Test Blu-ray / Jason et les Argonautes, réalisé par Don Chaffey

JASON ET LES ARGONAUTES (Jason and the Argonauts) réalisé par Don Chaffey, disponible en Édition Collector Blu-ray + DVD + Livre le 18 février 2019 chez Sidonis Calysta

Acteurs : Todd Armstrong, Nancy Kovack, Gary Raymond, Laurence Naismith, Niall MacGinnis, Michael Gwynn, Douglas Wilmer, Jack Gwillim, Honor Blackman…

Scénario : Jan Read, Beverley Cross

Photographie : Wilkie Cooper

Musique : Bernard Herrmann

Durée : 1h44

Date de sortie initiale : 1963

LE FILM

Pour reconquérir le royaume dont son demi-frère a usurpé le trône, Jason se lance dans la quête de la Toison d’Or. A bord de l’Argos dans lequel embarquent les meilleurs marins et guerriers, il met le cap sur une terre lointaine et dangereuse d’accès. S’il bénéficie de l’aide de certains dieux de l’Olympe, d’autres, par contre, dressent devant lui des créatures et monstres qui défient l’imagination : des squelettes encore très vivants, un titan de bronze, des harpies, un dragon a sept têtes…

Certains films traversent les décennies sans perdre leur magie originelle. C’est le cas du mythique Jason et les ArgonautesJason et les Argonautes, librement inspiré par le poème épique les Argonautiques d’Apollonios de Rhodes, chef d’oeuvre absolu et encore aujourd’hui considéré comme la matrice du cinéma heroic fantasy, d’aventure et du péplum. Merveille visuelle, immense divertissement souligné par la partition du maître Bernard Herrmann, le film réalisé par Don Chaffey en 1963 a su conserver sa poésie grâce aux extraordinaires effets visuels du maître Ray Harryhausen, qui ont non seulement frappé les esprits des spectateurs du monde entier sur plusieurs générations, mais aussi influencé les plus grands cinéastes de la deuxième partie du XXe siècle. Vous avez dit culte ?

Dans la Grèce antique, pour reconquérir le royaume de son père Éson usurpé par son demi-frère Pélias, Jason doit rapporter à ce dernier la fabuleuse Toison d’or, dépouille sacrée d’un bélier, réputée pour apporter la paix et la prospérité, qui se trouve en lointaine Colchide. Il s’embarque à bord du navire de guerre Argo avec toute une équipe de héros, les Argonautes. À la fois aidés et contrariés par des dieux et déesses rivaux, ils vont être confrontés aux éléments déchaînés et à des créatures plus monstrueuses les unes que les autres : le colosse Talos, les deux horripilantes Harpies, les rochers broyeurs Symplégades, une hydre (un horrible dragon à sept têtes) ainsi qu’à une armée vindicative de terribles et agiles squelettes. Mais Jason va connaître l’enchantement amoureux sous les traits de Médée, vaincre les obstacles et rapporter la Toison d’or.

Près de soixante ans après sa sortie, Jason et les Argonautes n’a pour ainsi dire pas pris une ride. Premièrement, la mise en scène du britannique Don Chaffey (1917-1990) n’a rien d’académique et surprend même souvent avec ses partis pris, notamment une caméra à l’épaule qui saisit l’instant et la stupeur, l’effroi et l’action, sur les séquences où Jason et ses compagnons affrontent les créatures qui leur barrent le chemin. S’il a beaucoup tourné pour la télévision (Destination Danger, Le Prisonnier), on doit également à Don Channey La Reine des Vikings et Un million d’années avant J.C. (aaaah Raquel Welch…) réalisés pour le compte de la Hammer Films, l’atypique western Charley le borgne (avec Richard Roundtree et Roy Thinnes), mais aussi le superbe long métrage Disney Peter et Elliott le dragon, avant de terminer sa longue et prolifique carrière sur le méconnu et pourtant très réussi C.H.O.M.P.S. pour Hannah et Barbera. Si Jason et les Argonautes est entré dans l’Histoire du cinéma, cela n’est pas dû uniquement qu’au travail (de titan) de Ray Harryhausen et il est toujours bon de rappeler la virtuosité de la mise en scène de Don Chaffey.

Hollywood s’empare de la mythologie et invite les spectateurs à s’embarquer pour la Thessalie et au-delà des mers. L’intrépide Jason est interprété par le comédien Todd Armstrong, vu précédemment dans La Rue chaudeWalk on the Wild Side d’Edward Dmytryk. Il trouve ici le rôle de sa vie et campe un héros valeureux et bronzé à souhait. Celle qui se démarque une fois de plus est la mythique Honor Blackman, ici Héra, plus connue pour son personnage de Cathy Gale dans la série Chapeau melon et bottes de cuir et qui allait incarner l’une des James Bond Girls les plus connues de la saga James Bond, Pussy Galore dans Goldfinger de Guy Hamilton. Mais les personnages qui se distinguent encore plus sont bel et bien toutes les créatures imaginées, conçues et animées par l’immense Ray Harryhausen avec son célèbre procédé « Dynarama ».

Comme pour le mythe d’Hercule (personnage également présent aux côtés du héros), Jason doit affronter plusieurs épreuves pour accéder à l’objet convoité. Ray Harryhausen, également producteur aux côtés de Charles H. Schneer, s’est surpassé pour concocter des créatures devenues mythiques et qui n’ont de cesse d’inspirer encore et toujours les magiciens des effets spéciaux contemporains. Du colosse de bronze Talos dont les déplacements s’accompagnent d’un grincement de ferraille, en passant par les immondes (mais magnifiques) Harpies, une créature à têtes multiples, jusqu’au final anthologique où Jason et ses hommes affrontent au sabre une armée de 7 squelettes. Cette dernière séquence de trois minutes aura nécessité quatre mois de travail. L’animation en volume (ou stop-motion) est d’une fluidité remarquable, magnifique, et renvoie aussi bien au rêve qu’à l’imaginaire, avec une grâce de tous les instants. Jason et les Argonautes est inépuisable, intemporel, universel.

LE BLU-RAY

L’attente a été longue, interminable même pour les grands fans de Jason et les Argonautes, dont la seule et unique édition en DVD remonte à 1999 chez Sony Pictures. Vingt ans plus tard, le chef d’oeuvre de Don Chaffey et de Ray Harryhausen est enfin ressuscité par Sidonis Calysta. A cette occasion, Alain Carradore et son équipe ont concocté une édition Collector Blu-ray + DVD + Livre de 152 pages sur Ray Harryhausen par Marc Toullec ! Le menu principal de l’édition HD est animé et musical.

On commence par le supplément le plus conséquent de cette édition, à savoir l’incroyable documentaire réalisé en 2011 par Gilles Penso et produit par Alexandre Poncet, Ray Harryhausen – Le Titan des effets spéciaux (93’). Disponible chez Rimini depuis décembre 2013 en édition collector (que nous vous conseillons fortement), ce film exceptionnel, qui a nécessité plus de 4 ans de travail, rend hommage à ce géant du 7ème art, spécialiste des effets spéciaux. Il rassemble des images d’archives rarissimes, des interviews de Ray Harryhausen (conduites en 2004), de nombreux extraits, des images de tournage, des essais tournés en vidéo pour des projets finalement avortés ainsi que des témoignages des plus grands noms du cinéma actuel : Steven Spielberg, James Cameron, Peter Jackson, Tim Burton, Terry Guilliam, Guillermo Del Toro, et bien d’autres encore John Landis, Joe Dante, Nick Park, Phil Tippett, Vincenzo Natali, Dennis Muren, John Lasseter et bien d’autres. Un documentaire à compléter avec Le Complexe de Frankenstein, co-réalisé par Gilles Penso et Alexandre Poncet, disponible chez Carlotta Films.

Les plus téméraires s’aventureront vers la prestation de Michel Eloy (35’), rédacteur en chef du site PEPLVM – IMAGES DE L’ANTIQUITE, passionné par l’Antiquité gréco-romaine. Erudit, spécialisé dans l’étude de l’image au cinéma et dans la bande dessinée de l’antiquité, Michel Eloy propose une longue présentation des mythes, parfois difficile d’accès, mais qui n’en reste pas moins fort intéressante et instructive.

L’interactivité se clôt sur la bande-annonce et des spots TV.

L’Image et le son

Voilà qui fait plaisir ! En effet, ce nouveau master restauré HD de Jason et les Argonautes comblera tous les espoirs du fan de base. Le grain est là, la texture argentique se ressent à chaque plan. La propreté est irréprochable, c’est superbe sur les séquences diurnes avec une clarté insoupçonnée et un relief des textures et des matières jusqu’alors inédit. La définition sur les tous les plans à effets spéciaux est évidemment plus chaotique. Mais c’est un choix, afin de préserver la nature originale de l’image composite, en respectant les partis pris et donc les défauts que cela comporte avec des fourmillements, une palette chromatique délavée, un piqué émoussé, une perte des détails et des contours parfois approximatifs. Retoucher à ces séquences aurait entraîné la furie des puristes. Le Blu-ray de Jason et les Argonautes ne déçoit pas, jamais, puisque nous n’avons jamais vu le film ainsi. D’autant que le reste du temps, les contrastes affichent une densité remarquable avec des noirs impeccables et les couleurs comme le bleu du ciel et de la mer sont souvent resplendissantes.

On commence par la piste anglaise proposée en DTS-HD Master Audio 5.1. Cette option permet de mettre en valeur les combats de Jason et de ses compagnons contre les créatures diverses et variées, en appuyant les basses, tout en créant une spatialisation élégante. Les ambiances naturelles comme l’eau, le craquement du bois et le vent se font ressentir sur les latérales, tout en laissant une large place à la partition de Bernard Herrmann. Toutefois, la version originale mono 2.0. conviendra largement et offre un confort acoustique solide et dynamique. Aucun souffle à déplorer. Les sous-titres français sont imposés et le changement de langue verrouillé à la volée. La piste française est également de fort bon acabit.

Crédits images : © Columbia Pictures / Sidonis Calysta / Captures Blu-ray : Franck Brissard pour Homepopcorn.fr

Test Blu-ray / Ben-Hur, réalisé par Timur Bekmambetov

BEN-HUR réalisé par Timur Bekmambetov, disponible en DVD et Blu-ray le 17 janvier 2017 chez Paramount Pictures

Acteurs : Jack Huston, Toby Kebbell, Rodrigo Santoro, Morgan Freeman, Nazanin Boniadi, Pilou Asbaek, Ayelet Zurer

Scénario : Keith Clarke,John Ridley d’après le roman de Lee Wallace

Photographie : Oliver Wood

Musique : Marco Beltrami

Durée : 2h03

Date de sortie initiale : 2016

LE FILM

Ben-Hur retrace l’histoire épique de Judah Ben-Hur, un prince accusé à tort de trahison par Messala, son frère adoptif, officier de l’armée romaine. Déchu de son titre, séparé de sa famille et de la femme qu’il aime, Judah est réduit à l’esclavage. Après des années en mer, Judah revient sur sa terre natale dans le but de se venger. Il va y rencontrer son destin.

Mais qu’est-ce qui peut bien se passer dans la tête de certains producteurs américains ? Réaliser une nouvelle version de Ben-Hur, la sixième pour être exact, sous prétexte que les petits neveux âgée de dix ans n’ont jamais entendu parler du film avec Charlton Heston ? « Mais il faut absolument que tu connaisses cette histoire voyons ! Mais on va la refaire car il n’y avait pas d’effets numériques à l’époque et on va même la faire en 3D tu veux ? ». Et voilà, c’est parti ! On réunit un budget de 100 millions de dollars, on fait appel au « sensible » réalisateur russe Timur Bekmambetov, l’auteur du sympathique Wanted : Choisis ton destin, son premier film hollywoodien, remarqué en 2004 et 2005 avec les triomphes dans son pays de Night Watch et Day Watch, deux films considérés comme des armes de destructions neurologiques. Après un Abraham Lincoln, chasseur de vampires complètement fun et décérébré, le cinéaste bourrin s’est donc vu confier le bouzin et s’en acquitte avec sa légèreté habituelle.

Cette nouvelle transposition du roman Ben-Hur : A Tale of the Christ, écrit par Lew Wallace en 1880, saura peut-être attirer les adolescents, public-cible par excellence, mais les cinéphiles qui conservent dans leur coeur la version muette de 1925 réalisée par Fred Niblo et surtout celle récompensée par 11 Oscars, la mouture de l’immense William Wyler avec Charlton Heston et Stephen Boyd réalisée en 1959 risque d’être, comment dire, décontenancés ? Après un film d’animation en 2003 et une mini-série américaine en deux parties en 2010, revoilà donc Judah Ben-Hur, la course de chars, tout ça. Ce péplum très bête et laid repose sur un casting du même acabit avec des acteurs au charisme d’huître. Jack Huston, petits-fils de l’acteur et réalisateur John Huston, découvert dans la série Boardwalk Empire, campe un Ben-Hur neurasthénique au regard de chien battu. Même chose pour son partenaire Toby Kebbell dans le rôle de Messala, qui cumule un navet de plus dans son jardin déjà bien fleuri et composé de Prince of Persia : Les Sables du temps de Mike Newell, L’Apprenti sorcier de Jon Turteltaub, La Colère des Titans de Jonathan Liebesman, Les 4 Fantastiques de Josh Trank et Kong: Skull Island de Jordan Vogt-Roberts. Dommage, car il a su montrer qu’il savait mieux choisir ses projets (Match Point, Control, Cheval de guerre, The East, La Planète des Singes : L’Affrontement, Warcraft : Le Commencement), mais visiblement, le comédien a pour l’instant décidé de tourner un bon film sur deux, Ben-Hur ne faisait clairement pas partie de la meilleure catégorie. Ajoutez à cela un Morgan Freeman en vieux sage (pléonasme) qui aurait emprunté l’improbable « calamar sur la tête » de Mia Frye pour l’arborer sur sa tête-pensante, l’insipide Rodrigo Santoro illuminé qui nous rejoue Jésus-Christ sur son chemin de Croix (et pas pour jouer au morpion), sans oublier un casting féminin pour éloigner un peu la relation gay-friendly – viens on va se mettre de l’huile des principaux protagonistes. Tous les comédiens ont le regard bas de l’animal pris en flagrant délit et murmurent des répliques sans intérêt, anachroniques et donc rigolotes.

On ne s’ennuie pas devant ce bon nanar grâce à la mise en scène à la truelle de notre ami Timur, à l’instar de la séquence de l’attaque des galères, représentée par des effets visuels ratés et moches (pour notre plus grand plaisir donc). Après le naufrage d’Exodus : Gods & Kings de Ridley Scott tenu par un Christian Bale assommant avec sa bouche ouverte, les remakes de chefs d’oeuvres hollywoodiens passés à la moulinette des CGI et au discours bigot puéril, Ben-Hur peut se targuer d’être malgré tout divertissant grâce au mauvais jeu des acteurs, aux rebondissements improbables, à la photo hideuse, à la mise en scène foutraque (même avec des GoPro), à la course de chars aussi prenante que celle d’Astérix aux Jeux Olympiques et aux dialogues tordants. Un navet ridicule de cet acabit à 100 millions de dollars on en redemande, même si Ben-Hur démontre une fois de plus la panne d’inspiration des grands studios.

LE BLU-RAY

Le Blu-ray de Ben-Hur, disponible chez Paramount, repose dans un boîtier classique de couleur bleue. La jaquette reprend le visuel de l’affiche française du film. Le menu principal est quant à lui fixe et musical.

L’éditeur n’est pas venu les mains vides et nous offre 1h10 de suppléments, bien plus intéressants que le film !

Cinq modules d’environ 12 minutes se focalisent respectivement sur l’héritage de Ben-Hur, sur le casting, sur la mise en scène de Timur Bekmambetov, sur le tournage de la course de chars et sur la figure du Christ dans le film. Ces segments sont composés de nombreuses images de tournage, de propos de toute l’équipe, acteurs, réalisateur, l’arrière-arrière-petite-fille de Lee Wallace, les responsables des départements techniques, les scénaristes mais aussi et surtout des producteurs qui vendent leur soupe avec des propos parfois hallucinants. Pourquoi ce remake ? Dans quel contexte Lee Wallace a-t-il écrit son roman Ben-Hur : A Tale of the Christ en 1880 ? Combien de fois a-t-il été adapté au cinéma ? Pourquoi Jack Huston qui avait passé les essais pour le rôle de Messala s’est-il vu proposer à la place le rôle-titre (lui-même n’en revient toujours pas) ? Comment le fait d’interpréter Jésus-Christ a visiblement rendu le comédien Rodrigo Santoro complètement largué ? Comment les costumes et les décors ont-ils été créés ? Comment la course de chars a-t-elle été imaginée, préparée puis tournée ? Ces documentaires réalisés par l’imminent Laurent Bouzereau répondront à toutes ces questions, qu’on ne se posait pas certes, mais puisqu’on nous le propose, ce serait dommage de refuser.

L’interactivité se clôt sur un lot de sept scènes coupées ou proposées dans une version étendue (10’). Anecdotiques, elles se focalisent notamment sur les amourettes entre Judah et Esther.

L’Image et le son

Comme d’habitude, l’éditeur soigne son master HD qui se révèle quasi-exemplaire. Le label « Qualité Paroumount » est donc encore une fois au rendez-vous pour le Blu-ray de Ben-Hur, alors entièrement tourné en numérique. L’image bénéficie d’un codec AVC de haut niveau, des contrastes sont d’une densité rarement démentie, ainsi que des détails impressionnants aux quatre coins du cadre large. Certains plans étendus sont magnifiques et tirent entièrement parti de cette indispensable élévation en Haute définition. Les trognes lisses et bronzée des comédiens peuvent être analysées sous toutes leurs coutures, les ombres et les lumières s’accordent parfaitement avec des scènes ambrées en extérieur et plus froides en intérieur, le tout ayant été entièrement repris au niveau de l’étalonnage en postproduction. La clarté demeure frappante, tout comme le grain et la profondeur de champ, le piqué est affûté et les partis pris esthétiques spécifiques restitués. En dépit de quelques fléchissements et des images numériques très médiocres (pour ne pas dire laides) qui tendent à ressortir (les chevaux lors de la course de chars), ce Blu-ray est évidemment une franche réussite technique et offre de fabuleuses conditions pour revoir ce nanar.

Paramount sort l’artillerie lourde avec une version originale DTS-HD Master Audio 7.1 ! Autant dire que nous vous déconseillons de visionner ce film tard le soir au risque de vous faire arrêter pour tapage nocturne. Dès l’apparition des étoiles du logo Paramount, les latérales distillent des effets latéraux qui ne s’arrêteront jamais. Le caisson de basses démarre et se déplace presque tout seul sur le plancher, la musique « au diapason »  signée Marco Beltrami explose, c’est parti pour une succession d’affrontements, de poursuites, de duels, avec la bataille navale et la course de chars comme apogée acoustique. Juste les dialogues auraient mérité d’être plus relevés sur la centrale. A côté, la piste française fait pâle figure avec son petit encodage Dolby Digital 5.1, même si elle conviendra aux allergiques à la version originale, avec son ouverture sympatoche des enceintes frontales, des arrière qui assurent et son doublage rigolo mis en valeur. Un film «  d’auteur  » hollywoodien qui rend sourd et qui anesthésie, mais qu’on aime bien !

Crédits images : © Paramount Pictures France / Captures du Blu-ray :  Franck Brissard pour Homepopcorn.fr