Test Blu-ray / Countdown, réalisé par Justin Dec

COUNTDOWN réalisé par Justin Dec, disponible en DVD et Blu-ray le 19 mars 2020 chez Metropolitan Vidéo

Acteurs : Elizabeth Lail, Jordan Calloway, Talitha Eliana Bateman, Peter Facinelli, Dillon Lane, Tichina Arnold, Tom Segura, Lana McKissack, Anne Winters…

Scénario : Justin Dec

Photographie : Maxime Alexandre

Musique : Danny Bensi, Saunder Jurriaans

Durée : 1h30

Date de sortie initiale : 2019

LE FILM

Voulez-vous savoir combien de temps il vous reste à vivre ? Téléchargez l’appli Countdown ! Lorsque Quinn, une jeune infirmière, télécharge cette application à la mode, elle découvre qu’il ne lui reste que 3 jours à vivre. Elle doit trouver un moyen d’échapper à son sinistre destin avant la fin du compte à rebours.

Depuis le cinquième et dernier volet (à ce jour) de la franchise Destination finale il y a près de dix ans, moult studios et cinéastes ont voulu poursuivre cette association film d’horreur/ la Mort / humour noir. Le producteur Jason Blum y est arrivé à plusieurs reprises avec dernièrement Happy BirthdeadHappy Death Day (2017) et sa suite directe, ainsi qu’André Øvredal avec Scary Stories produit par Guillermo Del Toro, dans lequel des adolescents essayaient de trouver le moyen d’échapper à leur destin fatal qui s’écrivait devant leurs yeux. Un cocktail qui fonctionne souvent très bien, avec une touche de Ring en guise d’oignon, ce qui est encore le cas de ce Countdown, écrit par Justin Dec, dont il s’agit du premier long métrage. En reprenant les éléments des films susmentionnés, le réalisateur les malaxe et les passe cette fois à la sauce smartphone, en créant une application diabolique qui indique à ses utilisateurs combien de temps il leur reste à vivre avant leur tête-à-tête avec la Grande Faucheuse. Un postulat de départ fort sympathique pour un film au final sans grandes surprises, mais particulièrement efficace et très divertissant, qui vaut également pour le charme et la présence d’Elizabeth Lail, vedette de la première saison de la série You diffusée sur Netflix.

Lorsque la jeune infirmière Quinn Harris télécharge l’application Countdown, qui prétend prédire exactement quand une personne va mourir, celle-ci lui annonce qu’il lui reste moins de trois jours à vivre. Au fil du décompte à l’issue fatale ponctué par les apparitions surnaturelles d’une mystérieuse silhouette et la découverte de cas d’autres personnes décédées avec leur téléphone indiquant la fin du compte à rebours, Quinn commence à paniquer à l’idée que sa vie prenne vraiment fin à l’heure prédite par l’application. Après avoir essayé de supprimer en vain Countdown de son smartphone, même en changeant de téléphone, Quinn fait la connaissance de Matt Monroe, un jeune homme qui compte aussi ses dernières heures.

L’introduction donne le ton. Lors d’une fête, Courtney, une adolescente, est convaincue par ses amis de télécharger Countdown, une application qui prédit apparemment le temps qu’il reste à vivre à l’utilisateur. Courtney est surprise de constater qu’elle n’a plus que trois heures à vivre. Après avoir évité de monter dans la voiture de son petit ami ivre, Evan, Courtney reçoit une notification indiquant qu’elle a rompu le contrat d’utilisation de l’application. De retour chez elle, elle est attaquée et tuée par une entité invisible alors que son compte à rebours atteint zéro. En même temps, Evan a un accident de la route, et une branche d’arbre traverse l’endroit où Courtney aurait dû s’asseoir. La Mort a donc récupéré son dû. Nous sommes en territoire connu, mais le metteur en scène-scénariste Justin Dec, ancien assistant sur la série Dexter est suffisamment roublard et surtout un efficace technicien pour maintenir l’intérêt durant 90 minutes.

Tous les éléments attendus sont présents avec une famille quelque peu dysfonctionnelle en raison de la disparition prématurée de la mère qui a entraîné un deuil impossible, une touche de #MeToo avec le chirurgien en chef qui abuse de son pouvoir sur quelques jeunes infirmières, le possible boyfriend black et sûrement la vedette du club sportif de son université, sans oublier le pirate capable d’entrer dans les entrailles d’une application et l’élément religieux qui va fournir toutes les explications quant à ce programme diabolique. Prenez tous ces ingrédients, placez-les dans un shaker et remuez. Vous obtenez Countdown, un joli ride qui remplit parfaitement son contrat (avec le diable), sans se forcer, mais avec une belle énergie, suffisamment d’imagination et le sourire charmant de son actrice principale.

Le final est évidemment ouvert et annonce une suite possible, voire probable, surtout que Countdown, produit pour 6,5 millions de dollars en a récolté plus de 25 millions sur le sol américain. Ce qui est donc largement suffisant pour un nouveau téléchargement.

LE BLU-RAY

Après son beau succès dans les salles, y compris en France avec plus de 400.000 spectateurs, Countdown arrive dans la besace de Metropolitan Vidéo. Visuel efficace, tout comme le menu principal, très légèrement animé et musical, mais qui va droit au but.

Concernant les suppléments, c’est la déception. Nous ne trouvons en effet qu’un lot de bandes-annonces de films disponibles chez l’éditeur.

L’Image et le son

Comme à son habitude, Metropolitan livre un master HD soigné, pour ne pas dire superbe, de Countdown, qui instaure de belles et élégantes conditions pour se plonger dans le film de Justin Dec. Le cadre et les contrastes sont ciselés, les détails abondent, la colorimétrie est habilement restituée avec un piqué aiguisé et des noirs denses. La copie respecte toutes les volontés artistiques du directeur de la photographie belge Maxime Alexandre, célèbre pour son travail avec Alexandre Aja (Haute tension, La Colline a des yeux, Mirrors, La 9ème vie de Louis Drax), le relief est omniprésent et l’encodage AVC solide comme un roc.

Que votre choix se soit porté sur la version française ou la version originale DTS-HD Master Audio 5.1., le confort acoustique est total et la piste anglaise l’emporte du point de vue homogénéité des voix et des effets annexes. Le pouvoir immersif des deux mixages est fort plaisant. Toutes les enceintes sont intelligemment mises à contribution, les effets sont souvent percutants. La balance frontale et latérale est constante et riche, le caisson de basses souligne efficacement les séquences du film les plus agitées, tandis que les dialogues et commentaires restent fluides et solides. L’éditeur joint également les sous-titres français destinés au public sourd et malentendant, ainsi qu’une piste Audiodescription.

Crédits images : © Metropolitan FilmExport/ Captures Blu-ray : Franck Brissard pour Homepopcorn.fr

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