
COCORICO 2 réalisé par Julien Hervé, disponible en DVD & Blu-ray le 6 août 2026 chez M6 Vidéo.
Acteurs : Christian Clavier, Didier Bourdon, Sylvie Testud, Marianne Denicourt, Julien Pestel, Patrick Préjean, Albert Goldberg, Hamed Souna, Chloé Coulloud, Renaud Calvet…
Scénario : Julien Hervé
Photographie : Emmanuel Soyer
Musique : Matei Bratescot
Durée : 1h28
Date de sortie initiale : 2026
LE FILM
Le calvaire n’est pas fini pour Frédéric Bouvier-Sauvage et Gérard Martin, qui vont à nouveau découvrir des secrets à propos de leurs origines, bouleversant ce qu’ils croyaient savoir sur leur famille. Leurs réactions un brin excessives et mélodramatiques ne sont pas de tout repos pour leurs épouses respectives, ainsi que pour leurs enfants dont la préparation du mariage entre dans la dernière ligne droite…

Contre toute attente, Cocorico avait su réunir près de deux millions de spectateurs à sa sortie en février 2024, confortant encore et toujours la place privilégiée de Christian Clavier au box-office, qui connaissait alors son plus gros succès depuis la trilogie Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ?. Même chose pour Didier Bourdon, qui était quelque peu à la peine depuis Les 3 frères, le retour, qui d’ailleurs n’avait pas convaincu, et qui connaissait enfin un vrai hit, deux mois après l’autre gros carton, celui de Chasse gardée. C’est peu dire que nous n’attendions pas du tout une suite…quand bien même la fin de Cocorico laissait envisager un nouveau rebondissement, juste avant le générique de fin. Le réalisateur et scénariste Julien Hervé, auteur (ou responsable, c’est selon) des quatre derniers opus des Tuche et l’un des coupables (cette fois, pas d’excuse) d’Astérix et Obélix : L’Empire du Milieu de Guillaume Canet reprend donc là où on avait laissé ses personnages, Frédéric Bouvier-Sauvage (Christian Clavier) et sa femme Catherine (Marianne Denicourt), Gérard Martin (Didier Bourdon) et sa femme Nicole (Sylvie Testud), sans oublier Alice (Chloé Coulloud), la fille des premiers, et François (Julien Pestel), le fils des seconds. Les présentations ayant été faites dans Cocorico, cette suite marche étonnamment mieux, comme si toute l’équipe était plus détendue, notamment le tandem principal, qui semblait se renifler en permanence. Qui plus est, Cocorico 2 s’avère moins étouffant que le précédent, dont la première partie se déroulait quasi-intégralement dans la demeure des Bouvier-Sauvage. Les personnages sont plus dynamiques, les décors plus variés et l’alchimie entre Didier Bourdon et Christian Clavier plus évidente. Attention, cette séquelle reste tout de même bien pépère et certains risquent de criser encore une fois sur l’attention portée à ce qu’on pourrait appeler l’identité française, surtout lors d’une scène qui célèbre la gastronomie bien de chez nous et les divers alcools ambrés de notre vieux pays, mais ça passe grâce à l’abattage des deux comédiens principaux.


Didier Bourdon s’est retrouvé à l’affiche de deux suites, Chasse Gardée 2, qui a réussi – même si cela n’a pas été sans mal – à franchir la barre du million d’entrées, tandis que Cocorico 2, au budget estimé à 11 millions d’euros, n’a attiré qu’un tiers des spectateurs du premier film avec seulement 662.000 entrées. Un échec donc. Pourtant comme nous le disions plus haut, les gags, les quiproquos, les répliques fonctionnent. La mise en scène reste au point mort avec une succession de champs-contrechamps, la part belle est faite aux personnages masculins, Marianne Denicourt n’ayant cette fois rien à défendre, tandis que Sylvie Testud nous refait exactement la même chose que dans Cocorico premier du nom. Le pompon revient à Christian Clavier, qui hérite ici d’un second personnage, celui de Mehmet Süleymanoğlu, cousin turc inattendu de Frédéric, qui paraît sortir du lénifiant À bras ouverts (2017) de Philippe de Chauveron.


On a toujours déclaré que même dans les films les plus ratés dans lesquels il s’est retrouvé, et Dieu sait s’il y en a depuis ce dernier quart de siècle, Christian Clavier a toujours démontré un génie comique que beaucoup doivent encore lui envier, même à près de 75 ans aujourd’hui. Si l’on devait comparer un acteur plus « jeune » que lui, qui a souvent su tirer son épingle du jeu, surtout dans les comédies les moins défendables, ce serait probablement Franck Dubosc, qui possède une énergie et une étincelle comparables, avec cette faculté de rendre « humain » les personnages les moins attachants au premier abord.


Didier Bourdon est plus pantouflard, mais certaines scènes sortent du lot, notamment celles avec son père, incarné par le génial Patrick Préjean. Amusante scène d’interrogatoire aussi qui montre nos deux maris et pères, assommés par les vapeurs d’alcool, se retrouver au poste devant un Fred Testod dépassé par les événements. Une séquence qui rappelle beaucoup celle du Pari de Didier Bourdon et Bernard Campan, après leur arrestation devant la pharmacie.


Sur le papier, Cocorico 2 ne s’imposait évidemment pas. Mais comme le film existe et que nous l’avons vu, nous pouvons déclarer que cette suite est plus réussie. Donc, si jamais vos yeux ébahis devaient tomber dessus en zappant, pourquoi ne pas y consacrer quelques instants, voire pourquoi pas aller jusqu’au bout ? D’autant plus qu’un dernier gag, survenant durant le générique de fin, est sans doute le meilleur du film et renvoie quelques secondes au génie de Didier Bourdon à l’époque des Inconnus.


LE DVD
Même configuration que pour le premier film, Cocorico 2 apparaît chez M6 Vidéo, en DVD et en Blu-ray. Le visuel reprend celui de l’affiche originale, qui mise cette fois uniquement sur Christian Clavier et Didier Bourdon, là où celle du premier épisode laissant encore une place aux deux actrices principales. Le menu principal est fixe et musical.

Aucun supplément.
L’Image et le son
On change de directeur photo pour Cocorico 2. Exit Jérôme Almeiras, welcome Emmanuel Soyer (Knock, Le Discours). Nous n’avons reçu que l’édition Standard, mais pour un film de cet acabit, nous ne ferons pas la fine bouche. Le transfert est correct et passe-partout. Les couleurs sont jolies, chaudes, sans en mettre plein les yeux, le piqué est aléatoire, nettement plus vigoureux sur les scènes diurnes en extérieur. Les contrastes bien gérés, cependant, les gros plans ne sont pas aussi ciselés que nous pouvions l’espérer, les visages sont un peu blafards. Malgré des petits défauts constatés et baisses de la définition, le master de Cocorico 2 instaure un confort de visionnage largement suffisant pour voir ou revoir cette comédie.

Ne vous attendez pas à un déluge d’effets surround sur la piste Dolby Digital 5.1, qui se contente seulement de faire entendre des ambiances naturelles ou tout simplement d’offrir une forte spatialisation de la musique du film. Cocorico 2 ne se prêtant évidemment pas aux exubérances sonores, le principal de l’action se trouve canalisé sur les frontales. L’éditeur joint également les sous-titres français destinés au public sourd et malentendant, ainsi qu’une piste audiodescription.


Crédits images : © M6 Vidéo / WHITE AND YELLOW FILMS – SND / Captures DVD : Franck Brissard pour Homepopcorn.fr
