Test Blu-ray / Les 55 jours de Pékin, réalisé par Nicholas Ray

LES 55 JOURS DE PÉKIN (55 Days at Peking) réalisé par Nicholas Ray, disponible en Combo Blu-ray + DVD – Édition Limitée le 20 octobre 2021 chez Rimini Editions.

Acteurs : Charlton Heston, Ava Gardner, David Niven, Flora Robson, John Ireland, Harry Andrews, Leo Genn, Robert Helpmann…

Scénario : Philip Yordan & Bernard Gordon

Photographie : Jack Hildyard

Musique : Dimitri Tiomkin

Durée : 2h36

Année de sortie : 1963

LE FILM

Pékin, 1900. La révolte des Boxers prend de l’ampleur et les autorités chinoises sont divisées : le général Jung-Lu presse l’impératrice Tzu-Hsi d’arrêter les fanatiques, tandis que le prince Tuan lui conseille de les aider à chasser les étrangers. Face à la menace de conflit, les délégations étrangères regroupées au sein du Quartier des légations organisent leur défense. Le major Matt Lewis arrive à Pékin à la tête d’un détachement chargé de protéger l’ambassade américaine. Il y rencontre la baronne Natacha Ivanoff et l’ambassadeur britannique, Sir Arthur Robertson. Le 20 juin, le siège du quartier des ambassades commence. Il durera 55 jours…

Charlton Heston, Ava Gardner, David Niven, dirigés par Nicholas Ray. Une affiche de rêve. Celle des 55 jours de Pékin55 Days at Peking, superproduction de l’année 1963, intégralement supervisée par le grand manitou Samuel Bronston (1908-1994), déjà aux commandes du Cid d’Anthony Mann et du Roi des rois King of Kings, mis en scène par Nicholas Ray (1911-1979), qui relatait librement des épisodes de la vie de Jésus-Christ dans le contexte de la Judée en révolte sous l’occupation romaine. Entièrement monté dans le but de concurrencer la télévision installée dans tous les foyers et pour attirer à nouveau les spectateurs dans les salles, Les 55 jours de Pékin est un gigantesque spectacle, qui en met plein les yeux avec ses décors, costumes et accessoires foudroyants de beauté, ses milliers de figurants, ses scènes de batailles homériques. 1963 marque la fin d’un genre, la même année que le Cléopâtre de Joseph L. Mankiewicz, tout un symbole, qui à l’instar de 55 Days at Peking avait connu un tournage titanesque et rocambolesque, marqué par quelques caprices de stars, de multiples reconstructions de décors, sans parler de la crise cardiaque qui allait immobiliser Nicholas Ray, obligé d’être remplacé par Andrew Marton et Guy Green. Quasiment soixante ans après sa sortie, ce véritable blockbuster demeure un vrai monument cinématographique, qui parvient à passionner les spectateurs avec un sujet pourtant délicat, car pour ainsi dire inconnu en dehors des frontières chinoises, qui emporte son audience dans un tourbillon d’images inoubliables. Une évasion, un voyage, un divertissement cinq étoiles, une fresque merveilleuse, un très grand classique inaltérable.

La famine, généralisée en Chine, touche plus de cent millions de paysans à l’été 1900. Environ un millier d’étrangers de divers pays occidentaux industrialisés ont exploité leurs positions au sein des légations de Pékin, cherchant le contrôle de la nation affaiblie. Les Boxers s’opposent aux occidentaux et à la religion chrétienne et envisagent de les chasser. L’agitation en Chine s’aggrave alors que les sociétés secrètes des Boxers obtiennent l’approbation tacite de l’impératrice douairière Cixi. Avec 13 des 18 provinces chinoises contraintes à des concessions territoriales par ces puissances coloniales, la frustration face à l’empiétement étranger déborde lorsque l’impératrice encourage les Boxers à attaquer tous les étrangers à Pékin et dans le reste de la Chine. Lorsque l’impératrice tolère l’assassinat de l’ambassadeur d’Allemagne et « suggère » aux étrangers de partir, un siège violent du district des légations étrangères de Pékin éclate. Les ambassades étrangères de Pékin sont en proie à la terreur, alors que les Boxers, soutenus par les troupes impériales, se sont mis à tuer des chrétiens dans une fièvre nationaliste anti-occidentale. Le chef de la garnison militaire américaine est le major de marine américain Matt Lewis, vaguement inspiré du vrai major John Twiggs Myers, un homme de terrain expérimenté qui connaît bien les conditions locales. Un amour naît entre lui et la baronne Natasha Ivanova, une aristocrate russe, qui a eu une liaison avec un général chinois, provoquant le suicide de son mari russe. Le ministre impérial russe, qui est le beau-frère de Natasha, a révoqué son visa pour tenter de récupérer un collier de valeur. Bien que la baronne essaie de quitter Pékin au début du siège, elle est forcée par les événements de retourner auprès du major Lewis et des volontaires à l’hôpital, qui est touché par les assauts constants et le manque de fournitures. Lewis dirige le petit contingent de 400 soldats multinationaux et de marines américains défendant le complexe. Alors que le siège s’aggrave, le major Lewis forme une alliance avec l’officier supérieur de l’ambassade britannique, Sir Arthur Robertson, en attendant l’arrivée d’une force de secours dirigée par les Britanniques. Mais il va falloir tenir bon, et bien plus longtemps que prévu.

Charlton Heston vient d’enchaîner Les Dix Commandements The Ten Commandments de Cecil B. DeMille, La Soif du mal Touch of Evil d’Orson Welles, Ben-Hur de William Wyler, Le Cid El Cid d’Anthony Mann, en l’espace de cinq années seulement. Refusant La Chute de l’empire romain, prétextant qu’il en a un peu marre des péplums, le comédien accepte Les 55 jours de Pékin, mais sans réelle conviction, d’autant plus que le scénario est à peine esquissé et ne sera d’ailleurs jamais vraiment terminé. Revenir à une époque plus contemporaine n’est pas pour lui déplaire. S’il conseille Jeanne Moreau pour être sa partenaire, Nicholas Ray impose Ava Gardner, plongée dans ses problèmes personnels. Cette dernière, bouffie, les yeux suintant d’alcool (ce qui s’accorde finalement bien avec son personnage de baronne russe déchue), sera ingérable sur le plateau et beaucoup déclareront plus tard que son comportement aurait été une des causes du malaise cardiaque qui a failli emporter le réalisateur. Toujours est-il que l’entente entre les deux stars n’est pas au beau fixe et cela se ressent dans le résultat final. S’ils se retrouveront dix ans plus tard dans Tremblement de terre Earthquake de Mark Robson, l’alchimie ne prend pas à l’écran dans Les 55 jours de Pékin.Heureusement, peu de scènes les réunissent à l’écran et tout le reste est absolument somptueux dans55 Days at Peking. Charlton Heston a peu à faire pour s’imposer et campe admirablement le major Matt Lewis, un grade qu’il avait déjà tenu dans La Guerre privée du major Benson de Jerry Hopper en 1955 et juste avant d’endosser à nouveau les mêmes galons pour le rôle-titre de Major Dundee de Sam Peckinpah. A ses côtés, le grand David Niven se coule parfaitement dans le moule et livre une prestation à son image, élégante, racée, ironique, bref il est superbe dans la peau de l’ambassadeur britannique, Sir Arthur Robertson.

D’emblée, dès le premier plan-séquence, nous voilà projetés en Chine au début du XXè siècle, à l’époque de la Révolte des Boxeurs, ou guerre des Boxers, organisée par les « Poings de la justice et de la concorde », société secrète dont le symbole était un poing fermé (geste qui était supposé les protéger des balles et des lames), survenue entre 1899 et 1901. Ce mouvement, initialement opposé à la fois aux réformes, aux colons étrangers et au pouvoir féodal de la dynastie mandchoue des Qing, fut utilisé par l’impératrice douairière Cixi contre les seuls colons, conduisant à partir du 20 juin 1900 au siège des légations étrangères présentes à Pékin. 55 jours de bataille qui allaient conduire à la victoire inespérée des huit nations alliées contre la Chine, autrement dit l’Autriche-Hongrie, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Japon, la Russie, le Royaume-Uni et les États-Unis, présentées dans la première séquence du film à travers la montée des couleurs, tandis que résonne l’hymne national de chaque pays. Sur le papier, il était difficile de trouver un point d’accroche sur ce sujet dont on craignait de ne rien comprendre. Pourtant, le scénario de Philip Yordan (Houdini le grand magicien de George Marshall, Johnny Guitare de Nicholas Ray, La Lance brisée d’Edward Dmytryk), Bernard Gordon (Les Soucoupes volantes attaquent de Fred F. Sears) et Ben Barzman (Le Garçon aux cheveux verts The Boy with Green Hair de Joseph Losey) reste entièrement compréhensible et ne perd jamais les spectateurs en cours de route. Les enjeux sont clairs (et réarrangés certes, mais Hollywood oblige…), les protagonistes bien dépeints, les adversaires se distinguent les uns des autres et l’on peut donc se détendre, apprécier pleinement cet extraordinaire voyage dans le temps et traverser l’écran très large 70 mm Super-Technirama.

Tout est monumental dans Les 55 jours de Pékin. La photographie flamboyante de Jack Hildyard (Le Mur du son The Sound Barrier de David Lean, Soudain l’été dernier Suddenly, Last Summer de Joseph L. Mankiewicz, Les Oies sauvages The Wild Geese d’Andrew V. McLaglen), la composition du maestro Dimitri Tiomkin (Seuls les anges ont des ailes de Howard Hawks, Le Champion de Mark Robson) est magistrale, le montage ne laisse aucun répit aux spectateurs durant 2h40, placés en tant que témoin d’une guerre insoupçonnée qui (re)prend vie grâce à la magie du cinéma. Et c’est grandiose.

LE MEDIABOOK

Après Les Vikings en 2018, Khartoum en 2019 et Le Lion et le vent en 2020, Rimini Editions sort l’artillerie lourde pour cette fin d’année 2021 avec le Combo Blu-ray + DVD – Édition Limitée des 55 jours de Pékin ! Depuis 1999, le film de Nicholas Ray a connu moult existences. Une première édition en DVD en 1999 chez Opening, réédité en 2009, puis en DVD et Blu-ray Collector chez Filmedia (feu Opening). Sept ans plus tard, voici LA grande édition que l’on attendait, qui se présente sous la forme d’un splendide Mediabook comprenant trois disques, le Blu-ray et le DVD du film, et un autre DVD comprenant les bonus. La sérigraphie est identique pour les trois disques. Vous cherchiez un cadeau de Noël à faire à un cinéphile ? N’hésitez plus et pensez à lui offrir ce remarquable travail éditorial qui s’avère d’ores et déjà un objet de collection. Le livre, intitulé Le Dernier film que John Kennedy ait vu et intégralement écrit par Stéphane Chevalier, est une fois de plus coréalisé par Rimini Editions et La Plume. 96 pages, magnifiquement illustrées et surtout passionnantes, divisées en six chapitres distincts, Au commencement, Le contexte historique, Repères chronologiques, Samuel Bronston, Ben Barzman, Dimitri Tiomkin, suivis des Bibliographies et Remerciements. Vous ne pourrez plus dire que vous ne savez rien sur la rébellion des Boxers au début du XXè siècle en Chine ! Cet ouvrage revient non seulement sur toutes les conditions de production et de tournage des 55 jours de Pékin, mais aussi sur les événements historiques qui ont inspiré cette fresque cinématographique. La genèse du film, le casting, les conditions des prises de vue, la fabrication des décors, l’entente entre les acteurs, le remplacement de Nicholas Ray (victime d’une crise cardiaque sur le plateau), l’accueil du long-métrage, la vie et l’oeuvre du producteur Samuel Bronston, celles du scénariste Ben Barzman et du compositeur Dimitri Tiomkin et bien d’autres éléments sont au coeur de ce fabuleux livre, que nous avons dévoré d’une seule traite. Il en sera sûrement de même pour vous. Quant au menu principal des disques, il s’avère être animé et musical.

L’éditeur livre tout d’abord plusieurs suppléments inédits et réalisés à l’occasion de cette sortie. On commence donc par un entretien rapide (8’) avec Jean-François Rauger, dans le module intitulé La Chute de l’empire hollywoodien. Le directeur de la programmation à la Cinémathèque française y parle surtout de Samuel Bronston (1908-1994), producteur du Cid (1961) et de La Chute de l’empire romain (1964) d’Anthony Mann, ainsi que du Plus Grand Cirque du monde (1964) de Henry Hathaway. « Un personnage très intéressant, haut en couleur et original » sur lequel Jean-François Rauger revient en détails sur le parcours, sur son indépendance à Hollywood, ainsi que sur les plus grands opus de son illustre carrière, marquée par des superproductions dans les années 1960, destinées notamment à rivaliser avec la télévision qui avait fleuri dans tous les foyers. Des films monumentaux tournés en Europe, en Italie, en Espagne, qui s’inspireront entre autres du triomphe international rencontré par Ben-Hur de William Wyler en 1959. Le seul bémol de ce supplément est qu’il donne l’impression de s’arrêter brutalement et que la suite se trouve dans un autre segment. Ce qui n’est pas le cas…

Place ensuite à Samuel Blumenfeld (11’). Présent dans les bonus d’autres titres édités par Rimini, Le Lion et le Vent, Un château en enfer et Les Anges de la nuit, le journaliste et critique cinéma du Monde s’est vu confier la tâche de raconter le tournage cauchemardesque des 55 jours de Pékin. Nous ne vous dévoilerons évidemment pas tout ce qui est raconté ici, d’autant plus que vous avez déjà sûrement lu notre critique et que l’essentiel de ce qui est narré ici est repris dans le livre de Stéphane Chevalier, mais vous en saurez encore plus sur le casting (avec aussi la longue recherche des figurants chinois, introuvables en Espagne), sur la « désorganisation » des productions Bronston, la (dé)construction des décors, les essais des costumes (qui devaient se réaliser en Italie et nécessitaient le rapatriement de toutes l’équipe alors basée en Espagne), etc.

Après, l’éditeur reprend le bonus La Révolte des boxeurs (13’), réalisé et présenté par le regretté Christophe Champclaux en 2014, à qui d’ailleurs cette édition des 55 jours de Pékin est dédiée. A travers de multiples archives photographiques et picturales, le journaliste, passionné d’histoires médiévales et spécialiste des films d’arts martiaux, donnait ici de multiples indications sur la « guerre des Boxers ».

Christophe Champclaux Bis, qui revenait ensuite sur cet épisode historique illustré au cinéma (6’). Un petit module rapide et très bien pensé, dans lequel sont évoqués entre autres une douzaine de faux films d’actualité, réalisés en Grande-Bretagne, en France et aux Etats-Unis, qui mettaient en scène des événements de ce conflit. Le journaliste y parlait aussi d’autres longs-métrages sur le même sujet, la plupart du temps des films de propagande racistes, à l’instar de La Lanterne rouge (1919) d’Albert Capellani ou la production nazie Alarm in Peking (1937). Puis, Christophe Champclaux y abordait plus précisément Les 55 jours de Pékin, la première production occidentale présentant une authentique scène de kung-fu, réglée par Yuen Siu-tien, le père du réalisateur Yuen Woo-ping, futur chorégraphe des scènes de combat dans Fist of Legend, Matrix, Tigre et Dragon, Kill Bill, Crazy Kung Fu

On passe aux interviews d’époque. La première donne la parole à Charlton Heston, sur le plateau des 55 jours de Pékin (6’). Le comédien déclare être heureux de revenir à « une époque plus moderne après Le Cid, où il est formidable de jouer un rôle pour lequel le costume ne grince pas en s’asseyant ». Charlton Heston parle du travail sur le jargon d’époque (« ce qui est peut-être le plus difficile pour un film comme celui-ci »), de son personnage, des faits historiques ayant inspiré cette production Bronston, en appuyant le fait que si les Boxeurs n’avaient pas réussi à faire tomber les légations, c’est que leurs bandes étaient désorganisées et surtout incapables de battre les forces entraînées, même peu nombreuses de ceux qu’ils avaient pris pour cible.

Le grand David Niven répond à son tour aux questions d’un journaliste. Pendant un peu plus de cinq minutes, très élégant et pince-sans-rire, le comédien parle de son rôle, des faits historiques à l’origine des 55 jours de Pékin, de la concurrence entre le cinéma et la télévision, en disant « Je crois toujours en l’avenir du cinéma. Viendra le temps où les stars seront les réalisateurs et les producteurs ! ».

Le dernier entretien se déroule en compagnie de John Moore, l’un des créateurs des décors exceptionnels des 55 jours de Pékin (7’). Devant une large maquette, celui-ci revient en détails sur ses diverses constructions, qui se sont étalées sur 250 hectares et pour lesquelles plus de mille hommes ont été nécessaires. Le son de ce bonus coupe à plusieurs reprises, mais on en apprend aussi sur l’élaboration des costumes, des accessoires et des coiffures.

Enfin, Rimini reprend le bonus de l’édition Filmedia, Histoire(s) de Chine (37’30), réalisé par Noël Simsolo, au cours duquel le cinéaste Olivier Assayas et l’ancien rédacteur en chef des Cahiers du Cinéma Charles Tesson, livraient leur vision des 55 jours de Pékin, séparément, puis ensemble dans la dernière partie. Olivier Assayas insiste sur les différences entre la réalité historique et le film de Nicholas Ray, tandis que Charles Tesson se focalise plus sur le long-métrage en général et les films d’arts martiaux. Ce supplément apparaît quelque peu redondant après avoir ingurgité tous les bonus précédents et lu le livre, d’autant plus que la diction d’Olivier Assayas a souvent tendance à ennuyer.

L’interactivité se clôt sur la bande-annonce.


L’Image et le son

Il semblerait que l’éditeur ait repris le même master HD restauré en 2013 et édité en 2014 par Filmedia. Un lifting exemplaire que l’on doit aux anglais du Studio Pinewood, tout droit tiré du négatif original 8 perforations Super-Technirama 70 et qui tient encore rudement bien la route huit ans après sa réalisation. Le cadre extra-large 2.20:1 est absolument sublime, les couleurs explosent dès le premier plan-séquence (qu’est ce que c’est beau purée !), la propreté est irréprochable, le piqué pointu, les contrastes mirifiques et le grain argentique omniprésent. N’oublions pas la luminosité d’ensemble, les détails sur les gros plans et le relief des textures. Le Blu-ray est au format 1080p. Signalons que le film est aussi présenté dans sa version dite Roadshow, avec la musique d’ouverture du pré-générique, l’entracte et la musique de fin. Hormis un ou deux plans, c’est parfait.

Une piste française DTS HD Master Audio 2.0, une seconde anglaise 2.0 et une troisième dans la langue de Shakespeare cette fois en 5.1., comme sur l’ancien Blu-ray Filmedia. La première s’avère nettement plus sourde que les deux autres, se focalise bien trop sur le report des voix, qui se révèlent être souvent couvertes, ou au contrairement à la limite de la saturation dans les aigus. Un manque d’ardeur, ce qui n’est sûrement pas le cas de la 2.0 anglaise, dynamique, riche, sans souffle et au rendu imposant des dialogues, ainsi que de la composition de Dimitri Tiomkin. La 5.1 a fort à faire et les latérales délivrent un lot conséquent d’ambiances pour créer une spatialisation complémentaire, avec encore une belle présence de la musique. Les sous-titres français ne sont pas imposés.

Crédits images : © Rimini Editions / Samuel Bronston/ Captures Blu-ray : Franck Brissard pour Homepopcorn.fr

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