu-ray le 14 septembre 2026 chez Arcadès éditions.

Acteurs : Daniel Auteuil, Marisa Berenson, Marcel Bozzuffi, Michel Beaune, Guy Di Rigo, Didier Sauvegrain, Daniel Ubaud, Alex Descas, Mohamed Ben Smaïl…

Scénario : Sergio Gobbi

Photographie : Richard Andry

Musique : Jacques Revaux

Durée : 1h27

Date de sortie initiale : 1984

LE FILM

Les drogués sont aux abois. Paris manque de came. Une fois de plus le Milieu « affame » les drogués pour faire monter les prix. Le trafic de la drogue est dominé par trois ou quatre bandes de loubards qui font régner leur loi. Le commissaire Rigault a deux cartes en main pour les vaincre : d’un coté, l’inspecteur Falco, fasciste, raciste, partisan de la manière forte, de l’autre, l’inspecteur Vincent, un flic de la jeune génération, en blouson de cuir et en jean. Rigault a aussi un atout : une jeune prostituée droguée, surnommée l' »Arbalète », ce que signifie la seringue dans l’argot des drogués. Entre Falco et Vincent, c’est une course de vitesse qui va ranimer la « guerre des bandes »…

Dans les années 1980 on osait tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît comme disait l’autre. Dans L’Arbalète, on y croise deux bandes rivales, des Viêts (comme les appelait Dupontel dans son sketch sur Rambo 2) et des Arabes, qui quand ils en viennent aux mains, se battent façon Bruce Lee, le tout filmé au ralenti comme dans un clip vidéo, sur une musique déchaînée au synthétiseur (on se croirait parfois dans un boulard) écrite spécialement par Jacques Revaux, célèbre compositeur ayant oeuvré pour les plus grands de la chanson française. Mais ce que l’on retient avant tout de cette Arbalète raide comme un coup de trique c’est la prestation de Daniel Auteuil, qui avait déjà dix ans de cinéma derrière lui (L’Agression de Gérard Pirès, Les Héros n’ont pas froid aux oreilles de Charles Nemes), promu vedette depuis le grand succès des Sous-Doués de Claude Zidi en 1980, statut confirmé par les autres hits rencontrés par Les Sous-Doués en vacances, Les Hommes préfèrent les grosses de Jean-Marie Poiré et Pour cent briques, t’as plus rien d’Édouard Molinaro. Voulant prouver qu’il pouvait faire autre chose que de la gaudriole (rien de péjoratif à écrire cela), le comédien se tourne vers des sujets plus sombres. Quelques polars vont alors s’enchaîner. L’Indic de Serge Leroy, Les Fauves de Jean-Louis Daniel et le film qui nous intéresse aujourd’hui, L’Arbalète. On doit ce dernier à Sergio Gobbi (né en 1938), grand producteur (d’André Cayatte, Marco Ferreri, Roman Polanski, Georges Lautner, Christian de Challonge), scénariste, distributeur et donc aussi metteur en scène. Étrange et singulière carrière pour ce franco-italien, qui aura été assistant de Roberto Rossellini, qui sera passé très tôt derrière la caméra, où sa passion du cinéma pouvait enfin s’exprimer. Si l’on retiendra notamment l’excellent Le Temps des loups, polar de 1969 qui a su conserver une vraie fraîcheur et une étonnante modernité, il privilégie le thriller urbain sombre et violent au tournant des années 1980. Ainsi, quatre ans après Brigade criminelle (avec la sublime Laura Gemser), Sergio Gobbi, qui a toujours suivi les envies du public, écrit L’Arbalète, qui compile tous les ingrédients, les poncifs, les bons comme les mauvais côtés d’un genre qui parvient sans mal à remplir les salles, ou tout du moins à attirer les spectateurs au cinéma le samedi soir après un bon gueuleton arrosé de gros rouge qui tâche. Ce sera le cas pour L’Arbalète, qui parvient à passer la barre des 700.000 entrées en novembre 1984. En revanche, en ce qui concerne l’opus suivant de Sergio Gobbi, le phénoménal nanar La Nuit du risque (« Dis monsieeeeur, pourquoi… », les fans comprendront), ce sera une autre histoire.

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Test Blu-ray/ Carolco, un rêve hollywoodien, réalisé par Julien Dupuy & Jeremy Fauchoux

CAROLCO, UN RÊVE HOLLYWOODIEN réalisé par Julien Dupuy & Jeremy Fauchoux, disponible en DVD & Blu-ray le 1er septembre 2026 chez L’Atelier d’Images.

Acteurs : Pierre Lescure, Costa-Gavras, Roland Emmerich, Paul Verhoeven, Dean Devlin, Joe Eszterhas, Adrian Lyne, Steven E. de Souza, Peter MacDonald…

Durée : 0h59

Date de sortie initiale : 2026

LE DOCUMENTAIRE

Incarnation de la démesure hollywoodienne et de l’American Dream, le studio de cinéma Carolco est avant tout une aventure humaine incroyable, celle de Mario Kassar et d’Andrew Vajna. Mario, originaire du Liban, savait séduire les stars tandis qu’Andy, originaire de Hongrie, était un businessman redoutable. Ensemble, ils ont permis aux réalisateurs emblématiques de l’époque de s’épanouir, d’Alan Parker à Oliver Stone en passant par James Cameron. Carolco c’est aussi le studio des plus grandes stars des années 80-90 comme Sylvester Stallone, Arnold Schwarzenegger ou Sharon Stone. Raconté pour la première fois par les talents et les membres du studio, ce documentaire vous embarque dans cette folle aventure du firmament à la chute brutale.

À l’instar de The Go-Go Boys et Electric Boogaloo, les deux documentaires sortis en 2014 consacrés à la société de production américaine Cannon Films, fondée par les cousins israéliens Menahem Golan et Yoram Globus, Carolco, un rêve hollywoodien propose un passionnant retour sur l’histoire de la Carolco Pictures Inc., autre célèbre, pour ne pas dire légendaire société de production cinématographique américaine indépendante, créée en 1976 et disparue vingt ans plus tard, fondée par le libanais Mario Kassar (né en 1951) et le hongrois Andrew G. Vajna (1944-2019). Réalisé par Julien Dupuy (Le Mystère Jacques Audiard, L’Apocalypse selon Mad Max) et Jérémy Fauchoux (Scènes de crimes), Carolco, un rêve hollywoodien est comme qui dirait un formidable bonus pour les cinéphiles/ages, qui ont été bercés avec les œuvres sorties de cette « écurie » comme les trois premiers volets de la saga Rambo, Angel Heart, Double détente – Red Heat, Haute sécurité – Lock Up, L’Échelle de Jacob – Jacob’s Ladder, Total Recall, Basic Instinct, Terminator 2 : Le Jugement dernier – Terminator 2: Judgment Day, Universal Soldier, Stargate, la porte des étoiles, Cliffhanger : Traque au sommet et bien d’autres…Une liste qui fait rêver, qui met toujours des étincelles dans les yeux des spectateurs quand on évoque ces titres cultes, qui ont même souvent été pour certains à la base de leur passion pour le septième art. Merveilleusement documenté, ce film d’une heure compile efficacement les interventions de grands noms du cinéma. Ainsi, Joe Eszterhas (scénariste de Basic Instinct, Showgirls et Music Box), Peter MacDonald (réalisateur de Rambo III), Costa-Gavras (réalisateur de Music Box), Roland Emmerich (réalisateur d’Universal Soldier et de Stargate, la porte des étoiles), Dean Devlin (scénariste et producteur de Roland Emmerich), Steven E. de Souza (scénariste d’un blockbuster qui ne s’est jamais fait chez Carolco, sur lequel on reviendra), Adrian Lyne (L’Échelle de Jacob), Paul Verhoeven (réalisateur de Total Recall, Basic Instinct et de Showgirls), se succèdent et leurs propos s’entrecroisent pour dresser le portrait des deux grands producteurs, pour aborder leurs collaborations respectives, les conditions de tournage, les projets avortés, annulés en cours de route, fantasmés…D’autres témoignages se joignent à ceux de ces personnalités, Pierre Lescure (ancien président de Canal+), Lynwood Spinks (président la production chez Carolco, co-producteur de Cliffhanger et de L’île aux pirates), Ross LaManna (scénariste interne chez Carolco) et Chris Yogerst (auteur et journaliste au Hollywood Reporter), pour retracer l’histoire, le succès, le triomphe international, puis la chute et faillite de Carolco. Un documentaire précieux, riche, rythmé et captivant.

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Test Blu-ray / Red Sonja, réalisé par M.J. Bassett

RED SONJA réalisé par M.J. Bassett, disponible en DVD & Blu-ray le 11 septembre 2026 chez Metropolitan Film & Video.

Acteurs : Matilda Lutz, Robert Sheehan, Wallis Day, Luca Pasqualino, Michael Bisping, Martyn Ford, Eliza Matengu, Danica Davis…

Scénario : Tasha Huo, d’après l’oeuvre de Robert E. Howard & Roy Thomas

Photographie : Lorenzo Senatore

Musique : Sonya Belousova & Giona Ostinelli

Durée : 1h51

Date de sortie initiale : 2025

LE FILM

Réduite en esclavage par un tyran maléfique qui souhaite détruire son peuple, Sonja la barbare doit réunir un groupe de guerriers improbables afin d’affronter Draygan et son épouse impitoyable, Annisia.

Attention, la voilà, elle arrive, elle est là, les amis tous avec moi…Red Sonja, Red Sonja, Red Sonja (air connu). Elle revient au cinéma et elle n’est pas contente. Vous non plus d’ailleurs une fois que vous aurez découvert le résultat…Le personnage créé par Roy Thomas et Barry Windsor-Smith, inspiré par les nouvelles de Robert E. Howard, relayé par Marvel et Dynamite Entertainment sous la forme de comics avait déjà connu les « honneurs » d’une adaptation au cinéma en 1985 dans Kalidor de l’immense Richard Fleischer, alors en fin de carrière, interprétée par Brigitte Nielsen. Si les années ont principalement retenu la participation d’Arnold Schwarzenegger, et ce qui aurait dû être sa troisième prestation dans la peau (de bête) de Conan, l’actrice n’avait pas à rougir de la sienne et a tout de même réussi à marquer l’esprit des spectateurs. Tourné en 2022, Red Sonja est cette fois emballé par M.J. Bassett (après que le projet soit passé entre les mains de Robert Rodriguez, Simon West, Bryan Singer), réalisatrice (anciennement Michael J. Basset) qui a oeuvré sur quelques séries (NCIS : Tony & Ziva, Strike Back, Ash vs Evil Dead, Reacher), mais aussi pour le cinéma avec Solomon Kane (2009) et surtout Silent Hill: Revelation 3D (2012) et Inside Man : Most Wanted, suite du phénoménal Inside Man : L’Homme de l’intérieur (2006) de Spike Lee. Après Rogue, très bon survival et même excellente série B dans laquelle Megan Fox, à l’instar de Nicolas Cage dans Primal et Sophie van Winden dans Prédateur de Dick Maas, affrontait un félin entièrement réalisé en (mauvaises) images de synthèse, « iel » revient (on ne sait jamais comment dire ou écrire) avec cette production Millennium Media au budget estimé à 17 millions de dollars. Alors autant le dire d’emblée, le manque de moyens se sent instantanément et le film n’aura de cesse d’essayer de faire passer des vessies pour des lanternes. Rien ne fonctionne dans cette tentative de reboot, qui aura mis au moins une bonne décennie pour éclore aux yeux (qui saignent) des spectateurs, tourné en 2022 (avec une équipe qui arborait encore les masques FFP2 des suites de la Covid-19), puis resté dans l’ombre jusqu’en 2025-2026. On ne dira pas que le résultat est catastrophique, on a vu bien pire, le choix de Matilda Lutz (révélée dans le lénifiant Revenge de Coralie Fargeat) était plutôt une bonne idée (avant elle, Rose McGowan et Amber Heard avaient été envisagées), mais tout ce qui tourne autour (le reste quoi) fait constamment osciller le film entre le navet et le nanar. À vous de juger certes, mais vous ne pourrez pas dire que vous n’aviez pas été prévenus !

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Test Blu-ray / Seule contre la mafia, réalisé par Damiano Damiani

SEULE CONTRE LA MAFIA (La Moglie più bella) réalisé par Damiano Damiani, disponible en Combo Blu-ray + DVD le 6 octobre 2026 chez Artus Films.

Acteurs : Alessio Orano, Ornella Muti, Tano Cimarosa, Joe Sentieri, Enzo Andronico, Pierluigi Aprà, Salvatore Baccaro, Amerigo Tot…

Scénario : Damiano Damiani, Enrico Ribulsi & Sofia Scandurra

Photographie : Franco Di Giacomo

Musique : Ennio Morricone

Durée : 1h48

Date de sortie initiale : 1970

LE FILM

Sicile, années 1960. Don Antonino, parrain de la mafia locale, est sur le point d’être arrêté. Avant de se rendre, il adoube un jeune homme de vingt-deux ans à l’avenir très prometteur, Vito Iuvara. Seule condition : que celui-ci épouse une jeune fille vertueuse issue d’une famille pauvre. Vito jette son dévolu sur Francesca, âgée de quinze ans. D’abord flattée d’avoir été choisie, la jeune fiancée se sent vite piégée et refuse le mariage. Humilié par ce rejet, Vito décide de se venger…

C’est une filmographie qui en dit long, composée de titres aussi prestigieux que La Mafia fait la loi – Il Giorno della civetta, Confession d’un commissaire de police au procureur de la république – Confessioni di un commissario di polizia al procuratore della repubblica, Nous sommes tous en liberté provisoire – L’istruttoria è chiusa dimentichi, Comment tuer un juge – Perché si uccide un magistrato, Un homme à genoux – Un uomo in ginocchio, Goodbye et Amen…et même, poussons le bouchon en citant aussi Amityville 2 : Le Possédé, le plus frappadingue de la franchise horrifique. Ces films sont évidemment l’oeuvre du grand Damiano Damiani (1922-2013), quelque peu oublié jusque dans les années 1990, mais qui a connu depuis un merveilleux regain d’intérêt, avec entre autres une rétrospective à la Cinémathèque Française. S’il y a bien un long-métrage que l’on pourrait qualifier de matriciel chez le cinéaste, c’est incontestablement Seule contre la mafia – La Moglie più bella, qui sort en 1970 et fait l’effet d’une grenade dégoupillée lancée dans l’industrie du cinéma. Furieusement moderne, toujours d’actualité on peut même dire, ce thriller psychologique offre le rôle principal – et quel rôle ! – à une jeune adolescente de 14 ans, qui répond au nom d’Ornella Muti, qui crève, pulvérise l’écran de son talent et de son charisme flamboyant. Tâtant toujours le pouls de son pays, Damiano Damiani – et ce malgré un carton en introduction qui indique le contraire – s’inspire ici de l’affaire Franca Viola (née en 1948), italienne âgée d’une quinzaine d’années, devenue une véritable icône pour avoir été la première à refuser ce qu’on appelait alors un “mariage réparateur”, autrement dit l’union avec l’homme (issu d’une famille mafieuse) qui l’avait enlevé, puis violé. Un cas rendu public, l’affaire ayant été portée devant la justice. Seule contre la mafia est un chef d’oeuvre percutant, politique, immersif, social, engagé, sans filtre et qui pourtant n’oublie pas sa dimension divertissante, car le cinéma doit rester avant tout un spectacle. Seule contre la mafia, titre français qui fait sans doute référence à un opus précédent du cinéaste, le formidable La Mafia fait la loi, est une plongée étouffante dans la Sicile des années 1960, même si l’histoire pourrait tout aussi bien se dérouler de nos jours, un portrait de femme édifiant doublé d’un récit d’émancipation rare dans le paysage cinématographique transalpin.

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Test Blu-ray / L’Intérêt d’Adam, réalisé par Laura Wandel

L’INTÉRÊT D’ADAM réalisé par Laura Wandel, disponible en DVD et Blu-ray le 20 août 2026 chez Memento Distribution.

Acteurs : Léa Drucker, Anamaria Vartolomei, Jules Delsart, Alex Descas, Laurent Capelluto, Claire Bodson, Sonia Bekam, Max Robin…

Scénario : Laura Wandel

Photographie : Frédéric Noirhomme

Durée : 1h18

Date de sortie initiale : 2025

LE FILM

Adam, 4 ans, est hospitalisé pour malnutrition à la suite d’une décision de justice. Lucy, l’infirmière en chef autorise la mère d’Adam à rester auprès de son fils au-delà des heures de visite fixées par le juge. Mais la situation se complique quand celle-ci refuse une nouvelle fois de quitter son fils. Dans l’intérêt de l’enfant, Lucy fera tout pour venir en aide à cette mère en détresse.

Si on le pouvait, on décernerait bien un César de la meilleure actrice tous les ans à Léa Drucker. Quand bien même la comédienne a été couronnée cette année pour Dossier 137 de Dominik Moll, elle l’aurait tout autant mérité pour L’Intérêt d’Adam, sorti en septembre 2025. Deuxième long-métrage de la réalisatrice belge – comme les frères Dardenne, qui produisent d’ailleurs le film – Laura Wandel (née en 1984), remarquée en 2021 avec le superbe Un monde (Prix Fipresci Un certain regard, 7 Magritte et multi-récompensé à travers le monde), qui traitait à hauteur d’enfant du harcèlement en jeune milieu scolaire, L’Intérêt d’Adam est une autre nouvelle immersion, cette fois dans le milieu hospitalier. À l’instar d’Hippocrate de Thomas Lilti, Voir le jour de Marion Laine, Sage-homme de Jennifer Devoldère, En première ligne de Petra Volpe et Au bord du monde de Guérin van de Vorst et Sophie Muselle, sans parler de la dernière série en date The Pitt, la caméra suit le personnage principal le temps d’une nuit, en flirtant parfois avec le documentaire, avec une mise en scène – souvent composée de plans-séquences- qui épouse le rythme de celle que la caméra (portée) suit de couloir en couloir, de chambre en chambre. La cinéaste place son récit au sein d’une unité pédiatrique, où les tensions sont sans doute les plus exacerbées, les patients les plus fragiles, leurs parents à fleur de peau. Le spectateur retient son souffle durant ces folles, passionnantes et déchirantes 75 minutes. Laura Wandel filme l’hôpital comme un vaisseau, comme une entité qui regroupe les différents milieux sociaux, où le degré d’urgence doit être décidé en un quart de seconde, sachant que le personnel, réduit, en crise, doit accueillir tous ceux qui se présentent. Comme dans Un monde, Laura Wandel s’intéresse encore une fois au monde de l’enfance, à un petit garçon et donc à sa mère, que la vie est peut-être sur le point de séparer. On ressort lessivé et bouleversé de L’Intérêt d’Adam, ébloui par la performance de Léa Drucker et d’Anamaria Vartolomei et certain d’avoir assisté à l’explosion d’une immense metteuse en scène.

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Test Blu-ray / La Dernière chance, réalisé par Maurizio Lucidi

LA DERNIÈRE CHANCE (L’Ultima chance) réalisé par Maurizio Lucidi, disponible en Blu-ray chez Le Chat qui fume.

Acteurs : Fabio Testi, Ursula Andress, Eli Wallach, Massimo Girotti, Barbara Bach, Carlo De Mejo, Howard Ross…

Scénario : Maurizio Lucidi, Giovanni Fago, Fulvio Gicca Palli, Vittoria Vigorelli & Francesco Giorgi, d’après un roman de Franco Enna

Photographie : Gábor Pogány

Musique : Luis Bacalov

Durée : 1h43

Date de sortie initiale : 1973

LE FILM

Floyd Gambino sort de prison pour vol de voiture. Son patron Joe Malcomb lui propose de se faire engager dans une bijouterie avec l’objectif de la braquer par la suite. Le vol réussit mais dans leur fuite un client se fait tuer et Floyd Gambino doit se cacher dans un motel. Michelle la femme du propriétaire de la bijouterie réussit à mettre la main sur le butin.

Si le réalisateur Maurizio Lucidi (1932-2005) détient une filmographie plutôt conséquente, peu de ses œuvres demeurent aujourd’hui commentées et valorisées, en dehors du formidable La Victime désignée. Pourtant celui-ci aura signé une trentaine de films et téléfilms en près de quarante ans. C’est tout d’abord comme monteur qu’il fait ses classes au cinéma, chez Alberto Cavalcanti (Les Noces vénitiennes), Giorgio Bianchi (En avant la musique), Vittorio Cottafavi (Les Cent Cavaliers), Luigi Vanzi (Un dollar entre les dents), Dino Risi (Le Fanfaron, Les Monstres), où son savoir-faire et son efficacité font l’unanimité auprès de ses confrères. Après avoir assisté rien de moins que Pier Paolo Pasolini sur L’Évangile selon saint Matthieu – Il vangelo secondo Matteo (1964), Maurizio Lucidi, sous le pseudonyme de Maurice A. Bright passe derrière la caméra et signe quasiment simultanément un péplum (Le Défi des géants – La Sfida dei giganti) avec Reg Park et un western (Mon nom est Pécos – 2 once di piombo) dans lequel il dirige Robert Woods. Il continue ainsi dans le domaine de « l’Ouest Américain », avant de passer au film de guerre (il faut bien suivre les modes et les goûts changeants des spectateurs), avec Les Héros ne meurent jamais – Probabilità zero (1969), d’après une histoire de Dario Argento, et le méconnu Hamisha Yamim B’Sinai, avec Franco Giornelli. Début des années 1970, le giallo, puis le poliziottesco explosent et remplissent les salles du monde entier. La Dernière chance – L’Ultima chance sort en 1973 et s’avère l’un des meilleurs opus de son auteur. Essentiellement tourné au Canada, ce thriller dramatique teinté de romance repose sur un scénario classique, mais malin, coécrit entre autres par le talentueux Fulvio Gicca Palli (Magnum Cop, Comment tuer un juge, Confession d’un commissaire de police au procureur de la République), d’après un roman de Franco Enna (La Guerre des gangs d’Umberto Lenzi). Remarquablement interprété par Fabio Testi, quasiment de toutes les scènes et dont la mise en scène épouse l’énergie, mais aussi les doutes et la fureur du personnage, La Dernière chance est un spectacle aussi prenant que beau à regarder.

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Test Blu-ray / Les Week-ends de Néron, réalisé par Steno

LES WEEK-ENDS DE NÉRON (Mio figlio Nerone) réalisé par Steno, disponible en Combo Blu-ray + DVD le 15 septembre 2026 chez Tamasa Distribution.

Acteurs : Alberto Sordi, Vittorio De Sica, Gloria Swanson, Brigitte Bardot, Ciccio Barbi, Mario Carotenuto, Mino Doro…

Scénario : Sandro Continenza & Diego Fabbri, d’après une histoire de Rodolfo Sonego

Photographie : Mario Bava

Musique : Angelo Francesco Lavagnino

Durée : 1h22

Date de sortie initiale : 1956

LE FILM

Néron, qui se rêve artiste lyrique, séjourne en vacances avec Poppée sa maîtresse, Agrippine sa mère, qui veut le voir partir à la guerre, et Sénèque son conseiller. Mais le pouvoir les dévore et les tentatives d’assassinat pullulent…

Ils sont plusieurs à avoir interprété au cinéma le cinquième et dernier empereur romain de la dynastie julio-claudienne et ce dès le début du septième art. On peut citer en vrac Charles Laughton (Le Signe de la croix – The Sign of the Cross de Cecil B. DeMille, 1932), Peter Ustinov (Quo vadis ? de Mervyn LeRoy, 1951), Ivan Triesault (Barabbas de Richard Fleischer, 1961) et même un peu plus tard Vittorio Caprioli dans Les Nuits érotiques d’une courtisane – Poppea… una prostituta al servizio dell’impero (1972) d’Alfonso Brescia. Mais s’il y a un comédien qui se distingue dans le lot, c’est bel et bien Alberto Sordi dans Les Week-ends de Néron – Mio figlio Nerone, réalisé par Stefano Vanzina, plus connu sous le nom de Steno (1917-1988), avec lequel l’Albertone devait tourner à six reprises dans son illustre carrière. N’attendez pas de nous une comparaison entre le personnage historique et sa représentation dans cette relecture fantaisiste (euphémisme) d’un épisode de la Rome antique. Cependant, nous ne sommes pas ici dans le registre de la parodie, car Les Week-ends de Néron a beau se moquer joyeusement de tout ce beau monde en toge, sandales, tuniques et jupette, la forme n’a sûrement pas été négligée. Les décors impressionnent, ainsi que les costumes, mais c’est surtout la photographie qui laisse pantois pour une comédie. Rien de moins surprenant quand on découvre qui est le chef opérateur derrière tout cela. On vous le donne en mille, il s’agit de Mario Bava, qui signe cet ouvrage (et les effets spéciaux) juste avant de passer lui-même derrière la caméra pour Les Vampires – I vampiri, remplaçant au pied levé Riccardo Freda. Quel étrange film que Mio figlio Nerone, qui vaut non seulement le détour pour son beau travail formel (superbe Scope), mais aussi pour son quatuor d’acteurs venus d’horizons différents. En effet, aux côtés d’Alberto Sordi (juste après Un héros de notre temps – Un eroe dei nostri tempi de Mario Monicelli), on retrouve Vittorio De Sica (qui dirigera d’ailleurs l’Albertone dans le merveilleux Il Boom), mais aussi Gloria Swanson (immédiatement après son comeback inattendu dans Boulevard du crépuscule – Sunset Boulevard de Billy Wilder) et même Brigitte Bardot, pétillante, avant qu’elle explose aux yeux (ainsi que les braguettes) du monde entier dans Et Dieu… créa la femme de Roger Vadim. Le fait est qu’Alberto Sordi est totalement déchaîné, qu’il se livre à un concours de grimaces en permanence, qu’il ne tient pas en place une seule seconde et que son bagou à la mitraillette peut fatiguer à la longue. Mais les acteurs s’éclatent visiblement et leur énergie est contagieuse. On passe un très agréable moment devant ces Week-ends de Néron, dont certaines séquences, à l’instar du récital ou celle où chacun prépare un meurtre de son côté, sont considérées comme anthologiques dans la filmographie de notre Monstre préféré. Ah oui, autre particularité, un certain Lucio Fulci est crédité comme assistant du réalisateur. Un film Kamoulox quoi.

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Test Blu-ray / La Vénus électrique, réalisé par Pierre Salvadori

LA VÉNUS ÉLECTRIQUE réalisé par Pierre Salvadori, disponible en DVD et Blu-ray le 15 septembre 2026 chez Diaphana.

Acteurs : Pio Marmaï, Anaïs Demoustier, Gilles Lellouche, Vimala Pons, Gustave Kervern, Romain Lefebvre, Pätrice Tepasso, Charline Cerri…

Scénario : Pierre Salvadori, Benoît Graffin & Benjamin Charbit, d’après une idée de Robin Campillo & Rebecca Zlotowski

Photographie : Julien Poupard

Musique : Camille Bazbaz

Durée : 2h02

Date de sortie initiale : 2026

LE FILM

Paris, 1928. Exploitée par Titus, Suzanne est la “Vénus electrificata” dans une foire. Un soir, alors qu’elle s’est glissée dans une caravane de voyante, un homme ivre mort, le peintre Antoine Balestro, lui demande de le mettre en contact avec sa défunte femme, Irène. Elle le fait. Il y croit, et promet beaucoup d’argent pour une autre séance. Suzanne se rend chez lui. Armand, qui est à la fois l’ami et le vendeur d’Antoine, surprend l’imposture. Choqué, il congédie Suzanne… puis la rattrape quand il s’aperçoit qu’Antoine s’est remis à peindre. Il l’embauche pour continuer.

Soyons honnêtes, cela fait longtemps qu’un film de Pierre Salvadori (né en 1964) n’est plus « attendu au tournant », si tant est que son cinéma l’ait été un jour. Les Apprentis a déjà plus de trente ans au compteur, son plus grand hit (Hors de prix, 2,2 millions d’entrées) affiche deux décennies au compteur et ses opus suivants n’ont guère laissé de souvenirs, même aux cinéphiles les plus aguerris. En liberté ! peut-être, qui avait frôlé la barre des 800.000 spectateurs, mais il n’en reste pas grand-chose aujourd’hui. Après avoir connu l’un de ses plus gros échecs en 2022 (La Petite bande, 115.000 entrées, aïe), le réalisateur revient avec un projet plus ambitieux, La Vénus électrique, dont le budget n’a pas été rendu public, mais avoisine sûrement les 15 millions d’euros. Pour son premier film dit historique, Pierre Salvadori convoque quatre comédiens français au nom porteur, Anaïs Demoustier, Gilles Lellouche, Pio Marmaï et Vimala Pons, casting royal qui a permis à ce onzième long-métrage d’aller jusque sur la Croisette, où il allait avoir les honneurs d’ouvrir le Festival de Cannes en 2026. La Vénus électrique compile tout ce qui a fait la renommée et parfois même le succès de son auteur, dont les œuvres ont souvent comme dénominateur commun le mensonge, les faux-semblants et la dissimulation. Cependant, le résultat est cette fois en demi-teinte. Rien à redire du point de vue formel, la photographie de Julien Poupard (Le Prix du succès, Les Ogres, Divines, L’Innocent) est clinquante à souhait, la reconstitution très convaincante, les décors superbes, les costumes éclatants, mais la mécanique tourne quelque peu à vide, ou plutôt disons que l’on connaît assez la ritournelle pour savoir constamment où le metteur en scène va nous mener dans la scène suivante. L’enchaînement des scènes se fait façon poussive, un ennui poli s’installe. Attention, La Vénus électrique n’est assurément pas un film déplaisant à regarder, mais de la part d’un cinéaste chevronné comme Pierre Salvadori, la déception est de mise en raison aussi de son manque d’émotion, du manque de naturel des scènes dramatiques. Si la critique s’est emballée, l’accueil du public a été beaucoup plus mitigé et le résultat au box-office a été là encore significatif, puisque seulement 645.000 spectateurs auront répondu présent, ce qui compte tenu de son coût de production reste bien en-dessous des espérances.

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