Test Blu-ray / Une parisienne, réalisé par Michel Boisrond

UNE PARISIENNE réalisé par Michel Boisrond, disponible en DVD & Blu-ray le 3 mars 2026 chez Coin de Mire Cinéma.

Acteurs : Brigitte Bardot, Charles Boyer, Henri Vidal, Noël Roquevert, Fernand Sardou, Guy Tréjan, Nadia Gray, André Luguet, Madeleine Lebeau, Claire Maurier…

Scénario : Annette Wademant, Jean Aurel, Jacques Emmanuel & Michel Boisrond

Photographie : Marcel Grignon

Musique : Henri Crolla, André Hodeir & Hubert Rostaing

Durée : 1h28

Date de sortie initiale : 1957

LE FILM

Jeune fille butée et capricieuse, Brigitte Laurier tente de séduire en vain Michel Legrand, directeur de cabinet de son père. Après avoir échafaudé un plan des plus machiavéliques, la jeune femme réussit à épouser Michel. Mais quand ce dernier l’ignore complètement, Brigitte décide alors de le rendre jaloux en ayant une aventure avec un prince. Un acte qui pourrait bien mettre en péril son mariage.

S’il y a bien un réalisateur qui a très largement contribué au mythe BB, et ce bien avant l’événement international Et Dieu… créa la femme (1956) de Roger Vadim, c’est bel et bien Michel Boisrond (1921-2002). Ancien assistant de de René Clair sur La Beauté du diable (1949), Les Belles de nuit (1952) et Les Grandes Manœuvres (1955), mais aussi de Gilles Grangier et Jacques de Baroncelli, Michel Boisrond signe son premier long-métrage comme metteur en scène avec Cette sacrée gamine, avec BB en haut de l’affiche, qui attire plus de 4 millions de français dans les salles en ce mois d’avril 1956. Cette année-là, Brigitte Bardot donne la réplique à Dirk Bogarde dans Rendez-vous à Rio de Ralph Thomas, apparaît dans Hélène de Troie de Robert Wise, incarne la femme de Raymond Pellegrin dans La Lumière d’en face de Georges Lacombe, illumine Haine, amour et trahison de Mario Bonnard, retrouve Marc Allégret pour En effeuillant la marguerite et s’impose sans mal dans La Mariée est trop belle de Pierre Gaspard-Huit…sans oublier l’apothéose avec Et Dieu… créa la femme. Au total, plus de vingt millions de spectateurs se rueront au cinéma pour – entre autres – admirer Brigitte Bardot. Après une apparition dans Les Week-ends de NéronMio figlio Nerone, péplum parodique de Steno, avec Alberto Sordi, Vittorio De Sica et Gloria Swanson, BB retrouve Michel Boisrond pour Une parisienne. Le cinéaste, qui avait donc dirigé la vedette un an auparavant, se retrouve désormais avec une star mondiale devant sa caméra. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que la comédienne ne pouvait espérer meilleur écrin pour à nouveau être mise en valeur. Formidable comédie, bulle de savon, spectacle mené à cent à l’heure, BB est parfaitement à l’aise dans la peau de « celle qui brûle les feux rouges, qui déclenche une bagarre, qui pilote un réacteur, qui provoque les scandales, qui retarde les horaires aériens, qui enlève un prince… » comme l’indiquait la bande-annonce.Visiblement très inspiré par le slapstick américain, Michel Boisrond emballe son film avec une efficacité anglo-saxonne, enchaîne les rebondissements à cent à l’heure, tout en offrant au public ce qu’il est venu chercher, à savoir observer Brigitte Bardot sous tous les angles. Un divertissement haut de gamme.

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Test Blu-ray / La Vierge du Rhin, réalisé par Gilles Grangier

LA VIERGE DU RHIN réalisé par Gilles Grangier, disponible en DVD et Blu-ray le 12 juin 2023 chez Coin de Mire Cinéma.

Acteurs : Jean Gabin, Élina Labourdette, Andrée Clément, Olivier Hussenot, Albert Dinan, Claude Vernier, Renaud Mary, Nadia Gray…

Scénario : Jacques Sigurd, d’après le roman de Pierre Nord

Photographie : Marc Fossard

Musique : Joseph Kosma

Durée : 1h29

Date de sortie initiale : 1953

LE FILM

Blessé en Allemagne en 1940, Jacques Ledru, propriétaire d’une compagnie de navigation à Strasbourg, a été porté disparu. Sa femme Geneviève, s’est remariée avec Maurice Labbé, un de ses collaborateurs. Mais huit ans plus tard, il revient.

Quand il tourne La Vierge du Rhin, Jean Gabin n’est plus la star de Pépé le Moko, La Grande illusion, Le Quai des brumes et de La Bête humaine. Après la guerre, le comédien retrouve le succès, mais de façon mitigée, La Vérité sur Bébé Donge, Le Plaisir, Fille dangereuse et Leur dernière nuit ayant été des semi-échecs au box-office. Juste avant de connaître son second sacre inespéré qui viendra avec Touchez pas au grisbi de Jacques Becker, avec lequel il reprendra sa place sur le trône du cinéma français et ce jusqu’à sa mort, Jean Gabin tourne pour la première fois sous la direction de Gilles Grangier. Les deux hommes collaboreront à douze reprises, de La Vierge du Rhin en 1953 à Sous le signe du taureau en 1969, en passant par Gas-oil (1955), Le Sang à la tête (1956), Archimède le clochard (1959, leur plus gros hit avec plus de 4 millions d’entrées), Maigret voit rouge (1963)…Rétrospectivement, La Vierge du Rhin semble n’avoir jamais eu la même aura que les titres cités précédemment et demeure méconnu. S’il n’est pas autant percutant que l’ensemble des opus signés par le tandem, il n’en reste pas moins une réussite, que l’on doit évidemment à la prestation impériale de sa tête d’affiche, mais aussi à Gilles Grangier lui-même, qui privilégie des prises de vue en extérieur, caractéristique récurrente de son œuvre, donnant à La Vierge du Rhin un aspect témoignage d’un temps révolu. Il y a un côté Comte de Monte-Cristo dans cette histoire qui démarre comme un drame pour muter ensuite en film noir. Une redécouverte s’impose.

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Test Blu-ray / The Maniac, réalisé par Michael Carreras

THE MANIAC réalisé par Michael Carreras, disponible en Édition Blu-ray + DVD + Livret le 26 novembre 2019 chez ESC Editions

Acteurs : Kerwin Mathews, Nadia Gray, Donald Houston,Liliane Brousse, George Pastell, Arnold Diamond, Norman Bird, Justine Lord, Jerold Wells…

Scénario : Jimmy Sangster

Photographie : Wilkie Cooper

Musique : Stanley Black

Durée : 1h26

Date de sortie initiale : 1963

LE FILM

Dans le sud de la France, un peintre américain entretient une relation amoureuse avec une tenancière de bar. Cette dernière lui demande de l’aider à faire évader son mari, enfermé dans un asile pour un sordide meurtre au chalumeau, en échange de quoi elle sera sienne pour toujours. Une tâche peu aisée pour un modeste peintre, mais le jeu en vaut la chandelle. Si seulement tout pouvait se passer comme prévu…

Michael Carreras (1927-1994) est le fils d’Enrique Carreras, l’un des deux fondateurs de la mythique Hammer Films avec William Hinds, société de production née en 1934. Ce que l’on sait moins, c’est que la Hammer a fait faillite à la fin des années 1930, avant d’être reprise par Anthony Hinds et Michael Carreras, les fils des créateurs du studio. Devenu un immense producteur touche à tout avec près de 70 titres produits en près de trente ans de carrière, Michael Carreras aura également signé quelques scénarios, Meurtres sans empreintes (1954) de Terence Fisher, le mythique Un million d’années avant J.C. (1966) de Don Chaffey, avec la sculpturale Raquel Welsh, mais il passera également lui-même derrière la caméra dès la fin des années 1950, pour une douzaine de longs-métrages. The Maniac est son quatrième film et l’on doit le scénario au légendaire Jimmy Sangster (1927-2011), l’un des grands noms de la Hammer, capable de passer d’un genre à l’autre en suivant la mode et surtout le goût des spectateurs. L’auteur des films cultes Frankenstein s’est échappé ! (1957), Dracula (1958) et La Revanche de Frankenstein (1958), tous les trois réalisés par l’immense Terence Fisher, s’inspire ici des succès foudroyants des Diaboliques (1954) de Henri-Georges Clouzot et de Psychose d’Alfred Hitchcock (1960), qui démontraient alors l’attrait du public pour les thrillers psychologiques. The Maniac convie le spectateur en France, plus précisément en Camargue, où une petite bourgade va connaître d’étranges évènements et où rôde un fou armé d’un chalumeau.

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