Test 4K UHD / Obsession fatale, réalisé par Jonathan Kaplan

OBSESSION FATALE (Unlawful Entry) réalisé par Jonathan Kaplan, disponible en Combo Blu-ray + 4K le 1er septembre 2026 chez L’Atelier d’Images.

Acteurs : Ray Liotta, Kurt Russel, Madeline Stowe, Roger E. Mosley, Ken Lerner, Carmen Argenziano, Andy Romano, Deborah Offner…

Scénario : Lewis Colick

Photographie : Jamie Anderson

Musique : James Horner

Durée : 1h51

Date de sortie initiale : 1992

LE FILM

À Los Angeles, la vie de Michael et Karen bascule lorsqu’un cambrioleur s’introduit chez eux. Traumatisés, ils trouvent un soutien providentiel et amical auprès de l’agent Pete Davis. Mais derrière cet uniforme rassurant se cache une personnalité trouble…

On ne se lassera jamais de (re)découvrir les thrillers américains des années 1990. À l’heure de Fenêtre sur Pacifique – Pacific Heights de John Schlesinger, La Main sur le berceau – The Hand That Rocks the Cradle de Curtis Hanson, J.F. partagerait appartement – Single White Female de Barbet Schroeder, Les Nerfs à vif – Cape Fear de Martin Scorsese, Les Nuits avec mon ennemi – Sleeping with the Enemy, Malice de Harold Becker, pour ne citer que ceux-là, Obsession fatale – Unlawful Entry tire son épingle du jeu. On doit ce petit bijou du thriller domestique et psychologique à Jonathan Kaplan (1947-2025), réalisateur prolifique aussi bien au cinéma qu’à la télévision, passé à la postérité avec Les Accusés – The Accused (1998), qui a valu à Jodie Foster son premier Oscar de la meilleure actrice. S’il se consacrera essentiellement à la petite lucarne par la suite (on lui doit moult épisodes produits et réalisés d’Urgences, de New York, unité spéciale, de FBI : Portés disparus), le cinéaste livre assurément l’un de ses meilleurs longs-métrages avec Obsession fatale. Le film repose sur un scénario malin écrit par Lewis Colick (La Nuit du jugement de Stephen Hopkins, Les Fantômes du passé de Rob Reiner, Ciel d’octobre de Joe Johnston), qui renvoie parfois au mythique The Prowler – Le Rôdeur (1951), chef d’oeuvre de Joseph Losey, écrit par le non moins légendaire Dalton Trumbo. Dans Obsession fatale, nous retrouvons plus ou moins un point de départ similaire, mais aussi les thèmes subversifs, dont l’autorité policière corrompue et la masculinité contrariée. Si Le Rôdeur traitait de l’impuissance, Obsession fatale montre un mari amoureux de sa femme, sensible, qui ne correspond pas au modèle macho habituel. C’est là que débarque un mâle alpha, merveilleusement incarné par le regretté Ray Liotta, alors entre Les Affranchis – Goodfellas de Martin Scorsese et Absolom 2022 – No Escape de Martin Campbell. Unlawful Entry joue habilement avec l’ambiguïté du personnage féminin, là aussi formidablement interprété par la sublime Madeleine Stowe, qui semble à la fois fascinée et repoussée par l’agent Pete Davis, visiblement un roc à qui rien ne fait peur et qui s’avère disponible nuit et jour pour défendre la veuve et l’orphelin. La veuve surtout. Plus de trente ans après sa sortie, Obsession fatale demeure un parfait représentant du genre, une valeur sûre, un divertissement prenant qui n’a rien perdu de son charme.

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Test 4K UHD / L’Effaceur, réalisé par Chuck Russell

L’EFFACEUR (Eraser) réalisé par Chuck Russell, disponible en édition 4K Ultra HD + Blu-ray – Boîtier SteelBook limité le 29 juillet 2026 chez Warner Bros.

Acteurs : Arnold Schwarzenegger, James Caan, Vanessa L. Williams, James Coburn, Robert Pastorelli, James Cromwell, Danny Nucci, Andy Romano…

Scénario : Tony Puryear & Walon Green

Photographie : Adam Greenberg

Musique : Alan Silvestri

Durée : 1h55

Date de sortie initiale : 1996

LE FILM

Lee Cullen, cadre de la Cyrez, importante société d’armement américaine, découvre par hasard que ses patrons sont impliqués dans un trafic d’armes et s’apprêtent à livrer des armes très sophistiquées à des trafiquants russes. Elle prévient aussitôt le FBI et réussit à recopier sur deux disquettes les preuves de ce trafic. Surprise, elle prend la fuite sous la protection du FBI. John Kruger, surnommé l’Effaceur, qui assure la sécurité d’informateurs impliqués dans les grandes affaires criminelles, va la prendre sous sa protection.

En 1994, Arnold Schwarzenegger sort du carton mondial de True Lies (près de 400 millions de dollars de recette). La cinquantaine se rapprochant à grands pas, le Chêne autrichien tente un petit détour par la comédie. Ce sera Junior d’Ivan Reitman, qui ne rencontre pas le même accueil que Jumeaux, malgré le duo reformé avec Danny DeVito et qui s’avère même un sacré flop aux États-Unis avec seulement 36 millions de dollars au box-office. Les fans hurlent au scandale, Arnold les rassure en disant qu’il fera bientôt son retour dans un film d’action. Le réalisateur Chuck Russell (1952-2026) vient lui de connaître un triomphe inattendu avec The Mask, faisant de Jim Carrey une star planétaire. Scénariste de Dreamscape (1984) de Joseph Ruben, metteur en scène en 1987 de Freddy 3 : Les Griffes du cauchemar – A Nightmare On Elm Street 3: Dream Warriors (le meilleur de la saga au passage) et de l’excellent remake Le Blob (1988), la Warner lui confie la direction du thriller d’action intitulé L’Effaceur –Eraser, véritable véhicule de star pour Schwarzy. Doté d’un budget de 100 millions de dollars et d’un script écrit par Walon Green, le scénariste de La Horde sauvage – The Wild Bunch (1969) de Sam Peckinpah, du Convoi de la peur – Sorcerer (1977) de William Friedkin, du méconnu Police frontière – The Border (1982) de Tony Richardson et même de RoboCop 2 (1990) d’Irvin Kershner, L’Effaceur, auquel John Milius aurait filé un coup de main au script, est désormais considéré comme un film culte. Trente ans après sa sortie, certains le considèrent même comme étant l’un des meilleurs films de la carrière d’Arnold Schwarzenegger. Une chose est sûre, le spectacle est encore plus que garanti et l’on prend un immense plaisir à le revoir. Vous venez d’être effacé.

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