
NOUVELLE VAGUE réalisé par Richard Linklater, disponible en DVD & Blu-ray le 25 février 2026 chez ARP Sélection.
Avec : Guillaume Marbeck, Zoey Deutch, Aubry Dullin, Adrien Rouyard, Antoine Besson, Jodie Ruth-Forest, Bruno Dreyfürst, Benjamin Clery…
Scénario : Holly Gent, Laetitia Masson, Vincent Palmo Jr. & Michèle Pétin
Photographie : David Chambille
Durée : 1h46
Date de sortie initiale : 2025
LE FILM
Alors que tous ses amis ont déjà eu leur chance de passer derrière la caméra, Jean-Luc Godard attend toujours son tour. L’opportunité va bientôt se présenter, et le voilà embarqué dans le tournage d’À bout de souffle…

Il fallait bien que cela arrive, que le tournage d’À bout de souffle de Jean-Luc Godard soit raconté au cinéma à travers une fiction, mais on ne s’attendait pas à ce que cela provienne d’un réalisateur américain. Ce dernier n’est autre qu’un des chouchous de la critique française, Richard Linklater, un des cinéastes les plus prolifiques depuis vingt ans, un des plus éclectiques aussi. Comme nous l’avions déjà dit dans notre critique du génial Bernie, il y a incontestablement ce petit truc qui rappelle les grands réalisateurs hollywoodiens du style Richard Fleischer et Robert Wise chez Richard Linklater. Une envie d’enchaîner les tournages, les projets les plus éloignés et qui pourtant forment une œuvre cohérente. Le texan se retrouve ainsi à la barre de Nouvelle Vague, son premier long-métrage français, réalisé dans la langue de Molière, avec principalement un casting hexagonal. Ainsi, entre une comédie d’action avec Glen Powell et Adria Arjona (Hit Man) et un biopic sur le compositeur Lorenz Hart (Blue Moon), Rochard Linklater pose sa caméra dans les rues de Paris (plus de vingt ans après le chef d’oeuvre Before Sunset) et, soutenu par de merveilleux effets spéciaux, plonge les spectateurs à la fin des années 1950, pour aller à la rencontre des artistes les plus prestigieux, Jean-Luc Godard, Jean Seberg, Jean-Paul Belmondo, François Truffaut, Claude Chabrol, Agnès Varda…ils sont tous là, réunis dans la salle de rédaction des Cahiers du cinéma, où les critiques commencent à voler de leurs propres ailes. C’est cette fois au tour du sieur Jean-Luc, mais pour cela, celui-ci est bien décidé à ne pas faire comme les autres. C’est là que Nouvelle Vague s’avère une œuvre romanesque, remarquablement documenté certes, mais qui laisse aussi la place au fantasme, celui d’un metteur en scène fasciné par ce cinéma, par une époque, par des images surtout, avec lesquelles il a construit sa propre cinéphilie. Il en résulte un formidable hommage, passionnant, drôle, didactique, un vrai cadeau pour les amateurs de septième art très justement récompensé par quatre César (Meilleure réalisation, Meilleurs costumes, Meilleure photographie et Meilleur montage).


