
MADS réalisé par David Moreau, disponible en DVD & Blu-ray le 21 octobre 2026 chez Blaq Out.
Acteurs : Lucille Guillaume, Laurie Pavy, Milton Riche, Yovel Lewkowski, Sasha Rudakova, Vincent Pasdermadjian, Jeremiah Bourgeois, Najim Zeghoudi…
Scénario : David Moreau
Photographie : Philip Lozano
Musique : Nathaniel Méchaly
Durée : 1h28
Année de sortie : 2024
LE FILM
Le soir de ses 19 ans, Romain se rend dans l’appartement de son dealer pour tester une nouvelle drogue. Sur le chemin du retour, il aperçoit une femme blessée. Après l’avoir fait monter dans sa voiture, il prend la route de l’hôpital. Son étrange passagère diffuse alors un enregistrement audio dans lequel un médecin explique qu’elle est porteuse d’une maladie infectieuse, avant de se poignarder à mort. Persuadé qu’il fait un mauvais trip, Romain poursuit sa route jusque chez lui. Après s’être douché, il découvre que le corps de la jeune femme a disparu de son véhicule. Il se laisse ensuite convaincre de rejoindre une fête donnée dans une maison voisine…

Tiens, mais, d’où sort ce film d’horreur à la française ? MadS n’a eu aucune exploitation dans nos salles, malgré la réputation de son metteur en scène, David Moreau (né en 1976). Nous parlons bien sûr de son savoir-faire professionnel, remarqué depuis déjà une bonne vingtaine d’années avec Ils et The Eye (interprété par Jessica Alba, Parker Posey et Chloë Grace Moretz), coréalisés avec Xavier Palud, et non pas de ce qui a pu se passer sur le tournage de King, qui lui a valu d’être écarté de la production…Après le gros succès rencontré par Vingt ans d’écart en 2013 et son adaptation de la bande dessinée Seuls, il fait discrètement son retour avec MadS. Tout commence par un cauchemar de David Moreau, dans lequel il s’imaginait vivre un bad trip. Il avait alors le point de départ d’un scénario, prend son idée née de son mauvais rêve, à laquelle il greffe une maladie provoquée par une drogue de synthèse. À cela, le réalisateur se lance un défi, raconter son histoire en un seul plan-séquence, en s’inspirant du chef d’oeuvre Victoria (2015) de Sebastian Schipper, partis-pris qui pourraient apporter un aspect « documentaire » à l’entreprise, un réalisme qui renforcerait l’immersion du spectateur dans ce délire chimique. Résultat des courses, MadS est l’un des meilleurs films de son auteur, une relecture rafraîchissante des films d’horreur dits de contagion, qui happe le public dès sa scène d’introduction, pour ne plus le lâcher jusqu’à la dernière seconde. Une vraie claque inattendue que MadS, qui a fait son chemin dans les festivals et a su se faire une place sur le marché international, le tout accompagné de critiques enthousiastes.


