Test Blu-ray / Supergirl – Saison 1

SUPERGIRL – SAISON 1, disponible en DVD et Blu-ray  le 5 juillet 2017 chez Warner Bros.

Acteurs : Melissa Benoist, Mehcad Brooks, Chyler Leigh, Jeremy Jordan, David Harewood, Calista Flockhart, Chris Wood, Jenna Dewan Tatum…

Musique : Blake Neely

Durée : 20 épisodes de 43 minutes

Date de sortie initiale : 2015

LA SÉRIE

Les aventures de Kara Zor-El, la cousine de Superman, alias Supergirl. A 24 ans, la jeune femme, qui mène sa vie en marge de celle de son célèbre cousin, se sent impuissante face à ses pouvoirs extraordinaires qu’on lui a appris à ne pas utiliser. Employée dans un grand média de National City, elle va se retrouver à mener une double vie pour combattre le crime dans sa ville.

When I was a child, my planet Krypton was dying. I was sent to Earth to protect my cousin. But my pod got knocked off-course and by time I got here, my cousin had already grown up and become Superman. And so I hid my powers until recently when an accident forced me to reveal myself to the world. To most people I’m assistant at Catco Worldwide Media. But in secret, I work with my adoptive sister for the DEO to protect my city from alien life and anyone else that means to cause it harm. I am Supergirl.

Ainsi démarre chaque épisode de la nouvelle série DC Comics, Supergirl ! Apparue en mai 1959 dans le n°252 du comic book Action Comics, la cousine de Kal-El / Superman est souvent restée dans l’ombre de l’Homme d’acier. Si l’adaptation live de 1985 par Jeannot Swzarc s’est soldée par un échec cinglant au box-office, les fans de la super-héroïne espéraient son retour sur le grand ou sur le petit écran. Il aura donc fallu attendre l’explosion des super-héros au cinéma puis leur incursion à la télévision avec Arrow et Flash (produit par le même homme Greg Berlanti), pour que Supergirl renaisse de ses cendres.

On reprend tout depuis le début avec des effets spéciaux dernier cri, ce qu’il faut de romance, d’humour, de créatures fantastiques, de méchants impitoyables, d’affrontements et quelques touches nostalgiques afin de caresser l’audience dans le sens du poil. Et ça fonctionne ! Etrange mais très attachant cocktail de Lois & Clark, Buffy contre les vampires et du Diable s’habille en Prada (oui oui), Supergirl repose avant tout sur un excellent casting et en premier lieu sur le charme de la lumineuse comédienne principale Melissa Benoist. Aperçue dans le remarquable Whiplash de Damien Chazelle et la série Glee, l’actrice née en 1988 s’avère aussi à l’aise dans la peau de Kara, jeune secrétaire et larbin d’une grande rédactrice en chef, que dans les collants (qu’elle porte admirablement d’ailleurs) et le costume estampillé d’un S. Son sourire, son sex-appeal et son jeu naturel, même si un peu limité certes, participent évidemment à la réussite de la série. Cependant, elle est également excellemment entourée, notamment par Chyler Leigh, vue dans la série Grey’s Anatomy, aussi bad-ass que sa partenaire et qui interprète un personnage tout aussi important, celui de la soeur terrestre de Kara. Femme d’action, elle est l’un des membres d’élite d’une organisation destinée à réguler l’existence extraterrestre sur Terre, le DEO, dirigé par Hank Henshaw (David Harewood). Ce dernier dissimule également sa véritable identité. Il s’agit en réalité de l’Homme de Mars J’onn J’onzz, qui possède quasiment les mêmes pouvoirs que Superman et Supergirl, en plus de celui de prendre n’importe quelle apparence.

La cultissime Calista Flockhart est aussi l’un des grands points forts de cette première saison 1. La comédienne d’Ally McBeal incarne Cat Grant, une ancienne journaliste du Daily Planet (que l’on voit dans la première saison de Lois & Clark et dans la série Smallville), devenue elle-même la boss d’un grand journal concurrent à celui tenu par Perry White. Calista Flockhart bénéficie des meilleures répliques et livre une grande performance, inspirée il est vrai par celle de Meryl Streep dans Le Diable s’habille en Prada. Vacharde, cynique, narcissique, elle est aussi celle qui permettra à Kara de devenir Supergirl (elle trouvera même son “nom de scène”), qui la poussera à se surpasser, mais aussi et avant tout à s’imposer et s’améliorer dans ses exploits. Aux côtés de Melissa Benoist, nous trouvons Mehcad Brooks qui incarne Jimmy Olsen. Oui le petit photographe est devenu un grand black d’1m91 bâti comme une armoire à glace. Venu de Metropolis, complice de Superman/Clark Kent, il débarque à National City pour oublier une liaison qui s’est mal terminée avec Lucy Lane, la petite soeur de, mais il est également envoyé en mission par Clark pour veiller sur sa cousine. Le coup de foudre est réciproque entre les deux, ce qui n’est pas vraiment du goût de Winn (très bon Jeremy Jordan), le collègue de Kara qui en pince pour elle depuis le premier jour et qui devient d’ailleurs la première personne au courant de la double identité de la jeune femme. Quant au “méchant qui n’en est pas vraiment un, mais qui n’est pas très honnête quand même”, il s’agit du personnage de Maxwell Lord, interprété par Peter Facinelli, vu dans la saga Twilight. Largement inspiré par Lex Luthor, Lord joue un multimilliardaire, scientifique, arrogant et charismatique, qui souhaite tirer avantage de chaque situation et peu importe si cela met en danger la population.

Tout ce beau petit monde se débat entre les peines de coeur et les invasions d’aliens aux mauvais desseins. Supergirl est une série qui assume le kitsch hérité de certains shows des années 1990, Buffy contre les vampires donc, mais aussi Charmed, X-Files, le tout matiné de chassés croisés amoureux dignes d’un soap opéra. Notre héroïne invincible, mais pas invulnérable, a donc fort à faire dans cette première saison très bien rythmée, à l’humour bon enfant, qui parvient à trouver rapidement son ton, sans égaler pourtant la grande réussite de Flash, qui fait d’ailleurs une apparition bien sympathique. Les geeks s’amuseront à noter quelques clins d’oeil faits à l’univers de Superman (les cacahuètes lancées sur les bouteilles dans le bar fait évidemment référence à Superman III), tout comme les acteurs qui ont marqué l’univers DC avec les participations récurrentes d’Helen Slater, ancienne Supergirl du film de Jeannot Swzark ou bien encore Dean Cain, le Superman de Lois & Clark, tous deux interprétant les parents adoptifs de Kara.

Après cette première saison et en raison de performances peu satisfaisantes, Supergirl a été retiré de la grille des programmes de CBS, avant d’être rachetée par la CW pour une saison 2, chaîne diffusant les séries Arrow, Flash et Legends of Tomorrow. La troisième saison est prévue pour octobre 2017.


LE BLU-RAY

La première saison de Supergirl en Blu-ray, disponible chez Warner Bros., se compose de trois disques placés dans un boîtier classique de couleur bleue, glissé dans un surétui cartonné. La liste des épisodes apparaît au verso, tout comme celle des suppléments et des acteurs de la série. Le menu principal est identique sur les trois Blu-ray, fixe et musical, qui reprend le visuel de la jaquette.

Peu de suppléments à se mettre sous la dent et qui présentent au final peu d’intérêt.

C’est le cas des scènes coupées (15’) dispersées sur les trois disques, pour les épisodes 6, 8, 9, 11, 13, 15, 16, 17 et 18. Hormis une séquence où Alex remet Maxwell Lord à sa place dans l’épisode 16 quand Kara croit être revenue sur Krypton, l’ensemble s’avère bien trop anecdotique et reflète simplement les coupes effectuées au montage pour accélérer le rythme.

Le reste des bonus est présenté sur la troisième galette.

On commence par le lancement de la série donné au Comic-Con de 2015 (15′) en présence de l’équipe principale. Melissa Benoist, Mehcad Brooks, Chyler Leigh, Jeremy Jordan, David Harewood, ainsi qu’une petite apparition de Peter Facinelli, sans oublier les producteurs et le créateur Greg Berlanti, répondent aux questions banales de leur host qui fait tout pour mettre l’ambiance et promouvoir le show.

S’ensuivent deux featurettes promotionnelles qui se focalisent sur le personnage de J’onn J’onzz – L’Homme qui vient de Mars (10’) et sur la création de la planète Krypton (11’). Les comédiens et les showrunners présentent les personnages, quelques images dévoilent l’envers du décor. Attention aux divers spoilers !

L’interactivité se clôt sur un bêtisier amusant (4’).

L’Image et le son

Les épisodes sont proposés au format HD (1080p, AVC). Les couleurs sont chaudes et resplendissantes, le piqué acéré, les contrastes au top et la profondeur de champ abyssale. Les séquences diurnes sont éclatantes et seules quelques séquences à effets spéciaux s’avèrent sensiblement moins définies en raison des images composites. En dehors de ça, Warner Bros. met la barre haute et prend soin de l’arrivée de Supergirl dans les salons avec même un léger et élégant grain typique du tournage avec la caméra Arri Alexa. Le résultat est superbe et la promotion HD indispensable, ne serait-ce que pour admirer les jambes admirables de Melissa Benoist. Bah quoi ?

Sans surprise, seule la version originale est livrée au format DTS-HD Master Audio 5.1. Privilégiez évidemment cette option qui instaure un confort acoustique digne des plus grands blockbusters avec une spatialisation tonitruante, des effets latéraux à foison, une percutante délivrance des dialogues et une balance frontale explosive. Mention également au caisson de basses très souvent sollicité dans les scènes d’action. Les réfractaires à la V.O. devront se contenter d’une toute petite VF Dolby Digital 2.0 Stéréo au doublage nian-nian souvent indigne de la série. Etrangement, les allemands disposent d’un mixage Dolby Digital 5.1.

Crédits images : © Warner Bros. / Captures Blu-ray : Franck Brissard pour Homepopcorn.fr

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