Test DVD / Divorce Club, réalisé par Michaël Youn

DIVORCE CLUB réalisé par Michaël Youn, disponible en DVD le 2 décembre 2020 chez M6 Vidéo.

Acteurs : Arnaud Ducret, François-Xavier Demaison, Caroline Anglade, Audrey Fleurot, Michaël Youn, Charlotte Gabris, Youssef Hajdi, Benjamin Biolay…

Scénario : Matt Alexander, Michaël Youn, Claude Zidi Jr., Cyrille Droux & Marie-Pierre Huster

Photographie : Stéphane Le Parc

Durée : 1h48

Date de sortie initiale : 2020

LE FILM

Après 5 ans de mariage, Ben est toujours aussi éperdument amoureux. Jusqu’au jour où il découvre en public que sa femme le trompe : humilié et plaqué dans la foulée ! Abattu et lâché par ses proches, Ben peine à remonter la pente jusqu’à ce qu’il croise le chemin de Patrick, un ancien ami lui aussi divorcé qui lui propose d’emménager chez lui. Patrick, au contraire de Ben, entend bien profiter de son célibat retrouvé et de tous les plaisirs auxquels il avait renoncé durant son mariage. Bientôt rejoints par d’autres divorcés, les fêtards quarantenaires ébauchent les premières règles du ” Divorce Club “…

Après les beaux succès dans les salles de Fatal (1.2 million de spectateurs en 2010 ) et de Vive la France (1,1 million d’entrées), pour lequel il avait disposé d’un budget confortable de 15 millions d’euros, le troisième long-métrage de Michaël Youn en tant que réalisateur se faisait attendre. Sept ans séparent Divorce Club de son deuxième film, mais force est de constater que l’humour de l’ancien trublion du PAF n’a pas changé. Sa troisième mise en scène témoigne de son incroyable énergie et de son sens du gag largement influencé par les comiques anglo-saxons. Mais Michaël Youn s’affranchit de cette référence pour signer une comédie bien de chez nous, une sorte de mélange de hamburger nappé de beaujolais en fait, avec une touche de pudding, bref un gloubi-boulga qui mixe à la fois l’humour américain, franchouillard et british, avec une rare décontraction et surtout avec une belle réussite.

Tous les comédiens s’en donnent à coeur joie dans Divorce Club, dans lequel Michaël Youn parvient même à tirer quelque chose d’Arnaud Ducret. Révélé par la série humoristique Parents mode d’emploi sur France 2 (2012-2018), le comédien a enchaîné les comédies bas de gamme (Les Profs 1 et 2, L’Embarras du choix, Gaston Lagaffe) et aux titres souvent explicites (Les Dents, pipi et au lit), dans lesquelles il faisait plus preuve d’hyperventilation que d’un réel talent comique. Dans Divorce Club il est bien dirigé, sobre quand il le faut, drôle le reste du temps et son naturel comique est enfin exploité au cinéma. Michaël Youn est bien présent au générique, mais s’est mis cette fois en retrait pour laisser la plus grande place à ses camarades de jeu. Outre Arnaud Ducret, se distinguent François-Xavier Demaison, dans le rôle de Patrick, celui qui aidera Benjamin à se relever de sa rupture brutale, mais aussi Audrey Fleurot, qui avait déjà donné la réplique au réalisateur dans le navrant Fantôme de Canterville de Yann Samuell. Michaël Youn a surtout eu la grande idée de confier le rôle principal féminin à la géniale, belle, sexy et lumineuse Caroline Anglade, qu’on ne se lasse pas de revoir depuis sa révélation dans le brillant Tout le monde debout de Frank Dubosc. En fait, Michael Youn semble plus gâter ses actrices, et l’on retiendra notamment la participation de Frédérique Bel, dans le rôle de la catho vieille-fille, nymphomane et psychopathe (rôle dans lequel elle excelle), ainsi que celle de Charlotte Gabris (Babysitting 1 et 2, Epouse-moi mon pote), toujours aussi hilarante. Sans oublier les apparitions de Youssef Hajdi (Problemos), Grégoire Bonnet (Le Sens de la fête, Philippe dans la série Scènes de ménages), les humoristes Jarry et Clauda Tagbo, et en vrac Benjamin Biolay, Patrick Braoudé, Vincent Moscato et bien sûr le complice Vincent Desagnat.

Il se dégage de Divorce Club un vrai sentiment de troupe et donc une dynamique qui emporte tout sur son passage. Aucun personnage n’est laissé de côté, le récit avance sans cesse au gré des rencontres et des scènes qui peuvent devenir cultes. Non seulement le film est réussi et fait rire quasiment tout du long, mais Divorce Club est une comédie bien mise en scène et surtout agréable à regarder avec ses couleurs chatoyantes. Comme il l’avait déjà démontré avec Fatal et Vive la France !, Michaël Youn soigne une fois de plus la forme de son film avec entre autres un montage dynamique (comprenez donc un rythme très efficace), ainsi qu’une belle photographie signée Stéphane Le Parc, chef opérateur du Lucky Luke (2009) de James Huth, Le Mac (2010) de Pascal Bourdiaux et Le Crocodile du Botswanga (2014) de Fabrice Eboué et Lionel Steketee.

Vous cherchez une bonne comédie qui vous fera oublier quelque peu cette ù^$ù!ù* d’année 2020 ? Alors, avec ses gags et ses répliques redoutablement efficaces, Divorce Club, récompensée par le Grand Prix du Festival de l’Alpe d’Huez est faite pour vous !

LE DVD

Divorce Club n’a pas vraiment eu de bol…Devant tout d’abord sortir au mois de mars, le film est repoussé en raison du confinement, avant d’atterrir dans les salles le 14 juillet 2020, alors que les spectateurs rechignent à revenir au cinéma. Résultat, le troisième long-métrage de Michaël Youn ne réalise « que » 623.000 entrées, alors qu’il aurait pu largement prétendre au double. Sa sortie en DVD a également été repoussée du 25 novembre 2020 au 2 décembre…en raison du deuxième « confinement ». Nous ne doutons pas que Divorce Club connaîtra une seconde carrière bien méritée grâce à sa sortie dans les bacs, qui se fait d’ailleurs sous les couleurs de M6 Vidéo. Le menu principal est animé et musical.

Malheureusement, seule la bande-annonce est disponible en guise de supplément.

L’Image et le son

Nous ne sommes pas en présence d’une édition HD mais le résultat est très appréciable et ce DVD de Divorce Club s’avère lumineux. Le piqué est acéré, les couleurs éclatantes, le relief est indéniable et les contrastes affichent une belle densité. N’oublions pas la profondeur des noirs, l’aspect clinquant de l’ensemble et le rendu des matières qui demeure assez bluffant. Quelques baisses de la définition, mais rien d’important.

Le spectateur a le choix entre les pistes Dolby Digital 5.1 et 2.0. Notre préférence va pour la première qui instaure un confort acoustique percutant, une spatialisation musicale aussi convaincante qu’omniprésente et des effets latéraux foisonnants. Le caisson de basses s’invite à la partie à moult reprises, les ambiances naturelles sont légion (notamment lors des fiestas), la balance frontale est toujours dynamique et équilibrée, et le report des voix solide. La piste stéréo est évidemment plus plate mais riche et remarquablement équilibrée. L’éditeur joint également les sous-titres français destinés au public sourd et malentendant, ainsi qu’une piste Audiodescription.

Crédits images : © M6 Vidéo / SND / Captures DVD : Franck Brissard pour Homepopcorn.fr

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