Test Blu-ray / Porte des Lilas, réalisé par René Clair

PORTE DES LILAS réalisé par René Clair, disponible en Édition Digibook Blu-ray + DVD + Livret le 22 octobre 2018 chez Coin de mire Cinéma

Acteurs : Pierre Brasseur, Georges Brassens, Henri Vidal, Dany Carrel, Raymond Bussières, Gabrielle Fontan, Amédée, Annette Poivre, Alain Bouvette, Alice Tissot…

Scénario : René Clair, Jean Aurel d’après le roman “La Grande ceinture” de René Fallet

Photographie : Robert Le Febvre

Musique : Georges Brassens

Durée : 1h39

Date de sortie initiale : 1957

LE FILM

Juju « propre à rien, ivrogne et paresseux », mais aimé par les habitants de son quartier parisien de le Porte des Lilas, admire son ami « l’Artiste », un guitariste qui habite dans le petit pavillon voisin. C’est là qu’un matin, un inconnu qui fuit la police, vient se réfugier…

Porte des Lilas est l’un des derniers longs métrages du grand cinéaste René Clair (1898-1981). L’auteur de Sous les toits de Paris (1930), La Belle Ensorceleuse (1941), La Beauté du diable (1950), Les Belles de nuit (1952) sort du triomphe des Grandes manœuvres (5,3 millions d’entrées) avec Gérard Philipe et Michelle Morgan, son premier film en couleur et récompensé par le Prix Louis-Delluc. Il jette son dévolu sur un roman de René Fallet (La Soupe aux choux, Le Triporteur, Les Vieux de la vieille), intitulé La Grande ceinture, qui vient d’être publié. René Clair adapte librement le livre original, désireux de revenir à une production plus « modeste » que son film précédent. Porte des Lilas a longtemps été sous-estimé. Certes, cette comédie-dramatique n’égale pas ses plus grandes réussites et souffre d’un manque de rythme, mais Porte des Lilas vaut bien plus que sa réputation de « petit film » et reste curieux à plus d’un titre puisqu’il s’agit de l’unique apparition au cinéma du chanteur et compositeur Georges Brassens.

Juju, un brave homme nonchalant, passe le plus clair de son temps à boire. Il vit non loin de chez son meilleur ami, surnommé l’Artiste, un chanteur-guitariste. Un jour, leur quartier est investi par la police, qui recherche Barbier, un dangereux criminel. Les agents repartent bredouilles. Juju et l’Artiste acceptent d’héberger le malfaiteur, dont l’élégance et l’assurance ne manquent pas de les impressionner. Juju, en particulier, admire beaucoup leur hôte, dont il accepte même les tentatives de séduction à l’endroit de la jeune Maria qui, pourtant, est la dame de ses propres pensées. Quand Barbier s’apprête à disparaître, seul, après avoir dépouillé Maria et son père, Juju décide enfin de réagir…

Georges Brassens incarne un chanteur anarchiste, misanthrope, aimant les chats et gratter sa guitare toute la journée. Autrement dit lui-même. Véritable attraction de Porte des Lilas, « l’autre moustache » comme l’appelle avec « affection » Bernard Frédéric dans Podium, ne fait pas grand-chose face à la caméra, à part chanter dans un bistrot parisien reconstitué en studio. Passée la surprise, c’est finalement l’immense talent de Pierre Brasseur, magnifique, qui crève l’écran une fois de plus et que l’on retient longtemps après. Son personnage très attachant et bouleversant, parfois proche de celui tenu par Jean Lefebvre dans Un idiot à Paris (également adapté de René Fallet) fait le grand intérêt de Porte des Lilas. Il y a aussi la virtuosité discrète, mais indéniable de René Clair qui parvient à reconstituer une vraie vie de quartier en studio, avec sa petite rue aux pavés mouillés, ses terrains vagues, ses commerçants, ses gamins en culotte courte qui se courent après et surtout, ses habitants. René Clair filme les habitués d’un bistrot, écoutant les chansons de l’Artiste, en regardant le fond de leur verre, en philosophant sur l’existence. Au milieu de ces piliers de bar déambule la fille du patron Alphonse (Raymond Bussières), Maria, interprétée par la délicieuse Dany Carrel, déjà présente dans Les Grandes manœuvres.

Le quotidien de ces petites gens va être bouleversé par l’arrivée d’un « ennemi public ». Si l’Artiste rechigne à le cacher dans sa cave, Juju va vouloir à tout prix devenir le protecteur de Barbier (Henri Vidal qui en fait des caisses, point faible du film), dont il admire l’audace et le succès auprès des femmes. Barbier va alors profiter de la naïveté de ses hôtes. Porte des Lilas conserve une spontanéité et une fraîcheur très agréables. René Clair trouve le parfait équilibre entre la comédie et l’émotion, notamment grâce à la gouaille de Pierre Brasseur et la déconvenue finale de son personnage. Sa mise en scène, tout comme la photographie de Robert Le Febvre (Casque d’or, Le Blé en herbe) inspirée de certaines œuvres de Robert Doisneau élèvent Porte des Lilas bien au-dessus du lot, en se rapprochant parfois du réalisme poétique de Marcel Carné. Et rien que pour cela, ce film souvent oublié est à réévaluer tant son charme rétro agit encore.

LE DIGIBOOK

Porte des Lilas est le sixième et dernier Digibook disponible dans la première vague éditée par Coin de Mire Cinéma que nous passons en revue. Si vous désirez en savoir plus sur la présentation de l’objet concocté par Coin de Mire Cinéma, reportez-vous aux chroniques d’Archimède le clochard, Les Grandes familles et Des gens sans importance, sans oublier celles des Amants du Tage et de Si tous les gars du monde… Comme sur les autres titres de la collection, le menu principal est fixe et musical.

 

Si vous décidez d’enclencher le film directement. L’éditeur propose de reconstituer une séance d’époque. Une fois cette option sélectionnée, les actualités Pathé du moment démarrent alors, suivies de la bande-annonce d’un film, puis des publicités d’avant-programme, réunies grâce au travail de titan d’un autre grand collectionneur et organisateur de l’événement La Nuit des Publivores. Le film démarre une fois que le salut du petit Jean Mineur (Balzac 00.01).

L’édition de Porte des Lilas contient les actualités de la 39e semaine de l’année 1957, consacrées notamment aux malheurs et désespoirs de l’agriculture française, la désertion des campagnes, la crise agricole. Nous voyons également la Tour Eiffel grandir de huit mètres, ainsi qu’un récapitulatif du sixième Tour de France Automobile. Ce journal évoque également « l’Algérie Française »…(15’).

Ne manquez pas les réclames de l’année 1957 avec une publicité pour les bonbons Kréma, les caramels Valentin, Formica, les petits pois Libby’s et surtout un spot pour Martini avec Louis de Funès. (8′)

La bande-annonce de Porte des Lilas et celles des cinq autres titres de la collection édités le 22 octobre sont également disponibles.

L’Image et le son

Quel plaisir de redécouvrir Porte des Lilas dans de telles conditions ! L’apport HD demeure omniprésent, fabuleux, offrant aux spectateurs un relief inédit (les flocons de neige !), des contrastes denses et chatoyants, ainsi qu’un rendu ahurissant des gros plans. La propreté du master est ébouriffante (restauration 4K HD à partir du négatif original), la stabilité et la clarté sont de mise, le grain cinéma respecté et la compression AVC de haute volée. A l’exception d’une rayure verticale sur le générique en ouverture, de décrochages sur les fondus enchaînés et quelques plans peut-être plus vaporeux ou moins pointus, nous nous trouvons devant la plus belle copie à ce jour du film de René Clair. Vous pouvez dire au revoir à l’édition DVD René Chateau sortie en 2005.

Aucun souci acoustique constaté sur ce mixage DTS-HD Master Audio Mono 2.0. Le confort phonique de cette piste unique est indéniable, les dialogues sont clairs et nets. Si quelques saturations demeurent inévitables, ainsi qu’un léger souffle, la musique est joliment délivrée et aucun craquement intempestif ne vient perturber l’oreille des spectateurs. L’éditeur joint également les sous-titres français destinés au public sourd et malentendant.

Crédits images : © Coin de mire Cinéma / TF1 Droits Audiovisuels /  Captures Blu-ray : Franck Brissard pour Homepopcorn.fr

Test Blu-ray / Les Grandes familles, réalisé par Denys de La Patellière

LES GRANDES FAMILLES réalisé par Denys de La Patellière, disponible en Édition Digibook Blu-ray + DVD + Livret le 22 octobre 2018 chez Coin de mire Cinéma

Acteurs : Jean Gabin, Bernard Blier, Pierre Brasseur, Jean Desailly, Françoise Christophe, Annie Ducaux, Louis Seigner, Jean Murat, Julien Bertheaud, Nadine Tallier…

Scénario : Michel Audiard, Denys de La Patellière d’après le roman éponyme de Maurice Druon

Photographie : Louis Page

Musique : Maurice Thiriet

Durée : 1h35

Date de sortie initiale : 1958

LE FILM

Noël Schoudler, fondateur d’un empire s’appuyant sur trois bases, le sucre, la banque et la presse, règne tel un souverain absolu sur ses affaires et sa famille. Or quelqu’un va remettre en cause cette autorité : son fils François…

1958 est l’année Jean Gabin. Trônant sur le cinéma français depuis son retour en grâce avec Touchez pas au grisbi de Jacques Becker (1954), le comédien est à l’affiche de cinq longs métrages cette année-là, cinq immenses succès populaires : Les Misérables avec quasiment dix millions d’entrées, Maigret tend un piège (trois millions), Le Désordre et la nuit (2,2 millions), En cas de malheur (3,2 millions) et Les Grandes familles (4 millions). Soit plus de vingt millions de spectateurs qui se sont déplacés dans les salles en 1958 pour aller applaudir l’acteur dans cinq rôles totalement différents. Les Grandes familles reste le huitième plus grand hit de Jean Gabin. Multi-rediffusé à la télévision, le sixième long métrage de Denys de La Patellière (1921-2013) reste l’un des plus beaux grands personnages incarnés par le comédien. Les Grandes familles ne dresse pas le portrait d’un monde disparu, mais qui existe encore bel et bien. C’est pour cette raison que ce bijou est absolument à redécouvrir.

Noël Schoudler, le patriarche d’une famille de la grande bourgeoisie, dirige en autocrate un empire économique, dont les activités s’étendent de la banque et de la finance au monde de la presse en passant par le sucre. Son fils unique François juge les méthodes paternelles archaïques et, profitant de l’absence de son père en voyage, entreprend des réformes au journal. À son retour, le père juge sévèrement les transformations apportées et décide de donner une leçon à son fils. Après un dur affrontement, le patriarche décide de confier à son fils la direction de l’entreprise sucrière. Terriblement mal préparé, ce dernier se trouve dans une situation difficile avec un impérieux besoin d’argent. Il se tourne alors vers le cousin Maublanc, son père lui ayant refusé son aide. Maublanc est un débauché dont la façon de vivre est en contradiction avec les principes de la famille.

Nous avons de l’argent tous les deux. Toi, tu représentes le patronat, moi le capitalisme. Nous votons à droite. Toi, c’est pour préserver la famille, moi, c’est pour écraser l’ouvrier. Dix couples chez toi, c’est une réception… Chez moi, c’est une partouze ! Et le lendemain, si nous avons des boutons, toi, c’est le homard, moi, c’est la vérole !

Le générique donne le ton. A l’instar d’un reportage télévisé, chaque membre de la famille Schoudler, ainsi que leurs amis et proches collaborateurs sont présentés par une voix-off, qui annonce le rôle de chacun, leurs fonctions et leurs liens avec le Président Directeur Général auquel Gabin donne immédiatement un visage et une présence massive. Puis la caméra de Denys de La Patellière (Les Aristocrates, Un taxi pour Tobrouk, Le Tatoué) s’immisce dans l’immense propriété parisienne de Schoudler où tout le monde se réunit après les funérailles de l’un des leurs. Noël est l’atome autour duquel s’agitent moult électrons. Droit comme un i, la démarche lente, mais assurée, Schoudler écoute tout ce beau petit monde intéressé, voulant briller et sa part de notoriété.

Les affaires, c’est comme le livre de la ménagère : on ne va pas au marché sans savoir où prendre de l’argent.

Noël Schoudler c’est évidemment Jean Gabin. Capable de passer de Jean Valjean à Maigret, ou d’un commissaire désabusé à un clochard érudit, le comédien représente à la fois le prolétaire et le bourgeois. Ici, il est impérial, comme d’habitude certes, mais comme dans Le Président d’Henri Verneuil, sa prestance, son charisme, sa voix grave dessinent immédiatement le personnage et lui apportent un bagage, un passé. Il est également entouré d’acteurs exceptionnels, parmi lesquels Bernard Blier, magnifique dans le rôle du secrétaire particulier du grand patron, Jean Desailly, fils sensible qui souhaiterait obtenir la fierté de son père, et surtout Pierre Brasseur qui campe le mouton noir de la famille. Sa confrontation avec Jean Gabin, l’opposition de deux mondes, celui des affaires et celui de la fête, reste la plus grande scène du film, celle de deux monstres qui se font face et qui s’affrontent sur des répliques extraordinaires de Michel Audiard.

Lucien Maublanc : Vous me haïssez parce que je m’amuse. Vous me haïssez, et moi je vous emmerde.
Noël Schoudler : Ça c’est bien vrai !

Drame familial, mais aussi récit initiatique, le film de Denys de La Patellière montre un homme tout-puissant, âpre, méprisant, cynique, être désarçonné par les conséquences désastreuses de la leçon qu’il voulait administrer à son fils. Les Grandes familles, adaptation du roman de Maurice Druon et prix Goncourt 1948, est un très grand classique, disons même un chef d’oeuvre, résolument contemporain, si ce n’est plus qu’à la sortie du film quant à sa vision pessimiste du capitalisme, merveilleusement écrit et interprété.

LE DIGIBOOK

Nous en parlions il y a une petite semaine. C’est la révélation de l’année. Fondateur de la structure indépendante Coin de mire Cinéma, Thierry Blondeau est un autodidacte, un cinéphile passionné et grand collectionneur (plus de 10.000 titres dans sa DVDthèque) qui a décidé de se lancer dans le marché de la vidéo dans le but d’éditer des films qu’il désirait voir débarquer dans les bacs depuis longtemps. Prenant son courage à deux mains, essuyant le refus de la plupart des éditeurs qui riaient devant son projet, Thierry Blondeau ne s’est jamais découragé. Son envie et son amour infini pour le cinéma et le support DVD/Blu-ray ont porté leurs fruits. Voilà donc la collection « La Séance » qui s’ouvre le 22 octobre 2018 avec six titres : Les Amants du Tage et Des gens sans importance d’Henri Verneuil, Si tous les gars du monde… de Christian-Jaque, Porte des Lilas de René Clair, Les Grandes familles de Denys de La Patellière et Archimède le clochard de Gilles Grangier. Inédits en Blu-ray, ces titres seront édités à 3000 exemplaires.

Coin de mire Cinéma a d’ores et déjà annoncé les sorties de Paris est toujours Paris de Luciano Emmer, Le Cas du Docteur Laurent de Jean-Paul le Chanois, Des Pissenlits par la racine de Georges Lautner, Le Train de John Frankenheimer (en co-édition avec L’Atelier d’images), La Grosse caisse d’Alex Joffé et L’Affaire Dominici de Claude Bernard Aubert. Chaque restauration sera assurée par TF1 en collaboration avec le CNC. Ont également participé à la réalisation de ce projet L’Atelier d’images (entre autres Hugues Peysson et Jérôme Wybon), Celluloïd Angels, Intemporel et Slumberland. Signalons que chaque titre est annoncé au tarif de 32€, disponible à la vente sur internet et dans certains magasins spécialisés à l’instar de Metaluna Store tenu par l’ami Bruno Terrier, rue Dante à Paris.

L’édition prend la forme d’un Digibook (14,5cm x 19,5cm) suprêmement élégant. Le visuel est très recherché et indique à la fois le nom de l’éditeur, le titre du film avec quelques lettres en couleur or, le nom des acteurs principaux, celui du réalisateur, la restauration (HD ou 4K selon les titres), ainsi que l’intitulé de la collection. L’intérieur du Digibook est constitué de deux disques, le DVD et Blu-ray, glissés dans un emplacement inrayable. Une marque est indiquée afin que l’acheteur puisse y coller son numéro d’exemplaire disposé sur le flyer volant du combo, par ailleurs reproduit dans le livret. Deux pochettes solides contiennent des reproductions de dix photos d’exploitation d’époque (sur papier glacé) et de l’affiche du film au format A4. Le livret de 24 pages de cette édition contient également la filmographie de Denys de La Patellière avec le film qui nous intéresse mis en surbrillance afin de le distinguer des autres titres, de la reproduction du dossier de presse original et d’articles divers. Le menu principal est fixe et musical.

Si vous décidez d’enclencher le film directement. L’éditeur propose de reconstituer une séance d’époque. Une fois cette option sélectionnée, les actualités Pathé du moment démarrent alors, suivies de la bande-annonce d’un film, puis des publicités d’avant-programme, réunies grâce au travail de titan d’un autre grand collectionneur et organisateur de l’événement La Nuit des Publivores. Le film démarre une fois que le salut du petit Jean Mineur (Balzac 00.01).

L’édition des Grandes familles contient donc les actualités de la 47e semaine de l’année 1958 comme le combat de boxe entre Alphonse Halimi et Peter Keenan, un accident d’avion à l’aéroport de New York (huit blessés légers) ou bien encore la folie du hula hoop qui déferle sur la France (9’).

Ne manquez pas les formidables réclames de l’année 1959 avec une publicité pour les bonbons de La Pie qui chante, une autre pour les Hollywood Chewing Gum et surtout une autre pour Martini avec Louis de Funès ! (8’).

La bande-annonce des Grandes familles et celles des cinq autres titres de la collection édités le 22 octobre sont également disponibles.

L’Image et le son

Force est de constater que nous n’avions jamais vu Les Grandes familles dans de telles conditions. Les contrastes affichent d’emblée une densité inédite, les noirs sont profonds, la palette de gris riche et les blancs lumineux. Seul le générique apparaît peut-être moins aiguisé, mais le reste affiche une stabilité exemplaire ! Les arrière-plans sont bien gérés, le grain original est respecté, le piqué est souvent dingue et les détails regorgent sur les visages des comédiens. Avec tout ça, on oublierait presque de parler de la restauration 4K HD du film effectuée par les laboratoires Eclair à partir du négatif original. Celle-ci se révèle extraordinaire, aucune scorie n’a survécu au scalpel numérique, l’encodage AVC consolide l’ensemble du début à la fin. La photo du chef opérateur Louis Page n’a jamais été aussi resplendissante et le cadre au format respecté, brille de mille feux. Ce master très élégant permet de redécouvrir ce très grand classique dans une qualité technique admirable. Notons que Les Grandes familles avait déjà connu une ressortie en DVD en 2013 chez TF1 Vidéo après une première édition chez René Chateau.

Egalement restaurée à partir d’un négatif son, la piste DTS-HD Master Audio Mono instaure un haut confort acoustique avec des dialogues percutants et une très belle restitution des effets annexes. Aucun souffle sporadique ni aucune saturation ne sont à déplorer. L’éditeur joint également les sous-titres français destinés au public sourd et malentendant.

Crédits images : © Coin de mire Cinéma / TF1 Droits Audiovisuels /  Captures Blu-ray : Franck Brissard pour Homepopcorn.fr