
L’ULTIME HÉRITIER (How to Make a Killing), réalisé par John Patton Ford, disponible en DVD & Blu-ray le 29 juillet 2026 chez Studiocanal.
Acteurs : Glen Powell, Margaret Qualley, Ed Harris, Jessica Henwick, Bill Camp, Zach Woods, Topher Grace, Grady Wilson, Maggie Toomey…
Scénario : John Patton Ford
Photographie : Todd Banhazl
Musique : Emile Mosseri
Durée : 1h45
Date de sortie initiale : 2026
LE FILM
Becket Redfellow n’a qu’une obsession : se venger de la famille richissime qui a renié sa mère, coupable d’être tombée enceinte trop jeune… et surtout d’un homme beaucoup trop fauché pour eux ! À la mort de sa mère, Becket décide d’exécuter son souhait : récupérer l’héritage qu’il estime lui revenir. Le problème ? Sept membres de la famille se dressent entre lui et cette fortune. Qu’à cela ne tienne : pour mener à bien son projet, Becket est prêt à les éliminer un par un… jusqu’au dernier.

Étrange carrière que celle de Glen Powell (né en 1988), qui entre deux projets avec Richard Linklater, avec lequel il a déjà collaboré à cinq reprises, se laisse vendre par quelques gros studios comme étant l’une des stars de demain. Mais en dehors du grand succès rencontré par Twisters (aux États-Unis essentiellement), remake-reboot-suite du film et classique de Jan De Bont, on ne peut pas dire que les films portés par le comédien aient été des hits au box-office. Si Tout sauf toi – Anyone but You se distingue (et qui reposait plus sur la plastique parfaite de Sydney Sweeney), Running Man s’est méchamment planté, au point de devenir l’un des échecs commerciaux les plus imposants de l’année 2025. Manque de bol, L’Ultime héritier – How to Make a Killing a connu le même sort, quand bien même le budget n’égale évidemment pas celui de 110 millions du blockbuster d’Edgar Wright et a même coûté dix fois mois. Cependant, L’Ultime héritier, qui s’inspire volontairement du légendaire Noblesse oblige – Kind Hearts and Coronets de Robert Hamer (1949), dans lequel Alec Guinness interprétait pas moins de huit personnages différents (issus d’une même famille), demeure une agréable surprise, dans lequel le charisme lisse de l’acteur (qui remplaçait alors Shia LaBeouf) est plutôt bien exploité. Certes, il ne faut pas s’attendre à beaucoup d’originalité, mais l’humour noir fonctionne, ainsi que l’hommage aux films issus des studios Ealing. Certains (télé)spectateurs ayant très bon goût, se souviendront aussi de l’épisode 21 d’Amicalement vôtre (Regrets éternels), au cours duquel Roger Moore campait lui aussi tous les membres de sa famille passant de vie à trépas. En fait, How to Make a Killing est presque un anachronisme dans le paysage cinématographique contemporain et fait donc office de petite récréation, d’une respiration au milieu de grosses machines. On passe un bon moment, grâce notamment aux secondes rôles féminins, tenus par les superbes Margaret Qualley et Jessica Henwick.


