Test Blu-ray / Django, prépare ton cercueil !, réalisé par Ferdinando Baldi

DJANGO, PRÉPARE TON CERCUEIL ! (Preparati la bara!) réalisé par Ferdinando Baldi, disponible en DVD et Combo Blu-ray+DVD le 23 octobre 2026 chez Sidonis Calysta.

Acteurs : Terence Hill, Horst Frank, George Eastman, José Torres, Pinuccio Ardia, Guido Lollobrigida, Barbara Simon, Gianni Brezza…

Scénario : Ferdinando Baldi & Franco Rossetti

Photographie : Enzo Barboni

Musique : Gian Franco Reverberi

Durée : 1h32

Date de sortie initiale : 1968

LE FILM

Convoyeur de fonds au service des banques, Django est l’ami du sénateur David Barry. Ambitieux, ce dernier rançonne les convois à l’aide d’une bande de tueurs. Pour chaque attaque, un innocent est condamné à la pendaison. Après le meurtre de son épouse, Django, laissé pour mort, est engagé comme bourreau. Voulant se venger de Barry, il profite de sa nouvelle situation pour libérer les prisonniers en truquant leurs pendaisons et ainsi se rallier à eux…

Depuis le triomphe du film de Sergio Corbucci qui porte son nom, Django a été très occupé, copié, son identité a été usurpée par quelques distributeurs opportunistes, mais Franco Nero qui a créé le rôle a rarement été égalé dans la peau du pistolero. On dénombre pas loin d’une cinquantaine de westerns ayant, officiellement ou non (dans la majeure partie des cas), repris le personnage ou ne serait-ce que le nom. Il y a eu (en français) Django le Proscrit, Sous la loi de Django (en fait il s’agissait de Ringo), Django tire le premier, Quelques dollars pour Django, Django ne pardonne pas, Django le Taciturne, Poker d’as pour Django, Le Retour de Django, Django le Justicier…La même année que Django porte sa croix d’Enzo G. Castellari, Tire, Django, tire de Bruno Corbucci et Avec Django, la mort est là d’Antonio Margheriti, apparaissait sur les écrans Django, prépare ton cercueil !, ou Preparati la bara ! réalisé par l’excellent Ferdinando Baldi (1927-2007). Après quelques péplums, le metteur en scène en vient au western et signe un coup de maître en 1966 avec Texas Adios, avec Franco Nero. Pour Django, prépare ton cercueil !, il confie le rôle à Terence Hill, qu’il avait déjà dirigé dans Io non protesto, io amo (pour lequel il est encore crédité Mario Girotti) et dans T’as le bonjour de Trinita – Little Rita nel west, sorti en France après le triomphe de On l’appelle Trinita (d’où le « faux » titre), qui annonce quelque part le western comique à venir. Terence Hill endosse merveilleusement le long manteau noir de Django et de l’avis des spécialistes, Django, prépare ton cercueil ! demeure une des meilleures suites données à l’original. Ou un préquel plutôt, si l’on tient compte des évènements du premier film. Bref, on s’emmêle. Particulièrement brutal, dont un long passage à tabac du personnage principal (Terence Hill a toujours été un des meilleurs pour donner, mais aussi pour encaisser des coups), cet opus surfe allègrement sur les traces de la Trilogie du Dollar et ce dès le générique animé et la partition endiablée de Gian Franco Reverberi (Le Tueur frappe trois fois, Vénus en fourrure) aux envolées forcément morriconiennes. Mais Ferdinando Baldi trouve rapidement ses marques et délaisse les références à Sergio Leone, pour aller encore plus loin dans la représentation de la violence, frontale, en donnant même une sensible touche fantastique avec un héros qui paraît parfois revenir d’entre les morts. Tout cela pour dire que Django, prépare ton cercueil !, qui lui aussi mutera plus tard en…Trinita, prépare ton cercueil !, est un formidable représentant du western transalpin.

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Test Blu-ray / L’Oeil du labyrinthe, réalisé par Mario Caiano

L’OEIL DU LABYRINTHE (L’Occhio nel labirinto) réalisé par Mario Caiano, disponible en Combo Blu-ray + DVD le 5 avril 2022 chez Artus Films.

Acteurs : Rosemary Dexter, Adolfo Celi, Horst Frank, Sybil Danning, Franco Ressel, Michael Maien, Benjamin Lev, Gigi Rizzi…

Scénario : Mario Caiano, Antonio Saguera & Horst Hächler

Photographie : Giovanni Ciarlo

Musique : Roberto Nicolosi

Durée : 1h34

Date de sortie initiale : 1972

LE FILM

La jeune et jolie Julie suit une thérapie auprès de Luca, son psychiatre qui est aussi son amant. Une nuit, elle rêve qu’il se fait assassiner dans d’étranges conditions. Voulant lui faire le récit de son rêve, elle se rend chez Luca, qui demeure introuvable. A l’aide de l’agenda de son amant, elle se met à sa recherche, et va atterrir, après deux agressions, dans une villa luxueuse, parmi des gens troubles et excentriques.

Nous n’aurons jamais de cesse de nous replonger dans quelques filmographies d’artisans du septième art qui auront oeuvré toute leur vie pour le cinéma d’exploitation. C’est le cas de Mario Caiano (1933-2015), réalisateur de près d’une cinquantaine de longs-métrages, téléfilms et séries télévisées en quarante ans de carrière, parmi lesquels on peut citer en vrac : Mon nom est Shangaï Joe – Il Mio nome è Shanghai Joe (1972), Un train pour Durango – Un treno per Durango (1968), Les Amants d’outre-tombe – Amanti d’oltretomba (1965), Ulysse contre Hercule – Ulisse contro Ercole (1962), Le Signe de Zorro – Il segno di Zorro (1963), Maciste et les 100 gladiateurs – Maciste, gladiatore di Sparta (1964), Milano violenta (1976), Erik, le Viking – Erik il vichingo (1965) ou bien encore Hold-up au centre nucléaire – L’assalto al centro nucleare (1967). Retracer tous les opus de Mario Caiano, c’est faire un beau tour d’horizon des goûts des spectateurs au cinéma selon les époques, puisque le metteur en scène aura tout aussi bien abordé le péplum que le film d’aventures, le western, l’épouvante, l’Eurospy, le drame érotique et le poliziottesco. Et le giallo dans tout ça ? Évidemment ! Il s’agit de L’Oeil du labyrinthe – L’occhio nel labirinto, sorti sur les écrans en 1972, coproduit par l’Italie et l’Allemagne de l’Ouest, que Mario Caiano coécrit avec Antonio Saguera et Horst Hächler. Un véritable fleuron du genre, qui compile tous les ingrédients espérés, qui les mélange, les cuisine, les mitonne avec un réel savoir-faire et qui tient en haleine du début à la fin. Concernant le dénouement, si nous ne le dévoilerons pas, il pourra sembler nawak à beaucoup encore aujourd’hui, mais cela fonctionne bien, car la révélation tant attendue est complètement assumée. Excellemment réalisé, L’Oeil du labyrinthe est un ride à la fois cruel et sensuel dans lequel on se perd volontiers et qui demeure une vraie référence.

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